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Mis à jour : il y a 20 min 40 sec

Coronavirus : la fibre trop peu déployée pour soutenir le télétravail

mer, 25/03/2020 - 18:50

Avec le confinement lié au coronavirus, le trafic Internet explose. L'opérateur Jaguar Network, filiale B2B du groupe Iliad, souligne que son infrastructure cloud a doublé de volume dès la première semaine de la crise, et le "trafic a été multiplié par deux". Si les opérateurs télécoms ont assuré que les infrastructures sont suffisamment solides pour faire face à cette hausse du trafic, la fibre aurait pu bénéficier au télétravail de par ses performances : elle permet, selon Orange, d'effectuer des téléchargements jusqu'à 1 Gbits/s et des envois jusqu'à 300 Mbits/s, contre des téléchargements jusqu'à 15 Mbits/s et des envois jusqu'à 1 Mbits/s pour l'ADSL.

Aucun nouveau déploiement ne viendra pourtant soutenir le télétravail. La fédération des industriels du secteur a annoncé que les projets d'installation sont à l'arrêt et qu'aucune nouvelle prise ne sera installée au deuxième trimestre 2020. Près de 18,4 millions de prises sur les 30 millions prévues en 2022 ont été installées fin décembre 2019, ne permettant d'assurer que 20% des connexions Internet haut-débit en France. Ce chiffre s'élève à 81,7% en Corée du Sud et à 79% au Japon, selon une étude de l'OCDE réalisée en juin 2019 et illustrée par notre partenaire Statista. En Europe, la Suède et l'Espagne font partie des pays où le déploiement de cette technologie est le plus avancé, avec une part dans le total des connexions haut-débit qui dépasse 60%.

La fibre optique reste l'une des priorités nationales et son déploiement s'inscrit dans le cadre du plan France Très Haut Débit (THD) lancé en 2013 avec l'objectif de couvrir l'intégralité du territoire d'ici 2022. Pour tester votre débit, c'est ici

Statista édite un portail d'études et de statistiques provenant de plus de 18 000 sources.

Le plan de soutien aux start-up a un goût de réchauffé

mer, 25/03/2020 - 18:41

4 milliards, ou 80 millions d'euros ? Le secrétariat d'Etat au numérique a annoncé ce 25 mars un plan d'aide aux start-up impactées par le coronavirus de 4 milliards d'euros, mais qui comporte en réalité très peu de nouveaux financements. La principale nouveauté est une enveloppe de 80 millions d'euros, qui permettra à Bpifrance d'accorder des prêts (bridge) aux start-up qui devaient boucler une levée de fonds dans les prochains mois et se retrouvent bloquées, alors que les investisseurs en capital-risque gèlent les nouveaux investissements et se concentrent sur le soutient à leurs portefeuilles.

J'annonce aujourd'hui un plan de 4Md avec @Bpifrance et @SGPI_avenir pour soutenir la trésorerie de nos #startup en cette période de crise. @LaFrenchTech est un pilier de notre économie et de nos emplois. Avec @BrunoLeMaire nous mettons en place un soutien adapté à leur modèle.

— Cédric O (@cedric_o) March 25, 2020

Ces prêts se feront sous forme d'obligations, qui pourront être convertibles en actions. "Ils ont vocation à être cofinancés par des investisseurs privés, constituant un total d'au moins 160 millions d'euros", précise le gouvernement. Un mécanisme qui devrait permettre à des start-up de diminuer le risque supplémentaire qu'elles demandent à leurs actionnaires pour les aider à survivre, puisqu'une partie des fonds nécessaires sera apportée par Bpifrance. La BPI investira au maximum à hauteur de 50 % de chaque opération, et systématiquement sous forme d'obligations convertibles, précise au JDN son directeur exécutif Paul-François-Fournier. "Pour les start-up que nous considérons comme stratégiques, nous convertirons ces obligations en capital en retour du risque pris. Mais cela restera très marginal", assure-t-il.  

Prêts de trésorerie et avances de PIA

Pour arriver au chiffre de 4 milliards d'euros, le gouvernement rappelle des mesures déjà annoncées au reste de l'économie, ou avance des financements déjà débloqués. Ainsi, les start-up peuvent bénéficier, comme les autres entreprises, de prêts de trésorerie garantis par l'Etat jusqu'à 90% par l'Etat. Une condition spéciale est toutefois accordée aux start-up : alors que les pour les autres entreprises, l'avance est basée sur 25% du chiffres d'affaires annuel, les jeunes poussent pourront choisir un autre critère : le double de leur masse salariale 2019. "C'est une manière de prendre en compte les spécificités des start-up, qui ont parfois de grosses masses salariales et réalisent d'importants investissements sans forcément générer de chiffre d'affaires," explique Paul-François-Fournier. Le gouvernement estime que ces prêts représenteront 2 milliards d'euros chez les start-up.  

Dans la même veine, les start-up pourront demander la restitution immédiate de crédits d'impôts, dont le crédit impôt recherche. Une mesure déjà annoncée par le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin et qui concerne aussi d'autres entreprises. Elle constitue, selon le gouvernement, une avance de trésorerie d'environ 1,5 milliard d'euros, qui précise que les services des impôts sont mobilisés pour débloquer ces demandes de remboursement "sous quelques jours". Les aides à l'innovation du programme investissements d'avenir (PIA) sont elles aussi avancées, avec le versement immédiat d'aides déjà attribuées, mais pas encore versées, estimées à 250 millions d'euros. Le remboursement d'avances fournies au titre du PIA sont décalés jusqu'à six mois.  

Tous ces mécanismes vont permettre aux start-up de s'offrir quelques mois de répit dans leur trésorerie avec un mélange de prêts et d'aides versées à l'avance. Il n'en reste pas moins difficile de parler d'un plan de 4 milliards d'euros pour les start-up, alors que seuls 80 millions d'euros leur sont spécifiquement débloqués, et sous forme de prêts.  

Attestation de sortie : la nouvelle attestation de déplacement

mer, 25/03/2020 - 17:28

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[Mise à jour du mercredi 25 mars 2020 à 17h28] Ce lundi 23 mars, le Premier ministre a annoncé un durcissement des règles de confinement. Les déplacements brefs autour du domicile, pour faire son jogging ou promener son chien, par exemple, ne sont désormais autorisés que dans un rayon d'un kilomètre autour du lieu de résidence et doivent se limiter à 1 heure. Une nouvelle obligation qui implique en outre d'indiquer l'heure de sa sortie sur l'attestation de déplacement, dont la nouvelle version est téléchargeable ici, au format Word ou PDF. Pour connaître avec précision la zone au sein de laquelle vous avez le droit de vous déplacer en cette période de confinement, utilisez le service disponible sur le site Internet Geoportail.gouv.fr, qui est un site officiel. Comme pour les générateurs d'attestations sur mobile, qui ne sont d'ailleurs pas valables, comme l'a rappelé le ministère de l'Intérieur, des éditeurs d'applications privés pourraient en effet en profiter pour collecter vos données personnelles. Pour utiliser le service de Geoportail, cliquez ici, puis sur la clé à molette, "Mesures", "Calculer une isochrone". Renseignez votre adresse dans le champs dédié à cet effet, cliquez sur le bouton "isodistance", indiquez 1 km puis cliquez sur "Calculer". L'outil effectue un zoom les alentours de votre domicile et la zone au sein de laquelle vous avez le droit de vous déplacer apparaît en vert sur la carte.

Pour rappel, seules les attestations officielles sont valables, et au format papier. Faute d'imprimante, le modèle ci-dessus est à recopier à la main sur papier libre. Le ministère de l'Intérieur exhorte également à produire une nouvelle attestation pour chaque sortie. Donc à ne pas remplir son formulaire au crayon de papier en vue de le réutiliser.

Un pas de plus a été franchi. Ce lundi 16 mars 2020, le président de la République a pris la parole pour annoncer de nouvelles mesures destinées à réduire les contacts et déplacements en France à compter du mardi 17 mars 2020 à 12h00 et ce pour une durée de quinze jours minimum. L'heure est donc au confinement total, sauf exceptions pour :

  • Les déplacements entre le domicile et le lieu de travail lorsque le télétravail n'est pas possible
  • Les déplacements professionnels lorsque ceux-ci ne peuvent être reportés
  • Les déplacements liés aux achats de première nécessité dans des commerces autorisés
  • Les déplacements pour raison de santé
  • Les déplacements pour raison familiale, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants
  • La pratique d'activité physique à titre individuel, à proximité du domicile
  • Les déplacements à proximité du domicile, à titre individuel là encore, liés aux besoins des animaux de compagnie
  • Les déplacements pour se présenter aux services de police ou de gendarmerie nationales ou à tout autre service ou professionnel lorsque cela est imposé par l'autorité de police administrative ou l'autorité judiciaire
  • Les déplacements pour une convocation émanant d'une juridiction administrative ou de l'autorité judiciaire
  • Les déplacements pour participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative et dans les conditions qu'elle précise.

Des dérogations sont donc autorisés pour les motifs de déplacement ci-dessus, à condition de remplir l'attestation ci-dessous (différente de l'attestation sur l'honneur à remplir pour demander un arrêt de travail indemnisé pour garde d'enfants). Soit directement, avant de l'imprimer, soit à la main, sur papier libre. A noter qu'en cas d'infraction à ces règles de déplacement, une amende allant de 135 euros à 375 euros en cas de majoration sera appliquée aux contrevenants. En cas de récidive dans les 15 jours, ils encourent une amende de 1 500 euros. La verbalisation à plus de 3 reprises dans un délai de 30 jours constitue un délit puni d'une amende de 3 750 euros et passible de six mois d'emprisonnement.

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ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE

En application de l'article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire

 

Je soussigné(e),

 

Mme/M. :

Né(e) le :

À :

Demeurant :

 

certifie que mon déplacement est lié au motif suivant (cocher la case) autorisé par l'article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire (1) :

 

[ ] Déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle, lorsqu'ils sont indispensables à l'exercice d'activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés (2).

 

[ ] Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l'activité professionnelle et des achats de première nécessité (3) dans des établissements dont les activités demeurent autorisées (liste sur gouvernement.fr).

 

[ ] Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ; consultations et soins des patients atteints d'une affection de longue durée.

 

[ ] Déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables ou la garde d'enfants.

 

[ ] Déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.

 

[ ] Convocation judiciaire ou administrative.

 

[ ] Participation à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative.

 

 

Fait à :

 

Le :                               à           h

(Date et heure de début de sortie à mentionner obligatoirement)

 

 

Signature :

 

(1) Les personnes souhaitant bénéficier de l'une de ces exceptions doivent se munir s'il y a lieu, lors de leurs déplacements hors de leur domicile, d'un document leur permettant de justifier que le déplacement considéré entre dans le champ de l'une de ces exceptions.

(2) A utiliser par les travailleurs non-salariés, lorsqu'ils ne peuvent disposer d'un justificatif de déplacement établi par leur employeur.

(3) Y compris les acquisitions à titre gratuit (distribution de denrées alimentaires…) et les déplacements liés à la perception de prestations sociales et au retrait d'espèces.

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iOS 13.4 : les nouveautés à la loupe... en attendant iOS 14

mer, 25/03/2020 - 16:50
Sommaire

[Mise à jour le mercredi 25 mars 2020 à 16h50] Apple vient de livrer iOS 13.4. Une mise à jour qui introduit notamment une fonction de partage de fichiers volumineux, équivalente à WeTransfer, basée sur iCloud. Autre nouveauté : la possibilité d'installer sur Mac une application iOS téléchargée dans l'App Store, pour peu, évidemment, que cette dernière soit disponible pour les ordinateurs d'Apple. Plus anecdotique, l'application Mail est équipée d'une barre d'outils enrichie. En parallèle, Apple annonce iPadOS 13.4. Avec cette nouvelle version, la déclinaison d'iOS pour iPad supporte désormais les trackpads (ou pavés tactiles) et intègre une fonction de tablette partagée. Qu'en est-il d'iOS 14 et d'iPadOS 14 ? Ils devraient être tous deux dévoilés en juin prochain à l'occasion de la conférence WWDC qui se tiendra via Internet compte tenu de l'épidémie de Covid-19. En attendant, les premières informations sur iOS 14 ont commencé à émerger sur le web.

iOS 14 : quelles sont les nouveautés attendues ?

Les informations non-officielles se multiplient sur ce que pourrait réserver iOS 14 (nom de code : Azul). La prochaine version majeure du système mobile d'Apple devrait notamment intégrer un nouveau mode multitâche inspiré de l'iPad.  Au-lieu de faire défiler les applications une par une, il permettrait d'afficher des suites scrollables de quatre applications juxtaposées sur un même écran. L'information a été dévoilée par 91mobiles. Vidéo à l'appui, le site affirme avoir récupéré une préversion d'iOS 14  intégrant le nouveau dispositif (voir ci-dessous).

Avec iOS 14, Apple envisagerait par ailleurs de laisser pour la première fois les utilisateurs modifier les applications proposées par défaut avec le système mobile : Mail, Safari... Dixit Bloomberg. Si cette information se confirme, les propriétaires d'iPhone auraient alors tout loisir de remplacer les logiciels natifs par des alternatives de leur choix.

Face aux multiples bugs rencontrés dans iOS 12 et iOS 13, Apple aurait en outre décidé de revoir ses process de bêta-test à l'occasion du développement d'iOS 14. Toujours d'après Bloomberg, le groupe pourrait désactiver par défaut les fonctionnalités inachevées ou boguées dans les préversions des futures mises à jour d'iOS 14. Les bêta testeurs devraient néanmoins avoir la possibilité d'activer ces fonctions de façon sélective via "un nouveau processus interne et un nouveau menu de paramètres, baptisé Flags, leur permettant d'isoler l'impact de chacune". Dans le cadre de cette démarche qualité, Apple étudierait même la possibilité de reporter certaines fonctionnalités initialement prévues pour iOS 14 en vue de les intégrer à iOS 15, qui devrait sortir l'année prochaine. Objectif pour le groupe : se donner plus de temps pour optimiser les performances de ces évolutions.

