Les grandes épidémies du passé dans la littérature

En ces temps de coronavirus, s’intéresser aux grandes épidémies du passé, telles que la peste ou le choléra, n’est pas inutile.

Publié le mer, 15/04/2020 - 10:43

  • Share this page on Facebook
  • Share this page on Twitter
  • Envoyer à un ami

Ces maladies présentaient en effet un caractère si contagieux, si foudroyant et si mortel, que se plonger dans leur évocation permet de relativiser un tantinet la crise sanitaire que le monde traverse actuellement. Toute perspective historique donne d’ailleurs un recul salutaire vis-à-vis du présent.

Voici donc quelques titres qui pourraient vous intéresser... disponibles à l’adresse suivante : http://www.noslivres.net/(sauf La Peste, d’Albert Camus)

1/ La Peste, d’Albert Camus (1913-1960). Dans ce grand classique, Camus évoque une épidémie de peste (qui n’a pas eu lieu en réalité) se déroulant en Algérie, dans la ville d’Oran, au cours des années 40. La peste est ici une allégorie pour tous les fléaux qui accablent l’Humanité, dont le totalitarisme. Les personnages de bonne volonté s’unissent pour lutter contre l’épidémie : l’entre-aide est la clé.

2/ Le hussard sur le toit, de Jean Giono (1895-1970). Ce roman marquant se déroule à en pleine épidémie de choléra, aux alentours de 1832, en Provence. Le héros prend littéralement de la hauteur par rapport à l’épidémie, puisqu’il grimpe sur les toits. L’histoire sinue entre agonies répugnantes, aventures romanesques et histoire d’amour.

3/ Journal de l’année de la peste, de Daniel Defoe (1660-1731). En 1665, pour la quatrième fois dans le siècle, la peste ravage Londres. Elle fait en un an 70 000 morts. En 1720, elle est à Marseille. Defoe rappelle dans son livre un drame tout récent et entremêle les conseils prophylactiques aux réflexions sur le destin et la Providence.

4/ Journal de Samuel Pepys. Samuel Pepys (1633-1703) fut un haut fonctionnaire de l'Amirauté anglaise. Dans son journal, caractérisé par le naturel et l’authenticité, il décrit la peste d’une manière saisissante. Son attitude vis-à-vis du fléau est plutôt fataliste : le drame n'arrête pas les plaisirs...

5/ Le décaméron, de Boccace (1313-1375). L'histoire commence par la rencontre de dix amis, sept femmes et trois hommes. Afin d’échapper à une épidémie de peste, ils se réfugient dans une villa aux environs de Florence. Pour égayer leur retraite forcée, tour à tour chacun d’eux raconte une histoire. La retraite, qui dure dix jours, donne ainsi naissance à cent récits drôles et parfois scabreux mettant souvent en scène des amoureux. Dans ce grand classique de la littérature italienne, la peste sert ainsi d’arrière-plan au plaisir et à la joie de vivre.

 

 

 

 

 

Auteur du contenu: 
Adeline
  • Share this page on Facebook
  • Share this page on Twitter
  • Envoyer à un ami