Matthias Jambon-Puillet : rencontre

Son premier roman, paru à la rentrée littéraire 2018, "Objet Trouvé" nous a donné envie d'en savoir plus ...

Publié le ven, 14/06/2019 - 09:10

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Objet Trouvé est un livre qui a marqué plusieurs de vos bibliothécaires fin 2018 ... attendu avec impatience par certains membres de l'équipe, qui suivaient Matthias Jambon-Puillet depuis longtemps sur les réseaux sociaux, le livre est arrivé jusqu'à nos étagères et ... à la fin de sa lecture, nous avons eu envie d'en discuter avec l'auteur.

Avant de commencer, voici le résumé du livre (disponible sur le site de la maison d'édition Anne Carrère :

"Le soir de son enterrement de vie de garçon, Marc disparait, laissant seule sa fiancée, Nadège, enceinte de leur premier enfant. Trois ans plus tard, alors que Nadège a refait sa vie, on retrouve Marc : nu, dans une salle de bain, bras menottés dans le dos. Dans la pièce voisine, quelqu’un est mort – une femme gainée de cuir. Qui était-elle ? Que s’est-il passé durant ces années ? Et, surtout, quel futur pour Marc et Nadège ? Derrière l’énigme apparente se cache une histoire simple qu’il faut reconstituer, celle de trois personnes qui se cherchent, se frôlent, et doivent choisir comment mener leur vie."

Voici donc nos questions et ses réponses !

Pourquoi ce sujet ?
J'étais arrivé à un point de ma vie, de mon couple de l'époque, où j'avais la sensation d'avoir tout ce que je voulais et de savoir tout ce que j'étais supposé faire. Et où le poids de tout ça me donnait juste envie de fuir, souffler, réfléchir à si c'était ce que je voulais vraiment. A défaut de pouvoir le faire dans la vie, j'ai essayé de le faire dans un livre, de prendre ces angoisses, ces questionnements, les filtrer par l'extrême, un peu, et de voir ce que cela donnait.

Comment en êtes-vous venu à l’écriture ?
L'écriture m'est venue parce que, pendant longtemps, c'était tout ce à quoi j'avais droit. Pas de télévision, pas d'internet, pas de jeux vidéo. Je pouvais lire, lire et lire encore. J'ai d'ailleurs épuisé la bibliothèque de mon école primaire, jusqu'aux livres pour adultes. A force de trop lire, j'imagine qu'on finit forcément par écrire.

Comment avez-vous vécu tout le process d’édition puis de promotion du livre ?
Le processus d'édition, et parce que j'étais accompagné d'un excellent éditeur, j'ai adoré. Questionner le texte, rentrer dans les détails, débattre de comment mieux rendre compte du contenu par la couverture. Je pense que c'est une véritable partie du processus de l'existence du livre. La promotion, c'est différent. C'est un moment où j'ai soulevé toutes les montagnes que je pouvais pour être vu, pour aller sur le terrain, tout en étant lentement dépossédé du livre, par la presse, les lecteurs, et la grosse machine éditoriale. Après il y a des bons moments, comme ces interviews !

Avez-vous une routine d’écriture ?
Et bien oui. J'aimerais dire que non, que j'écris où je veux, quand je veux. C'est malheureusement faux. J'écris tous les soirs (quand j'écris), à partir de minuit, quand ma rue parisienne se tait un peu, que mes amis se couchent, et que j'ai la sérénité (et aussi un certain appaisement lié à la fatigue) nécessaire pour travailler. J'écris entre minuit et trois heures du matin, puis je pars creuser mes cernes le lendemain.

Quelles sont vos relations avec votre éditeur ?
Les relations avec mon éditeur sont bonnes, même si étranges. Car c'est à la fois un partenaire, d'écriture, de promotion, mais c'est également un patron, qui signe les chèques, peut dire non, et avec qui le rapport de force reste inégal. Je suis très heureux de celui que j'ai trouvé (ou qui m'a trouvé, question de point de vue), mais les incertitudes et l'appréhension ne me quittent jamais vraiment. (J'espère qu'il ne me lira pas)

Un livre en préparation ?
Oui. Je suis d'ailleurs ravi de répondre à cette question au lieu de continuer à travailler, car c'est une excellente excuse pour repousser.

Top 3 des livres/films/musiques favorites ?
Je vais rester dans l'écriture, et donner mon top 3 porteur de force. Le livre qui donne de l'énergie pour écrire, et face aux injustices éditoriales : Martin Eden, de Jack London. Le film que j'ai pu laisser tourner en boucle derrière moi pendant que je travaillait, car il insuffle toute une ambiance propice à l'écriture : Lost in Translation, de Sophia Coppola. Et, musicalement, j'ai écrit la moitié de mes manuscrits en écoutant l'album Végétal, de Emilie Simon, qui sait s'effacer sans jamais vous quitter.

Retrouvez la présentation de Matthias Jambon-Puillet sur le site de son éditrice : http://www.anne-carriere.fr/ouvrage_objet-trouve-matthias-jambon-puillet-346.html

Nous vous remercions encore Matthias pour votre disponibilité !

Auteur du contenu: 
Muriel
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