Comme à chaque lancement d'une nouvelle version d'iOS, des graphistes ont commencé à imaginer ce que pourrait donner la future version via des vidéos conceptuelles. L'un d'eux imagine l'extension de la fonction Split View, déjà présente sur iPadOS, à iOS. Ce qui permettrait d'exécuter sur l'écran des iPhone deux applications en parallèle, par exemple un lecteur vidéo et une application de prise de notes. Un autre graphiste anticipe la possibilité d'ouvrir des apps par glisser-déposer ou encore de choisir plus librement où placer les icônes sur l'écran d'accueil. 

Parmi les dernières vidéos conceptuelles en date, le youtubeur Brandon Le Proktor évoque pêle-mêle le routage automatique d'un lien Facebook, Instagram, Twitter (etc.) depuis Safari vers l'application native correspondante, l'affichage des notifications directement dans l'icône des applications, ou encore la possibilité de répondre à un appel ou un SMS via une fenêtre flottante, tout en continuant à faire autre chose (voir la vidéo ci-dessous).

iOS 14 : quelle est la date de sortie ?

Chaque année, Apple lance une nouvelle version majeure d'iOS. 2020 ne devrait pas échapper à la règle. Si le groupe de Cupertino ne déroge pas à cette habitude, iOS 14 sera présentée en avant première à l'occasion de la WWDC 2020, la conférence de l'entreprise à destination des développeurs qui a lieu tous les ans en juin. Quant à la date de sortie d'iOS 14, elle devrait intervenir comme les versions précédentes du système mobile courant septembre 2020. 

iOS 14 et iPadOS 14 : quels sont les iPhone et iPad compatibles ?

Évoquant une source interne à Apple, le site iphonesoft lève le voile sur la liste des iPhone et iPad qui devraient supportés le futur iOS 14 taillé pour le prochain iPhone. A la différence d'iOS 12 dont la rétrocompatibilité matérielle était limitée, iOS 14 pourrait prendre en charge l'intégralité des iPhone et iPad compatibles avec iOS 13. Mais la liste  ne serait pas pour autant définitive. Apple s'interrogerait en effet sur  la pertinence d'y intégrer les iPhone 6S et iPhone SE , des modèles tous deux équipés de la puce A9. Les derniers appareils d'entrée de gamme du groupe à la pomme tel l'iPad 7 ou l'iPod Touch 7 étant équipés de la puce A10, cela ne représente "qu'une génération d'écart", analyse iphonesoft.

Liste des iPhone et iPad compatibles avec iOS 14 iPhone compatibles avec iOS 14  iPhone 12 (5G), iPhone 12 Pro (5G), iPhone 9 / iPhone SE 2, iPhone 11 , Phone 11 Pro, iPhone 11 Pro Max, iPhone XS Max,  iPhone XS, iPhone XR,  iPhone X, iPhone 8 Plus, iPhone 8, iPhone 7 Plus, iPhone 7, iPhone 6S*,  iPhone 6S Plus, iPhone SE * iPad compatibles avec iPadOS 14  iPad Pro 2020 (5G), iPad Pro 12.9 pouces 2016 et 2017, iPad Pro 10.5 pouces, iPad Pro 9.7 pouces, iPad Pro 11 pouces 2018, iPad Air 3, iPad 5, iPad 6, iPad 7, iPad Mini 5

*Modèles pouvant être retirés de la liste

Une capture de l'écran d'accueil d'iOS13 cachée dans la dernière bêta du système mobile fait apparaître la date du mardi 10 dans l'icône du calendrier, clin d’œil à la date de la keynote de présentation du système mobile. © Capture / JDN iOS 13 : quelles sont ses principales nouveautés ?
  • Un mode sombre optimisé pour l'affichage de nuit, et permettant en parallèle des économies d'énergie, fait son apparition. Il est activable depuis le panneau de configuration. 
  • Le téléchargement d'app optimisé. Jusqu'ici Apple interdisait de télécharger une application supérieure à 150 Mo en mode cellulaire, et demandait dans ce cas de passer par une connexion wifi. Cette limite passe à 200 Mo avec iOS 13. 
  • Swipe-to-type. Un dispositif de saisie de type swipe-to-type, sur le modèle de clavier virtuel SwiftKey, est intégré pour l'occasion. 
  • L'application iMessage embarque un nouveau système de profil s'inspirant de celui de WhatsApp. Il permet d'ajouter un nom, une photo, et de choisir les personnes pouvant y accéder. 
  • La gestion du partage de contenu voit son interface graphique évoluer pour faciliter le partage de photos et de liens HTML. Des suggestions de partage sont en outre proposées en fonction du profil des interlocuteurs et de la fréquence des échanges. 
  • Le partage de musiques. iOS 13 introduit une fonctionnalité pour partager l'écoute de musiques avec d'autres terminaux iOS. Pour en bénéficier, il est nécessaire de disposer d'un iPhone 8 ou d'un modèle plus récent, mais aussi d'être équipé d'écouteurs ou d'un casque compatible, un Airpods ou un Power Beats Pro par exemple.
  • L'outil d'édition revu. iOS 13 permet de basculer une vidéo en mode paysage même si celle-ci a été prise en mode portrait. L'outil d'édition intègre de nombreuses autres petites améliorations. 
  • L'application Rappel est équipée de sections sur l'écran d'accueil, répertoriant respectivement "Toutes les tâches", "Les tâches à effectuer aujourd'hui", "Les tâches planifiées", et "Les tâches clôturées". 
  • L'application Fichiers est désormais compatible avec les disques durs externes.
  • Gestion des abonnements. Lors de la suppression d'une application, une alerte apparaîtra désormais sur iOS 13 pour demander à l'utilisateur s'il souhaite également annuler l'abonnement lié à cette application.
  • Gestion de la vie privée. Avec iOS 13, les utilisateurs peuvent mieux contrôler la géolocalisation de leur appareil et l'utilisation des données associées par des applications.
  • L'application Photos voit son interface refondue. Elle gérera le support de trois objectifs afin de réaliser des photos ou des films en 3D. Autre évolution, elle est désormais dotée d'un second niveau d'onglets qui rend la navigation plus confortable. Les photos sont automatiquement classées en fonction du mois et de la localisation des prises de vues.
  • Deep Fusion. Introduit avec iOS 13.2 en novembre 2019, Deep Fusion optimise, via l'application Appareil photo, la qualité des images prises avec la caméra des smartphones d'Apple. Il orchestre la combinaison de plusieurs photos en une seule pour gagner en piqué et finesse de détails. Basée sur un algorithme de machine learning, Deep Fusion nécessite la puce A13 Bionic pour fonctionner. Il n'est donc proposé que sur les iPhone 11 et 11 Pro, les seuls modèles d'iPhone à intégrer le processeur. 
  • Siri. iOS 13.2 introduit également la possibilité de lire et router des messages depuis les écouteurs AirPods via l'assistant vocal Siri. Ce dernier a par ailleurs été doté pour l'occasion d'une nouvelle interface conçue pour contrôler l'usage qu'il fait des données de conversation.  
  • Synchronisation Bluetooth multi-appareils. Sorti en novembre 2019, iOS 13.1 inaugure la synchronisation de connections Bluetooth pour diffuser depuis son iPhone de la musique sur plusieurs supports (plusieurs AirPods ou plusieurs écouteurs Beats PowerBeats Pro par exemple). Autres nouveautés apportées par iOS 13.1 : le partage des heures d'arrivée dans l'app Plan, le support de la puce Ultra Wideband pour l'envoi de fichier d'un iPhone à l'autre ou encore la prise en charge de l'encodage vidéo HEVC. 
Présentation d'iOS 13 lors de la WWDC 2019, la conférence annuelle d'Apple à destination des développeurs qui se tenait le 3 juin dernier à San Jose aux Etats-Unis. © JDN / Capture vidéo iOS 13.3 : quelles sont les nouveautés ?

iOS 13.3 a été livré par Apple en version finale mi-décembre après quatre versions bêta  (voir les détails sur le site d'Apple).  La mise à jour améliore la console de contrôle parental Communication Limits, et notamment sa fonction Screen Time. Dans les précédentes versions de l'OS, elle permettait déjà de définir des limites de temps de consommation par application, des règles de restriction de contenu et des listes d'applications autorisées. iOS 13.3 introduit la possibilité d'autoriser ou non des contacts avec lesquels communiquer. Autre évolution fonctionnelle : le support des clés d'authentification FIDO2 dans Safari.

On relève également un changement ergonomique notable concernant iPadOS 13.3. La mise à jour intègre la notion de coins actifs issus de Mac OS. Un concept qui permet d'exécuter les actions de son choix, par exemple l'ouverture d'une application, en positionnement son doigt sur l'un des coins de la tablette d'Apple. Pour associer une action à un coin, se rendre dans Réglages > Accessibilité > Toucher > Assistive Touch > puis activerez Contrôle d'attente  > et, enfin, ouvrer Coins actifs. 

iOS 13.3 : comment le télécharger et l'installer ?

iOS 13.3 est proposé par Apple sous forme dune mise à jour depuis le 10 décembre 2019 sur les iPhone et iPad compatibles (une déclinaison iPadOS 13.3 est mise à disposition en parallèle). Voici le comment télécharger et installer :

  1. Vérifier que votre terminal est compatible avec iOS 13.3 (cf. la liste des iPhone et iPad supportés).,
  2. Vérifier que votre appareil est équipé de la dernière version d'iOS précédant iOS 13.3, c'est-à-dire iOS 13.2.3 (en vous rendant dans Réglages > Général > Mise à jour logicielle). Le mettre à jour le cas échéant.,
  3. Libérer de l'espace disque, si nécessaire, pour afficher au moins plusieurs Go d'espace libre,
  4. Sauvegarder vos données sur iTunes,
  5. Activer la mise à jour. Pour ce faire, elle sera directement accessible en Wi-Fi via les menus Réglages > Général > Mise à jour logicielle. Vous pouvez aussi brancher votre appareil sur un ordinateur pour effectuer la mise à jour par le biais d'iTunes. Dans ce cas, vous trouverez la mise à jour en passant par la barre latérale du Finder d'iTunes. 
  6. Plusieurs redémarrages sont ensuite nécessaires pour finaliser l'installation.
Qu'est-ce qu'iPadOS ?

Le système d'exploitation dédié à l'iPad est désormais décorrélé d'iOS et fait l'objet d'un OS à part, baptisé iPadOS. Pour l'occasion, Apple introduit plusieurs nouveautés saillantes en plus de celles livrées avec iOS 13 : 

  • L'écran d'accueil de l'iPad se rapproche de celui de macOS. Au programme : intégration d'onglets dans les applications et de fenêtres flottantes. 
  •  Une nouvelle fonction type Duet Display ou Luna Display permet désormais aux utilisateurs d'utiliser leur iPad comme second écran depuis leur Mac, en conservant ses possibilités tactiles, avec notamment le support de l'Apple Pencil.
  • Un gestionnaire de téléchargement vient enrichir le navigateur Safari. Objectif : donner accès à l'ensemble des téléchargements réalisés depuis une page unique, comme c'est le cas dans la plupart des navigateurs web. 
  • Des widgets. L'iPadOS donne la possibilité d'intégrer des widgets à son écran d'accueil en couvrant divers domaines : rappels des rendez-vous à venir, données météo, applications les plus fréquemment utilisées.... 
  • Un mode multitâches. iPadOS permet de lancer plusieurs applications qui apparaîtront au sein de fenêtres flottantes (manipulables à la manière d'un "jeu de cartes") qui pourront être éditées. Il est possible aussi d'ouvrir deux fois une même application pour travailler sur deux contenus en parallèle.
  • Amélioration du support NFC. Avec iOS 12, Apple avait introduit dans son système mobile la possibilité de lire des tags NFC, mais avec certaines restrictions. Avec iOS 13, ces restrictions sont levées. Le système va pouvoir scanner les passeports électroniques, et interagir avec les cartes à puce sans contact et matériel compatible NFC. iOS 13 pourra même transmettre des données aux tags NFC. 

Télé-manager, épisode 3 : le lien avec tes équipes tu maintiendras

mer, 25/03/2020 - 16:48

Manager ne s'improvise pas. Manager à distance encore moins. Que vous soyez un télétravailleur aguerri (profitez-en pour réviser vos classiques !) ou un néophyte, le JDN vous relaie chaque jour les conseils de professionnels pour vous aider à encadrer vos équipes, même de loin. Troisième commandement : le lien avec tes équipes tu maintiendras (cliquez ici pour revoir l'épisode 2).

Maintenir un contact régulier

Au sein de l'équipe, instaurez un rituel d'arrivée et de départ : quand toute l'équipe ne travaille pas aux mêmes horaires, un simple "bonjour" sur le chat quand on se connecte et un "je me déconnecte" en partant permettent de savoir qui est actif et disponible à chaque instant.  Par ailleurs, définissez les missions de chacun en début de journée ou en début de semaine pour gérer au mieux les projets.

Suivre chaque membre de l'équipe individuellement, en dehors des points collectifs

Même en dehors des points collectifs, il est important de suivre chaque salarié individuellement, de savoir où il en est, de le motiver et de l'aider à s'organiser s'il éprouve des difficultés à se recréer des habitudes de travail seul chez lui. N'hésitez d'ailleurs pas à individualiser les conditions de ces échanges. "Le manager doit sentir ce qui convient le mieux à chaque membre de l'équipe, affirme Geoffroy de Lestrange, directeur marketing et communication de Cornerstone On Demand, société de solutions RH et de formation, et ajuster la fréquence des contacts en fonction de ses propres besoins et de ceux de ses collaborateurs, selon les caractères et les profils. Un junior aura probablement plus besoin d'échanges qu'un salarié là depuis trente ans."

