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Mis à jour : il y a 24 min 19 sec

Congés payés : quand votre employeur peut-il vous forcer à en poser ?

jeu, 26/03/2020 - 18:29

[Mise à jour du jeudi 26 mars 2020 à 18h29] En cas d'accord collectif de branche ou d'entreprise, l'employeur peut exceptionnellement imposer la prise de congés payés ou modifier les dates d'un congé déjà posé, dans la limite de six jours ouvrables, soit une semaine de congés payés, en respectant un délai de prévenance d'au moins un jour franc. C'est ce que prévoit l'ordonnance portant sur les mesures d'urgence en matière de congés payés, de durée du travail et de jours de repos, prise en application de la loi d'urgence du 23 mars 2020 votée dans le cadre de la crise du coronavirus. L’employeur est aussi exceptionnellement autorisé à imposer le fractionnement des congés payés sans avoir besoin de l'accord du salarié et à suspendre temporairement le droit à un congé simultané des conjoints ou des partenaires de Pacs dans une même entreprise.

Sommaire Durée des congés payés

La durée des congés payés est proportionnelle au temps de travail effectif effectué pendant la période de référence. Chaque salarié acquiert deux jours et demi ouvrables de congés payés par mois de travail, auxquels il faut ajouter les éventuels congés d'ancienneté conventionnels. La durée légale du congé annuel est donc de 30 jours ouvrables soit 5 semaines pour une période de référence complète de travail

Lorsque le nombre de jours de congés n'est pas un nombre entier, il est arrondi au nombre supérieur. La durée du congé payé peut être majorée pour les mères de familles de moins de 21 ans, en raison de l'âge ou de l'ancienneté du salarié. Les jours ouvrables sont constitués de tous les jours de la semaine à l'exception du jour de repos hebdomadaire (le dimanche) et des jours fériés chômés dans l'entreprise.

Voir les photos 50 destinations de rêve à petits prix Comment les congés payés sont-ils calculés ?

Le calcul des congés payés répond à des règles précises. La période des congés est fixée soit par voie conventionnelle ou à défaut par l'employeur après consultation des délégués du personnel et du comité d'entreprise. Elle comprend obligatoirement la période du 1er mai au 31 octobre. Elle doit être portée à la connaissance du personnel 2 mois avant son ouverture. Le congé payé annuel doit être pris au moins en deux fois, soit par roulement soit avec fermeture de l'entreprise.

Le congé payé principal est égal au plus à 24 jours ouvrables, soit 4 semaines. Il peut être pris en une seule fois dans la période de congé ou fractionné à l'initiative de l'employeur qui doit obtenir l'agrément du salarié ou à l'initiative du salarié qui doit obtenir l'accord de l'employeur (lire aussi : Demande de congé : les règles à respecter).

La 5e semaine peut être prise indifféremment pendant la période de congé ou en dehors. C'est l'employeur qui fixe, en dernier lieu, la date et l'ordre des départs en congés dans son entreprise en tenant compte de la situation familiale des salariés et de leur activité chez un ou plusieurs autres employeurs. Les ordres et dates des départs sont communiqués à chaque salarié et affichés un mois à l'avance, sans possibilité de changement, sauf circonstances exceptionnelles. 

Les congés payés peuvent servir pendant l'été ou pour toutes les autres périodes de vacances scolaires.

Congés payés non pris : quelles conséquences ?

Les jours de congés non pris durant la période de référence (jusqu'au 30 avril ou au 31 mai) sont considérés comme perdus (hors fin de contrat). Le salarié peut toutefois demander un report à son employeur, ce dernier n'est pas obligé d'accepter. Un accord collectif peut prévoir le paiement des jours de congés non pris.

La période de référence des congés payés

En matière de période de référence, un changement important est apporté par la loi El Khomri. Les salariés peuvent à compter du 1er janvier 2017 prendre leurs congés payés dès leur embauche. Ils n'auront plus à attendre l'ouverture de leurs droits

Dans certains cas, si le salarié a connu des absences pendant la période de référence, il peut ne pas avoir droit à l'ensemble des congés de l'année. Par exemple, un salarié en arrêt maladie n'accumule pas de droit pour ses congés payés. A l'inverse, le congé maternité et le congé paternité sont considérés comme des périodes de travail effectif et donnent donc droit à des congés payés.

Les congés payés pour un CDD

Les salariés en CDD ont le droit aux congés payés dans les mêmes conditions que pour les salariés en CDI. S'ils n'ont pas pris tous leurs jours de congés à la fin de leur contrat, ils ont droit à une indemnité compensatrice spécifique proportionnelle aux jours de vacances restants. 

