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Mis à jour : il y a 16 min 50 sec

Siège de bureau ergonomique : une sélection pour protéger son dos

mar, 24/03/2020 - 07:30
Notre sélection

Le siège de bureau ergonomique permet de se prémunir contre les douleurs articulaires et les problèmes lombaires. Il est conçu pour des sessions de travail prolongées dans une posture conforme aux recommandations médicales. Pour cela, les modèles de fauteuils ergonomiques adoptent des formes spécifiques. L’assise doit rester droite et présenter une légère inclinaison vers l’arrière pour favoriser la circulation sanguine. Dans l’idéal, le dossier possède une forme courbe afin de s’adapter à la colonne vertébrale.

Il est essentiel de privilégier des sièges de bureau ergonomique que l’on peut ajuster. La hauteur de l’assise et des accoudoirs est complémentaire à l’inclinaison du dossier. Cette modularité permet de s’adapter aux spécificités de son poste de travail tout en respectant certaines préconisations d’usage, comme le positionnement horizontal des avant-bras. Il existe plusieurs systèmes de réglage, comme les mécanismes synchrones, le basculant avec axe décalé ou le contact permanent.

Si les fauteuils de bureau ergonomiques possèdent généralement un piètement à cinq branches, il est conseillé de disposer de roulettes. Assurez-vous qu’elles conviennent avec un type de sol spécifique (carrelage, moquette…) pour le préserver sur le long terme. Idéal pour veiller à votre mobilité et passer d’un poste à l’autre sans contrainte.

 Meilleur siège de bureau ergonomiqueMeilleurChoixSiège de bureau ergonomique Sihoo299,99 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Dimensions : 64 x 60 x 117 cm
  • Repose-tête intégré
  • Mécanisme de ressort à tension mécanique

Afin de veiller à un confort optimal, le siège de bureau ergonomique Sihoo intègre de nombreuses innovations dans sa conception. Présentant un angle d’inclinaison de 90 à 120°, le dossier intègre un oreiller lombaire à ajustement bidirectionnel. Les accoudoirs sont également réglables. Composée d’un tissu à mailles respirantes, l’assise possède une forme légèrement incurvée pour garantir une bonne circulation sanguine.

VOIR LE PRODUIT Siège de bureau ergonomique pas cherSiège de bureau ergonomique Tresko30,99 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Vérin de sécurité à gaz
  • Roulettes conçues pour les sols souples
  • Dimensions : 44 x 48 x 98 cm

Disponible en de nombreux coloris, le siège de bureau ergonomique Tresko possède un revêtement en mailles afin de garantir la bonne respirabilité de la texture. La courbe du dossier vous prémunit contre les douleurs corporelles, notamment celles liées à la colonne vertébrale. Le piètement en étoile à cinq branches offre à cette chaise de bureau une parfaite stabilité. De 29 à 39 cm, le réglage de la hauteur se fait en continu.

VOIR LE PRODUIT Siège de bureau ergonomique assis-genouxSiège de bureau ergonomique assis-genoux Snug99,99 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Dimensions : 71 x 47 x 72 cm
  • Durable et résistant
  • Structure métallique

De type assis-genoux, le siège de bureau ergonomique Snug soulage les tensions dans le bas du corps, notamment les lombaires et la circulation sanguine des jambes. Elle procure le même confort qu’une chaise de bureau standard et peut faire office de tabouret pour les espaces de travail bas. La hauteur d’assise est ajustable entre 50 et 72 cm. À noter que l’absence de dossier ne nuit en rien au confort du siège puisque l’assis-genoux permet de conserver une posture droite.

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Aspirateur pour bureau : la sélection des modèles efficaces

mar, 24/03/2020 - 07:20
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Lorsqu’on passe beaucoup de temps au bureau, on a tendance à avaler rapidement son goûter ou même son sandwich de midi. Au sol mais aussi autour de l’ordinateur, les miettes sont vite arrivées... C’est là qu’intervient l’aspirateur pour bureau. Pratique et maniable, il permet de retrouver rapidement un environnement de travail propre et agréable pour continuer la journée. En un clin d’œil, il aspire les miettes sur le bureau mais aussi la poussière qui s’accumule sur le clavier, pour un coup de propre rapide et efficace. Les petits modèles peuvent souvent être rechargés en se branchant sur l’ordinateur via un câble USB afin d’être toujours prêts à servir.

Les aspirateurs pour bureau pensés pour le sol offrent des brosses différentes. Selon que votre bureau est en moquette, en carrelage ou en parquet, choisissez les embouts appropriés pour gagner en efficacité. Pour maximiser le côté pratique de la séance de nettoyage, optez pour un aspirateur de bureau sans sac que vous pourrez vider directement dans la poubelle, sans risquer la rupture de sac et de passer la journée dans un espace peu agréable.

Dans un bureau, la question de l’encombrement joue souvent un rôle majeur. Pour gagner de la place et conserver un environnement de travail aéré, préférez un aspirateur pour bureau compact. A ce niveau, les aspirateurs à main n’ont pas leur pareil : vous pourrez ranger l’appareil sur n’importe quelle étagère.

 Meilleur aspirateur pour le bureauMeilleurChoixH. Koenig - Aspirateur balai sans fil 125,85 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Capacité du bac : 0,8 L
  • Temps de chargement: 4 heures
  • Puissance: 100 Watts

Cet aspirateur pour le bureau sans fil dispose d’une autonomie de 40 minutes pour rendre votre espace de travail à nouveau propre et agréable. Sa conception en balai assure un design compact qui n'encombrera pas votre bureau. Ses trois accessoires lui permettent de se transformer en aspirateur à main afin d’aspirer avec précision les miettes et la poussière autour de votre ordinateur ou encore les toiles d’araignée au plafond. Un seul aspirateur pour nettoyer tout votre bureau !

VOIR LE PRODUIT Aspirateur professionnel sans sacBosch Professional - Aspirateur sans sac175,20 €117,88 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Contenance de la cuve : 10 L
  • Alimentation : batterie
  • Accessoires fournis

Portatif, cet aspirateur professionnel sans sac est livré avec de nombreux accessoires pour s’adapter à tous les coins et recoins du bureau. Léger, il permet d’aspirer les saletés en hauteur, sur les étagères par exemple. Vous avez renversé votre café ? Véritable aspirateur tout-terrain, il vient à bout des liquides comme des solides. Sa conception compacte vous permet de nettoyer soigneusement votre bureau sans perdre de place.

VOIR LE PRODUIT Aspirateur professionnel spécial moquetteDibea - Aspirateur pour moquette129,00 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • 2 vitesses d'aspiration
  • Autonomie : 45 minutes
  • Livré avec 6 accessoires

Cet aspirateur professionnel spécial moquette dispose de plusieurs embouts afin de venir à bout de la poussière et des saletés partout : dans les moindres recoins grâce à son angle de rotation de 270°, dans les zones sombres grâce à son éclairage LED, au sol ou sur le bureau... En mode balai ou aspirateur à main, cet aspirateur vous accompagne dans bien des circonstances, pour un bureau où il fait toujours bon s’installer.

VOIR LE PRODUIT Aspirateur professionnel KärcherKärcher - Aspirateur multifonction WD6 P Premium 244,00 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Contenance de la cuve : 30 L
  • Longueur câble : 6 m
  • Fonction soufflerie

Pensé pour les pros, cet aspirateur professionnel Kärcher est capable d’aspirer vos petites miettes de repas aussi bien que les saletés plus imposantes ou les liquides. Son câble d’alimentation de 6 mètres offre un large rayon d’action tandis que sa grande cuve de 30 litres vous évite de la vider à chaque utilisation. Les parties en inox assurent une grande robustesse à cet aspirateur professionnel pour bureau tandis que les éléments flexibles garantissent sa maniabilité.

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Toner Brother : à chaque imprimante sa cartouche

mar, 24/03/2020 - 07:16
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La technologie d'une imprimante laser se révèle différent de celle des imprimantes à jets d'encre. Alors que les imprimantes classiques à jets d'encre utilisent des cartouches d'encre liquide, les imprimantes laser possèdent elles des toners, de grandes cartouches qui contiennent une poudre qui se transforme en encre. Cette poudre est constituée de particules de plastique et de résine qui se transforment ensuite en liquide. Les imprimantes laser couleur ont besoin de quatre toners différents : noir, magenta, cyan et jaune. Le grand avantage du toner est qu'il est plus économique qu'une cartouche : le coût de revient de l'impression est bien plus bas, car un toner est capable d'imprimer jusqu'à 2000 pages contre 300 pour une cartouche liquide, à un prix de vente équivalent. Autre plus, en cas d'inutilisation prolongée, le toner ne sèche pas, contrairement à son homologue liquide. La marque japonaise Brother, leader depuis de nombreuses années dans le domaine des imprimantes laser, produit ses propres toners, avec une gamme adaptée selon les modèles. D'autres marques proposent aussi des toners compatibles avec les imprimantes laser Brother. Pour choisir le toner adapté à votre imprimante Brother, il est conseillé de consulter le mode d'emploi indiquant la bonne référence produit.

 Meilleur toner BrotherMeilleurChoixCool Toner pack compatible toner Brother59,80 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • 1 Pack Noir, 1 Pack Cyan, 1 Pack Magenta et 1 Pack Jaune
  • Imprimantes compatibles : Brother HL-L3210CW L3230CDW L3270CDW, Brother DCP-L3510CDW L3517CDW L3550CDW, Brother MFC-L3710CW L3730CDN 3750CDW L3770CDW

Cool Toner propose une solution économique pour remplacer vos toners d'imprimante laser Brother. Le pack contient les quatre toners nécessaires pour une imprimante couleur : noir, jaune, magenta et cyan. Ce set est l'équivalent des modèles de toner Brother originaux TN 247, TN-247BK, TN-247C, TN-247M, TN-247Y, TN 243, TN-243BK, TN-243C, TN-243M et TN-243Y. Les toners permettent l'impression de 3000 pages en noir et 2300 pages en couleur.

VOIR LE PRODUIT Toner Brother pas cherFitu work toners compatibles Brother TN241 TN24538,98 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Rendement élevé : 2500 pages (noir), 2200 pages (cyan, jaune, magenta)
  • Imprimantes compatibles : Brother DCP-9020CDW, DCP-9015CDW, MFC-9330CDW, MFC-9340CDW, MFC-9140CDN, MFC-9130CW, HL-3140CW, HL-3150CDW, HL-3170CDW

Fituwork produit des toners de très haute qualité, faciles à installer dans l'imprimante et reconnus de suite dès le remplacement. Profitez ainsi d'une qualité d'impression irréprochable, avec des couleurs éclatantes et un noir profond. Vendu à un tarif imbattable, ce kit de toners noir, jaune, magenta et cyan profite d'un rapport qualité - prix très intéressant. Le coût de l'impression à la feuille est alors fortement réduit (jusqu'à 80%).

VOIR LE PRODUIT Toner Brother mfc-9330cdwBrother toner TN-241BK67,89 €63,79 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Conformité à la norme ISO/IEC19798
  • Toner original de Brother de haute qualité
  • Imprimantes compatibles : HL-3140CW ; HL-3150CDW ; HL-3170CDW ; DCP-9015CDW ; DCP-9020CDW; MFC-9140CDN; MFC-9330CDW; MFC-9340CDW

Le toner noir TN-241BK original est parfaitement compatible avec l'imprimante laser MFC-9330 CDW. Il permet d'imprimer jusqu'à 2500 pages en noir, et 1400 pages en cyan, magenta ou jaune. Ces toners sont rigoureusement testés en laboratoire, et garantissent une durée de vie optimale à votre imprimante laser Brother. Vous profitez d'une qualité d'impression professionnelle, de la première jusqu'à la dernière page.

VOIR LE PRODUIT Toner Brother dcp l2520dw7Magic TN2320 Toner19,88 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Rendement de la page pour TN2320 : 2600 pages par cartouche
  • Garantie d'un an

Le toner TN2320 est compatible avec un grand nombre d'imprimantes : les Brother DCP-L2500D, DCP-L2520DW, DCP-L2540DN, DCP-L2560DW, MFC-L2700DW, MFC-L2720DW, MFC-L2740DW, HL-L2300D, HL-L2320D, HL-L2340DW, HL-L2360DN, HL-L2360DW, HL-L2365DW, HL-L2380DW. Les toners 7Magic sont certifiés ISO 9001 / ISO 14001 / CE / ROHS et garantissent une baisse des coûts d'impression.

VOIR LE PRODUIT Toner Brother dcp l2530dwFitu work toner TN242037,99 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Rendement élevé : 3000 pages avec une couverture de 5%
  • Imprimantes compatibles : Brother DCP-L2510D, DC- L2530DW, DCP-L2550DN, HL-L2310D, HL-L2350DW, HL-L2370DN, HL-L2375DW, MFC-L2710DW, MFC-L2730DW, MFC-L2750DW.

Ces toners garantissent une qualité d'impression irréprochable et des couleurs vives. La compatibilité avec les modèles d'imprimantes Brother est garantie, notamment avec le modèle DCP- L2530DW. Les toners se posent facilement et son utilisables directement, sans manipulation supplémentaire, et sans aucun dommage pour l'imprimante. En outre, les toners profitent de 3 ans de garantie en cas de problème.

VOIR LE PRODUIT Toner Brother dr 2400Fimpex Tambour DR-240020,14 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Tambour de remplacement DR-2400
  • Garantie de 12 mois

Ce tambour Fimpex est équivalent au Brother DR-2400. Il est compatible avec les imprimantes Brother DCP-L2510D DCP-L2530DW HL-L2310D HL-L2350DW HL-L2370DN HL-L2370DW HL-L2370DW XL HL-L2375DW MFC-L2710DN MFC-L2710DW MFC-L2730DW MFC-L2750DW. Le tambour d'une imprimante Brother est l'équivalent d'une tête d'impression sur une imprimante à jets d'encre.