Gare, toutefois, à ne pas faire passer cela pour du flicage : "C'est utile de demander au salarié ce qu'il a fait dans la journée, dans la semaine, estime Claude Mattio, fondateur d'Akor Consulting, à condition que cela serve à ce que le salarié analyse lui-même, en présence de son manager, ce qu'il a fait, comment il a géré son temps".

Attention, également, à ne pas en faire trop. Sabine Hagège, directrice de la stratégie produit de la plateforme de gestion RH Workday, rappelle que deux "risques opposés" guettent les managers : ne pas se manifester du tout ou, au contraire, envoyer des messages toutes les cinq minutes. "Il faut montrer qu'on est disponible, comprendre à quel point les personnes ont besoin d'aide ou pas, donc prendre des nouvelles régulièrement, et voir si la personne a besoin de parler ou pas".

Prendre le temps d'avoir des échanges informels

En entreprise, il y a toujours du temps qui permet de tisser du lien social entre collègues. Pour le bien-être de vos équipes, essayez de le maintenir sous une autre forme, par exemple en favorisant un canal de messagerie dédié aux sujets "hors travail", ou des visioconférences pour parler de sujets plus anodins.

Faire en sorte que les échanges informels virtuels se rapprochent le plus possible de ceux que les équipes ont l'habitude de vivre au bureau

Pour Geoffroy de Lestrange, c'est même l'un des éléments les plus importants en cas de mise au télétravail inopinée de toutes les équipes, encore plus quand celle-ci n'en ont pas l'habitude. Et d'illustrer son propos par sa propre expérience : "Dans notre équipe, nous avons deux réunions hebdomadaires en visioconférence : la première le mardi, pour parler de nos missions et notre travail, et la seconde le vendredi, plus informelle, où nous parlons de la semaine écoulée, des projets pour le week-end, où certains trinquent à distance. Cet aspect humain est essentiel. Même dans les tête-à-tête, il faut y consacrer un peu de temps, prendre et donner des nouvelles." Pour lui, cet aspect informel peut aussi être renforcé par les réseaux sociaux, "et pas uniquement par LinkedIn. Quand les équipes s'entendent bien entre elles, elles peuvent aussi discuter sur Facebook ou Instagram".

Il raconte que chez Cornerstone, les équipes ont également mis en place deux défis, l'un consistant à se filmer en train de faire du sport, l'autre à raconter une anecdote amusante sur ses enfants ou ses animaux de compagnie, afin de garder un lien émotionnel.

Selon Laurent Pellegrin, directeur adjoint au ministère des Armées, ces échanges informels doivent même commencer les réunions : "Il faut travailler sur l'inclusion permanente, se préoccuper de ses équipes, demander comment cela se passe chez eux, c'est une dimension indispensable".

Ce qui compte, surtout, c'est que ces moments informels se rapprochent le plus possible de ceux que l'on peut vivre dans un bureau. Pour Sabine Hagège, le manager doit prévoir des pauses durant lesquelles il pourra discuter de façon informelle avec un ou plusieurs collaborateurs, qu'il les prévoit dans son agenda ou les organise au débotté. Elle invite également les managers à encourager leurs collaborateurs à faire de même entre eux. "Les managers doivent faire attention à ce que les équipes ne soient pas isolées et continuent d'entretenir des liens, même s'il faut tenir compte des situations familiales lors du travail à domicile. Mais il ne faut pas qu'il y ait de repli sur soi."

Appel à la résistance

mer, 25/03/2020 - 16:36

J’appelle tous les professionnels à entrer en résistance contre le Covid-19. C'est une guerre et nous avons tous un rôle important à jouer dans cette guerre. Le confinement, la maladie, la crise économique, le krach financier ont provoqué crainte, doute et parfois même sidération chez nombre d’entre nous. D'autres regrettent le passé et attendent. D'autres cherchent des responsables à la crise et critiquent l'action du gouvernement, parce qu'ils ne savent plus quoi faire.

Pendant ce temps, d’autres sont immédiatement rentrés en résistance à la fois parce qu'ils avaient compris la gravité et les conséquences de l'épidémie et qu'ils ne se sont pas laissés gagnés par la peur. Il est temps que ces résistants se comptent, se regroupent et recrutent. Relayez ce message autour de tous afin de donner de la confiance et de l'énergie à vos cercles, de donner l'envie de réagir plutôt que de subir.

Je lance, donc, un appel à tous ceux qui sont convaincus que la guerre en cours ne pourra être remportée par les gouvernements ou les professionnels de la santé seuls, mais que tous les acteurs économiques ont un rôle essentiel à jouer, notre appareil économique devant résister non seulement pendant la crise sanitaire, mais aussi se redéployer pendant la crise économique qui durera beaucoup plus longtemps. Si vous êtes déjà rentrés en résistance, sachez que vous n’êtes pas seuls, nous sommes des milliers à avoir décidé de résister et nous serons bientôt des millions à nous battre.

Résister ne signifie pas simplement gérer un nouveau problème que serait le coronavirus, comme en ont à gérer l'ensemble des dirigeants d'entreprises et cadres. Cette fois-ci, il s'agit d'une crise globale, durable, qui intervient à un moment où la plupart des économies sortaient à peine de la crise de 2008 et où de nombreux états et entreprises étaient sur-endettés.

C'est pour cette raison que l'on entend tant parler de guerre. Et nous allons gagner la guerre. Lorsque je dis que nous allons gagner cette guerre, ce n’est pas une incantation gratuite. C’est une conviction : les générations qui nous ont précédé, ont traversé des épidémies comme la grippe espagnole, la grippe de Hong Kong, la première guerre mondiale, la seconde guerre mondiale, la crise de 1929. Et à la fin, notre société s’en est trouvé grandie.

A chaque fois, il a fallu que des précurseurs y croient, aient une vision et créent des mouvements. Donc, nous gagnerons si nous y croyons, si nous construisons des scénari et que nous créons une dynamique. Cessez de subir et d'attendre la prochaine mauvaise nouvelle: retroussez-vous les manches, anticipez ce qui peut se produire et adaptez-vous.

Pour ce, il faut bien identifier les premiers front de cette guerre:

  • Le virus : nous devons développer une industrie de guerre pour donner des armes aux résistants (masques, traitements, vaccins, gants, désinfectants)
  • L’isolement entre les personnes et les pays, qui vont empêcher l’économie de fonctionner et de redémarrer comme avant la période d’avant-guerre,
  • La psychologie: nous devons nous préparer à résister à l’avalanche de mauvaises nouvelles, au doute, au découragement, aux prévisionnistes du pire et autres collapsologues, qui finiront par vous faire douter de tout et de vous,
  • La récession économique qui risque de durer 3 à 10 ans et contre laquelle il faut s’armer dans une perspective de long terme.

Inutile de vous rappeler qu’en intensité, c’est la pire crise économique que vous aurez eu à traverser de votre vie puisque c’est une crise de la demande avec les dizaines de millions de chômeurs dans le monde, une crise de l’offre avec des entreprises à l'arrêt ou désorganisées, 1000 à 5000 milliards de PNB envolés et les cortèges de maux qui en découleront, des millions de faillites dans le monde et une crise financière de l'ampleur de celle de 1929 avec une chute des marchés de 35% et qui va s’accentuer lorsque les Etats-Unis entreront en confinement.

Ce sont l’avenir de nos emplois, de nos carrières, de nos enfants mais aussi de nos démocraties et peut-être de la concorde des peuples qui est en jeu. Donc, la défaite n’est pas une option. Nous n’avons d’autre choix que de réussir.

Vos 7 piliers

Mais voici sept réalités auxquelles vous devez vous accrocher dans les moments de doute :

  1. Vous allez révéler des qualités que vous ne saviez pas que vous aviez, à l’instar des résistants de la seconde guerre mondiale, car vous ne vous battez plus pour vous et votre petite carrière, mais pour notre avenir à tous, qui est bien plus grand que nos destins professionnels individuels,
  2. Nos gouvernements ont les moyens de nous soutenir car il est désormais évidement que les dettes des états européens ne seront jamais remboursées, sauf par la BCE, lorsque la nécessité aura eu raison de la doctrine,
  3. Vous allez vivre une mutation de notre économie historique comme vous n’en avez jamais connue et c’est vous qui allez écrire l’histoire, que vous raconterez à vos petits-enfants comme les anciens combattants,
  4. La solidarité va redevenir chez nombre d’entre nous, une réalité du quotidien car nous savons que nous ne nous battons pour nos petites existences mais pour nos communautés.
  5. Comme nous allons devoir réinventer la moitié de notre économie, nous pourrons en profiter pour enfin initier la transition écologique. Cette bataille sera très dure à remporter mais c’est une opportunité historique qui ne s’est encore jamais présentée pour le faire,
  6. Des milliers d’opportunités vont s’offrir aux entrepreneurs sur des marchés quasiment vierges, durant la crise sanitaire et après la crise sanitaire
  7. Vous allez devoir ré-écrire le business model de votre entreprise pour lui permettre de résister durant la crise sanitaire et de se développer

Pour gagner cette guerre, vous n’aurez besoin que de deux choses :

La foi

La foi inébranlable dans le fait qu’il est possible de résoudre tous les défis qui sont devant nous. Pensez à la foi irrationnelle qu’il a fallu aux résistants de fin 1940 pour s’engager alors que les Nazis dominaient sans partage sur l’Europe et avant que les Etats-Unis et l’URSS ne s’engagent. Vous savez que la situation était bien plus désespérée qu’aujourd’hui. Dans les moments de doute, vous penserez aux quelques dizaines de milliers de résistants de la première heure et aux moments de doute qu’ils ont dû traverser face à une armée nazie de millions d’hommes et sur équipée.Vous repenserez au fait que nombre d’entre eux étaient très jeunes et inexpérimentés.

Une foi inébranlable dans votre capacité à relever les défis. Les sociétés modernes nous ont installé dans un confort où nous passions trop de temps sur le choix de la série Netflix que nous allions regarder ou celui d’une destination de vacances que nous n’avions pas encore visitées. Cette crise est l’occasion de revenir à l’essentiel.

Le courage

Vous allez devoir donner le meilleur de vous-même et œuvrer, y compris lorsque la majorité doutera. Vous donnerez le meilleur lorsque nos gouvernants erreront. Vous donnerez le meilleur lorsque vos proches n’auront plus l’énergie pour vous soutenir. Vous donnerez le meilleur car vous savez que ceux qui gagnent in fine, sont ceux qui n’abandonnent jamais.

Vous donnerez le meilleur car vous ne vous battez pas pour votre destin personnel, mais pour vos proches, vos collègues, notre société et notre avenir. Ce sera dur, mais ce sera probablement l’une des plus belles aventures que vous aurez vécues. Vous vous en souviendrez littéralement toute votre vite. Et vous aurez envie de vous souvenir de vous en héros et non en découragés. Cette crise va nous donner l’occasion de devenir des héros comme nous avons admiré durant notre enfance. C’est une opportunité unique : devenir un héros hors période de conflit armé.

D’ailleurs, nous avons déjà des exemples de héros pour nous inspirer : les personnels qui font fonctionner les hôpitaux au risque de leur vie, les policiers qui effectuent les contrôles sans masque, les employés de supermarchés qui travaillent parfois la peur au ventre, tous ceux qui désinfectent et sont en contact rapproché avec l’ennemi Covid.

Azure : Microsoft devra-t-il choisir entre les économies européenne et US ?

mer, 25/03/2020 - 14:58

[Mis à jour le 25 mars 2020 à 14h58] De nombreux utilisateurs d'Azure rapportent depuis le 24 mars au soir ne plus pouvoir activer de nouvelles machines virtuelles sur plusieurs régions du cloud américain. Sont évoquées les régions Azure France, Angleterre, Irlande, Amsterdam et même Etats-Unis de l'Est 2. Microsoft propose à ses clients ayant besoin de ressources machines supplémentaires de basculer sur des régions disposant encore de capacités disponibles, notamment ses infrastructures d'Etats-Unis de l'Ouest. "En raison de la demande continue en ressources notamment sur US East 2, nous avons imposé des restrictions sur les quotas supplémentaires pour certains clients et travaillons directement avec eux pour leur fournir les bonnes options", précise le groupe sur Zdnet.com. La situation n'est pas étonnante compte tenu de la difficulté des providers de serveurs, principalement chinois, à livrer depuis fin février. Face à la crise, le cloud de Microsoft avait déjà indiqué vouloir donner une priorité absolue aux services de secours, de santé et de gestion d'urgence, aux infrastructures gouvernementales essentielles, ainsi qu'aux applications de travail collaboratives indispensables au confinement. Reste une question que se posent de nombreux professionnels avec qui le JDN a échangé : la montée en puissance de l'épidémie aux Etats-Unis avec, dans son sillage, une explosion de l'utilisation des applications Office adaptées au télétravail (comme Teams),  ne conduira-t-elle pas Microsoft à accorder la priorité à l'économie américaine dans un futur proche, au détriment de ses clients en Europe 

Erreur Azure : "Nous n'avons pas la capacité suffisante pour la taille de machine virtuelle demandée dans cette région." "Les datacenters North Europe, UK, France submergés à cause du covid-19 : 1/N pic.twitter.com/KLFJD0nx7k

— Patrice Lamarche (@PatriceVB) March 25, 2020

Amazon Web Services (AWS), Google Cloud ou encore OVHCloud ont déjà tous largement détaillé leur plan de continuité d'activité pour faire face à la crise du Covid-19. C'est au tour de Microsoft de préciser les mesures prises pour maintenir les opérations de ses activités de cloud. Une communication que certains pourraient juger tardive. D'autant plus que l'une des briques phares d'Office 365 était touchée par une panne le 16 mars dernier. Confronté à un afflux massif de nouveaux utilisateurs en quête d'outils de télétravail, Microsoft Teams essuyait ce jour-là de nombreux dysfonctionnements relayés sur Twitter : problèmes d'envoi de message, de création de nouvelles équipes, de partage d'écran… La panne, qui a duré plusieurs heures, a été réparée dans le nuit du 16 ou 17 mars.