Les congés payés pour un stagiaire

Les stages supérieures à deux mois ouvrent obligatoirement à des congés payés aux mêmes conditions que les autres salariés. Pour les stages d'une durée inférieure, il n'est pas obligatoire d'octroyer des jours de congés.

Les congés payés imposés

L'employeur peut imposer les dates de départ en congés à ses salariés. Il est également libre de refuser les dates de congés proposés par un salarié. Pour définir l'ordre de départ en congés, l'employeur doit toutefois prendre en compte la situation de famille de salarié, les dates de congés du conjoint du salarié ainsi que son ancienneté.

Les congés payés dans le BTP

Les congés payés dans le secteur du BTP relèvent de règles spécifiques. Un de ses règles permet aux salariés de ce secteur de conserver leurs jours de congés quel que soit leur employeur. A la fin de leur contrat, ils ne perçoivent pas d'indemnités pour leurs jours de congés non pris mais se voient remettre un justificatif leur permettant de faire valoir leur nombre de jours de congés déjà acquis auprès de leur prochain employeur.

Maladie et congés payés

Si le salarié tombe malade pendant les congés, il doit reprendre le travail à la date prévue. Il ne peut exiger que le congé payé soit prolongé de la durée de la maladie, ni qu'il soit reporté. Il percevra l'indemnité de congés payés, plus les indemnités journalières de la Sécurité sociale. Il n'a pas droit au complément versé par l'employeur en cas de maladie.

Si le salarié est malade au moment du départ en congés et pendant toute la durée de congés, l'employeur n'est pas tenu de lui accorder une nouvelle période de congés. Le salarié ne peut pas exiger une indemnité compensatrice pour les jours de congés non pris, si le salaire a été maintenu pendant la durée de votre maladie. Attention, un employeur ne peut déduire du congé annuel les jours où le salarié a été absent pour maladie.

Congés payés et temps partiel

Les salariés à temps partiel ont les mêmes droits que les salariés à temps complet, le temps du travail minimum s'appréciant indépendamment de l'horaire du travail effectué. Le salaire (Smic) ou encore le statut (cadre ou encore agent de maîtrise...) ne rentrent pas en ligne de compte. Les congés payés sont donc un droit universel.

Comment les congés sont-ils payés en fin de contrat ?

Lors d'une rupture de contrat de travail (via une démission, une rupture conventionnelle ou encore un licenciement) le salarié qui n'a pas pu utiliser la totalité de ses congés payés a droit à une indemnité compensatrice de congés payés. Elle se calcule de la même manière que pour un salarié qui n'a pas rompu son contrat de travail. Notons que cette indemnité est due y compris dans le cas d'une rupture du contrat de travail dans le cas d'une période d'essai.

Congés payés : effet sur le préavis

Suite à un licenciement, une démission ou une rupture conventionnelle il existe une période de préavis à respecter. Un salarié peut prendre des jours de congés payés durant cette période de préavis. De toute manière, une salarié sur le départ qui n'a pas soldé tous ses congés à l'issue de la période d''essai reçoit une indemnité compensatrice de congés payés.

Les congés payés dans l'histoire

Le concept de congés payés est né en 1936 sous le Front populaire qui a instauré pour tous les salariés deux semaines de congés payés sur une année. Puis, peu à peu, le nombre de congés payés a augmenté. En 1956, le droit à une troisième semaine de congés payés a été acquis avant de passer à 4 semaines en 1968. En 1982, les Français ont obtenu une cinquième semaine de congés payés. 

Intéressement 2020 : l'employeur a jusqu'au 31/12 pour le verser

jeu, 26/03/2020 - 18:10

[Mise à jour du jeudi 26 mars 2020 à 18h09] Pour les entreprises ayant un exercice comptable correspondant à l'année civile, les sommes issues de la participation et de l'intéressement doivent théoriquement être versées avant le 1er juin 2020. En raison du coronavirus, une ordonnance prise en application de la loi d'urgence du 23 mars 2020 reporte exceptionnellement ce délai au 31 décembre 2020. L'objectif étant de ne pas mettre plus encore en difficulté la trésorerie des entreprises.

Sommaire Intéressement : définition

L'intéressement est une mesure qui existe depuis 1959. Toutes les entreprises peuvent mettre en place un accord d'intéressement. Peu importe leur taille, leur effectif, leur statut juridique. Contrairement aux idées reçues l'intéressement peut tout à fait se mettre en place dans une TPE.