VOIR LE PRODUIT Toner Brother mfc l2710dwBrother Toner TN241050,26 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Imprime 1200 pages
  • Cartouche originale de haute qualité Brother

Le toner original de marque Brother TN 2410 est compatible avec l'imprimante laser MFC-L2710DW, ainsi qu'avec les modèles Brother DCP-L2550DN, DCP-L2530DW, DCP-L2510D, HL-L2375DW, HL-L2370DN, HL-L2350DW, HL-L2310D, MFC-L2750DW, MFC-L2730DW, MFC-L2710DN. Ce toner est certifié conforme aux normes ISO/IEC 19752. Il évite le gaspillage et fait économiser du papier et de l'argent.

VOIR LE PRODUIT Toner Brother tn 2420Brother Toner TN2420 90,76 €78,09 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Imprime 3000 pages en conformité avec les normes ISO/IEC 19752
  • Nombre de pages imprimables : 3000

Le toner original de marque Brother TN 2420 est compatible avec un grand nombre de modèles d'imprimantes laser Brother : DCP-L2550DN / DCP-L2530DW / DCP-L2510D / HL-L2375DW / HL-L2370DN. Ce toner de haute qualité a été contrôle et certifié. Il permet d'imprimer un grand nombre de pages, jusqu'à 3000, ce qui le rend idéal en situation professionnelle. Profitez d'une qualité d'impression irréprochable, et ce jusqu'à la dernière page.

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MacBook pour le bureau : lequel est fait pour vous

mar, 24/03/2020 - 06:38
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Développé par Apple en parallèle de sa gamme iMac, le MacBook est un ordinateur portable principalement dédié à une utilisation bureautique et à la navigation Internet. S’il se distingue par son ergonomie et ses performances, il se décline en différents modèles et versions pour convenir à des usages variés. La légèreté du MacBook Air est adaptée pour des déplacements fréquents. Il dispose d’une bonne autonomie et d’une excellente réactivité, mais sa configuration est modeste en comparaison d’un MacBook Pro.
L’utilisation de ce dernier est conseillée pour le bureau. Avec un écran de 13 ou 15 pouces et un design ultra-fin, les dimensions restent similaires. Selon les différentes versions proposées, les caractéristiques techniques sont néanmoins plus élevées. Avec un temps de réponse réduit, cette gamme permet de réaliser du montage vidéo et photographique. Que l’on soit designer ou graphiste, la sélection de son MacBook passe avant tout par les besoins de son activité professionnelle en matière de matériel informatique portable.
Pour bien choisir son MacBook, il faut aussi s’attarder sur la qualité de l’affichage et la résolution de l’écran. La carte graphique et le type de processeur restent des indicateurs fiables pour juger de la capacité du système à effectuer différentes tâches simultanément. Avant d’acheter un MacBook, il est essentiel de vérifier la connectique du modèle avec notamment un ou plusieurs ports USB et un lecteur de carte SD (ou micro SD) intégré.

 Meilleur MacBook pour le bureauMeilleurChoixApple MacBook Pro 15 pouces3299,00 €2938,00 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Écran Retina avec technologie True Tone
  • Carte graphique Intel UHD Graphics 630
  • Quatre ports Thunderbolt 3 (USB‑C)

Conçu pour un usage bureautique quotidien, le MacBook Pro 15 pouces intègre la technologie Touch Bar. Celle-ci offre une utilisation plus intuitive de l’ordinateur pour un travail de grande qualité. Grâce au processeur Intel Core i9 à 8 cœurs, ce modèle est en mesure d’alterner de nombreuses tâches, comme la navigation web, la rédaction sur traitement de texte ou encore l’emploi d’un logiciel professionnel.

VOIR LE PRODUIT MacBook ProApple MacBook Pro 13 pouces1749,00 €1599,00 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Processeur Intel iRNUM i5 bicœur de 8e génération
  • Jusqu'à 10 heures d'autonomie
  • Wi-fi 802.11ac

Le MacBook Pro 13 pouces possède un écran Retina avec rétroéclairage LED. Soutenu par une carte graphique Intel Iris Plus Graphics 645, l’affichage est aussi fluide que précis. La configuration du clavier permet de paramétrer des raccourcis et de personnaliser son ordinateur pour un usage spécifique. Intégrant les fonctionnalités d’un contrôleur SSD et d’un contrôleur de gestion du système, la présence de la puce Apple T2 Security protège efficacement le contenu du disque dur.

VOIR LE PRODUIT MacBook AirApple MacBook Air 13 pouces2720,87 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Sécurisation de l'ordinateur par empreinte digitale
  • Écran LED rétroéclairé
  • Compatibilité avec technologie sans fil Bluetooth 4.0

Idéal pour un usage nomade fréquent, le MacBook Air 13 pouces dispose de haut-parleurs pour diffuser un son stéréo homogène de grande qualité. Conçu avec de l’aluminium 100 % recyclé, ce MacBook se distingue par sa finesse et sa robustesse pour un poids d’à peine 1,25 kg. Les deux ports Thunderbolt 3 sont compatibles avec les standards USB-C tout en optimisant les performances de la bande passante jusqu’à 40 Gbit par seconde.

VOIR LE PRODUIT MacBook pour montage videoApple MacBook Air pour montage vidéo955,10 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Carte graphique : Intel UHD Graphics 617
  • Mémoire vive : 8 Go RAM
  • Haut-parleurs stéréo livrant un son de meilleure qualité

Présentant un écran de 13 pouces, ce MacBook Air est spécialement conçu pour le montage vidéo. En complément d’une carte graphique Intel UHD Graphics 617, le système peut prendre en charge des processeurs graphiques externes grâce à ses ports Thunderbolt 3. Le Trackpad Force Touch est grand pour une utilisation toujours plus intuitive du pavé tactile. Un usage ergonomique particulièrement apprécié pour le travail de montage, ainsi que les tests et les contrôles afférents.

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Casque à réduction de bruit : une sélection des meilleurs modèles

mar, 24/03/2020 - 06:36
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Contrairement à un modèle standard, le casque à réduction de bruit dispose d’une technologie avancée pour mieux gérer les nuisances sonores environnantes. Microphone et processeur intégrés « captent » les bruits ambiants et agissent comme un filtre pour ne pas altérer la qualité d’écoute des pistes audio. Les performances de ce matériel high-tech permettent de s’isoler de l’effervescence urbaine et de gagner en immersion.
Un bon casque à réduction de bruit couvre les spectres des fréquences basses et aiguës pour permettre à son utilisateur de profiter pleinement de sa musique. Il n’est alors plus nécessaire d’augmenter le volume du son pour apprécier ses pistes audio et bénéficier d'une qualité d'écoute appréciable. Pour bien choisir son casque, il convient de prendre en compte l’autonomie pour les modèles sans fil. Généralement, celle-ci doit se situer au-delà de la dizaine d’heures. Certains casques peuvent fonctionner pendant une trentaine d’heures.
Pour un confort d’écoute optimal, l’ergonomie du casque à réduction de bruit est également un critère important. Les coussins et l’arceau doivent garantir une parfaite stabilité sans pour autant comprimer la tête. Il est recommandé d’opter pour un modèle ajustable afin de bénéficier d’un réglage adapté à sa morphologie. Pour les casques à taille unique, l’arceau doit ceindre le haut du crâne et les coussins sont à disposer sur les oreilles.

 Meilleur casque à réduction de bruitMeilleurChoixCasque à réduction de bruit Bose Quiet Comfort 35 II379,95 €279,95 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Connexion : Bluetooth sans fil
  • Type de casque : supra-auriculaire
  • Autonomie : 20 heures

Pour la lecture de pistes audio, le casque à réduction de bruit Bose Quiet Comfort 35 II offre une excellente qualité d’écoute. Les oreillettes intègrent les commandes de réglage pour une programmation facile du niveau sonore. Grâce à son double microphone, il est possible de réaliser des appels téléphoniques. A noter que ce modèle est compatible avec la plateforme de réalité audio augmentée Bose AR et l’application Bose Connect.

VOIR LE PRODUIT Casque à réduction de bruit pas cherCasque à réduction de bruit Mixcder E749,99 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Batterie de 400 mAh - 20 heures d'autonomie
  • Commutateur Commode pour suppression des basses fréquences
  • Étui de transport compact

Bénéficiant de la technologie ANC, le casque à réduction de bruit Mixcder E7 s’adapte en continu aux différents bruits ambiants, comme celui du vent ou encore celui perçus dans les transports en commun. Il permet ainsi de préserver un son de qualité pour la musique, mais aussi pour les conversations téléphoniques. De type circum-auriculaire, ce casque se distingue également par le confort de ses écouteurs et de son arceau réglable. 

VOIR LE PRODUIT Casque à réduction de bruit filaireCasque à réduction de bruit filaire Avantree69,99 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • 28 heures d'autonomie
  • Chipset CSR Bluetooth avancé
  • Microphone et commandes intégrés

Disponible avec un câble de connexion, le casque à réduction de bruit filaire Avantree s’adapte à tous les environnements bruyants. De l’avion au métro, sans oublier la rue, il atténue la pollution sonore pour profiter d’une écoute de qualité. Avec des oreillettes ajustables et pivotantes jusqu’à 90 degrés, ce modèle se démarque aussi par son ergonomie. A noter que la connexion filaire se fait à partir d’un port AUX de 3,5 mm. Ce casque est donc compatible avec la manette DualShock 4 de la PlayStation 4.

VOIR LE PRODUIT Casque à réduction de bruit BoseCasque à réduction de bruit Bose Headphones 700399,95 €319,95 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Contrôle du téléphone universel
  • Optimisé pour Amazon Alexa et Google Assistant
  • Livré avec câble de charge USB, câble audio et étui de protection

Doté de quatre microphones, le casque à réduction de bruit Bose Headphones 700 profite d’une reconnaissance vocale exceptionnelle. Un atout indispensable tant pour les commandes vocales que pour des appels téléphoniques de qualité. Ce casque bénéficie de 11 niveaux de modulation pour adapter le degré d’isolement selon le contexte d'utilisation (en ville, dans les transports en commun...). Pour un confort optimal, l’arceau dispose d’un rembourrage.

VOIR LE PRODUIT Casque à réduction de bruit SonyCasque à réduction de bruit Sony WH-1000XM3380,00 €279,00 €VOIR LE PRODUITsur Amazon
  • Formats audio pris en charge : SBC, AAC, aptX, aptX HD, LDAC
  • Jusqu'à 30h d'autonomie
  • Mode charge rapide (15 min = 8h de lecture)

Équipé d’un processeur HD QN1, le casque à réduction de bruit Sony WH-1000XM3 intègre un système d’écoute intelligente. Cette innovation technologique permet de moduler la fréquence d’isolement selon le cadre et les circonstances (dans une gare, en centre-ville..). Il prend même en compte la pression atmosphérique pour des trajets en avion. A noter que ce casque prévoit une interface optimisée pour Google Assistant et Siri.

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Cloud : Microsoft, mauvais élève de la communication de crise

lun, 23/03/2020 - 19:12

Amazon Web Services (AWS), Google Cloud ou encore OVHCloud ont déjà tous largement détaillé leur plan de continuité d'activité pour faire face à la crise du Covid-19. C'est au tour de Microsoft de préciser les mesures prises pour maintenir les opérations de ses activités de cloud. Une communication que certains pourraient juger tardive. D'autant plus que l'une des briques phares d'Office 365 était touchée par une panne le 16 mars dernier. Confronté à un afflux massif de nouveaux utilisateurs en quête d'outils de télétravail, Microsoft Teams essuyait ce jour-là de nombreux dysfonctionnements relayés sur Twitter : problèmes d'envoi de message, de création de nouvelles équipes, de partage d'écran… La panne, qui a duré plusieurs heures, a été réparée dans le nuit du 16 ou 17 mars.

Un post publié le 21 mars

Face à cette crise, "nous monitorons activement la performance et les tendances d'utilisation (de nos services cloud, ndlr)  24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour nous assurer de les optimiser pour nos clients partout dans le monde tout en répondant à de nouvelles demandes", assure l'équipe du cloud Azure sur son blog officiel, dans un post daté du 21 mars. Avant d'ajouter : "Nous travaillons en étroite collaboration avec les organismes de premier secours et les agences gouvernementales essentielles pour nous assurer de prioriser leurs besoins (en termes de ressources informatiques, ndlr) et de leur fournir un support complet." Rappelons que l'offre cloud de Microsoft recouvre le IaaS Azure, mais aussi Office 365 et le progiciel Dynamics 365 qui tous deux s'adossent au premier.

"La priorité absolue sera accordée aux services de secours, de santé et de gestion d'urgence et aux infrastructures gouvernementales essentielles"

Qu'en est-il des régions du cloud de Microsoft basées en France ? "Nous travaillons en partenariat avec les gouvernements locaux pour faire en sorte que nos centres de données répartis à travers le monde soient pourvus en personnel et pleinement fonctionnels", ajoute l'équipe Azure. Un plan de continuité d'activité qui vaut évidemment pour les deux infrastructures françaises d'Azure, déployées en Ile-de-France et à proximité de Marseille. Et l'équipe Azure de préciser : "En cas de contraintes de capacité IT sur telle ou telle région, nous avons établi des critères clairs pour prioriser les nouvelles ressources informatiques au regard du besoin. La priorité absolue sera accordée aux services de secours, de santé et de gestion d'urgence et aux infrastructures gouvernementales essentielles."