Un post publié le 21 mars

Face à cette crise, "nous monitorons activement la performance et les tendances d'utilisation (de nos services cloud, ndlr)  24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour nous assurer de les optimiser pour nos clients partout dans le monde tout en répondant à de nouvelles demandes", assure l'équipe du cloud Azure sur son blog officiel, dans un post daté du 21 mars. Avant d'ajouter : "Nous travaillons en étroite collaboration avec les organismes de premier secours et les agences gouvernementales essentielles pour nous assurer de prioriser leurs besoins (en termes de ressources informatiques, ndlr) et de leur fournir un support complet." Rappelons que l'offre cloud de Microsoft recouvre le IaaS Azure, mais aussi Office 365 et le progiciel Dynamics 365 qui tous deux s'adossent au premier.

"La priorité absolue sera accordée aux services de secours, de santé et de gestion d'urgence et aux infrastructures gouvernementales essentielles"

Qu'en est-il des régions du cloud de Microsoft basées en France ? "Nous travaillons en partenariat avec les gouvernements locaux pour faire en sorte que nos centres de données répartis à travers le monde soient pourvus en personnel et pleinement fonctionnels", ajoute l'équipe Azure. Un plan de continuité d'activité qui vaut évidemment pour les deux infrastructures françaises d'Azure, déployées en Ile-de-France et à proximité de Marseille. Et l'équipe Azure de préciser : "En cas de contraintes de capacité IT sur telle ou telle région, nous avons établi des critères clairs pour prioriser les nouvelles ressources informatiques au regard du besoin. La priorité absolue sera accordée aux services de secours, de santé et de gestion d'urgence et aux infrastructures gouvernementales essentielles."

Nous avons contacté Microsoft France dès le 17 mars pour connaitre plus précisément les mesures prises en vue d'assurer la continuité d'activité des régions Azure basées dans l'Hexagone. La filiale ne nous a toujours pas répondu à l'heure de la publication de cet article.

Vers une remise en cause des offres gratuites ?

Microsoft précise également accorder une priorité aux télétravailleurs. Objectif : faire en sorte qu'ils "restent opérationnels via les fonctionnalités principales de Teams". Une manière pour Redmond de faire amende honorable suite à la panne du 16 mars.

"Des organisations de toutes tailles issues de tous les secteurs sont en train d'adopter Teams et Microsoft 365 (qui combine Windows et Office 365, ndlr) pour permettre à leurs employés de travailler à distance […]", indique Satya Nadella dans un mail envoyé le 21 mars aux salariés du groupe. Dans son message, le CEO de Microsoft évoque notamment le cas du cabinet de conseils Accenture qui "totalise actuellement 2,5 millions d'heures de réunions dans Teams chaque semaine".

Reste une ombre au tableau : Microsoft indique qu'il s'accordera la possibilité d'ajuster ses offres gratuites si besoin pour assurer le support de ses clients existants. Traduction : le groupe n'entend pas se faire déborder par un trop grand nombre de nouveaux utilisateurs attirés par la version gratuite de Teams. L'objectif du groupe est bien d'anticiper le risque d'une nouvelle dégradation de sa messagerie collaborative qui proviendrait d'un trafic trop important.

Docteur, faites-moi un Lydia

mer, 25/03/2020 - 14:49

En ces temps de confinement, plus de fêtes d'anniversaire, de repas partagés ou de vacances entre amis. Et donc plus besoin de se rembourser et de se faire un Lydia. "On a très peu de transactions", confie Cyril Chiche, patron de l'application mobile aux 3 millions d'utilisateurs. Le dirigeant n'est pas inquiet pour le moment car sa levée de fonds de 40 millions d'euros de janvier dernier va lui permettre de tenir pour les semaines à venir. Mais depuis l'annonce du confinement, Lydia a tout de même enregistré de nouvelles inscriptions. Pas n'importe lesquelles de surcroît : des médecins. "Ils se sont passés le mot entre eux car ils ont besoin de trouver une solution de paiement rapide, notamment ceux qui n'ont pas mis en place des services comme Doctolib avec de la téléconsultation et du paiement en ligne", explique Cyril Chiche. "Ils font des Whatsapp avec leurs patients et doivent se faire payer. C'est leur gagne-pain car ils n'ont pas le droit au chômage partiel et surtout ils ont une conscience professionnelle", ajoute le dirigeant.

Les médecins ne s'inscrivent pas sur la même application que les particuliers mais sur Lydia Pro. Lancée au même moment que Lydia en 2013, elle sert aux professionnels à seulement encaisser leurs paiements. Il suffit d'ouvrir l'application, entrer un numéro de téléphone, le montant de la consultation, l'objet du paiement et envoyer la demande d'argent. Le patient reçoit soit un SMS avec un lien vers une page de paiement sécurisé, soit une notification Lydia s'il est déjà utilisateur de l'application.

Suppression des frais d'encaissement 

Pour faciliter l'enregistrement des professions médicales, Lydia a décidé d'alléger les démarches administratives d'ouverture de compte (les entreprises ont plus de documents à transmettre que les particuliers). D'après Lydia, l'inscription prend quelques minutes, le plus long étant de prendre en photo la carte d'identité, le RIB et transmettre son identifiant SIRET de moins de trois mois  (téléchargeable gratuitement en ligne ici). Pour toute question, Lydia a créé une adresse mail dédiée (covid19@lydia6app.com) et une page Facebook spécifique. Pas besoin d'attendre la validation du compte. Lydia permet d'encaisser immédiatement (sans aucun délai) les paiements des patients.

La start-up supprime tous les frais d'encaissement et de service jusqu'au 30 juin 2020. Habituellement, la start-up prélève une commission de 1,5% plus 10 centimes HT par transaction. "On va perdre de l'argent. Et on ne pense pas que l'on gagnera quoi que ce soit après car les médecins ne vont pas forcément continuer à téléconseiller avec leurs patients après la crise. On le fait car on peut aider", assure Cyril Chiche, qui précise que l'utilisation de Lydia Pro est sans engagement. 

La fintech commence également à recevoir des demandes d'autres professionnels. "Ce sont des gens qui peuvent travailler et ne le font pas car ils n'ont pas l'habitude de le faire et ne savent pas comment être payés", indique le dirigeant, qui revendique 50 000 professionnels sur son application Lydia Pro. "Au début de Lydia, on a appelé un tas de professions comme les taxis et les ostéopathes pour qu'ils nous utilisent mais ça n'a pas marché car ils n'en avaient pas besoin", se souvient Cyril Chiche. Les temps ont changé.

Le site de la Réserve Civique paré pour accueillir 600 bénévoles par seconde

mer, 25/03/2020 - 12:20

Annoncé par Gabriel Attal, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale et de la jeunesse, au journal télévisé de France 2 le dimanche 22 mars, le site web de la Réserve Civique a été redéployé pour mobiliser les forces du pays prêtes à s'engager bénévolement pour faire face à l'épidémie de Covid-19. Les associations et structures publiques peuvent y proposer des missions et les citoyens se porter volontaires pour s'y impliquer. Monté en deux jours et demi, le site, mis en ligne le 20 mars, a été dimensionné pour accueillir jusqu'à 600 connexions par secondes, soit plus 2 millions d'inscriptions par heure.

Sous le capot, Covid19.reserve-civique.gouv.fr repose sur la plateforme cloud (PaaS) du français Scalingo. Elle-même adossée à l'infrastructure (IaaS) de 3DS Outscale, le cloud de Dassault Systèmes. "Le site a été déployé sur notre IaaS souverain consacré au secteur public français et qui a été certifié SecNumCloud par l'Agence national de la sécurité des systèmes d'information", indique David Chassan, directeur de la communication chez 3DS Outscale.

"Si le président de la République évoque le site lors d'une prochaine intervention télévisée et que le plafond maximal d'audience est dépassé, nous avons prévu la possibilité de basculer en temps réel en mode dégradé"

Pour s'adapter à son nouvel objectif, le site a été redéveloppé à partir du code du service historique de la Réserve Civique créé initialement par l'Etat pour proposer aux citoyens des missions d'intérêt général. "Nous avons réalisé des préconisations aux équipes de la Recherche Civique pour optimiser le code source en vue de répondre à l'objectif d'audience fixé", explique Yann Klis, co-fondateur de Scalingo.L'enjeu ? Encaisser les pics de trafic consécutifs aux interventions télévisées du gouvernement sur le nouveau dispositif. "Suite à l'annonce faite par Gabriel Attal au sur France 2, le site a connu un premier pic. Mais il a très bien tenu, grâce notamment à l'élasticité de notre PaaS", se félicite Yann Klis. En charge du déploiement, Scalingo a mis en œuvre une équipe de cinq personnes dédiée au projet. En amont, elle a effectué des tests de charge en simulant les deux principaux parcours proposés : soumettre une mission et se porter volontaire. En aval, elle fait appel au réseau américain de diffusion de contenu Cloudflare pour optimiser les temps d'accès. Une solution retenue car elle permet de bloquer les connexions depuis certaines régions. "Ce qui était nécessaire pour des raisons de sécurité notamment pour l'Europe de l'Est et l'Asie", précise Yann Klis.

Tous les scénarios de montée en charge sont anticipés. "Si le président de la République évoque le site lors d'une prochaine intervention télévisée et que le plafond maximal d'audience est dépassé, nous avons prévu la possibilité de basculer en temps réel en mode dégradé sur certaines fonctionnalités non-critiques pour que les associations et les volontaires puissent continuer de s'inscrire", détaille Yann Klis. Par exemple, les messages d'activation de comptes utilisateurs ne seront pas envoyés immédiatement et l'affichage des missions disponibles légèrement retardé. L'idée étant de passer dans un mode asynchrone pour permettre à l'infrastructure d'encaisser le choc.

Fonctionnalité phare de la plateforme, le moteur de recherche permettant de dénicher des missions adaptées à ses compétences repose sur la technologie de search d'Algolia, un start-up américaine créée par deux Français. Autre brique, la messagerie française Sendinblue est utilisée pour valider les comptes ou informer les volontaires qu'une mission leur a été assignée.  

Pour ce projet pas comme les autres, Scalingo a offert gracieusement les ressources humaines et techniques consacrées au déploiement du site. "De notre côté, nous mettons gratuitement à disposition les capacités cloud nécessaires", ajoute David Chassan chez 3DS Outscale. Des gestes de solidarité que l'on ne peut que saluer.

Azure : le cloud de Microsoft atteint ses limites de capacité

mer, 25/03/2020 - 09:15

[Mis à jour le 25 mars 2020 à 9h15] De nombreux utilisateurs d'Azure rapportent depuis le 24 mars au soir ne plus pouvoir activer de nouvelles machines virtuelles sur plusieurs régions cloud du fournisseur américain en Europe et aux Etats-Unis. Sont évoquées les régions Azure France, Angleterre, Irlande, Amsterdam et même Etats-Unis de l'Est 2. Le groupe américain propose à ses clients de basculer sur des régions encore pourvues en ressources machines disponibles, notamment ses infrastructures d'Etats-Unis de l'Ouest. "En raison de la demande continue en ressources notamment sur US East 2, nous avons imposé des restrictions sur les quotas supplémentaires pour certains clients et travaillons directement avec eux pour leur fournir les bonnes options", précisait Microsoft le 24 mars à  22h20 dans les colonnes de Zdnet.com

Erreur Azure : "Nous n'avons pas la capacité suffisante pour la taille de machine virtuelle demandée dans cette région." "Les datacenters North Europe, UK, France submergés à cause du covid-19 : 1/N pic.twitter.com/KLFJD0nx7k

— Patrice Lamarche (@PatriceVB) March 25, 2020

Amazon Web Services (AWS), Google Cloud ou encore OVHCloud ont déjà tous largement détaillé leur plan de continuité d'activité pour faire face à la crise du Covid-19. C'est au tour de Microsoft de préciser les mesures prises pour maintenir les opérations de ses activités de cloud. Une communication que certains pourraient juger tardive. D'autant plus que l'une des briques phares d'Office 365 était touchée par une panne le 16 mars dernier. Confronté à un afflux massif de nouveaux utilisateurs en quête d'outils de télétravail, Microsoft Teams essuyait ce jour-là de nombreux dysfonctionnements relayés sur Twitter : problèmes d'envoi de message, de création de nouvelles équipes, de partage d'écran… La panne, qui a duré plusieurs heures, a été réparée dans le nuit du 16 ou 17 mars.

Un post publié le 21 mars

Face à cette crise, "nous monitorons activement la performance et les tendances d'utilisation (de nos services cloud, ndlr)  24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour nous assurer de les optimiser pour nos clients partout dans le monde tout en répondant à de nouvelles demandes", assure l'équipe du cloud Azure sur son blog officiel, dans un post daté du 21 mars. Avant d'ajouter : "Nous travaillons en étroite collaboration avec les organismes de premier secours et les agences gouvernementales essentielles pour nous assurer de prioriser leurs besoins (en termes de ressources informatiques, ndlr) et de leur fournir un support complet." Rappelons que l'offre cloud de Microsoft recouvre le IaaS Azure, mais aussi Office 365 et le progiciel Dynamics 365 qui tous deux s'adossent au premier.