L'intéressement concerne tous les salariés qu'il s'agisse de cadres, de cadres dirigeants ou d'employés ou agent de maitrise (Etam). Néanmoins, l'accord d'intéressement peut exiger une ancienneté minimale. Celle-ci ne peut cependant excéder 3 mois. Pour les entreprises de moins de 250 salariés, l'employeur peut, lui aussi, bénéficier de l'intéressement.

Participation et intéressement

La participation est un dispositif obligatoire de redistribution des bénéfices dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés. L'intéressement est facultatif.

Prime d'intéressement

Les salariés bénéficiant d'un accord d'intéressement reçoivent une prime annuelle en plus de leur salaire. Son calcul et ses conditions de versement sont précisés dans l'accord d'intéressement.

Calcul de l'intéressement

Le montant de la prime d'ntéressement peut être basé sur :

  • Les résultats de l'entreprise. Dans ce cas, il est défini par rapport à des indicatifs financiers ou comptables (KPI)
  • La performance de l'entreprise. Dans ce cas, il est évalué en fonction de l'atteinte d'objectifs, ou de l'amélioration de la productivité.

Dans tous les cas, les éléments pris en compte pour le calcul de l'intéressement doivent être objectivement mesurables.
En outre, la règle appliquée pour le calcul doit être précisément explicitée dans l'accord. Le montant global de la prime d'intéressement ne peut dépasser 20% de la totalité des salaires bruts versés. 

Depuis l'entrée en vigueur de la loi Pacte le 24 mai 2019, le montant individuel ne peut, quant à lui, excéder la 75% du plafond de la sécurité sociale,

L'accord d'intéressement

L'accord est conclu pour trois ans. Néanmoins, il peut être assorti d'avenants. Il doit être signé avant le 1er jour du septième mois qui suit le début de l'exercice. Exemple : Pour un intéressement basé sur l'exercice allant du 1er janvier au 31 décembre, l'accord doit être conclu avant le 1er juillet.

L'accord doit être conclu avec les délégués syndicaux ou le comité d'entreprise.Une fois conclu, l'accord doit être communiqué dans les 15 jours à la Direccte, à défaut de quoi, les avantages fiscaux seront perdus. Les salariés doivent être absolument informés de l'existence de cet accord. Les moyens d'information sont définis dans l'accord lui-même.

L'accord fixe les conditions de répartition entre les salariés. Il existe diverses formules. La première d'entre elles consiste à verser la même somme à tous les salariés.Une seconde consiste à calculer la prime en fonction du salaire et/ou du temps de présence au moment de l'exercice. En revanche, le calcul de l'intéressement, pour chaque salarié, ne peut se baser sur l'ancienneté, la qualification, le rendement, ou la situation familiale. Dans tous les cas, ces éléments sont précisés dans l'accord.

L'accord d'intéressement comportant une clause de tacite reconduction ratifiée par les 2/3 des salariés pourra être renégocié à la demande des salariés.

Forfait social et intéressement

Depuis le 1er janvier 2019, la prime d'intéressement n'est plus soumise au forfait social de 20% à la charge de l'employeur dans les entreprises entre 50 et 250 salariés. 

Intéressement et entreprise

En outre, l'intéressement permet à l'employeur de bénéficier d'avantages sociaux et fiscaux. Ainsi, pour l'employeur, l'intéressement :

Par ailleurs, l'intéressement peut générer un crédit d'impôt pour l'entreprise dans certains cas. 

Intéressement obligatoire ?

Il n'est pas obligatoire de signer un accord d'intéressement à l'inverse d'un accord de participation (pour les entreprises de 50 salariés). 

Le dispositif d'intéressement est accessible aux entreprises de moins de 50 salariés. Ces dernières pourront bénéficier d'un dispositif d'intéressement qui sera déterminé par des accords de branche.

Prime d'intéressement imposable ?

Pour les salariés, l'intéressement :

Versement de l'intéressement

L'intéressement est affecté par défaut au PEE ou au PEI existant dans l'entreprise et bloqué sur une période de 5 ans. Cependant, le salarié peut refuser cette situation. Il est en droit de demander le déblocage de l'intéressement dans les 3 mois suivant la notification de son affectation au plan d'épargne.

Versement de l'intéressement après le départ

Vous pouvez demander le déblocage de votre prime d'intéressement lorsque vous quittez votre entreprise.