Nous avons contacté Microsoft France dès le 17 mars pour connaitre plus précisément les mesures prises en vue d'assurer la continuité d'activité des régions Azure basées dans l'Hexagone. La filiale ne nous a toujours pas répondu à l'heure de la publication de cet article.

Vers une remise en cause des offres gratuites ?

Microsoft précise également accorder une priorité aux télétravailleurs. Objectif : faire en sorte qu'ils "restent opérationnels via les fonctionnalités principales de Teams". Une manière pour Redmond de faire amende honorable suite à la panne du 16 mars.

"Des organisations de toutes tailles issues de tous les secteurs sont en train d'adopter Teams et Microsoft 365 (qui combine Windows et Office 365, ndlr) pour permettre à leurs employés de travailler à distance […]", indique Satya Nadella dans un mail envoyé le 21 mars aux salariés du groupe. Dans son message, le CEO de Microsoft évoque notamment le cas du cabinet de conseils Accenture qui "totalise actuellement 2,5 millions d'heures de réunions dans Teams chaque semaine".

Reste une ombre au tableau : Microsoft indique qu'il s'accordera la possibilité d'ajuster ses offres gratuites si besoin pour assurer le support de ses clients existants. Traduction : le groupe n'entend pas se faire déborder par un trop grand nombre de nouveaux utilisateurs attirés par la version gratuite de Teams. L'objectif du groupe est bien d'anticiper le risque d'une nouvelle dégradation de sa messagerie collaborative qui proviendrait d'un trafic trop important.

ePub et coronavirus : les médias gratuits à la recherche du second souffle

lun, 23/03/2020 - 18:37

Si certains Français ont encore du mal à respecter les mesures annoncées le 16 mars par Emmanuel Macron, on ne peut pas en dire autant des annonceurs qui ont, pour la plupart, soumis leurs budgets pubs au plus strict confinement. L'adtech français Adomik fait ainsi état d'une chute de 43,5 % des revenus programmatiques en France sur la période du 17 au 19 mars, par rapport au mois précédent. La plupart des voyants sont au rouge, qu'il s'agisse du nombre d'impressions achetées (-21%) ou du niveau des CPM obtenus (-28,5%). Banque, automobile, voyages… Les plus gros annonceurs du marché ont coupé leurs campagnes alors que la crise sanitaire s'est à la faveur du confinement transformée en une crise économique sans précédent. Un repli forcément problématique pour les médias qui tirent de la publicité l'essentiel de leurs revenus digitaux.

"Le mois de mars ne sera pas trop mauvais car le trou d'air porte sur une petite période et on profite encore des quelques deals ID"

 "Les budgets issus des campagnes en gré à gré ont été les premiers à sauter, rapidement suivis par les deals ID programmatiques vers le 13 mars. C'est désormais au tour de l'open-auction d'être touché", relate Thierry Philippet, directeur du programmatique de Planet Media. Depuis l'annonce d'Emmanuel Macron, l'éditeur des sites planet.fr, medisite.fr et e-sante.fr est confronté à une baisse des CPM programmatiques comprise entre 15 et 30%, selon les jours. "On compense pour l'instant cette baisse grâce aux records d'audience que l'on réalise", relativise Thierry Philippet. L'heure n'est pas à l'affolement, non plus, du côté de Bruno Latapie, directeur de la monétisation de 20 Minutes. Certes les CPM ont chuté de 25% au cours de ces derniers jours mais les audiences ont plus que triplé. "Nous avons généré entre 17 et 20 millions de visites par jour la semaine du 16 mars contre 7 millions d'habitude à cette période de l'année", chiffre Bruno Latapie. Pas sûr pour autant que cela soit suffisant sur le long terme. D'une part parce que, comme le patron de la plateforme d'aide à la monétisation, Pubstack, Loïc Sfiligoi, le rappelle "rien ne garantit que ces gros volumes vont tenir dans le temps." Mais aussi parce que ces nouveaux inventaires, pour la plupart associés au coronavirus, restent difficiles à monétiser… Les annonceurs rechignent en effet désormais d'apparaître aux côtés d'actualités anxiogènes.   

Du côté de Reworld Media, on explique naviguer à vue et monitorer, heure par heure, l'évolution des revenus. "C'est compliqué pour nos sites sportifs et automobiles", reconnait Jérémy Parola. Le patron du digital de Reworld Media se refuse toutefois à parler de krach programmatique. "On est au niveau de périodes creuses comme février ou août", révèle-t-il. Il est de toute façon trop tôt pour faire le bilan, à en croire un éditeur qui préfère rester anonyme. "Le mois de mars ne sera pas trop mauvais car le trou d'air porte sur une petite période et parce qu'on profite encore des quelques deals ID qui ne sont pas arrêtés." Ce patron, dont les taux de remplissage sont passés de 70 à 15% sur la période du 17 au 19 mars, explique en revanche être "beaucoup plus réservé sur l'avenir." Il n'est pas le seul. "Avril sera sans doute très calme", redoute Caroline Duret, directrice générale adjointe en charge des développements chez Webedia. "Mars ne devrait pas être trop impacté car on a fait un bon début de mois. Ce sera sans doute plus compliqué en avril", confirme Bruno Latapie.

"Attendre deux semaines pour baisser ses floors, c'est prendre le risque de perdre plusieurs centaines de milliers d'euros"

Pas question pour autant pour les médias concernés de rester les bras ballants. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Chez Webedia comme chez 20 Minutes, on propose à ceux qui ne peuvent pas faire autrement de repousser la diffusion de leurs campagnes. "Nous avons créé un fichier partagé intitulé 'coronavirus gate' dans lequel chacun reporte les décalages de campagnes", précise Caroline Duret. Certaines régies médias ont, elles, dû s'empresser d'enlever de leurs blacklists une typologie d'annonceurs pas très premium mais qui achète en ce moment beaucoup : les éditeurs de gaming. "Ces annonceurs sont, avec les spécialistes de la livraison de repas, deux des principaux moteurs du marché", estime Jérémy Parola. D'autres ont, à l'instar de Planet Media, pris la décision de supprimer leurs floors, ces prix planchers qui sont, en temps normal, censés protéger la valeur d'un inventaire en programmatique. "On sacrifie un peu les CPM mais ça permet de maintenir les taux de remplissage et les revenus totaux", explique Thierry Philippet. Une décision pas toujours évidente à prendre à en croire Loïc Sfiligoi. "Certains médias restent bloqués sur leurs grilles de tarifications internes. C'est une erreur car attendre deux semaines pour baisser ses floors, c'est prendre le risque de perdre plusieurs centaines de milliers d'euros." Notre expert recommande également de ne pas hésiter à rajouter un nouvel emplacement publicitaire sur les inventaires qui marchent bien. "Il faut maximiser ce qui peut l'être." Chez Webedia, on profite de la place qui se libère pour faire de l'auto-promo. En l'occurrence, pour communiquer sur le lancement récent d'Allociné Kids, service de recommandation de films pour les enfants, et sur l'offre de Pourdebon, site de livraison de nourriture à domicile. Deux services forts à propos en cette période de confinement.  

Performance et affiliation

Du côté de Reworld Media, on se tourne un peu plus vers la performance. "Tout ce qui touche à la collecte de leads intentionnistes, via des livres blancs, des jeux concours ou des quizzes, reste dynamique", observe Jérémy Parola. Le groupe média avait également lancé début mars une offre baptisée "Drive to Shop" à destination des e-commerçants. L'offre, qui permet aux annonceurs de mettre sur pied des dispositifs de types OPS avec garanti de trafic sur leur site, explose en ce moment. "On veut l'adapter aux annonceurs plus classiques, qui n'auront pas d'autre choix que de se tourner vers l'e-commerce", ajoute Jérémy Parola. Chez Planet Media, on pense miser sur l'affiliation, avec la mise en avant de produits au sein des pages articles et un paiement au lead généré. "Ce n'est pas vraiment rentable dans une situation de forte tension publicitaire mais vu la situation, ça le devient", reconnait Thierry Philippet. Le dirigeant de Planet Media donne l'exemple d'articles expliquant au lectorat, plutôt senior, comment s'organiser en télétravail. "On peut y intégrer des liens vers des imprimantes ou des écrans d'ordinateurs."

Dernier objectif : préparer l'après, même si aucun ne sait vraiment quand il aura lieu. "Il faut se servir de cette période un peu plus calme comme d'une rampe de lancement pour la reprise en mai", estime de son côté Caroline Duret. La dirigeante de Webedia explique être sollicitée par des annonceurs à la recherche de prises de paroles tactiques dans ce contexte compliqué. "Notre connaissance des audiences et de leur comportement doit nous aider à les faire se démarquer." Loïc Sfiligoi se dit, lui, que le digital pourrait à terme profiter de l'effondrement du print et du out of home. "La migration de ces budgets vers le digital peut permettre aux sites médias de compenser le recul actuel." C'est déjà l'objectif chez 20 Minutes où Bruno Latapie essaie de convertir au digital les annonceurs du print, la version papier ne paraissant plus depuis le 16 mars…

Entreprises, attention à la fraude au virement qui se multiplie !

lun, 23/03/2020 - 18:12

Soyez vigilants… même chez vous. Alors que le télétravail s'est généralisé dans les entreprises qui en ont la possibilité, les fraudes ont, elles aussi, suivi la même tendance. L'une d'elle est particulièrement en vogue : la fraude au virement. Le principe est simple. Une personne ou une entreprise vous envoie un mail ou vous appelle pour vous demander de payer une prestation due sur un compte bancaire donné. Vous faites le paiement par virement mais vous n'avez en réalité pas payer votre fournisseur habituel mais un fraudeur. "Nous observons un pic des tentatives de fraudes au virement chez nos clients et un flux anormal de demandes de changement de compte", indique Baptiste Collot, CEO de Trustpair, société spécialisée dans la fraude au virement et la sécurisation des coordonnées fournisseurs. "Nous avons aussi reçu de nombreuses alertes de prospects qui souhaitent que l'on vérifie des RIB, mais aussi de banques partenaires qui constatent des activités suspectes", ajoute-t-il. 

"Les fraudeurs profitent de la désorganisation actuelle en entreprise"

Pour le moment, il est encore difficile de quantifier cette augmentation de la fraude, mais les cas sont toujours les mêmes. "Dans la grande majorité des cas, c'est de la cyberattaque. Une entreprise reçoit un mail qui appartient bien à son fournisseur mais l'adresse mail a été piratée. Le fraudeur indique avoir changé de RIB", détaille Baptiste Collot. Une entreprise rouennaise a été victime début mars d'une fraude de ce type à hauteur de 6,6 millions d'euros pour une commande… de masques de protection et de gels hydroalcooliques. Cette société, filiale d'un groupe coopératif de pharmaciens, a été contactée par les fraudeurs qui se sont faits passer par son fournisseur habituel et lui ont demandé de faire un virement.  

Des process pas adaptés 

Comment ces sociétés se font-elles dupées ? "Les fraudeurs profitent de la désorganisation actuelle en entreprise", observe Baptiste Collot, pointant le revers de la médaille du télétravail plus ou moins bien anticipé. La faute aussi à des habitudes un peu archaïques. "Historiquement, les entreprises ont des process manuels pour se protéger des risques de fraude au virement. Les personnes impliquées (fournisseur et client, ndlr) se connaissent, ont des process bien définis et ont l'habitude de faire des échanges de RIB et documents sous format papier", explique le dirigeant. Mais comme tout le monde se retrouve en télétravail, impossible donc de maintenir ces process-là. Autre raison : l'impossibilité de faire des chèques depuis chez soi (de nombreuses entreprises restent de grandes adeptes des chèques). Avec le télétravail, il faudrait que la personne habilitée à signer le chèque ait des chèques chez elle ou une imprimante spéciale chèque… peu probable. "Résultat, dans l'urgence, elles se mettent au virement, sans aucun process", regrette Baptiste Collot. 

Une fraude peut être liée à une autre. Comme la fraude au président. Le département comptable ou financier d'une entreprise reçoit un coup de téléphone d'une personne se faisant passer par le directeur général ou le directeur financier de l'entreprise, qui va lui faire croire qu'elle participe à une opération importante et secrète et qu'elle doit faire un virement en toute discrétion.

Quelques conseils 

Pour éviter de tomber dans le piège de la fraude au virement, qui peut coûter très cher, voici quelques conseils : 

  • Ne pas payer dans l'urgence. "C'est le conseil de base dans une direction administrative et financière. Il ne faut pas se précipiter", insiste Baptiste Collot. "Même en ce moment, avec cette circonstance exceptionnelle."
  • Interagir régulièrement avec son DAF via une messagerie, un outil collaboratif ou l'intranet, habituellement utilisés. C'est le meilleur moyen de s'assurer que vous discutez avec la bonne personne et donc de prendre la bonne décision de payer ou non une société.
  • Vérifier l'identité de votre interlocuteur : adresse mail, numéro de téléphone… et le contacter par deux canaux différents  
  • Avoir recours à une solution de détection de la fraude au virement comme Trustpair, un des rares acteurs européens spécialisés. Sa plateforme confirme que le numéro de compte bancaire qu'on vous a transmis appartient bien à votre fournisseur.
  • Protéger les fichiers clients et fournisseurs contre le vol de données
  • Sensibiliser les personnes qui valident les paiements au risque de fraude
  • Contacter sa banque pour réaliser un diagnostic de vos risques et mettre en place des solutions adaptées 

Télé-manager, épisode 1 : l'organisation adéquate tu déploieras

lun, 23/03/2020 - 17:43

Manager ne s'improvise pas. Manager à distance encore moins. Que vous soyez un télétravailleur aguerri (profitez-en pour réviser vos classiques !) ou un néophyte, le JDN vous relaie chaque jour les conseils de professionnels pour vous aider à encadrer vos équipes, même de loin. Premier commandement : adopter une organisation adéquate.