"La priorité absolue sera accordée aux services de secours, de santé et de gestion d'urgence et aux infrastructures gouvernementales essentielles"

Qu'en est-il des régions du cloud de Microsoft basées en France ? "Nous travaillons en partenariat avec les gouvernements locaux pour faire en sorte que nos centres de données répartis à travers le monde soient pourvus en personnel et pleinement fonctionnels", ajoute l'équipe Azure. Un plan de continuité d'activité qui vaut évidemment pour les deux infrastructures françaises d'Azure, déployées en Ile-de-France et à proximité de Marseille. Et l'équipe Azure de préciser : "En cas de contraintes de capacité IT sur telle ou telle région, nous avons établi des critères clairs pour prioriser les nouvelles ressources informatiques au regard du besoin. La priorité absolue sera accordée aux services de secours, de santé et de gestion d'urgence et aux infrastructures gouvernementales essentielles."

Nous avons contacté Microsoft France dès le 17 mars pour connaitre plus précisément les mesures prises en vue d'assurer la continuité d'activité des régions Azure basées dans l'Hexagone. La filiale ne nous a toujours pas répondu à l'heure de la publication de cet article.

Vers une remise en cause des offres gratuites ?

Microsoft précise également accorder une priorité aux télétravailleurs. Objectif : faire en sorte qu'ils "restent opérationnels via les fonctionnalités principales de Teams". Une manière pour Redmond de faire amende honorable suite à la panne du 16 mars.

"Des organisations de toutes tailles issues de tous les secteurs sont en train d'adopter Teams et Microsoft 365 (qui combine Windows et Office 365, ndlr) pour permettre à leurs employés de travailler à distance […]", indique Satya Nadella dans un mail envoyé le 21 mars aux salariés du groupe. Dans son message, le CEO de Microsoft évoque notamment le cas du cabinet de conseils Accenture qui "totalise actuellement 2,5 millions d'heures de réunions dans Teams chaque semaine".

Reste une ombre au tableau : Microsoft indique qu'il s'accordera la possibilité d'ajuster ses offres gratuites si besoin pour assurer le support de ses clients existants. Traduction : le groupe n'entend pas se faire déborder par un trop grand nombre de nouveaux utilisateurs attirés par la version gratuite de Teams. L'objectif du groupe est bien d'anticiper le risque d'une nouvelle dégradation de sa messagerie collaborative qui proviendrait d'un trafic trop important.

Attestation de sortie : la nouvelle attestation de déplacement

mer, 25/03/2020 - 08:57

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[Mise à jour du mercredi 25 mars 2020 à 08h57] Une nouvelle version de l'attestation de déplacement dérogatoire est disponible sur le site du ministère de l'Intérieur. Elle entre en vigueur à compter de ce mercredi 25 mars, 8 heures. Vous pouvez également télécharger le nouveau modèle d'attestation de sortie officiel directement sur cette page, au format Word ou PDF. Il convient désormais d'indiquer, outre la date de sortie, l'heure de début de sortie. Il s'agit d'une mention obligatoire, qui n'existait pas dans le formulaire initial, et qui traduit les annonces de durcissement des règles de confinement faites par le Premier ministre Edouard Philippe ce lundi 23 mars. Le chef du gouvernement a notamment précisé que les déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective (balade, jogging...), et aux besoins des animaux de compagnie ne doivent pas durer plus d'une heure ni s'effectuer à plus d'un kilomètre du domicile. Pour rappel, seules les attestations officielles sont valables, et au format papier. Exit, donc les générateurs d'attestations sur mobile qui proposent des attestations numériques et en peuvent en profiter, par la même occasion, pour collecter les données personnelles des utilisateurs, comme l'a rappelé la Cnil. Faute d'imprimante, le modèle ci-dessus est à recopier à la main sur papier libre. Le ministère de l'Intérieur exhorte également à produire une nouvelle attestation pour chaque sortie. Donc à ne pas remplir son formulaire au crayon de papier en vue de le réutiliser.

Un pas de plus a été franchi. Ce lundi 16 mars 2020, le président de la République a pris la parole pour annoncer de nouvelles mesures destinées à réduire les contacts et déplacements en France à compter du mardi 17 mars 2020 à 12h00 et ce pour une durée de quinze jours minimum. L'heure est donc au confinement total, sauf exceptions pour :

  • Les déplacements entre le domicile et le lieu de travail lorsque le télétravail n'est pas possible
  • Les déplacements professionnels lorsque ceux-ci ne peuvent être reportés
  • Les déplacements liés aux achats de première nécessité dans des commerces autorisés
  • Les déplacements pour raison de santé
  • Les déplacements pour raison familiale, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants
  • La pratique d'activité physique à titre individuel, à proximité du domicile
  • Les déplacements à proximité du domicile, à titre individuel là encore, liés aux besoins des animaux de compagnie
  • Les déplacements pour se présenter aux services de police ou de gendarmerie nationales ou à tout autre service ou professionnel lorsque cela est imposé par l'autorité de police administrative ou l'autorité judiciaire
  • Les déplacements pour une convocation émanant d'une juridiction administrative ou de l'autorité judiciaire
  • Les déplacements pour participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative et dans les conditions qu'elle précise.

Des dérogations sont donc autorisés pour les motifs de déplacement ci-dessus, à condition de remplir l'attestation ci-dessous (différente de l'attestation sur l'honneur à remplir pour demander un arrêt de travail indemnisé pour garde d'enfants). Soit directement, avant de l'imprimer, soit à la main, sur papier libre. A noter qu'en cas d'infraction à ces règles de déplacement, une amende allant de 135 euros à 375 euros en cas de majoration sera appliquée aux contrevenants.

Télécharger le document

ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE

En application de l'article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire

 

Je soussigné(e),

 

Mme/M. :

Né(e) le :

À :

Demeurant :

 

certifie que mon déplacement est lié au motif suivant (cocher la case) autorisé par l'article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire :

 

[ ] Déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle, lorsqu'ils sont indispensables à l'exercice d'activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés.

 

[ ] Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l'activité professionnelle et des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent autorisées (liste sur gouvernement.fr).

 

[ ] Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ; consultations et soins des patients atteints d'une affection de longue durée.

 

[ ] Déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables ou la garde d'enfants.

 

[ ] Déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.

 

[ ] Convocation judiciaire ou administrative.

 

[ ] Participation à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative.

 

 

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Le :                               à           h

(Date et heure de début de sortie à mentionner obligatoirement)

 

 

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Prime Macron 2020 : un versement pour les salariés qui vont travailler ?

mar, 24/03/2020 - 19:04
Sommaire

[Mise à jour du mardi 24 mars 2020 à 19h04] Ce vendredi 20 mars, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a appelé les entreprises à verser une prime sans charges et sans impôts de 1 000 euros aux salariés continuant de se rendre sur leur lieu de travail malgré la propagation du coronavirus. Un appel, en d'autres termes, à distribuer la "prime Macron". Pour inciter les entreprises à le faire, le ministre de l'Economie a annoncé ce mardi que la condition de mise en place d'un accord d'intéressement, imposée aux entreprises de moins de 250 salariés pour bénéficier de la défiscalisation et de la désolidarisation de cette prime, allait être levée.

Pour calmer la colère des gilets jaunes, le président de la République a pris plusieurs mesures en faveur du pouvoir d'achat fin 2018. Parmi ces mesures figurait l'exonération de charges sociales et d'impôt sur le revenu d'une prime exceptionnelle de fin d'année versée par les employeurs à certains salariés dans la limite d'un certain montant. Cette prime, surnommée, prime Macron, est pérennisée en 2019. A ne pas confondre avec la prime de Noël.

Comment fonctionne la prime Macron ?

La prime Macron est une prime exonérée de cotisations salariales et défiscalisée sous conditions. Pour être exonérée, la prime Macron doit :

  • être attribuée à des salariés dont les revenus ne dépassent pas un certain plafond (voir ci-après)
  • être de 1 000 euros maximum.

A compter de 2019, l'exonération de la prime Macron est également conditionnée à l'existence ou la mise en place d'un accord d'intéressement dans l'entreprise, comme le prévoit le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020.

Qui bénéficie de la prime Macron ?

Le bénéfice de la prime Macron est réservé aux salariés dont la rémunération est inférieure à trois fois le montant du Smic et qui travaillent dans une entreprise ayant conclu un accord d'intéressement. Exceptionnellement, cet accord pourra être conclu pour une durée inférieure à trois ans. Sa durée ne pourra toutefois pas être inférieure à un an.

Le projet de budget de la sécurité sociale pour 2020, qui introduit cette nouvelle condition pour bénéficier de la prime Macron, prévoit également la mise en place d'aides à la rédaction des accords d'intéressement. En 2018, la prime Macron a bénéficié à 5 millions de salariés pour un montant moyen de 450 euros.

Quand verser la prime exceptionnelle ?

Le versement de la prime exceptionnelle doit intervenir avant une date limite, fixée au 30 juin 2020. En 2018, le versement de la prime Macron devait avoir lieu entre le 11 décembre 2018 et le 31 mars 2019.

Remboursement SNCF : remboursement et échange gratuits des billets

mar, 24/03/2020 - 18:49
Sommaire

[Mise à jour du mardi 24 mars 2020 à 18h49] En raison des incertitudes liées à la propagation du coronavirus, la SNCF permet aux voyageurs d'échanger ou carrément de se faire rembourser sans frais leurs billets de train jusqu'au jeudi 30 avril 2020 inclus. Pour les TGV et Intercités, la demande peut être réalisée avant le départ sur OUI.sncf et dans les agences de voyages agréées en ligne. Lorsque la demande est adressée après le départ, le remboursement est la seule option possible. Il faut alors adresser une réclamation via le formulaire en ligne dans les 60 jours. Pour les OUIGO, la demande (d'annulation, uniquement) peut être effectuée jusqu'à 1h30 avant le départ du train depuis en cliquant sur ce lien. Pour plus de détails sur les mesures mises en place par la SCNF pour faciliter l'échange ou le remboursement de billets de train, cliquez ici.

En cas de retard ou d'annulation de train, les voyageurs peuvent, dans certaines conditions, espérer obtenir un remboursement de leur billet par la SNCF. A ces modalités de remboursement générales s'ajoutent des modalités de remboursement valables dans le cadre de situations données, comme c'est le cas de la grève contre la réforme des retraites, qui a débuté en France le jeudi 5 décembre 2019. Le Journal du Net vous donne les clés pour vous maximiser vos chances d'obtenir un remboursement de la part de la SNCF en tout temps et aussi dans les circonstances bien précises d'un mouvement social.

Comment se faire rembourser en cas de grève ?

Durant la grève contre la réforme des retraites qui a commencé le jeudi 5 décembre 2019, les conditions de remboursement valables en règle générales sont adaptées. Les conditions de remboursement sont les suivantes :

  • Pour les TGV et les Intercités, il est possible d'obtenir l'échange ou le remboursement sans frais sur le site oui.sncf, notamment via le formulaire de réclamation
  • Concernant les TER, il  est possible d'obtenir le remboursement ou l'échange sans frais sur le site TER de la région concernée. Les billets physiques cartonnés peuvent, eux, être remboursés ou échangés sans frais au guichet, en gare ou en agence de voyages, selon l'endroit où ils ont été achetés, jusqu'à la fin de la date de validité du billet. Pour les abonnés TER, les informations concernant l'échange et le remboursement ne sont pas encore communiquées
  • Le trafic des Ouigo devrait être très fortement impacté. Les voyageurs peuvent déjà choisir le remboursement via le formulaire dédié. S'ils choisissent de conserveur leur billet et que le train est au final supprimé, ils seront automatiquement remboursés
  • Les voyages dans des trains internationaux supprimés pourront également être remboursés. Pour les TGV internationaux (France-Bruxelles, France-Luxembourg, DB-SNCF en coopération, Paris-Fribourg,  Lyria, France-Italie, Renfe-SNCF en coopération), la demande de remboursement s'effectuera en gare ou dans les boutiques SNCF. Les billets Eurostar de trains supprimés pourront être échangés ou remboursés sur le site Oui.sncf, tous comme les billets de Thalys. En ce qui concerne ce dernier, le remplacement est possible sur un voyage équivalent, dans la même classe de confort, sur toutes les dates ouvertes à la réservation. Si l'aller-retour est dans le même dossier de voyage, le retour peut être échangé également.

Toutes les informations sont disponibles à cette adresse. Un point presse est organisé au niveau national et dans chaque région chaque jour vers 17h pour communiquer sur les conditions de circulation du lendemain.

Comment se faire rembourser un billet de train ?

Quand le retard atteint une certaine durée (variable selon les cas de figure, mais généralement 30 minutes), il est possible de faire une demande de remboursement auprès de la SNCF. Dans certains cas, le remboursement est même automatique. Il est le plus souvent effectué par bon d'achat, mais, dans certains cas, il est possible de demander un virement.

Par ailleurs, certains billets sont remboursables avant le départ si le voyageur décide d'annuler son voyage, souvent avec une retenue. La demande de remboursement peut s'effectuer via le site, l'application, les bornes, les guichets ou les boutiques selon les modalités d'achat. Pour les e-billets, les ticketless Thalys et les print@home Eurostar, ainsi que les billets qui n'ont pas encore été retirés (qu'ils soient à retirer en gare, en boutique, ou sur une borne libre-service), le remboursement se fait en ligne en accédant à son dossier et en demandant l'annulation du billet. Il sera effectué sur le compte bancaire associé à la carte utilisée pour le paiement. Si le billet a été retiré ou envoyé à domicile, il faut d'abord annuler son billet en ligne puis se rendre en gare ou en boutique avant d'être remboursé. Dans tous les cas, le remboursement prend généralement trois à cinq jours.