Zoom : des téléchargements en hausse de... 1 270% avec le Covid-19

jeu, 26/03/2020 - 17:12
Sommaire

[Mis à jour le jeudi 26 mars 2020 à 17h12] A l'heure où l'épidémie de Covid-19 submerge l'Europe et les Etats-Unis, les télétravailleurs se ruent littéralement vers Zoom. D'après des chiffres de Learnbonds.com, glanés à partir de la plateforme d'analytics Appfigures, la déclinaison mobile de l'outil de webconférence a vu son volume quotidien de téléchargements exploser de 1 270% entre le 22 février et le 22 mars 2020, pour atteindre un pic de 2 millions de downloads lors de cette dernière journée. Sur les trois premières semaines de la période, la version de l'application pour Android reste largement en deçà de son équivalente pour iOS (voir la courbe ci-dessous).  Mais à partir du 17 mars, elle passe en tête. Le 22 mars, elle se hisse à 1,3 million de téléchargements, contre 0,7 million pour l'app iOS. Sur l'ensemble du mois étudié, les deux versions totalisent 17,2 millions de téléchargements.

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Le 26 février 2020, Zoom indiquait avoir gagné 2,22 millions d'utilisateurs mensuels depuis le début de l'année, contre une hausse de 1,99 million sur l'ensemble de 2019.  Une explosion qui porte le volume d'utilisateurs mensuels de la plateforme à plus de 15 millions. Et c'est pas fini. Mercredi 18 mars 2020, Zoom se hissait en tête des applications les plus téléchargées aux Etats-Unis sur l'App Store et Google Play. 

Zoom, qu’est-ce que c’est ?

Arborant une ergonomie simple et moderne, Zoom recouvre les principaux cas d'usage de la web conférence, du chat et la réunion en ligne au séminaire digital pouvant accueillir jusqu'à 10 000 participants. Zoom permet de créer une salle virtuelle dans laquelle les collaborateurs peuvent interagir aussi bien depuis leur ordinateur que depuis leur tablette ou leur smartphone. 

Dans sa version gratuite, Zoom permet de prendre en charge jusqu'à 100 utilisateurs simultanés. © JDN / Capture

Fondé par Eric S. Yuan, ex-vice-président ingénierie de WebEx (un autre outil de visioconférence), Zoom a levé pas moins de 145,5 millions de dollars depuis sa création en 2011.  Dans son dernier Magic Quadrant sur les technologies de web conférence (voir ci-dessus), le Gartner classe Zoom dans son carré des leaders. 

Comment utiliser Zoom pour le meeting en visio ?

Mis en œuvre par quelque 65 000 organisations à travers le monde, Zoom offre une expérience et une ergonomie des plus intuitives. Pour l'utiliser, il suffit d'ouvrir un compte sur Zoom.us puis de lancer une vidéoconférence via laquelle on pourra rassembler différents collaborateurs distants.

Comment télécharger Zoom ?

Pour obtenir Zoom, il suffit de télécharger l'application sur le site de Zoom, simplement en procédant à une inscription. La version gratuite de la solution permet une utilisation professionnelle, avec un nombre de meetings illimités, mais affiche une limitation à 100 utilisateurs et des réunions plafonnées à 40 minutes.

App Zoom

L'application Zoom offre une réelle simplicité d'utilisation. En fonction des besoins, plusieurs offres sont disponibles, avec différentes options, comme l'intégration de l'application avec les outils de planification tel Google Agenda ou encore la monétisation et la mise en place de sondages. La solution Zoom est simple, mais son potentiel est impressionnant.

Enregistreur Zoom

Zoom propose une option qui permet d'enregistrer une réunion ou une intervention, avec la possibilité d'utiliser un tableau blanc virtuel, ce qui est idéal pour des formations en ligne par exemple. Les réunions en ligne peuvent également être enregistrées sur le cloud pour être visionnées plus tard.

Zoom en France

La solution Zoom est en plein essor depuis quelques années dans le monde, et notamment en France où elle séduit de plus en plus d’entreprises de différents secteurs. Parmi ses références clients dans l'Hexagone, Zoom compte notamment Deezer, Havas ou encore Sanofi.

Quel est le prix de Zoom ?

L’un des atouts de Zoom réside dans sa version gratuite. Principales limitations de cette dernière : un nombre d'utilisateurs plafonné à 100 et des réunions plafonnées à 40 minutes, comme indiqué plus haut. Des forfaits payants sont évidemment disponibles, selon la taille de l’entreprise et les besoins en matière de réunions et de vidéoconférences. Ils vont jusqu'à 19 euros par mois et par animateur, et une capacité de 1 000 participants par réunion, avec possibilité notamment de prendre en charge la téléphonie. "Le coût d'achat des solutions de réunion de Zoom est généralement inférieur à celui de la plupart des concurrents", précise le Gartner dans son étude de marché 2019 sur les outils de visioconférence.

