Joker, un film de comics et de cinéma

Le nouveau film de Todd Philipps, le très attendu Joker, interprété par Joaquim Phoenix, est maintenant visible par tous sur grand écran. Le réalisateur propose un film singulier à partir d’un personnage, figure bien connue dans l'histoire du cinéma : un pauvre homme malade ne trouvant pas sa place dans la société va devenir un tueur fou.

Publié le sam, 09/11/2019 - 12:04

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vLes commentaires avant visionnage, peu sérieux, ont laissé place à des analyses et des impressions extrêmement nombreuses tant le film ne laisse pas indifférent. Des rumeurs d’Oscar courent par-ci,  par-là après un Lion d’or à Venise. 

Certains s’étonnent de trouver de l’intérêt dans un film dit de « super-héros », désabusés par les dernières productions des grandes industries culturelles hollywoodiennes de ces dernières années. C'est méconnaitre (ou mépriser) la richesse du monde des comics et la complexité de certains personnages. Film psychologique, social, politique, une interprétation troublante, dérangeante mais aussi enthousiasmante, Joker puise son inspiration dans de nombreux comics mais aussi dans un certain nombre de films. Nous vous conseillons ici quatre titres à (re)lire ou re(voir), à retrouver dans vos médiathèques.

Joker, échappé de nouveau de l'asile d’Arkham, essaie de prouver à ses adversaires, en commettant les horreurs dont il a le secret et qui le font beaucoup rire, que l’on peut devenir fou après avoir passé une “très mauvaise journée”.

Dans une société gangrénée par l’insécurité, la corruption et la violence, des super-héros à la retraite, tous plus ou moins névrosés et sociopathes, se retrouvent pour élucider le meurtre d’un des leurs. Le personnage de Rorschach n’est pas sans rappeler certains traits de notre Joker.

Film emblématique du courant cinématographique du Nouvel Hollywood des années 70, Taxi driver évoque le basculement vers la violence de Travis Bickle, vétérant de la guerre du Vietnam, chauffeur de taxi de nuit. A travers ses échecs amoureux et le dégoût que lui inspire la société, il se voit en héros solitaire justifiant ses actes par les causes qu’il choisit.

On ne  présente plus cette satire du monde du travail, Charlot et son numéro de pantomime. Joakim Phoenix joue parfaitement de cela dans son interprétation.

De nombreuses autres références seraient à évoquer mais on peut aussi apprécier (ou pas) la singularité du film dans ses trouvailles, ses maladresses, ses choix assumés.

Pour avoir une idée des débats en cours et trouver des critiques sérieuses positives ou négatives, allez voir du côté des passionnés de comics, sur le site Comicsblog, deux podcasts particulièrement intéressants, un premier (ici) et un deuxième (là).

Auteur du contenu: 
Ghislaine
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