Remboursement SNCF en ligne

Les demandes de remboursement peuvent généralement se faire en ligne, à quelques exceptions près, comme c'est le cas des remboursements de billets de TER suite à un retard ou une suppression, qui se font généralement aux guichets. La page à consulter diffère selon le type de billets. Cette page référence tous les liens permettant d'effectuer une demande de remboursement selon son type de train (Thalys, Eurostar, Intercité…). Il est aussi possible de trouver des informations à cette adresse.

Quelles conditions pour obtenir un remboursement de la SNCF ?

Le remboursement peut intervenir au-delà d'un certain retard : 30 minutes pour les TGV nationaux et internationaux, les Intercités (une heure pour les Intercités 100% éco) et les Thalys, une heure pour les trains Ouigo et Eurostar. Les TER font l'objet de mesures spécifiques.

La demande doit généralement intervenir dans les deux mois suivant le trajet. Le montant remboursé dépend de la durée du retard : plus celui-ci est important, plus le remboursement sera grand. Par ailleurs, quand un train est différé ou supprimé et que l'information est connue à l'avance, avec la garantie Report ou Remboursement, les voyageurs ont le choix entre :

  • poursuivre leur voyage sur le train initial (si retardé) ou sur un autre train partant dans les 48 heures, et ce sans frais (même trajet ou autre itinéraire dans des conditions comparables au voyage initialement prévu) 
  • ou annuler leur voyage et se le faire rembourser intégralement, y compris le retour s'il ne présente plus d'intérêt.

Le remboursement peut se faire en ligne, en gare, en boutique SNCF, en agence de voyage agréée SNCF, et, dans certains cas, par courrier ou directement dans l'application SNCF. Les détails de la Garantie Voyage sont disponibles ici.

Formulaire de remboursement SNCF

Selon le type de train emprunté, il existe différents types de formulaires en ligne. Le plus courant, qui est utilisable pour demander un remboursement d'un voyage en TGV, est le formulaire G30. Ce formulaire concerne les TGV nationaux, les Intercités avec ou sans réservation, et certains TGV internationaux : Paris Luxembourg, Fribourg, Vintimille, Irun, Bruxelles-Province, TGV des entités d'offre Lyria, TGV France-Italie, DB-SNCF en coopération et RENFE-SNCF en coopération.

La demande doit être faite dans les 60 jours suivant le voyage, pour un retard d'au moins trente minutes. La SNCF s'engage à répondre dans les cinq jours suivant la demande. Il suffit d'indiquer quelques informations, comme son numéro de dossier, son identité, ses coordonnées, ses préférences en matière de remboursement si applicable, pour être recontacté par la SNCF.

La demande peut aussi être envoyée par courrier, soit en téléchargeant et remplissant le formulaire papier, soit en indiquant sur papier libre la référence du dossier voyage, sa date, le numéro de train, son identité, son email (ou coordonnées postales), et en joignant le billet et l'attestation G30 qui précise le train emprunté, remis à l'arrivée en gare. Le tout est alors à envoyer à Service G30 SNCF, CS 69150, 14949 Caen Cedex 9.

Comment faire une réclamation à la SNCF pour obtenir un remboursement ?

Il est possible de déposer une réclamation sur le site de la SNCF. La réclamation se fera alors par formulaire ou par chat avec l'assistant virtuel de la SNCF. La réponse doit parvenir au voyageur dans les cinq jours.

Il est aussi possible d'adresser une lettre de réclamation à la SNCF à l'adresse suivante : Service Relation Client SNCF, 62973 Arras Cedex 9, France. Le délai de traitement est alors plus long.

La réclamation peut concerner les TGV, les Intercités, et les trains internationaux opérés par SNCF ou en partenariat avec ses partenaires européens.

Dans le cadre d'un remboursement, la réclamation peut être faite lorsque les voyageurs ne sont pas satisfaits d'un remboursement (modalités ou montant), qu'ils veulent demander le remboursement de frais annexes (retard entraînant l'annulation de rendez-vous, obligation de réserver en urgence un hébergement…), ou s'ils veulent se faire rembourser une amende qu'ils estiment indue (pour absence de justificatifs d'identité s'ils ont perdu leurs papiers, par exemple).

Comment se faire rembourser un billet de train TER ?

La garantie G30, qui permet d'obtenir un remboursement à partir de 30 minutes de retard, ne s'applique pas aux TER. En effet, toutes les modalités tarifaires des TER  sont définies régionalement. Les conditions de remboursement varient donc d'une région à l'autre.

Dans la plupart des régions, les billets achetés en ligne ou sur l'application ne sont pas remboursables, mais les billets achetés en gare sont remboursables au guichet contre une retenue de 10%. Dans les Hauts-de-France, cela se fait sans frais.

En ce qui concerne les remboursements suite à un retard ou une suppression, il n'y a souvent pas de compensation prévue, mais cela reste très variable et il est parfois possible de faire une demande de remboursement. Dans le détail : 

  • Pour les TER Nouvelle-Aquitaine, il n'y a, en principe, pas de compensation prévue en cas de retard ou de suppression des TER, mais il est parfois possible d'effectuer une demande de remboursement sous certaines conditions à cette adresse. Il est demandé de joindre un RIB, un scan des titres de transport ou le billet électronique en PDF ou, à défaut l'accusé de réception reçu suite à l'achat, et les cartes de réductions
  • En Auvergne-Rhône-Alpes, il n'y a, en principe, pas de compensation d'un retard ou d'une suppression.
  • Pour les TER Bourgogne-Franche-Comté, il n'y a pas non plus, en principe, de compensation, mais il est possible de contacter le service client au 03.80.11.29.29 ou via ce formulaire
  • Pour les TER de Bretagne, si les informations n'ont pas été transmises par un agent en gare, il est possible de contacter le service client au 0 800 880 562 ou à l'adresse Contact TER Bretagne BP 90527 - 35005 RENNES CEDEX, en expliquant la situation et en joignant les documents nécessaires
  • En région Centre-Val-de-Loire, pour les voyageurs n'ayant pas d'abonnement, il n'y a pas de compensation prévue en cas de retard. En cas de suppression, le titre de transport non utilisé peut être remboursé dans certains cas, en se présentant à un guichet du territoire de la Région Centre-Val-de-Loire. Pour les abonnés mensuels ou annuels (hors Abonnés Scolaires Réglementés), dès lors que plus de 15% des trains de la ligne Rémi sont supprimés ou accusent un retard de plus de 10 minutes (hors plan de transport adapté), l'abonné se voit rembourser l'équivalent de 30% du montant de son abonnement. Selon les cas, le remboursement se fait au guichet ou est déduit automatiquement du prélèvement suivant
  • Dans la région Grand-Est, il est possible de contacter le 0 805 415 415 ou d'écrire à Contact TER Grand Est C.S 10056 67067 Strasbourg Cedex
  • La région Hauts-de-France expérimente la garantie TER dans les départements 02, 60 et 80. Elle peut être déclenchée en cas d'irrégularité sur la ligne supérieure à deux mois (pour les détenteurs d'un abonnement), de retard supérieur à deux heures ou de suppression du dernier train en remplissant et renvoyant ce formulaire
  • En Normandie, le service Garantie Voyageurs est réservé aux détenteurs d'un abonnement et offre une réduction de 15% sur un prochain prélèvement lorsque les trains habituels des voyageurs ont subi au moins quatre retards de 30 minutes sur un mois calendaire
  • En Occitanie, il n'y a en principe pas de remboursement suite à un retard ou une suppression de train, mais dans certaines situations, comme la grève sans préavis du 18 au 21 octobre 2019, une demande peut être effectuée à cette adresse
  • En ce qui concerne les TER du Pays-de-la-Loire, il n'y a pas de compensation prévue suite à un retard ou une suppression pour les voyageurs occasionnels. Les détenteurs d'un abonnement peuvent, dans certains, cas bénéficier d'une minoration de 20% dès lors que leurs trains habituels arrivent en retard ou sont supprimés au moins 8 fois dans un mois, à condition d'être inscrit à cette adresse
  • Enfin, en Provence-Alpes-Côte-D'azur, il n'y a pas de compensation prévue en cas de retard des trains TER ou autocars pour les voyageurs occasionnels. Pour les abonnés qui s'inscrivent à cette adresse, un remboursement (30% de l'abonnement mensuel) peut être offert si les deux trains déclarés lors de votre enregistrement (train aller et /ou train retour) ont subi huit "situations dégradées" ou plus sur un mois civil.

Les informations sur l'ensemble des régions sont disponibles à cette adresse.

Comment se faire rembourser un billet de TGV ?

Les TGV Inoui bénéficient de l'application de la garantie G30. Un remboursement partiel est effectué à partir de 30 minutes de retard :

  • 25% du prix du billet est remboursé en 30 minutes et 2 heures de retard
  • 50% entre 2 et 3 heures de retard
  • 75% au-delà de 3 heures.

La demande doit être effectuée dans les deux mois suivant le voyage. En-dessous d'une heure de retard, le remboursement s'effectuera par bon d'achat, au-delà d'une heure, le voyageur peut opter pour un bon d'achat ou un virement. Les détenteurs d'un abonnement TGV Max peuvent en plus obtenir un bon d'achat nominatif de 5 euros.

La demande peut aussi se faire par courrier, soit en téléchargeant et remplissant le formulaire papier, soit en indiquant sur papier libre la référence du dossier voyage, sa date, le numéro de train, son identité, son email (ou coordonnées postales), et en joignant le billet et l'attestation G30 qui précise le train emprunté, remis à l'arrivée en gare. Le tout est alors à envoyer à Service G30 SNCF, CS 69150, 14949 Caen Cedex 9.

Ceci est valable aussi bien pour les TGV nationaux que pour les TGV internationaux suivants : TGV Lyria, TGV France-Italie, TGV France-Allemagne (coopération DB/SNCF), TGV France-Espagne (coopération RENFE/SNCF), TGV France-Luxembourg, TGV France-Vintimille, TGV France-Irun, TGV France-Fribourg, TGV Bâle-Marseille, TGV Bruxelles-Province.

Comment se faire rembourser un billet SNCF Ouigo ?

En ce qui concerne les TGV Ouigo, les voyageurs sont informés à partir de 10 minutes de retard par mail, et par SMS si l'option SMS a été activée. Si le retard du train à l'arrivée est supérieur à une heure, les voyageurs sont systématiquement avisés par mail du retard constaté et de la compensation mise en œuvre de manière automatique dans les jours suivants.

Il s'agit d'une compensation en bons d'achat, qui s'élève à 25% du montant du billet (hors option) pour un retard compris entre 1 et 2 heures, et 50% du montant pour un retard supérieur à 2 heures. Les bons d'achat sont envoyés dans un délai de quinze jours, à l'adresse électronique saisie lors de la commande.

Comment se faire rembourser un billet de Transilien ?

En cas de retard, le Transilien ne propose pas de dédommagement, sauf dans certaines situations exceptionnelles, telles que la crue de 2016. Lorsqu'une campagne de dédommagement est en cours, il est possible de faire une demande de remboursement et suivre son avancée à cette adresse.

Comment se faire rembourser son Navigo par la SNCF ?

Il n'y a pas de remboursement prévu du pass Navigo en cas de retards répétés dans les transports franciliens. Cependant, dans certains cas exceptionnels, il peut arriver que la SNCF fasse un geste. Ainsi, au printemps 2018, suite à un mouvement social de grande ampleur, la SNCF avait annoncé le remboursement de 50% des pass Navigo sur les mois les plus touchés par les grèves, à condition que les voyageurs soient domiciliés ou travaillent sur une ligne gérée par la SNCF, à savoir certains Transiliens et RER – Paris était par exemple exclus du dispositif.

Remboursement SNCF et AME

Les bénéficiaires de l'AME, l'aide médicale d'état, peuvent bénéficier du remboursement d'une partie de leurs déplacements en Ile-de-France : le dispositif Solidarités Transport, mis en place par Île-de-France Mobilités, donne en effet droit à une réduction de 50% sur les forfaits Navigo mois et semaine et sur les carnets de tickets T+.

Les personnes concernées doivent s'enregistrer auprès de l'Agence Solidarité Transport en fournissant une copie de leur carte AME et un avis d'imposition ou avis de situation déclarative à l'impôt sur le revenu. Elles bénéficient alors d'un droit à la réduction pour un à douze mois renouvelables et peuvent charger un forfait réduction 50% sur leur pass Navigo personnalisé. Les informations sont disponibles ici.

Remboursement SNCF par l'employeur

Légalement, l'employeur est tenu de rembourser 50% des frais de transport d'un salarié pour se rendre de son domicile à son travail. Le calcul est fait en se basant sur le trajet le plus rapide et le moins cher (seconde classe). Le remboursement se fait mensuellement.

Tous les salariés sont concernés, y compris ceux travaillant à temps partiel et les stagiaires. Tous les transports publics sont concernés, qu'il s'agisse de la SNCF ou d'une autre compagnie (bus, métro…). Seules les cartes d'abonnement sont prises en charge par l'employeur.

Par ailleurs, les employeurs sont tenus de rembourser tous les frais de transports dépensés par un salarié dans l'exercice de sa mission.

Remboursement SNCF et chèques vacances

Pour les chèques vacances, la procédure est particulière. Les voyageurs doivent d'abord annuler leur billet si les conditions tarifaires le permettent (en ligne, au 3635 ou en point de vente SNCF), puis effectuer une demande de remboursement via le formulaire de réclamation.

Arrêt pour garde d'enfant et coronavirus : les détails du dispositif

mar, 24/03/2020 - 18:31

[Mise à jour du mardi 24 mars 2020 à 18h31] Fermés depuis le lundi 16 mars 2020, les établissements scolaires pourraient ré-ouvrir le 4 mai prochain. Il s'agit en tout cas du "scénario privilégié" par le gouvernement, d'après une interview du ministre de l'Education nationale, publiée dans le Parisien. Jean-Michel Blanquer a toutefois précisé que ce calendrier restait suspendu à l'évolution de l'épidémie.