Maintenir des rendez-vous collectifs avec des horaires

Pour travailler efficacement en équipe, il faut être capable de travailler ensemble, même à distance. Donc fixez des heures précises pour faire des points avec l'intégralité de vos collaborateurs, par chat ou par visio-conférence. Mais l'attention des participants peut décrocher encore plus vite à distance. Essayez donc de rendre ces réunions interactives au maximum et demandez éventuellement à des collaborateurs de préparer quelques points à tour de rôle pour "casser le rythme".

Mieux vaut une réunion d'une demi-heure tous les jours que trois heures en fin de semaine

"Le chef, c'est celui qui donne le tempo, insiste Laurent Pellegrin, directeur adjoint au ministère des Armées. De mon point de vue, mieux vaut une réunion d'une demi-heure tous les jours que trois heures en fin de semaine."

Par ailleurs, il faut bien penser à instaurer les "règles du jeu" en amont. Laurent Pellegrin conseille même, si nécessaire, de consacrer les premières réunions à la définition des nouvelles modalités de travail. Sans décider de tout de manière unilatérale, toutefois : "Plus on demande les avis, plus on a de chances que le système fonctionne".

Afficher une certaine souplesse sur les horaires de la journée de travail

Officiellement la durée de travail en télétravail ne peut être supérieure à la durée légale, et les heures supplémentaires s'appliquent aussi dans ce contexte.

L'un des attraits du télétravail est cependant sa flexibilité : laissez-donc le plus de latitude possible à vos équipes, hors réunions et travail collectif, pour s'organiser comme elles le souhaitent. En revanche, demandez à vos collaborateurs de vous faire part à l'avance de leurs disponibilités et indisponibilités, et faites-en de même avec eux.

Sabine Hagège, directrice de la stratégie produit de la plateforme de gestion RH Workday, rappelle d'ailleurs que "nous vivons des moments exceptionnels, et qu'il faut en tenir compte, faire preuve de compréhension", citant l'exemple d'un couple dont l'un travaille désormais le matin et l'autre l'après-midi pour pouvoir s'occuper des enfants en continu.

Formaliser le télétravail

En principe, le télétravail doit être mis en place dans le cadre d'un accord collectif ou d'une charte rédigée par l'employeur après avis du Conseil Social et Economique (CSE). Ce n'est qu'en l'absence de ceux-ci que le télétravail peut faire l'objet d'un contrat écrit entre l'employeur et chaque salarié. Si cela n'a pas encore été effectué au sein de l'entreprise, cela devient urgent !

Mettre en place les bons outils

Pour télétravailler, il faut être bien équipé. Il faut tout d'abord avoir les outils nécessaires pour communiquer en équipe. Le logiciel le plus connu en entreprise reste Slack, mais les systèmes de chat, comme Hangout chez Google, sont aussi très efficaces.

Pensez à la visioconférence

Les drives comme celui de Google permettent d'agir à plusieurs sur un même document. Les logiciels de gestion de projets tels que Trello peuvent également être très utiles pour vos équipes à distance.

Enfin, pensez à des outils de visioconférence, comme Skype ou Zoom, car pouvoir se parler de vive voix, et encore mieux, en se voyant, est indispensable pour une équipe à distance. Cela motive aussi les salariés à ne pas travailler depuis le fond de leur lit en pyjama. Mais attention aux problèmes de bande passante : chez la start-up de téléconsultation MesDocteurs, les salutations à tout le monde se font en vidéoconférence avant de passer en conférence téléphonique, pour éviter de saturer le réseau.

Dans tous les cas, les entreprises qui n'avaient jamais pratiqué le travail à distance auparavant doivent investir d'urgence dans des outils d'accès distant, et bien sûr dans du matériel comme des ordinateurs portables si nécessaire.

Open data et décisions de justice : l'enjeu démocratique de demain

lun, 23/03/2020 - 16:28
Renfoncer la confiance avec les citoyens

L’open data implique de donner accès aux données brutes librement consultables et réutilisables dans un format ouvert et interopérable. Aujourd’hui, les décisions de justice sont loin de répondre à cette exigence. En effet, seul un pourcentage très faible de ces informations est disponible à titre gratuit. Celles qui sont non publiées sont, pour la plupart, diffusées à titre onéreux par de nombreux éditeurs juridiques comme les start-ups de la Legaltech qui en font l’acquisition pour offrir des services payants.

Reconnu comme un droit fondamental, l’accès aux décisions de justice représente un véritable enjeu démocratique qui renforcerait la confiance des citoyens envers le pouvoir judiciaire. Tous les citoyens ont le droit de savoir comment la justice est rendue. En dehors de cet enjeu démocratique, l’open data des décisions judiciaires représente une opportunité pour les magistrats d’acquérir une meilleure compréhension des usages jurisprudentiels dans des contextes similaires. Ils auront ainsi à disposition des éléments de comparaison et sauront quelles sont les pratiques de leurs confrères. Néanmoins, les conditions de diffusion des décisions judiciaires doivent garantir la protection de la vie privée des particuliers tout comme des entreprises. Il s’agit de trouver un équilibre entre transparence et préservation des données confidentielles des justiciables.

Moderniser le fonctionnement interne des administrations

L’open data des décisions de justice a pour avantage de répondre à un enjeu d’efficacité au sein même des institutions judiciaires. Il s’agit d’une problématique délicate à appréhender pour des institutions bâties sur un fonctionnement hérité des siècles passés. Dans le climat actuel de défiance de l’administré vis-à-vis de son administration, l’open data n’est plus une option : rendre des comptes sur son action est une priorité pour l’administration. La notion d’open data a permis de s’interroger sur la place de l’information, de sa gestion et de sa diffusion au sein même de l’organe judiciaire. Ce dernier a un besoin urgent de se moderniser et de passer d’un fonctionnement en silos à un écosystème d’environnements interopérables qui communiquent entre eux. De nombreux efforts ont été faits ces dernières années en termes d’open data et c’est extrêmement positif, mais il est primordial de se concentrer désormais sur un accès aux connaissances simple, performant et sans barrières au sein-même de l’administration.

Des considérations éthiques à ne pas négliger

Le choix d’ouvrir l’accès aux décisions de justice au public ne peut être pensé indépendamment des considérations éthiques. En effet, de par leur nature confidentielle, leur publication pourrait porter atteinte à la vie privée des justiciables. Certes, les contentieux les plus sensibles (affaires familiales, affaires concernant les mineurs, hospitalisations, etc.) ne seront pas divulgués, néanmoins il convient d’être extrêmement prudent sur les données à filtrer. Il n’est pas exclu que certains acteurs privés puissent se servir des informations contenues dans les décisions de justice pour adopter des politiques tarifaires différentes pour certaines personnes physiques ou morales, par exemple. C’est pourquoi il est primordial de supprimer toute possibilité d’identification des individus de manière directe ou indirecte. S’il n’y a pas de débat à propos de l’anonymat des données nominatives (noms, adresses), les magistrats décideront au cas par cas quels sont les autres éléments susceptibles d’identifier un individu. Les modalités d’anonymisation doivent être claires, sans pour autant dénaturer ni vider les décisions de justice de sens. À l’heure actuelle, il reste difficile d’imaginer tous les usages qui pourraient découler de l’ouverture des décisions aux yeux de tous mais une chose est sûre : toutes les précautions doivent être prises afin de limiter les utilisations inappropriées.

La mise à disposition gratuite de l’ensemble des décisions de justice marque un véritable progrès par rapport à la situation actuelle, qui fait la part belle à un public niche, un “club” restreint. L’ouverture de ces données au plus grand nombre va permettre l’émergence de nouveaux acteurs innovants et plus proches des nouveaux besoins des professionnels et des citoyens. La date du décret d’application reste pour le moment inconnue, mais la grande majorité du corps judiciaire soutient ce projet open data. La seule crainte qui subsiste concerne le cadre, qui reste encore trop flou et généraliste à ce jour. Dans un monde numérique extrêmement mouvant, le législateur va certainement apprendre en marchant.

Les mutations sociétales bouleversent le travail

lun, 23/03/2020 - 16:23
Mutations de notre société

Nous assistons là à un changement de paradigme qui opère un mouvement des anciens vers les nouveaux modèles sociétaux et mentaux qui s’appuient sur de nouvelles conceptions du travail et de nouveaux besoins. De profondes mutations sociétales sont en cours : les collaborateurs ne se reconnaissent plus dans le modèle d’entreprise figé qu’on leur propose. Ils veulent plus de liberté, d’agilité, de flexibilité, de sécurité et de qualité dans ce qui leur est proposé. Le monde est en quête de sens. Ce phénomène a pour conséquence un accroissement profond du freelancing en France avec une augmentation du nombre d’indépendants. Une proximité directe avec le client, la liberté de s’organiser, une flexibilité dans son emploi du temps, ... ces composantes modifient en profondeur notre rapport au travail, en particulier pour des collaborateurs habitués à un environnement de bureau.

Émergence des nouveaux modèles de travail

Le travail est en pleine mutation. Il ne ressemble plus à celui d’hier, et entre le remplacement de l’humain par l’IA et la mort du salariat au profit du modèle "freelance", comme ce à quoi nous assistons depuis une dizaine d’années (+126% de freelance en 10 ans), nous peinons à dessiner ce qu’il sera réellement dans le futur. Mais les entreprises expérimentent un modèle plus collaboratif et humain.

Le boom du freelancing, de l’entreprenariat, du nomadisme, des tiers lieux ... marque un véritable tournant dans nos modèles de travail. Ces nouveaux modes de travail sont de plus en plus nombreux. Ils privilégient leur liberté d’action, et l’épanouissement personnel et la quête de sens sont très importantes.

Les principales qualités de ces travailleurs indépendants sont l’adaptabilité, la flexibilité et l’agilité ! Le progrès technique en constante évolution rend les compétences rapidement obsolètes. L’enjeu du travail de demain est donc de s’adapter et se former aux nouvelles compétences à venir.

Côté entreprises, l’adaptation est également un passage obligé. Les organisations devront donc composer avec ces collaborateurs d’un genre nouveau, ces profils atypiques, et apprendre à travailler avec et les gérer. De nouveaux modes de collaboration vont ainsi poindre. Par exemple le travail en remote, l’apparition de tiers lieux, d’espaces de coworking exigent de nouveaux usages. Le fait de n’être plus dans le même bureau, ni dans la même ville, altère les relations de travail et les échanges. Il faut donc repenser totalement la collaboration.

Mise en avant du collaboratif

Le travail collaboratif est un enjeu majeur pour les entreprises, notamment depuis que les équipes travaillent de plus en plus en remote et sont décentralisées. En effet, les modes de travail ont considérablement changé ces dernières années, amenant les équipes à travailler à distance (télétravail, coworking, flex-office ou encore remote...).

Au-delà d’être une tendance pour les organisations, la culture du collaboratif apparaît aujourd’hui comme une nécessité, jusqu’à devenir l’un des piliers de l’entreprise de demain. En effet, d’une part, il favorise le bien-être et est porteur de sens pour le collaborateur qui questionne sans cesse son rapport au travail. D’autre part, parce qu’il permet de partager les intelligences, il améliore la productivité, génère ainsi de l’innovation, pour répondre à des attentes business toujours plus exigeantes.

Nouveaux modèles mentaux et organisationnels

La transformation consiste à changer de modèle mental individuel et collectif. Les schémas mentaux des dirigeants et des cadres sont le premier obstacle au changement des organisations. En effet, lorsque nos modèles sociétaux changent, si les personnes qui constituent une organisation, et en premier les dirigeants et cadres de cette organisation, ne font pas évoluer au même moment leurs schémas mentaux, ils prennent ainsi des décisions fondées sur des hypothèses tronquées et bloquent les transformations nécessaires à la réussite de celle-ci. Il faut donc, en tout temps, que les cadres et dirigeants se questionnent, intègrent de nouvelles manières de travailler, s’ouvrent sur de nouvelles méthodes, pour intégrer au mieux les mutations de notre société et les transmettre ainsi au sein de leur structure.

Covid-19 : comment préparer son infrastructure IT au télétravail généralisé

lun, 23/03/2020 - 14:11

La France, comme de nombreux autres pays dans le monde, est entrée dans une phase de confinement pour protéger ses citoyens du coronavirus Covid-19. Au-delà des problèmes sanitaires, cette pandémie soulève des questions sur la manière de vivre et de travailler ensemble. Le gouvernement français demande ainsi aux salariés d’avoir recours au télétravail quand cela est possible, afin d’assurer la continuité de l’activité de leur entreprise. Mais comment créer les conditions techniques requises pour garantir le travail quotidien, la communication nécessaire et l’accès aux données essentielles à distance ?

Avant toutes considérations, il convient de constituer une équipe qui va conserver une vue d’ensemble de la situation actuelle dans l’entreprise, et qui va constituer la base de toutes les autres actions. Les étapes suivantes peuvent servir de guide pour préparer son infrastructure IT à la situation.

Etape 1 : quels sont les services critiques de l’entreprise ?

En premier lieu, il s’agit de considérer quels sont les services les plus importants pour le succès de l’entreprise. Cela variera d’une entreprise à une autre et il est donc vraiment difficile de généraliser. 

Pour un éditeur de logiciel par exemple, cela pourra être l’équipe support, car même dans une situation extrême, il est important de s’assurer qu’un support sans faille est garanti auprès des clients. Comme il est important de fournir un support interne aux différents services de l’entreprise.

