Sorj Chalandon

« Je dessinais et j’avais envie non d’être écrivain, mais d’écrire »

Publié le sam, 17/03/2018 - 16:27

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Pour Sorj Chalandon, tout commence au début des années soixante-dix. Il a alors une petite vingtaine d’années et se retrouve dessinateur pour le journal Libération. Mais ce qu’il veut, c’est écrire. Du dessin, il passe donc à la plume et devient journaliste. Couvrant le procès de Klaus Barbie, il reçoit le prix Albert-Londres en 1988. Baroudeur et reporter de guerre, il part également à travers le monde raconter le conflit en Irlande, l’affrontement au Liban.

En 2005, il passe du reportage à la fiction avec son premier roman, Le Petit Bonzi qui raconte l’histoire d’un enfant bègue à Lyon. Sorj Chalandon étant lui-même bègue, le sujet lui tient à cœur et il en parle sans difficulté « Les gens pensent que le bègue est un peu sot. En fait, il a trop de mots […] Si le mot «rouge» ne sort pas, il faut qu’il y ait en réserve «pourpre, garance, vermeil, etc. ».

A la suite de ce premier roman, s’ensuivent plusieurs autres, tous édités chez Grasset et tous couronnés de succès :

  • Une promesse, prix Médicis en 2006 ;
  • Mon traître, prix Joseph Kessel en 2008 ; 
  • La légende de nos pères, en 2009 ;
  • Retour à Killybegs, Grand prix du roman de l’Académie française en 2011 ;
  • Le quatrième mur, prix Goncourt des lycéens en 2013 ;
  • Profession du père, en 2015 ; et 
  • Le jour d’avant, en 2017.

Devenu journaliste parce qu’il voulait la vérité, Sorj Chalandon dévoile une part de lui-même dans chacun de ses romans. Il écrit sur la guerre dont il a été témoin en tant que reporter de guerre dans le magnifique Quatrième mur parce que «  Un envoyé spécial ne peut pas dire: «Je pleure à Sabra et Châtila.» J’ai le droit de pleurer dans un roman ». Il parle de son enfance et de la folie de son père dans Profession du père.

Dans son dernier roman, Le jour d’avant, l’auteur revient sur la catastrophe minière de Liévin-Lens qui a fait 42 morts en 1974, son héros s’appelle cette fois-ci Michel Flavent, et c’est beau. Comme dans chacun de ses romans, sa phrase est simple et percutante, bouleversante, fiévreuse parfois, toujours juste. On en redemande !

Pour en savoir plus sur Sorj Chalandon, vous pouvez retrouver deux interviews en ligne :

Ou bien encore ... emprunter ses romans, tous disponibles dans vos médiathèques ; ou feuilleter et/ou emprunter Le Canard Enchaîné, dont il est l’un des journalistes depuis 2009.

Auteur du contenu: 
Clémentine
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