Face à la propagation du coronavirus en France, Emmanuel Macron a annoncé ce jeudi 12 mars lors d'une allocution télévisée la fermeture des crèches, écoles, collèges, lycées et universités à partir du lundi 16 mars 2020 et "jusqu'à nouvel ordre". La fermeture des écoles devrait se prolonger jusqu'au lundi 4 mai 2020 au minimum, d'après les propos récemment tenus par le ministre de l'Education nationale dans les colonnes du Parisien. D'ici là, les parents contraints de rester chez eux pour garder leurs enfants peuvent bénéficier d'un arrêt de travail indemnisé. Ce dispositif peut être mis en place jusqu'au 30 avril 2020.

Première étape pour le salarié concerné, demander à son employeur s'il envisage des modalités de télétravail qui pourraient lui permettre de garder son enfant à domicile tout en travaillant depuis chez lui. Dans le cas où ce type de solutions n'est pas envisageable, c'est à l'employeur de se rendre sur le téléservice mis en place par l'Assurance maladie, declare.ameli.fr, pour déclarer un arrêt de travail en ligne pour ces salariés. Ces derniers n'ont donc aucune démarche à faire auprès de leur caisse d'assurance maladie. Les professionnels libéraux, indépendants ainsi que les autoentrepreneurs doivent déclarer directement l'arrêt sur le téléservice. Les salariés et exploitants relevant du régime agricole peuvent quant à eux faire leur déclaration sur le site Internet de la MSA. Un arrêt de travail exceptionnel à compter de la date de début de l'arrêt déclaré leur sera accordé, sous conditions :

  • Les enfants au titre desquels le congé est sollicité doivent avoir moins de 16 ans le jour du début de l'arrêt
  • Un seul parent (ou détenteur de l'autorité parentale lorsque les parents sont divorcés) peut se voir accorder un arrêt de travail. Le salarié doit fournir à son employeur une attestation sur l'honneur dans laquelle il assure être le seul à demander à bénéficier du congé exceptionnel pour garde d'enfant
  • L'entreprise ne doit pas être en mesure d'accorder le télétravail à ses employés et l'arrêt de travail doit constituer le seul recours possible.

Ce téléservice ne concerne que les salariés du régime général. Ceux des autres régimes spéciaux, notamment les agents de la fonction publique, pourront bénéficier d'une autorisation spéciale d'absence ou d'un congé de maladie (sur la base d'un arrêt de travail dressé par le médecin assurant le contrôle médical de la mesure de maintien à domicile). Ce dispositif ne s'applique pas non plus aux personnels soignants des établissements de santé.

Pas de délai de carence : l'indemnisation débute à compter de cette déclaration. Le salarié perçoit les indemnités journalières et, le cas échéant, le complément de salaire de son employeur dès le premier jour de l'arrêt. Les travailleurs indépendants, exploitants agricoles et autres professionnels non salariés doivent déclarer eux-mêmes leur arrêt sur le téléservice.

Télé-manager, épisode 2 : ton rôle de manager tu repenseras

mar, 24/03/2020 - 17:44

Manager ne s'improvise pas. Manager à distance encore moins. Que vous soyez un télétravailleur aguerri (profitez-en pour réviser vos classiques !) ou un néophyte, le JDN vous relaie chaque jour les conseils de professionnels pour vous aider à encadrer vos équipes, même de loin. Deuxième commandement : ton rôle de manager tu repenseras (cliquez ici pour revoir l'épisode 1).

Charité bien ordonnée… "Le manager doit impérativement faire le point avec lui-même, avertit Laurent Pellegrin, directeur adjoint au ministère des Armées. Quel est son rapport au travail à distance ? Quel est son type de management ? Quelles sont ses propres angoisses face à la solitude ? S'il ne prend pas le temps d'y réfléchir, il risque de tomber dans le 'toujours plus de la même chose', d'être maladroit, surtout à distance."

Le télétravail s'accorde mal avec un management très vertical, et les managers adeptes du "command and control" devront se remettre en question s'ils veulent s'adapter à ces nouvelles conditions. Ils doivent accepter de changer de posture, et notamment, pour le fondateur et directeur associé d'Akor Consulting Claude Mattio, "travailler sur le lâcher-prise, indispensable pour faire confiance aux gens".

"Le manager doit faire passer trois fois plus d'information vers le bas que vers le haut"

Car à distance, le manager est surtout un chef d'orchestre : "Il est garant des règles du jeu plus que du fond. Il doit surtout se rendre compte que le management s'inscrit dans un temps long, et se détacher de l'urgence". Pas toujours évident, surtout lorsque les modalités de télétravail sont prises au pied levé, comme l'a imposé la crise sanitaire actuelle. Pour Laurent Pellegrin, le manager est là, entre autres, pour donner le tableau d'ensemble, le "big picture" à son équipe, faire le lien, et surtout faire passer l'information. "Il faut faire passer trois fois plus d'information vers le bas que vers le haut. Le manager est là pour forger une conscience collective, faire en sorte que le groupe sache où il va. Le chef doit être un pourvoyeur d'information plus qu'un récepteur de reporting."

Quoi qu'il en soit, "les managers ne doivent surtout pas polluer leurs équipes avec leurs propres angoisses. Au contraire, ils doivent poser les choses pour avoir un cadre moins anxiogène". Le manager doit ainsi, selon Claude Mattio, "gérer ses propres états internes, sa respiration, le rythme de sa voix pour transmettre de la sérénité à ses collaborateurs".

Démontrer sa confiance à ses équipes

Montrez à vos équipes que vous leur faites confiance, et que vous n'êtes pas dans le contrôle constant : elles se sentiront d'autant plus valorisées et désireuses de se montrer dignes de votre confiance.

"Pas de micro-management, avertit Geoffroy de Lestrange, directeur marketing et communication de Cornerstone On Demand, société de solutions RH et de formation. Ce qui compte, c'est de savoir si le travail est fait ou pas." Fliquer ses équipes pour savoir ce qu'elles font à la minute ne sera d'aucune utilité. Mieux vaut leur fixer des objectifs et leur demander des points ponctuellement.

Mais il faut aussi s'attirer la confiance de ses équipes, notamment en étant réactif dans les réponses aux différents messages. La confiance passe aussi par la transparence des managers : à eux de s'appliquer à eux-mêmes les règles qu'ils imposent à leurs équipes, en respectant des temps de pause et de déconnexion, ou en indiquant comment s'organise leur journée et à quel moment ils sont disponibles ou non.

"Cet épisode peut permettre de revaloriser la confiance, estime Geoffroy de Lestrange. Si une entreprise n'a pas confiance dans le travail à domicile, cela veut dire qu'il n'y a pas de confiance du tout au sein de cette entreprise."

Les conditions pour réduire son taux d'imposition avec la loi Pinel

mar, 24/03/2020 - 17:25

Le dispositif Pinel se présente comme une issue de secours pour les contribuables. Cet outil de défiscalisation est conditionné par différents éléments. Y a-t-il une condition à satisfaire pour être éligible au Pinel ?

Être imposable en France pour pouvoir bénéficier du rabais d’impôt Pinel

Se lancer dans un investissement Pinel les yeux fermés est une grave erreur. Ce genre de placements est un projet de taille et demande à ce que l’on porte une grande attention. En effet, pour réussir votre placement avec ce dispositif, commencez par prendre connaissance de ses conditions. Pour jouir pleinement des privilèges fiscaux de cette loi, vous devez, nécessairement, être imposable en France. Bien entendu, il faut aussi que vous ayez 18 ans. Bien qu’il n’y ait pas légalement d’âge limite pour placer en Pinel, il convient, toutefois, d’effectuer cet investissement avant 65 ans. Notons qu’après cet âge, il est plus difficile pour un particulier d’obtenir un crédit immobilier. Pour information, pour avoir un prêt immobilier en France, vous devez être solvable. Votre taux d’endettement ne doit pas être supérieur à 33%.

Acquérir un logement neuf ou rénové pour être éligible en Pinel

D’emblée, soulignons que tous les logements ne sont pas éligibles à ce dispositif. Pour avoir droit à la réduction d’impôt de la loi Pinel France, vous devez acquérir un logement neuf ou restauré. Mais pas que ça. Encore faut-il que le bien serve de résidence principale au locataire. De surcroît, il doit être conforme aux normes énergétiques en vigueur. Pour un logement neuf ou à construire, il doit répondre à la réglementation thermique RT 2012 (ou au label BBC 2005 en cas de permis de construire déposé avant 2013). En revanche, s’il a nécessité des travaux de rénovation, il faut qu’il soit conforme avec le label HPE rénovation 2009 ou label BBC rénovation 2009. Bien que vous respectiez ces conditions, mais si votre bien ne se trouve pas dans les zones éligibles de Pinel, vous ne pourrez pas avoir droit à cette réduction d’impôt. Pour connaître si une commune rentre dans le dispositif Pinel, utilisez un simulateur Pinel.

Ne pas excéder le plafond de revenus des locataires établi en Pinel

L’investisseur est tenu de respecter le plafond des ressources des locataires. L’idée est d’organiser une répartition juste et équitable des biens immobiliers en France. Au cours du bail, les revenus du locataire peuvent connaître une augmentation et dépassent les plafonds requis. Cela ne remet pas en cause la location du bien. Le montant des ressources du locataire pris en compte est celui lors de la signature du bail. Note : s’il a des enfants, la loi Pinel permet au bailleur de leur louer son bien. D’ailleurs, il peut même le louer à un de ses ascendants. Pour que cette location puisse se concrétiser, le proche en question ne doit pas faire partie de son foyer fiscal.

Ensevelis sous le marketing post-coronavirus, les opérateurs d'e-mails saturent

mar, 24/03/2020 - 17:20

Le 23 mai, les services de messagerie mail de La Poste sont tombés, restant indisponibles une bonne partie de la journée. Une interruption de service qui fait suite à une précédente panne d'une demi-journée la semaine dernière, comme le confirment les données du site downdetector.fr, qui indexe les rapports de pannes envoyés par les utilisateurs. Comme La Poste, d'autres opérateurs d'e-mail français tels que Free, Orange ou SFR connaissent une saturation de leur réseau, depuis l'annonce par Emmanuel Macron du confinement de la population, le 16 mars.

"Tous les opérateurs français nous disent que leurs messageries sont en train de tomber", s'inquiète Thomas Fontevielle, secrétaire général de Signal Spam, un partenariat public-privé regroupant acteurs privés des messageries et de l'e-mailing, autorités et internautes. La raison de cette saturation selon lui : le torrent de communications déversées par les entreprises au sujet du coronavirus. "On a assisté à une hystérie collective de communication, avec une peur de passer à côté alors que les concurrents communiquent", déplore-t-il. 

 "Tous les opérateurs français nous disent que leurs messageries sont en train de tomber"

Ainsi, beaucoup d'entreprises ont envoyé des messages à l'intégralité de leurs bases de données, sans aucun ciblage. "En général, elles font confiance à leurs prestataires, les routeurs, chargés de les conseiller sur la stratégie à adopter, explique Thomas Fontevielle. Mais cette-fois-ci, certaines ont estimé que la situation était trop grave et qu'il fallait contacter toute la base mail". Un expert de la délivrabilité des e-mails travaillant chez l'un de ces routeurs, mais qui souhaite garder l'anonymat, confirme cette tendance. "Beaucoup de clients nous contactent pour faire des routages très importants, qu'on appelle full base, pour communiquer des informations sur le coronavirus à leurs clients. D'autres le font sans même nous demander car ils sont autonomes."

Le problème de ces énormes envois, c'est qu'ils portent sur des bases rarement mises à jour, qui comportent de nombreuses vieilles adresses, qui, si inutilisées pendant un certain temps, sont supprimées par les opérateurs. Pour chacune de ces adresses invalides, l'opérateur doit renvoyer un message expliquant qu'elle n'existe pas. Ce qui aggrave la surcharge du réseau et peut le déstabiliser. C'est d'autant plus problématique que cet excès de communication à des fins marketing a des conséquences sur d'autres professionnels prioritaires qui ont créé des adresses pour s'organiser et communiquer à l'heure du confinement et du télétravail. Des professionnels qui connaissent, à leur tour, des interruptions de service. "La moyenne de création quotidienne d'adresses chez La Poste depuis la semaine dernière est à 10 000, contre 3 000 à 5 000 en temps normal. Ce sont principalement des professionnels de santé, des académies, des écoles et des maternelles", affirme Thomas Fontvielle.

Ce regain de communication se conjugue avec une hausse des messages de spam et de phishing de pirates, qui utilisent l'actualité du coronavirus pour arriver à leurs fins, augmentant encore un peu plus les volumes à traiter pour les opérateurs. "Cette saturation, avec des envois mal ciblés, abaisse la vigilance des utilisateurs quant à la cybersécurité", déplore Thomas Fontvielle. "Cela peut également avoir un impact négatif sur le long terme pour les entreprises et la délivrabilité de leurs campagnes", ajoute notre spécialiste du routage d'e-mails. Il précise d'ailleurs que les opérateurs ont commencé à réagir pour protéger leurs réseaux. Selon lui, Orange a, par exemple, baissé le volume de mails que peut envoyer une même adresse IP chaque heure. "Les ressources des opérateurs ne sont pas infinies. Il ne suffit pas de brancher un nouveau serveur pour augmenter les capacités. Ils privilégient donc le trafic des utilisateurs au trafic marketing." Si les entreprises ne modèrent pas leur communication, les opérateurs s'en chargeront pour elles. 