Cela pourra aussi être l’équipe commerciale, qui doit pouvoir continuer à travailler sans restriction, afin de ne pas interrompre ses opérations. Prioriser les services qui doivent être opérationnels en étant compatibles avec le télétravail est primordial pour maintenir le cœur de métier.

Etape 2 : matériel et logiciel

Une fois les services définis, il convient de créer une liste de tous les collaborateurs qui les constituent et de vérifier qu’ils disposent d’un outil de travail mobile et les équipements nécessaires comme par exemple une webcam ou un casque audio. Pour chaque salarié, il s’agit donc de fournir un ordinateur portable ou de s’assurer qu’il est prêt à utiliser son équipement personnel.

Il est également nécessaire de déterminer les logiciels dont les collaborateurs auront besoin pour leurs tâches classiques et les applications de base à rendre disponibles pour leur permettre de travailler à domicile.

Par exemple, le service comptabilité est-il en mesure de gérer les virements bancaires et le service RH peut-il se charger des salaires ? Un équipement spécifique est-il nécessaire pour mener à bien ses opérations ?

Etape 3 : l’accès à distance

Une fois les services hiérarchisés et les applications nécessaires définies, il est alors temps de penser à l’infrastructure IT. Dans des circonstances normales, seulement certains collaborateurs ont probablement accès au système IT chez eux ou en déplacement. Mais que faire si presque tous ont besoin d’un accès à distance ? Mettre en place une ou plusieurs de ces solutions rendra cela possible :

  • DirectAccess,
  • Remote Access (Terminal Server),
  • Remote Access au poste de travail personnel,
  • VPN SSL.

Mais peu importe la façon dont les collaborateurs accèdent au réseau de l’entreprise depuis l’extérieur, une question passe avant toutes les autres : Est-ce que la bande passante du FAI de l’entreprise sera suffisante pour une telle situation ? Si des plaintes de collaborateurs ont déjà été reçues par le passé au sujet de la lenteur du réseau, voire de l’impossibilité d’y accéder depuis l’extérieur, la priorité est de se concentrer sur ce problème avant toute chose. 

Un outil de supervision pourra être utile de plusieurs façons pour garder un œil sur l’utilisation de la bande passante. Il est possible par exemple de déterminer rapidement si un poste client ou un serveur génère un trafic anormalement élevé et ainsi de réagir en conséquence. Cela permet aussi de déterminer facilement si une augmentation de la bande passante est nécessaire lorsque plus de collaborateurs que d’ordinaire ont soudainement besoin d’accéder au réseau depuis leur domicile.

Les droits d’accès sont également aussi importants qu’une bonne connexion stable, car quel est son intérêt si les collaborateurs n’ont pas l’autorisation d’y accéder ? Il faut donc veiller à posséder suffisamment de licences d’accès pour garantir l’augmentation des connexions.

Si le fournisseur d’accès Internet de l’entreprise fournit une bande passante suffisante et que les licences d’accès sont garanties, il est alors important de considérer les points supplémentaires suivants : 

  • Le firewall (passerelle) est-il correctement configuré (accessible de l’extérieur) et dimensionné de manière adéquate ?
  • Les switchs (backbone) et les switchs de jonction sont-ils correctement configurés ?
  • Tous les serveurs (Terminal Server, Direct Access Server…) requis dans ce contexte sont-ils suffisamment dimensionnés ?
  • L’authentification multifacteurs (MFA) est-elle nécessaire ? Si oui, tous les collaborateurs y sont-ils inscrits ?
  • Certains employés ont-ils un besoin urgent d’une connexion VPN parce qu’une application ne peut pas être exécutée ou accessible via Direct Access, comme de la VoIP ou encore un serveur de fichiers ?
  • Y a-t-il un risque général de surcharge dû à un accès accru (matériel comme logiciel ?)
Etape 4 : effectuer des tests

L’idéal est d’effectuer un essai avant de se retrouver dans l’urgence, afin d’identifier les points faibles et de pouvoir les corriger à temps. De cette façon, on peut déterminer si les fondamentaux d’une opération générale de télétravail d’une entreprise peuvent être assurés. Cela permet aussi d’ajuster le dimensionnement de l’infrastructure IT et ainsi d’anticiper un tel scénario de manière plus sereine.

La situation actuelle peut submerger de nombreuses entreprises en présentant de nombreux défis et montre combien il peut être important de superviser une infrastructure IT.

L'architecture en microservices, pour un développement rapide et fluide

lun, 23/03/2020 - 13:55

Dans le domaine informatique, Marc Andreessen l’avait prédit en 2011 lors de la publication de son très célèbre article du Wall Street Journal  "Pourquoi le logiciel dévore le monde" -  "Nous sommes à l’aube d’un bouleversement massif et vaste, dans lequel les sociétés logicielles sont destinées à prendre le contrôle de larges pans de l’économie".

Pour espérer prospérer, l’innovation doit être au cœur des entreprises, quel que soit le secteur. Et en matière d’IT, les équipes informatiques font encore face à des systèmes historiques lourds, souvent considérés comme complexes et manquant cruellement d’agilité. Confrontées à ces problématiques, les entreprises n’ont d’autres choix que de se tourner vers de nouvelles infrastructures.

Pour relever ces défis liés à l’agilité des services, le coût de l’infrastructure technique, du développement et la maintenance, de grands acteurs tels Amazon, Google, Facebook, Twitter, Netflix, se tournent désormais vers des architectures basées sur les microservices, plus adaptés pour les applications complexes, et utiles à long terme.

L’avantage des microservices est – paradoxalement - leur périmètre fonctionnel réduit : ils peuvent ainsi être testés de manière exhaustive et automatique de manière efficace, sans commune mesure avec ce qui est possible pour une application monolithique énorme. Également, ils peuvent être déployés de manière indépendante. Le facteur psychologique de crainte associé à leurs déploiements se réduit alors drastiquement de même que la procrastination qui en résulte : en mettant à jour un petit microservice, on ne risque que de petits dommages ! Les discussions sans fin autour du risque associé aux bugs résiduels sont alors quasi-inexistantes, et encore diminuées par l’utilisation des meilleures techniques DevOps (déploiements Canari ou A/B). Déployer de nouvelles versions devient alors BAU ("Business As Usual") et surtout vecteur de succès pour l’entreprise !

Fondées sur les succès indéniables de ces leaders mondiaux, les solutions de modernisation du mainframe incitent à une transformation incrémentale de l’architecture des applications historiques vers une nuée de microservices indépendants selon l’approche suivante.

  • Les composants de l’application sont tout d’abord ré-hébergés en l’état (= dans leur forme binaire mainframe initiale) sur un mainframe piloté par logiciel (SDM – Software Defined Mainframe), lui-même sur Linux. Cette étape est accomplie sans risques majeurs grâce aux avantages de l’approche binaire.
  • Ces composant sont ensuite analysés par des outils permettant d’obtenir un graphe exhaustif des dépendances appelant-appelé entre ceux-ci.
  • Un sous-arbre est extrait de ce graphe pour chaque programme (au sens large), point d’entrée d’un traitement batch ou transactionnel.
  • L’ensemble des nœuds de cet arbre, soit tous les programmes potentiellement appelés durant le traitement, peuvent alors être packagés dans leur forme binaire mainframe originale avec les composants idoines du SDM pour constituer une image de container Docker qui embarque tous les composants du microservice ainsi défini. Cette image Docker peut alors être exécutée sur tout cluster Kubernetes tel que défini par le client.

Il est important de noter que cette restructuration peut être réalisée sans changement ni recompilation des programmes mainframe. Le monolithe historique est ainsi remplacé par une myriade de containers Docker orchestrée par Kubernetes de manière idoine, représentant chacun seulement un processus unitaire de l’application complète.

Dès cet instant, chaque microservice peut suivre son propre chemin d’évolution, à sa propre vitesse, en large indépendance par rapport à ses pairs.  Les besoins d’innovations liés au changement du métier de l’entreprise peuvent alors être assouvis beaucoup plus rapidement.

Bien sûr, ces containers Docker ne sont pas indépendants entre eux au niveau des données : ils doivent partager en temps réel des données (bases relationnelles, file d’attente de messages, verrous logiques, etc.) pour fournir les mêmes résultats qu’auparavant. Ce partage est rendu possible par la mise à disposition des mécanismes de partage de ressources similaires à ceux existant sur le mainframe.

Enfin, cette approche par microservices doit être outillée de manière idoine : elle génère de la souplesse et de l’agilité mais sur la base d’une gestion millimétrique (donc automatisée) de la constellation d’images Docker nécessaires au fonctionnement de l’application dans sa nouvelle forme granulaire. En effet, le monolithe basé sur un contenant unique est remplacé par une myriade de containers indépendants qui doivent chacun être mis à jour par les programmes applicatifs nécessaires à leur fonctionnement quand l’application évolue.

Cette nouvelle plateforme DevOps doit être assortie de briques techniques qui peuvent être intégrées avec les composants standards d’un cluster distribué (Kubernetes pour l’orchestration des containers, registre des images Docker pour la gestion de leurs versions, etc.) afin d’en permettre une exploitation efficace à long terme.

A l’époque où “le logiciel dévore le monde”, pour que les applications mainframe se voient offrir un siège au banquet, il faut opter pour la voie de la modernisation. Les containers et les microservices ouvrent la voie royale pour atteindre cette modernité et surtout de cette agilité devenue essentielle.

Mais, la même agilité informatique ne surgira pas brutalement et sans effort pour les sociétés historiquement en place sur leur marché : elle est le fruit de la mise en place d’une architecture informatique sous-jacente, méticuleusement conçue et implémentée, de laquelle résulte cette agilité logicielle extrême. Toutes les sociétés précédemment citées s’appuient sur une conception très similaire de leur système de base : une myriade de containers logiciels hébergeant indépendamment, à travers des microservices, les divers composants de leur application. Ces microservices collaborent étroitement pour rendre le service global attendu par le client. "Diviser pour mieux régner" est clairement la stratégie gagnante de ces leaders.

Open source : la révolution dont les entreprises ont besoin

lun, 23/03/2020 - 13:37

Les entreprises de toutes tailles utilisent aujourd’hui des dizaines si ce n’est des centaines de logiciels pour gérer leur activité. Souvent ces logiciels sont au cœur même de leur propre métier, ainsi que de leur différenciation. Cependant, leur intégration et leur maintenance sont un processus coûteux, chronophage et excessivement complexe. À cet égard, la technologie open source offre une solution sûre, caractérisée par des correctifs plus rapides, des coûts moindres, des bugs moins nombreux et des mises à jour maîtrisées.

Les débuts de l'open source

Les premiers logiciels open source remontent aux années 1950, alors que le terme n’existait pas encore. À l’époque, ces logiciels étaient disponibles à tous car les entreprises faisaient reposer leur activité sur la vente de matériel. Or ces entreprises ont rapidement fermé leurs logiciels pour en faire des éléments de propriété intellectuelle.

Dans les années 1990 et 2000, les développeurs à travers le monde ont initié une révolution technologique en collaborant et créant des logiciels open source, accessibles universellement et gratuitement. Grâce à cela, ils ont pu coopérer, en dehors de leur propre entreprise, avec d’autres ayant le même état d’esprit. Ils ont révolutionné le secteur des technologies, mus par une foi démocratique dans des logiciels libres et gratuits pour tous. Ils souhaitaient que tous bénéficient de chances égales d’inventer des technologies, sans que cette possibilité soit réservée aux grandes entreprises ayant les moyens d’investir dans le développement. En dépit de la résistance de poids lourds tels que Microsoft et de nombreux autres, ce mouvement s’est amplifié.

Dans le même temps, d'autres acteurs ont pu stabiliser les solutions open source pour les entreprises, les aidant à développer et déployer des logiciels open source en ayant toute confiance dans leur sécurité. Depuis lors, des millions de développeurs ont créé des centaines de milliers d’applications à partir de technologies open source. Les logiciels open source ont proliféré à un rythme qu’aucune grande entreprise n’aurait pu atteindre à elle seule. De fait, ces technologies servent aujourd’hui à faire fonctionner Internet, des supercalculateurs, des appareils mobiles ainsi qu’une bonne partie des applications et équipements informatiques de la planète.

Les équipes informatiques et produits n’ont plus besoin de dédier du temps à l'apprentissage de l’utilisation et de la maintenance de logiciels sans aucune garantie que ceux-ci fonctionneront ou existeront encore quand elles en auront besoin. Il leur suffit d’exploiter les solutions open source spécialement conçues pour leur entreprise.

Dans le monde entier, les communautés open source ne cessent d’innover quotidiennement. Les entreprises peuvent dorénavant bénéficier d’un environnement de travail plus stable, économiser des millions et raccourcir leurs cycles de développement en réutilisant les applications disponibles et en s’appuyant sur des standards de référence. Elles ne perdent plus de temps ou d’argent à réinventer encore et toujours les mêmes fonctionnalités.

Faciliter la transformation numérique

Grâce à la disponibilité de la plupart des fonctions logicielles fondamentales dans des solutions open source, les entreprises technologiques ont pu concentrer leurs efforts sur la création de produits innovants et sur la résolution d’un nombre croissant de problèmes. Cette "transformation numérique" a permis aux entreprises de gagner en agilité, d’accélérer leur croissance, de développer leur activité et de s’étendre plus rapidement sur de nouveaux marchés.

De fait, en cette ère de transformation numérique, les prévisions des modèles économiques de nombreuses entreprises sont établies d’après leur capacité à mettre en œuvre les technologies open source. Ces dernières apportent de la facilité et de la flexibilité pour l’intégration de plateformes et la création de nouveaux produits qui ne seraient pas possibles autrement. 

La collaboration, atout maître de l’open source

La collaboration a été déterminante pour le succès de l’open source et son adoption par les entreprises. Pour faciliter l’alignement des stratégies, la communauté open source a créé une centaine de fondations, comme la Linux Foundation, la Cloud Native Computing Foundation ou encore l'Apache Foundation, qui promeuvent en toute neutralité le calendrier de sortie des projets open source. Ces fondations peuvent compter plus de 100 00 membres et parrainent des entreprises allant du statut de start-up à celui de société Fortune 100, ainsi que des laboratoires de recherche et des administrations. Non seulement elles organisent le développement du code mais elles favorisent aussi la collaboration entre les consommateurs de technologies. Leur multiplication ces dernières années a contribué à accélérer l’innovation. En outre, pour veiller à ce que cette collaboration demeure fidèle à l’esprit de l’open source, chaque fondation exige qu’aucune entreprise ne pilote un projet toute seule et que chaque projet comporte une boucle de rétroaction.

Aujourd’hui, les logiciels open source ne répondent pas qu’à des besoins limités : nous observons en effet bon nombre de collaborations de grande ampleur. C’est ainsi que des opérateurs de télécommunications tels qu'AT&T, Swisscom et Deutsche Telekom ont coopéré avec la Fondation Linux pour mettre à profit l’innovation open source au service de leurs propres besoins et pour la création et le déploiement de réseaux. L’open source s'est révélée être un modèle de développement technique et commercial si efficace que cette méthodologie est adoptée dans de nombreux autres secteurs, parmi lesquels l'industrie, les services et l’éducation.

Actuellement, l'innovation open source est appliquée à différents domaines, comme le développement des véhicules autonomes, grâce à la collecte des données sur les interactions critiques qui se produisent chaque seconde dans les véhicules, dans le but d'améliorer la sécurité de leur fonctionnement. Ou encore les prévisions météorologiques et l'établissement de modèles climatiques très précis grâce à des milliers de capteurs statiques disséminés sur un territoire, qui permettent de fournir aux pouvoirs publics, aux premiers secours et aux opérateurs de réseaux d'énergie et de transport de précieuses alertes sur l'arrivée de conditions extrêmes et par extension de sauver des vies.

La croissance des communautés open source est comparable à un effet boule de neige : plus les développeurs et les entreprises créent de solutions open source, plus l’open source leur est bénéfique, en cela qu'elle accélère les rythmes de l’innovation, et donc de la transformation et du changement.

Chronique du virus : les entrepreneurs face à la pandémie

lun, 23/03/2020 - 13:17

La France entière tourne au ralenti. Recul des marchés boursiers, annulation des salons, commandes, déplacements… Malgré les mesures annoncées par le gouvernement (jugées insuffisantes par certains) les entrepreneurs se serrent les coudes, et la ceinture ! Sur les réseaux sociaux et au sein des groupes d'entrepreneurs de nombreuses initiatives d’entraide se créent.

L’économie mise à mal 

Comme en témoignait ce matin Pascal Lorne dans un article “Après l'allocution d'Emmanuel Macron, ma société Gojob a perdu deux tiers de son activité dans la journée”, les retombées économiques sont lourdes et directes pour la majorité des entreprises.

Quand certaines structures peuvent s’adonner au télétravail, ce n’est tout simplement pas possible pour d’autres. Restaurants, bars et cafés se voient obligés de fermer rideau, d’autres moins soucieux du confinement imposé s’organisent en toute clandestinité.

Petit rappel pour les contrevenants, les mesures se durcissent, l’amende forfaitaire est désormais de 135 euros et de 375 euros pour l’amende forfaitaire majorée (non paiement, réitération des faits…) l'exécutif pense même à durcir les sanctions prises à l’encontre des contrevenants avec une éventuelle comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. Face au non respect des consignes sanitaires, la Seine-Saint-Denis comptait ce matin une quinzaine de gardés à vue, pour “mise en danger de la vie d’autrui”, passible de 15 000 euros d’amende, et d’un an de prison. Il est également à noter qu'un homme a été placé en garde à vue dans le Pas-de-Calais, à Bruay-la-Buissière, pour "mise en danger d'autrui par violation délibérée des mesures destinées à prévenir et limiter les conséquences des menaces sanitaires sur la santé".

Conséquence directe du virus et des mesures drastiques mises en place, l’exécutif table désormais sur un déficit de 3,9% du PIB à la fin de l’année. Avec une  légère remontée de l’indice boursier du CAC40 de -5,52% ce vendredi aux alentours de midi, la situation se ressent directement sur le marché. Même pour ce qui est des cryptomonnaies, monnaies totalement digitales issues de la blockchain, le bitcoin -plus célèbre et onéreuse des cryptomonnaies - subit violemment l’atmosphère ambiante avec une dégringolade de 47,04% sur les 30 derniers jours.

Malgré l’atmosphère ambiante, de nombreuses entreprises et indépendants en profitent pour peaufiner leur stratégie et travailler tout ce qu’ils n’ont habituellement pas le temps de faire, tout en préparant la reprise économique, attendue avec impatience par tous. Le Français, dans sa majorité du moins, fait une fois de plus preuve d’une résilience exemplaire face aux événements.

Le gouvernement prend des mesures inédites 

Face à la crise, le gouvernement se veut rassurant et annonce la création d’un fond de solidarité d’un montant de 2 milliards d’euros, permettant aux TPE et indépendants de bénéficier d’une indemnité d’un montant de 1 500 euros, sous conditions. 

Cette indemnité supplémentaire s’ajoute aux nombreuses autres mesures prises afin d’amortir le choc économique (report des charges fiscales, sociales…). Malgré les mesures annoncées, les entrepreneurs, moins couverts que les salariés et non éligibles au chômage partiel, l’inquiétude grandit.

Le gouvernement se veut rassurant : pas de pénurie alimentaire !

Comme le martèlent quotidiennement nos ministres face à la ruée des Français vers les grandes surfaces, notre pays traverse une crise sanitaire et non alimentaire. “La garantie d'approvisionnement sera assurée, indique Bruno Le Maire. Ce qui s'est passé hier, on s'y attendait, c'est sans surprise”. L’activité étant maintenue dans le secteurs primordiaux de l’agro-alimentaire, aucune pénurie n’est à prévoir pour les prochains mois.

Cependant, face à la réaction de certains Français, Bruno Le Maire, ministre de l’économie appelle au calme : 

“J’appelle les Français à faire preuve de responsabilité et à ne pas se précipiter dans les grandes surfaces ou les commerces de proximité. Continuez à faire vos courses de produits alimentaires et de première nécessité comme avant”.

Olivier Véran prévient “ le confinement durera autant de temps qu’il le faudra”

Si l’annonce n’est toutefois pas encore officielle, c’est déjà une certitude pur l’ensemble du corps médical. Une prolongation du confinement sera nécessaire en France, afin d’endiguer au mieux l’épidémie de coronavirus

Dans les colonnes du Figaro, celui-ci reconnaît : "Le confinement durera autant qu’il faudra. (...) La situation va d’abord se dégrader, avant de s’améliorer: dans un premier temps l’épidémie va continuer à progresser, car les malades qui décèdent aujourd’hui ont été contaminés avant le confinement. C’est quelque chose d’attendu", souligne-t-il.” Dans la nuit de jeudi à vendredi, le sénat a donné son feu vert au projet de loi, permettant l’instauration d’un état d’urgence sanitaire, permettant, outre le report des élections, de nouvelles mesures de soutien aux entreprises.

Face à la crise sanitaire, les entrepreneurs se serrent les coudes 

Au même titre qu’en Italie, où des ingénieurs, designers et autres professionnels s’allient pour fabriquer, via impression 3D des respirateurs pour les hôpitaux en manquant, les initiatives de solidarité se multiplient en France. Les auto-entrepreneurs et patrons, en plein cœur de la tempête font preuve d’une solidarité et d’une résilience exceptionnelle, plus que bienvenue en ce moment !

Alors que de nombreuses institutions, médias et musées mettent gratuitement leurs service à disposition des Français pour les aider à s’occuper, et à occuper leurs enfants durant le confinement ; de nombreux auto-entrepreneurs du digital se rassemblent pour faire face ensemble à la crise. Rendu possible par les nouvelles technologies de communication,  le télétravail est adopté, avec plus ou moins de facilité par de nombreuses entreprises.

Peut-être un changement à venir sur la perception du télétravail en France ?

Partout, de nombreuses initiatives solidaires fleurissent, comme celle de la ville de Gisors, en Normandie, qui a mis en place un système de livraison de produits de première nécessité, à l’intention des personnes âgées, ou en situation de handicap. Il en est de même au sein des start-up edtech (entreprise spécialisée dans l’éducation en ligne), de nombreuses entreprises mettent gracieusement à disposition leurs systèmes de classes virtuelles afin de permettre une continuité dans le système éducatif de nos enfants (à leur plus grand désespoir).

Cependant, c’est au sein des réseaux d’entrepreneurs et pépinières digitales que les réactions sont les plus rapides : création de collectifs d’auto-entrepreneurs, mise en place de bureaux et d’espaces de co-working en ligne, création de sites Internet pour permettre à des petits commerçants alimentaires de continuer leur activité…

Les prestataires de service subissent des dégâts collatéraux 

Retombée indirecte du virus, les prestataires de service web que l’on aurait pensé épargnés par les retombées économiques subissent eux aussi une baisse d’activité notable, parfois totale (agence événementielles, spécialisées dans le tourisme...). Travaillant en lien direct avec de nombreux secteurs d’activité, ceux-ci prennent également de plein fouet les annulations de commande et d'événements, bien que pour certains secteurs d’activité, la demande soit en constante augmentation (plateformes de streaming, sites de formations en ligne…).

Situation paradoxale pour les cabinets de recrutement 

Bien que les agences d'intérim classiques voient leur activité très sérieusement affectée, voire suspendue par les événements actuels, du côté des cabinets de recrutement numériques, la situation est totalement paradoxale. Même si certains comptes clients sont gelés par l’actualité, particulièrement dans les secteurs du tourisme et de la restauration, d’autres secteurs d’activité comme la distribution, le funéraire, les éditeurs de logiciels et bien d’autres, se trouvent en situation “d’hyper-urgence” en terme de recrutement, faisant face à une demande accrue.

Nous avons posé la question suivante à Hervé Bourdon, recruteur chez Digirocks, cabinet de recrutement spécialisé dans les métiers du numérique (hors développement) :

Comment vous adaptez-vous à la situation actuelle ? Celui-ci nous répond : “Pour chacun des recruteurs Digirocks, on ne s’adapte pas, on attend la fin de la vague en soignant le service, en mode “urgence” pour les clients qui continuent le recrutement et en mode préparation pour la reprise”

Vous l’aurez compris, pour la majorité des cabinets de recrutement la situation est tendue. Ceux-ci continuent à faire face afin que les entreprises en ayant besoin puissent continuer leurs processus de recrutement afin de faire face à la demande émergente.

Contre mauvaise fortune, bon cœur 

C’est ce que se disent de nombreux prestataires de services web et coachs, allant jusqu’à offrir leurs services aux entreprises en ayant besoin en ce moment.

Interrogé par un de nos correspondants en région Sud, Samuel, consultant en stratégie marketing et en charge du marketing chez National Clôture, revendeur de clôture et matériaux de jardin, nous confie : “J'ai déjà dû tempérer des clients qui étaient prêts à investir beaucoup d’argent en publicité en ligne pour "limiter les dégâts"... Même au niveau de la publicité en ligne, les résultats sont instables : les comportements d’achat changent, les gens sont déjà agacés par le confinement. 

Résultat, les requêtes informationnelles explosent et les algorithmes publicitaires ont du mal à effectuer les "match”. Donc si ça vous passe par la tête, demandez conseil avant d'agir, sinon vous n'allez que continuer à creuser. "Chez National Clôture nous avons vite mis en place des mesures face au virus afin d’assurer la santé des collaborateurs, mais aussi de l’entreprise. "

En effet, même Google n’est pas insensible à ce virus. 

Premier symptôme : 

Les requêtes autour du coronavirus en France totalisent  déjà plus de 47 millions de requêtes sur Google.

Face à la situation actuelle tous les sons de cloche sont les mêmes : faire contre mauvaise fortune bon cour et se serrer les coudes. Attendre que la tempête passe en limitant les dégâts, et préparer la reprise de plus belle ! Si tout le monde respecte scrupuleusement les mesures de confinement et limite ses déplacements au strict minimum, en respectant les mesures barrières préconisées, l’épidémie sera rapidement endiguée, assure le gouvernement.

Face au Covid-19, comment déployer une digital workplace en urgence ?

lun, 23/03/2020 - 12:01

C'est une véritable déferlante. Avec la montée en puissance des mesures de confinement, certaines applications de collaboration sont littéralement prises d'assaut par les professionnels basculant en télétravail. C'est notamment le cas de la messagerie d'équipe Microsoft Teams qui revendique 12 millions d'utilisateurs quotidiens en plus entre le 11 et le 18 mars. Du jamais vu. Son concurrent Slack a enregistré, lui, pas moins de 7 000 nouveaux comptes clients entre le 1er février et le 18 mars 2020, comparé à 5 000 au trimestre précédent. Quant à l'outil de visioconférence Zoom, déjà populaire, il n'a pas publié ses tout derniers chiffres. Mais sur janvier et février 2020, son volume d'utilisateurs mensuels progressait déjà de 2,22 millions, contre une hausse de 1,99 million sur l'ensemble de 2019. Ces trois mastodontes sont l'arbre qui cache la forêt d'un marché du collaboratif qui compte des dizaines d'autres technologies pouvant se révéler tout aussi pertinentes. Confrontées à la nécessité de maximiser le travail à distance face au Covid-19, les entreprises doivent aller au plus vite pour déployer ces offres de digital workplace auprès de leurs salariés. Pour répondre à l'urgence, plusieurs stratégies sont possibles.