Est-ce le moment pour arbitrer entre unités de compte et fonds euros pour son assurance-vie ?

mar, 24/03/2020 - 17:10
Forte incertitude sur l’économie mondiale : les marchés financiers décrochent et la volatilité s’envole

L’expansion rapide du Covid-19 à travers l’ensemble des pays développés du monde et les mesures de confinement mises en place pour ralentir sa progression ont entraîné une paralysie complète de plusieurs pans de l’économie. Ces dernières semaines, les bourses mondiales ont enregistré des baisses records. Le Cac 40 a perdu près de 30% et des niveaux de baisse semblables sont observés sur les autres places boursières européennes. De l’autre côté de l’Atlantique, la situation est analogue. Les cas de contamination explosent aux Etats-Unis.

L’économie se dirige vers une récession mondiale dont l’intensité pourrait dépasser celle de la crise de 2008. Si tel est le cas, les bourses mondiales pourraient plonger vers des niveaux encore plus bas. Au plus fort de la crise, le Cac 40 était tombé sous les 2 700 points (mars 2009). C’est 1 000 points de moins que les niveaux observés courant mars 2020.

Par ailleurs, le VIX (l’indice de la volatilité) dont la valeur est habituellement inférieure à 20 s’est envolé au dessus de 70. C’est le signe d’une volatilité extrême. Face à cela, de nombreux épargnants s’interrogent sur la stratégie à adopter pour protéger leur épargne investie en assurance-vie.

Des interrogations sur la stratégie à suivre avec son assurance-vie

Au sein des contrats d’assurance-vie, l’essentiel des encours (environ 80%) est investi en fonds euros, dont le capital est garanti par l’assureur. La performance de ces fonds sécurisés est en baisse depuis plusieurs années, en raison de la baisse du rendement des obligations sans risque. Ainsi, le rendement moyen des fonds euros est à des niveaux planchers (environ 1,5% en 2019). Les fonds euros peinent à couvrir l’inflation (1,1 % selon l'Insee) même s’ils rémunèrent toujours plus que le Livret A (0,50%).

Afin d’aller chercher de la performance et préserver le rendement des fonds euros, les professionnels du secteur ont incité les épargnants à investir davantage sur des supports délivrant des performances plus élevées mais aussi plus risqués. Car en assurance-vie se côtoient deux compartiments : le fonds euros, sécurisé, et les unités de compte (fonds d’investissement) qui comportent un risque de perte en capital. Ainsi, les épargnants sont invités à placer davantage d’argent sur les unités de compte au sein de leurs assurances-vie. Depuis peu, sur certains contrats, les versements 100% fonds euros ne sont d’ailleurs plus possibles.

Les unités de compte permettent de loger des parts de fonds d’investissement investis en actions, mais également de l’immobilier “papier” tel que des SCPI ou des OPCI. La stratégie des assureurs a bien fonctionné, puisqu’en décembre 2019, les versements vers les unités de compte représentaient près de 40% des versements réalisés vers les contrats d’assurance-vie (contre 20% habituellement, le reste étant investi en fonds euros).

Les épargnants ayant récemment investi en unité de compte ont subi une baisse significative de leurs placements en raison de la baisse des marchés. Cette baisse est d’autant plus sévère que l’est l’exposition en actions. Alors certains épargnants peu aguerris pourraient être tentés de solder leurs positions. Cette stratégie n’est pas forcément la bonne, car le gros de la baisse est peut-être déjà derrière nous. Aussi, les banques centrales et les Etats ont fait savoir qu’ils mettraient en œuvre tout ce qu’il serait possible pour faire repartir l’économie. Ces mesures sans précédent pourraient entraîner une remontée prochaine de la valeur des actifs, aussi les épargnants sortis du marché passeraient à côté de ce rattrapage. A défaut de relancer l’économie, les mesures prises pourraient entraîner un choc inflationniste. Ce risque n’est pas à exclure car il s’agit d’un des leviers dont disposent les Etats pour faire baisser leur niveau d’endettement (exprimé en pourcentage du PIB). Dans cette hypothèse, les fonds en actions constituent un bien meilleur placement que les fonds euroS.

Ceci dit, la poursuite de la baisse des marchés est un scénario que l’on ne peut exclure. Pour faire face à cette éventualité, les épargnants ont plus que jamais intérêt à rester disciplinés. Il est important de rappeler que l’investissement en actions est nécessairement un placement à long terme. Aussi, la part d’actions dans un portefeuille diversifié ne doit pas excéder le montant que l’épargnant s’est fixé. La récente baisse des actions a mécaniquement fait baisser la part des actions dans les patrimoines, donc les investisseurs suivant une allocation cible n’ont en principe pas intérêt à céder leurs actions.

Inquiétude sur les SCPI

Les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) sont des placements très populaires pour investir dans l’immobilier en déléguant complètement la gestion. Les épargnants sont nombreux à loger des parts de SCPI au sein d’un contrat d’assurance6vie afin de bénéficier d’un cadre fiscal très avantageux, puisque les gains peuvent être librement réinvestis au sein du contrat sans frottement fiscal.

Avec près de 8,5 milliards d’euros de collectes nettes en 2019, il s’agit d’une année record pour les SCPI. Le rendement moyen des SCPI s’établit à 4,4% en 2019, en légère hausse par rapport à 2018 (4,34%). Il s’agit incontestablement d’un des attraits forts ayant contribué à la popularité de ce produit et aux fortes collectes enregistrées en 2019.

Les SCPI sont diversifiées sur différents types de produits immobiliers (bureaux, centres commerciaux, habitat résidentiel, maisons de santé, etc.).

Malheureusement en raison du Covid-19, bon nombre de SCPI seront impactées par les difficultés économiques à venir, car certains locataires ne seront plus en mesure de payer leur loyer pendant quelques mois. La suspension des loyers va peser à la baisse sur le résultat opérationnel des SCPI, et donc leur rendement. Là encore, il faut tabler sur une relance économique rapidement pour limiter les dégâts.

En cas de perte de confiance, le désengagement rapide d’un grand nombre d’investisseurs pourrait avoir des effets désastreux, car les SCPI pourraient être contraintes de céder des actifs au plus mauvais moment. Mais comme les fonds actions, les SCPI sont des investissements long terme et les investisseurs seraient bien avisés de garder leur sang froid.

En conclusion, l’économie mondiale va traverser une période de forte volatilité et d’instabilité. Pour autant, il est difficile d’anticiper les meilleurs arbitrages à réaliser au sein des contrats d’assurance-vie tant le devenir des différentes classes d’actifs est incertain. Le rendement des fonds euros s’établit à des niveaux planchers et devrait le rester tant que les Etats lèveront de l’argent à des taux bas, un phénomène qui devrait perdurer afin de permettre le renforcement des politiques de relance économique. Du côté des actifs risqués, actions et immobilier, l’incertitude est grande et le risque de perte en capital est important, mais ils demeurent les seuls actifs délivrant une bonne performance à long terme et un rebond des marchés actions n’est pas à exclure. Les marchés actions se sont toujours remis des krachs en poursuivant leur hausse de plus belle. La fin du confinement, la découverte d’un traitement efficace contre le Covid-19, ou le retour de l’inflation pourrait entraîner un vif rebond des marchés actions.

L'immobilier des seniors : possible amortisseur de crise ?

mar, 24/03/2020 - 16:48

Et si la bonne nouvelle venait de l’immobilier ? Bon nombre sont ceux qui possèdent un patrimoine immobilier significatif via leur résidence principale, notamment les seniors. Ces derniers ont la chance d’être massivement propriétaires, ayant acheté leur bien il y a longtemps à un prix très inférieur à sa valeur actuelle. Il y a là un stock de richesse colossal que l'Insee avait chiffré en 2015 dans son enquête Patrimoine à environ 1 500 milliards d’euros, à peu près l’équivalent des placements en assurance-vie.

Face à la crise économique à venir, l’une des solutions pourrait consister à mobiliser ce patrimoine immobilier. Autrement dit, permettre aux seniors de vendre leur logement avec la garantie de pouvoir rester y habiter jusqu’à la fin de leur vie. Le capital ainsi dégagé serait une source de revenus complémentaires et permettrait aussi de donner un coup de pouce aux enfants. Beaucoup de seniors sont en effet désireux d’aider leurs héritiers de leur vivant sachant que par ailleurs leur résidence principale sera vendue à leur décès. En France, le lien intergénérationnel reste fort et ne demande qu’à être activé, avec à la clé de ce geste de "solidarité familiale" des effets économiques positifs pour tout le pays. Sécurisation du financement de la dépendance, accompagnement des carrières et des études des générations suivantes…

Monétiser le patrimoine immobilier des seniors, voilà donc LA bonne idée ! Encore faut-il que celui-ci trouve preneur auprès d’acheteurs désireux d’acquérir de l’immobilier résidentiel occupé. Et là encore, pas d’inquiétude ! Entre les particuliers qui souhaitent épargner pour leur retraite en investissant dans la pierre et les institutionnels à la recherche d’un rendement sécurisé sur le long terme, la demande est là.

La rencontre entre l’offre et la demande peut s’organiser autour de solutions autres que la vente en viager. Pour rappel, ce type de ventes a un potentiel limité, car outre son caractère qui peut apparaître comme immoral pour certains, il s’avère très risqué financièrement pour les deux parties et s’adresse de fait principalement aux vendeurs sans héritiers directs (moins de 25% des seniors). Aujourd’hui, de nouveaux modèles de vente existent. Ils éliminent le risque de longévité attaché au senior qui reste habiter le logement vendu, sécurisant ainsi à la fois le vendeur et l’acheteur.

Une crise économique s’annonce. L’immobilier des seniors est sans doute l’un des amortisseurs qui permettra à de nombreuses familles de mieux la supporter.

L'impact du Coronavirus sur l'e-commerce Européen

mar, 24/03/2020 - 16:42
TOP des produits les plus recherchés en ligne depuis COVID

L'analyse du baromètre des ventes selon Amazon et eBay. L'explosion du papier-toilette est bien connue mais d'autres produits sont tout aussi intriguants !

Mode

  • Lunettes de lecture
  • Combinaison sexy dentelle
  • Legging de sport

Sports 

  • Bandes élastiques
  • Corde à sauter
  • Volants de badminton
  • Station de traction musculaire
  • Tapis de Yoga

Maison

  • Perfect Draft (bière)
  • Pièces de rechange machine à laver
  • Frigo et réfrigérateurs
  • Cave à vin

Santé

  • Thermomètre
  • Huiles essentielles
  • Lingettes alcool
  • Tondeuse barbe et cheveux
  • Vitamines

Bureau

  • Feuilles de papier
  • Cartouches d’encre
  • Imprimante Wifi
  • Crayons de couleurs

Epicerie

  • Papier toilette
  • Spray désinfectant
  • Farine et levure de pain
  • Amandes
  • Lessive


Source : amazon, ebay, marketplaces par pays.

TOP 5 des produits abandonnés, avec plus de 60% de chute

Produits de luxe : montres, parfums, sacs. Tous les produits qui ne sont pas de première nécessité ne sont plus commandés.

Voyages : billets d'avion, hôtels, location de voiture, croisières, 

Billetterie : billetterie en ligne pour les concerts, les événements.

Commande de taxis

Livraison de nourriture : au début du COVID, les livraisons ont fortement augmenté mais désormais les gens cuisinent à la maison.

Source : Google Adwords, Wordstream PPC

TOP 5 des produits les plus achetés de seconde main en période de COVID

France

  • Rameur, home trainer
  • Nintendo switch
  • Tapis de gym 
  • Machine à rouler du tabac
  • Barre de pole dance

Belgique

  • Haltères
  • Poules pondeuses
  • Serre de jardin
  • Table de ping pong
  • Vélo électrique


Italie

  • Alcool denaturato/etilico
  • Palo pole dance
  • Saturimetro
  • Mascherina antismog
  • Canestro basket professionale

Source : eRowz data : https://site-annonce.fr/, https://www.in-vendita.it/, https://www.site-annonce.be/

TOP produits gratuits offerts par les entreprises dans le cadre du confinement COVID
  • Fnac France livres électroniques gratuits : https://livre.fnac.com/n309183/Tous-les-Ebooks-gratuits
  • Canal+ : des bouquets additionnels de télévision payante sont offerts par les opérateurs de télécommunication.
  • Carte postale : la poste vous permet d’envoyer des cartes postales à vos proches gratuitement.
  • Places de stationnement : les horodateurs ne sont plus nécessaires, personne n’est là pour vérifier les tickets. 
  • Contenu érotique : pornhub et youporn offrent la souscription premium en ligne.
  • Cours gratuit : bibliothèques/médiathèques gratuite en ligne, cours de gym sur youtube, livre pour les enfants à l’école primaire. 

Source : journaux en ligne
 

Les tendances des produits qui explosent ces 7 derniers jours


Source : https://trends.google.fr/trends/, période 7 derniers jours

Les produits médicaux les plus populaires
  • Plaquenil
  • Chloroquine
  • Paracetamol
  • Vitamines
  • Gel, masques, spray, lingettes, savon, analgésiques, somnifières

Source : http://www.ratecard.fr/infographie-limpact-du-coronavirus-sur-le-comportement-des-consommateurs-captify/

TOP 5 des abonnements en ligne qui cartonnent
  • Netflix 
  • Disney+ (attendu en France)
  • Slack, Microsoft Teams
  • Zoom

Source : https://www.wordstream.com/blog/ws/2020/03/18/covid-19-google-ads-data

TOP 5 des produits les plus bizarres qui montent depuis le COVID Un masque de protection pour tout le visage mais qui reste glamour Des protections plastiques pour les chaussures 100 rouleaux de papier toilette en 1 palette Les crocs pour être à l'aise chez soi  Kit de coiffeur pour rester au top Anti-ronflement pour dormir un peu

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