Déployer des accès sécurisés

Première stratégie pour assurer le passage en douceur au télétravail : ouvrir des accès à distance aux stations de travail basées en interne, à leurs applications installées (logiciels, ERP, CRM…) ainsi qu'aux serveurs de fichiers départementaux associés. Une approche qui nécessite ordinateur portable et connexion sécurisée. Problème : les salariés étant encore globalement peu nombreux à disposer de tels équipements, les DSI peuvent être vite débordés, en particulier dans les grandes entreprises. D'autant que le réseau privé virtuel devra être correctement configuré et monitoré pour éviter les intrusions (lire l'article VPN et télétravail : la faille des entreprises face au coronavirus ?).

"C'est l'occasion pour le Cac 40 de booster les usages d'Office 365 ou G suite"

"Le VPN est une solution lourde à déployer qui n'est pas élastique", prévient Arnaud Rayrole, directeur général de Lecko, pure player français du conseil en digital workplace. Pour sécuriser une telle infrastructure mieux vaudra la fédérer en un point unique pour minimiser la surface d'attaque potentielle. Pour encaisser les connexions de centaines voire de milliers de salariés simultanément, elle devra être en outre correctement dimensionnée en capacités informatiques et réseau. Un vrai chantier pour la DSI, qui peut demander plusieurs jours.

"En attendant, les salariés se tourneront vers des applications web alternatives pour communiquer et travailler au risque de ne pas respecter les consignes de sécurité. Dans ce contexte, l'entreprise doit faire preuve de souplesse et accompagner ses troupes", recommande Arnaud Rayrole.

Accélérer les déploiements

Avant la crise, certaines sociétés avaient déjà amorcé la mise en œuvre de digital workplace en s'appuyant par exemple sur Office 365 ou G Suite. La bascule de leurs employés en télétravail peut être l'occasion de booster les usages autour de ces plateformes. "Certains de nos clients, y compris dans le Cac 40, prennent cette voie. Ils accélèrent en ce moment même les déploiements amorcés sur ce terrain à toute l'entreprise", témoigne Bastien Le Lann, directeur de Lecko en charge du pôle Etudes. "D'autres accordent plutôt la priorité à des populations clé pour des impératifs de sécurité. C'est le cas d'un de nos clients dans l'énergie qui est en train de déployer Microsoft Teams au niveau du comité de direction pour gérer la crise et assurer la coordination."

Certains acteurs, type OIV (opérateurs d'importance vitale), font face à des contraintes de sécurité telles qu'ils sont amenés à brider certaines fonctionnalités de leurs outils collaboratifs, voire même à bloquer ces derniers au profit de leurs systèmes d'information critiques, vitaux pour le pays. "Compte tenu de la crise actuelle, leurs collaborateurs devraient pouvoir a minima accéder à leurs mails de manière fluide et à un environnement de réunion à distance", conseille Bastien Le Lann.

Compléter l'existant

Si le VPN demeure un point de blocage, la problématique sera d'autant plus délicate en l'absence d'applications collaboratives en mode SaaS. "Chez un autre de nos clients, acteur européen de l'aérospatial, les télétravailleurs ne sont pas tous dotés d'une connexion VPN. Dans le même temps, il leur est formellement interdit d'aller puiser des logiciels sur Internet sans passer par la DSI. Bien conscient de cette règle, les salariés pèsent le pour et le contre en toute responsabilité. Est-ce grave de recourir à Gmail pour envoyer un document, d'utiliser FaceTime ou WhatsApp pour les réunions ? etc.", explique Bastien Le Lann. Une situation à laquelle sont actuellement confrontées nombre d'entreprises constate-t-on chez Lecko. "A l'heure du confinement des employés à domicile, les DSI apprennent à être plus tolérants vis-à-vis de ces tendances au shadow IT", constate Bastien Le Lann.

Dans un tel contexte, la stratégie idéale est de passer à une forme de shadow IT structurée et acceptée par la DSI. Une démarche qui doit permettre aux équipes de télétravailleurs de mettre œuvre et de s'approprier dans l'urgence les applications de collaboration adaptées à la situation.

Teams et Slack

Reste à savoir vers quelles briques de digital workplace se tourner ? "Il faut bien comprendre que le confinement vécu actuellement ne renvoie pas à du télétravail traditionnel avec quelques collaborateurs à distance. Il s'agit d'un mode de fonctionnement distribué de l'entreprise avec de ses équipes entières qui ne peuvent plus se voir physiquement. C'est complément différent. Il s'agit d'une approche dont les managers n'ont pas l'habitude et qui change profondément la manière de travailler, de piloter. Du coup, elle implique aussi un outillage particulier", insiste Arnaud Rayrole.  

"La méthode kanban est une approche de gestion d'activités simple et pratico-pratique, adaptée à une situation de crise"

D'où la montée en force de services de visioconférence comme Zoom pour les réunions à distance, et des messageries d'équipe Teams ou Slack pour gérer au quotidien les tâches des employés. "Au sein des grandes entreprises, beaucoup de salariés disposaient déjà de licences Office 365 sans pour autant recourir à Teams (qui est inclus dans la suite de Microsoft, ndlr)", reconnait-on chez Lecko. D'après le dernier benchmark de la digital workplace publié par le cabinet en janvier dernier, seul 7% de l'effectif des sociétés de plus de 5 000 salariés basées en France utilisait jusqu'alors des solutions de collaboration qualifiées d'avancées comme Teams et Slack, ou encore Trello pour la gestion de projet.

La crise du coronavirus a donc eu pour effet de pousser ces employés vers ces nouveaux usages, et notamment les utilisateurs d'Office 365 vers la brique Teams.

Une pincé d'agilité

Mais la messagerie collaborative et ses espaces de discussion par canaux d'activité ne résolvent pas tout. Pour manager les membres d'une équipe dispersés physiquement, les outils de gestion de projets kanban complètent l'édifice. "La méthode agile kanban est une approche simple et pratico-pratique taillée pour piloter, planifier, orchestrer le suivi à distance des projets mais aussi des activités business et du run : gestion commercial, politique de prix... Le tout dans un monde incertain, comme nous le vivons en ce moment, où les moyens d'atteindre les objectifs ne sont pas forcément connus à l'avance", estime Arnaud Rayrole. "Itération par itération, le flux kanban permet de réajuster la feuille de route et de réaligner les ressources au fur et à mesure."

Dernière application de la digital workplace chaudement conseillée face au travail distribué : le réseau social d'entreprise. A l'heure où des pans entiers de l'entreprise sont confinés à domicile, il permet aux salariés de rester connectés à l'organisation, de faire jouer les synergie en bénéficiant de communautés de pratiques transverses, en termes métier, de compétences... "Maintenir le lien social avec l'entreprise est fondamental pour le télétravailleur. Le réseau social d'entreprise est évidemment la solution pour répondre à ces besoins", confirme Bastien Le Lann. Et Arnaud Rayrole de conclure : "L'échange de masse permis par cet outil est capital en ce moment pour créer de la solidarité et de l'engagement dans les moyennes et grandes entreprises confrontées à l'éclatement géographique."

Attestation de sortie : téléchargez l'attestation de déplacement

lun, 23/03/2020 - 12:00

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[Mise à jour du dimanche 22 mars 2020 à 12h12] Depuis la mise en place du confinement en France ce mardi 17 mars 2020 à 12h, une attestation de déplacement est obligatoire pour les sorties autorisées. Le ministère de l'Intérieur rappelle que seules les attestations officielles (disponibles ici en téléchargement) sont valables, et au format papier. Exit, donc les générateurs d'attestations sur mobile qui proposent des attestations numériques et en peuvent en profiter, par la même occasion, pour collecter les données personnelles des utilisateurs, comme l'a rappelé la Cnil. Le ministère de l'Intérieur exhorte également à produire une nouvelle attestation pour chaque sortie. Donc à ne pas remplir son formulaire au crayon de papier en vue de le réutiliser. A noter que le décret n° 2020-279 du 19 mars 2020, modifiant le décret n° 2020-260 du 16 mars 2020, ajoute trois raisons valables de déplacement à la liste des sorties déjà autorisées. Dans les faits, ces motifs ne concerneront qu'une minorité de personnes : déplacement pour se présenter aux services de police ou de gendarmerie nationales ou à tout autre service ou professionnel lorsque cela est imposé par l'autorité de police administrative ou l'autorité judiciaire ; déplacement pour une convocation émanant d'une juridiction administrative ou de l'autorité judiciaire ; déplacement pour participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative et dans les conditions qu'elle précise. Le modèle d'attestation de déplacement n'a donc pas été mis à jour par le ministère de l'Intérieur et c'est toujours celui qu'a mis en ligne le ministère de l'Intérieur au lendemain de l'annonce du confinement par le président de la République, qu'il convient de télécharger, d'imprimer puis de remplir ou, faute d'imprimante, de recopier à la main sur papier libre.

Un pas de plus a été franchi. Ce lundi 16 mars 2020, le président de la République a pris la parole pour annoncer de nouvelles mesures destinées à réduire les contacts et déplacements en France à compter du mardi 17 mars 2020 à 12h00 et ce pour une durée de quinze jours minimum. L'heure est donc au confinement total, sauf exceptions pour :

  • Les déplacements entre le domicile et le lieu de travail lorsque le télétravail n'est pas possible
  • Les déplacements professionnels lorsque ceux-ci ne peuvent être reportés
  • Les déplacements liés aux achats de première nécessité dans des commerces autorisés
  • Les déplacements pour raison de santé
  • Les déplacements pour raison familiale, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants
  • La pratique d'activité physique à titre individuel, à proximité du domicile
  • Les déplacements à proximité du domicile, à titre individuel là encore, liés aux besoins des animaux de compagnie
  • Les déplacements pour se présenter aux services de police ou de gendarmerie nationales ou à tout autre service ou professionnel lorsque cela est imposé par l'autorité de police administrative ou l'autorité judiciaire
  • Les déplacements pour une convocation émanant d'une juridiction administrative ou de l'autorité judiciaire
  • Les déplacements pour participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative et dans les conditions qu'elle précise.

Des dérogations sont donc autorisés pour les motifs de déplacement ci-dessus, à condition de remplir l'attestation ci-dessous (différente de l'attestation sur l'honneur à remplir pour demander un arrêt de travail indemnisé pour garde d'enfants). Soit directement, avant de l'imprimer, soit à la main, sur papier libre. A noter qu'en cas d'infraction à ces règles de déplacement, une amende allant de 135 euros à 375 euros en cas de majoration sera appliquée aux contrevenants.

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ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE

En application de l'article 1er du décret du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19 :

Je soussigné(e)

Mme / M. Né(e) le :

Demeurant :

 

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certifie que mon déplacement est lié au motif suivant (cocher la case) autorisé par l'article 1er du décret du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19 et du décret du 19 mars 2020 :

déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle, lorsqu'ils sont indispensables à l'exercice d'activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail (sur justificatif permanent) ou déplacements professionnels ne pouvant être différés ;

déplacements pour effectuer des achats de première nécessité dans des établissements autorisés (liste sur gouvernement.fr) ;

déplacements pour motif de santé ;

déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables ou la garde d'enfants ;

déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective, et aux besoins des animaux de compagnie.

Fait à ................................., le......../ /2020

(signature)

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Justificatif de déplacement professionnel : téléchargez le formulaire

lun, 23/03/2020 - 11:59

Un dispositif de confinement a été instauré sur l'ensemble du territoire français à compter du mardi 17 mars à 12h00. Pendant sa durée, les déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle (y compris du domicile au lieu de travail) nécessitent un justificatif de déplacement. Ce formulaire est à remplir et à avoir sur soi pour tous ses déplacements professionnels. 

Pour les salariés, le justificatif de déplacement professionnel suffit : pas besoin de l'attestation dérogatoire en complément. Les travailleurs non salariés, pour lesquels ce justificatif ne peut être établi, doivent quant à eux se munir de l'attestation de déplacement disponible. Le justificatif de déplacement professionnel, qui doit être signé par l'employeur avec le cachet de l'entreprise, est valable pour la durée du confinement.

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JUSTIFICATIF DE DÉPLACEMENT PROFESSIONNEL

En application de l'article 1er du décret du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19 :

Je soussigné(e),
Nom prénom de l'employeur : 
Fonctions : 

certifie que les déplacements de la personne ci-après, entre son domicile et son lieu d'activité professionnelle, ne peuvent être différés ou sont indispensables à l'exercice d'activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail (au sens du 1er du 2e alinéa de l'article 1er du décret du 16 mars 2020 portant règlementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19) :
Nom :

Prénom :

Date de naissance :

Adresse du domicile :

Nature de l'activité professionnelle :

Lieux d'exercice de l'activité professionnelle :

Moyen de déplacement :

Durée de validité :
Nom et cachet l'employeur :
Fait à :
Le :

Ce document, établi par l'employeur, est suffisant pour justifier les déplacements professionnels d'un salarié, qu'il s'agisse: 
•    du trajet habituel entre le domicile et le lieu de travail du salarié ou des déplacements entre les différents lieux de travail lorsque la nature de ses fonctions l'exige ; 
•    des déplacements de nature professionnelle qui ne peuvent pas être différés, à la demande de l'employeur. 

Il n'est donc pas nécessaire que le salarié se munisse, en plus de ce justificatif, de l'attestation de déplacement dérogatoire. Les travailleurs non-salariés, pour lesquels ce justificatif ne peut être établi, doivent en revanche se munir de l'attestation de déplacement dérogatoire en cochant le premier motif de déplacement. 

Indiquer tous les lieux d'exercice de l'activité du salarié, sauf si la nature même de cette activité, qui doit être scrupuleusement renseignée, ne permet pas de les connaître à l'avance (par exemple : livraisons, interventions sur appel, etc.). 

La durée de validité de ce justificatif est déterminée par l'employeur. Il n'est donc pas nécessaire de le renouveler chaque jour. Cette durée doit tenir compte de l'organisation du travail mise en place par l'employeur (rotations de personnel par exemple) ainsi que des périodes de congé ou de repos. 

Télécharger le document

En cas de non respect des règles de confinement, une amende forfaitaire d'un montant de 135 euros et de 375 euros si elle est majorée est applicable, comme prévu par le décret paru au Journal Officiel du 18 mars 2020.

Report de charges pour les entreprises : qui a droit à quoi ?

lun, 23/03/2020 - 11:31

Les réseaux des Urssaf et des Services des Impôts des entreprises ont annoncé des mesures exceptionnelles pour soutenir les entreprises face à la baisse d'activité actuelle. Ces mesures visent à la fois les entreprises, les indépendants et les professions libérales.

Mesures à destination des entreprises

Pour les entreprises dont la date d'échéance de paiement des cotisations auprès de l'Urssaf intervient le 15 du mois, il était possible de reporter tout ou partie du paiement des cotisations sociales du mois de mars sans pénalité, à condition d'entreprendre les démarches au plus tard le 15 ou le 19 selon les situations. Il fallait soit déposer sa DSN en modulant le paiement Sepa, soit déposer une DSN "annule et remplace" ou modifier son paiement Urssaf, soit adapter le montant de son virement bancaire ou ne pas en effectuer. Ce paiement pourra par ailleurs être reporté jusqu'à trois mois selon des modalités qui seront précisées ultérieurement.

Il reste également possible de payer les cotisations salariales uniquement et demander un échelonnement des cotisations patronales, comme habituellement, en se connectant à son espace en ligne et en envoyant un message après avoir sélectionné les catégories "Nouveau message" / " Une formalité déclarative " / " Déclarer une situation exceptionnelle ", ou en appelant l'Urssaf au 3957.

Le report de cotisations sociales pourra également concerner les entreprises et les travailleurs indépendants dont la date d'échéance de paiement de leurs cotisations Urssaf intervient le dimanche 5 avril 2020

Gérald Darmanin a annoncé ce dimanche 22 mars que ce report de cotisations sociales pourrait également concerner les entreprises et les travailleurs indépendants dont la date d'échéance de paiement de leurs cotisations Urssaf intervient le dimanche 5 avril 2020. "Parmi les employeurs de plus de 50 salariés, qui représentent 224 000 établissements et dont l'échéance est prévue à cette date, ceux qui font face à de sérieuses difficultés de trésorerie pourront ajuster leur paiement selon leurs besoins, ce qui entraînera le report de l'échéance, précise le ministère de l'Action et des Comptes publics. Des informations leur seront communiquées ultérieurement par les URSSAF sur le mode opératoire à suivre."

Par ailleurs, un report ou un délai est également possible pour les cotisations de retraite complémentaire, en se rapprochant de son organisme de retraite complémentaire.

En ce qui concerne les impôts payables auprès des Services des Impôts des entreprises de la DGFIP, les entreprises ou les experts-comptables intervenant pour elles peuvent demander au SIE le report sans pénalité du règlement des prochaines échéances d'impôts directs, que ce soit l'acompte d'impôt sur les sociétés ou la taxe sur les salaires.

Les entreprises ayant déjà payé leurs échéances de mars peuvent encore s'opposer au prélèvement Sepa auprès de leur banque, ou, dans le cas contraire, demander le remboursement au SIE, quand il sera effectif.

Mesures à destination des travailleurs indépendants et des professions libérales

Pour les travailleurs indépendants, l'échéance du 20 mars n'a pas été prélevée et sera lissée sur les mois d'avril à décembre 2020, en attendant d'autres mesures. Les travailleurs indépendants peuvent également solliciter l'octroi de délai de paiement, même par anticipation, et ce sans pénalité ni majoration de retard. Ils peuvent aussi demander l'ajustement de leur échéancier de cotisations pour prendre en compte une diminution des revenus, en ré-estimant ceux-ci sans attendre la déclaration annuelle. Enfin, il leur est possible de solliciter l'intervention de l'action sociale pour une prise en charge partielle ou totale des cotisations ou pour l'attribution d'une aide financière exceptionnelle.

La plupart de ces démarches peuvent être effectuées sur Internet (pour une demande de délai ou de revenu estimé : secu-independants.fr, en se connectant à son compte), par courriel (sur le même site, rubrique "Contacts", objet "Vos cotisations", motif "Difficultés de paiement") ou par téléphone (3698).

Les travailleurs indépendants peuvent à tout moment demander une modulation du taux et des acomptes de prélèvement à la source

Pour les professions libérales, il est possible de se connecter à son espace en ligne sur urssaf.fr et d'envoyer un message via la rubrique "Une formalité déclarative" > "Déclarer une situation exceptionnelle", ou d'appeler l'Urssaf (3957 ou au 0806 804 209 pour les praticiens et auxiliaires médicaux).

En ce qui concerne le paiement des impôts auprès du SIE, les travailleurs indépendants peuvent à tout moment demander une modulation du taux et des acomptes de prélèvement à la source. Ils peuvent également reporter leur paiement d'acomptes de prélèvement à la source sur leurs revenus professionnels d'un mois sur l'autre jusqu'à trois fois pour les acomptes mensuels, ou d'un trimestre sur l'autre pour des acomptes trimestriels. Ces démarches peuvent se faire sur l'espace particulier de impots.gouv.fr, rubrique "Gérer mon prélèvement à la source", et les démarches effectuées avant le 22 sont prises en compte pour le mois suivant.

Enfin, il est possible de suspendre les contrats de mensualisation pour le paiement de la CFE ou de la taxe foncière, sur le site des impôts ou en contactant de Centre prélèvement service : le montant restant sera prélevé au solde, sans pénalité.

Covid-19 : les données privées et de localisation au service de la surveillance de la pandémie… et des populations

lun, 23/03/2020 - 11:10

Tandis que les Etats-Unis s'apprêtent à mettre en place un plan de partage de données anonymisées avec les géants de la tech afin de disposer d'un système de suivi des contacts via les données de localisation et à l'aide de technologies de reconnaissance faciale, le Comité européen de la protection des données (CEPD) rappelle les règles applicables dans l'Union Européenne.

Règles applicables au sein de l'UE

Dans l’Union Européenne, le traitement des données repose sur des principes de nécessité, de proportionnalité, de transparence et de confidentialité. 

Le Règlement général de protection des données (RGPD) prévoit des mécanismes de collecte et de traitement de données personnelles par les autorités de santé publique applicables dans le cas d'épidémies sans qu'il soit nécessaire d'obtenir le consentement de la personne concernée.

Concernant le traitement des données de localisation collectées par les opérateurs de communications électroniques et régies par la directive eprivacy, les États membres ont la possibilité d’introduire des mesures législatives exceptionnelles afin de sauvegarder la sécurité publique pourvu que ces mesures soient nécessaires, appropriées et proportionnées au sein d'une société démocratique.

Toutefois, les autorités publiques devraient d'abord chercher à traiter les données de localisation de manière anonyme (c’est-à-dire sans que les personnes puissent être réidentifiées).

Les mesures intrusives, telles que le "pistage" des personnes via leurs historiques de données de localisation pourraient être considérées comme proportionnelles dans des circonstances exceptionnelles pour une durée limitée et en fonction des modalités concrètes du traitement.

Deutsche Telekom a annoncé qu'il transmettait des données de localisation anonymes de ses utilisateurs à une agence gouvernementale responsable du contrôle et de la prévention des maladies. Cette décision a été prise après que le gouvernement ait modifié sa législation sur la protection des données.

En Autriche également, les données anonymisées sont partagées avec le gouvernement afin d’évaluer le respect des consignes données.

Le gouvernement britannique a indiqué travailler avec les principaux réseaux de téléphonie mobile pour analyser les données de localisation de ses utilisateurs.

De nombreux pays recourent aux technologies de surveillance

En dehors de l’Union Européenne, les états ont mis en place diverses solutions de surveillance.

Suivi des personnes

En Iran, les personnes ont reçu une notification de la part du ministère de la santé pour télécharger l'application AC19. Google a supprimé cette application de son Play store, suspectée de collecter les données de localisation des utilisateurs afin de les communiquer au régime.

L’Espagne se prépare à recourir aux robots pour automatiser les test.

A Hong-Kong, toute personne débarquant sur le territoire se voit remettre un bracelet électronique afin que ses déplacements soient surveillés en temps réel.

En Thaïlande, chaque étranger et Thaïlandais ayant voyagé depuis des pays "à haut risque" Covid-19 se voit remettre une carte SIM permettant de le localiser pendant 14 j.

La détection de personnes malades 

En Russie, en Chine, ou en Corée du Sud, des caméras de reconnaissance faciale équipées de capteurs de chaleur, permettent de détecter les personnes ayant une température anormalement élevée. En Corée, des SMS sont ensuite envoyés aux citoyens pour les informer sur les personnes contaminées dans leur quartier.

Le suivi des contacts (contact tracing) 

Il s’agit de retrouver les contacts. On peut ainsi détecter les zones à risque où le virus pourrait se propager et, aussi, permettre aux autorités locales d’informer les contacts et de les isoler s'ils développent les symptômes.

Au Canada, il est possible de collecter les données de paiement associées à certains voyages.

En Corée du sud, le gouvernement a collecté les données bancaires relatives aux transactions afin de retracer les déplacements, les lieux fréquentés et donc les personnes avec lesquelles les malades ont été en contact.

En Israël, l'ISA (Agence de sécurité) a été autorisée à collecter les métadonnées pendant un temps déterminé pour assister le Ministère de la santé ; la police quant à elle peut collecter les données de localisation. L’objectif affiché est d’identifier les itinéraires de déplacement des porteurs de coronavirus dans les 14 jours précédant leur diagnostic, ainsi que l'identité des personnes qui sont entrées en contact étroit avec eux.

En Inde, les autorités collectent les données des appels téléphoniques, les images de vidéosurveillance et les données GPS des téléphones pour suivre les contacts des patients atteints du Covid-19. Elles collectent aussi les données auprès des compagnies aériennes et ferroviaires pour retracer les déplacements et vérifier l’application de la quarantaine.

Les autorités sanitaires du Bahreïn ont demandé aux citoyens de télécharger l'application BeAware. Cette application doit notamment permettre d’identifier les contacts de personnes contaminées et alerter les personnes dans le cas où elles s'approchent d'un malade ou d'un lieu où un malade s'est rendu ou est passé.

A Singapour, l'application TraceTogether développée par l'Agence technologique du gouvernement (GovTech), en collaboration avec le ministère de la santé, est présentée comme une technologie garante du respect de la vie privée des utilisateurs.

La solution repose sur l’échange de signaux bluetooth entre téléphones mobiles situés à proximité. Les enregistrements de ces rencontres sont stockés localement sur le téléphone de l'utilisateur pendant 21 jours. L'application est basée sur le consentement pour échanger des informations de proximité chaque fois qu'une application détecte un autre appareil avec l'application installée. L'application ne nécessite qu'un numéro de téléphone lors de l'installation. Il n’y a pas de collecte du nom, ni du carnet de contacts, ou des données de localisation ; uniquement un identifiant temporaire crypté.

En cas de besoin de suivi des contacts d’une personne contaminée, les utilisateurs devront autoriser le téléchargement de leurs données TraceTogether au ministère de la santé. Par la suite, le ministère de la santé appellera les contacts, parfois avec l'aide de la police.

Le contrôle des quarantaines 

En Pologne, l’application Home Quarantine permet à la police d’adresser des demandes régulières aux personnes en quarantaine pour leur demander d’envoyer des photos analysées avec une solution de reconnaissance faciale.

En Corée du sud une application permet de géolocaliser les personnes infectées (données GPS) et d’alerter les autorités en cas de violation de la quarantaine.

En Chine, le gouvernement a invité la population à télécharger l’application Alipay Health Code. Une fois que les utilisateurs ont complété un formulaire avec leurs données personnelles, le logiciel génère un QR code et indique une couleur relative au délai de quarantaine applicable. L'application partage ensuite les informations avec la police.

A Singapour, le Ministère de la santé a mis à disposition du public des informations sur les victimes du virus ; les données ont ensuite servi à l'élaboration d'une carte interactive permettant à chacun de localiser les personnes infectées.

En Inde, le Kerala a publié des cartes détaillées avec l'heure et la date des déplacements des personnes testées positives.

Vers des systèmes de surveillance syndromique 

L’observation et l’analyse des comportements des personnes infectées avant que des diagnostics confirmés ne soient posés (achats, absences, déplacements, symptômes, résultats de laboratoires…), permettent de créer un système de détection de la maladie qui se fonde sur des indicateurs de santé des individus et de la population.

Si l’objectif de suivre en temps réel l’évolution de l’épidémie peut être bénéfique et permettre de sauver de nombreuses vies, il n’en reste pas moins fondamental de prévenir tout risque de dérive quant à l’utilisation de ces données sensibles collectées à si grande échelle.

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