Magic Quadrant 2019 du Gartner sur les technologies de web conférence.  © Gartner

Plusieurs options plus spécifiques sont également proposées, notamment le webinaire vidéo qui permet de rediffuser en direct une réunion sur YouTube par exemple, ou encore des intégrations aux système de téléprésence de Polycom ou de Cisco. 

Zoom vs Teams

Là où Zoom se concentre sur la visioconférence, Microsoft Teams est avant tout une messagerie collaborative conçue pour le travail en équipe. Zoom est d'ailleurs utilisable dans Teams via une extension ad hoc. Reste que Microsoft Teams intègre lui-aussi des fonctionnalités de visioconférence, notamment celles issues de Skype for Business. Les deux offres sont donc de plus en plus concurrentes. Dans son Magic Quadrant 2019 centré sur les solutions de conférences à distance, le Gartner classe d'ailleurs également Microsoft parmi les leaders du secteur (voir ci-dessus).

L'industrie 4.0 : comment l'indsustrie se transforme et évolue

jeu, 26/03/2020 - 16:55
L’Industrie du futur : rupture organisationnelle et changement de moyens de productions

Ce concept d’industrie 4.0 correspond à un renouvellement de l’organisation et des moyens de production. Il s’agit en réalité de la digitalisation des entreprises, et plus généralement de l’industrie.

Les modes de consommation évoluent et le numérique imprègne tous les modes de travail et de collaboration. Ainsi, les entreprises doivent s’adapter aux demandes du marché. Les consommateurs recherchent au moindre coût la qualité, la rapidité et le choix. D’un côté, les industriels optimisent leurs chaînes de productions avec de nouveaux dispositifs, outils et méthodes, pour s’affranchir des moyens traditionnels grâce à la robotisation. Un nouveau système de production se met progressivement en place pour améliorer les services et diminuer les coûts. Cette optimisation vise à être plus agile et polyvalente pour améliorer les process et solutions.

Cohabitation entre la machine et l’humain, l’enjeu majeur de l’industrie 4.0

A la transformation digitale s’ajoute les nouveaux besoins des collaborateurs, qui obligent les métiers de l’industrie à s’adapter. En arrivant sur le marché, ils bousculent les codes traditionnels du travail, ce qui a permis de développer un nouvel axe prioritaire chez les employeurs : l’épanouissement personnel des individus. Grâce à des organisations de plus en plus horizontales qui placent la confiance au centre de leur management, les collaborateurs reçoivent plus de responsabilités et sont davantage impliqués dans le fonctionnement organisationnel avec une nouvelle culture d’entreprise. Cela passe notamment par l’implication des collaborateurs dans le recrutement de nouveaux talents, en les considérant comme des accélérateurs pour l’entreprise et non une concurrence interne. Un moyen de créer un système collaboratif, où les nouveaux travailleurs échangent leurs savoir-faire avec les salariés plus anciens de l’industrie dans une forme d’émulation.

Ces nouveaux talents sont aussi nécessaires à l’innovation. De plus en plus tournée vers des systèmes ouverts, les acteurs du marché de l’industrie sont en recherche constante de disruption sur leur secteur. L’objectif : maintenir un temps d’avance sur les concurrents. Un des piliers qui anime l’industrie du futur.

Côté industriel, les acteurs remplacent la main d’oeuvre par des machines plus intelligentes, avec plus de savoir-faire laissant à l’homme des tâches à forte valeur ajoutée, améliorant la productivité pour développer de nouveaux objectifs. Un nouveau paradigme qui donne son impulsion à l’industrie du futur. Reste encore à remettre l’humain au coeur de l’organisation et intégrer l’aspect sociétal à sa vision. Les acteurs industriels doivent s’adapter aux problématiques de la société et cette transformation passera par des entreprises et des usines respectueuses de l’environnement et socialement plus éthiques.

L’industrie du futur est aussi liée aux attentes autour de la Smart City qui transforme les modes de construction et de consommation. En se tournant vers “l’open innovation”, les acteurs historiques de l’industrie deviennent une rampe de lancement pour les start-up qui émergent sur un marché. De leur côté, ces nouveaux entrants apportent une nouvelle vision, qui permet aux grands groupes d’être plus performants et compétitifs. Il s’agit là d’une collaboration fructueuse pour chacune des parties.

L’industrie d’aujourd’hui et de demain

Si l’industrie 4.0 est encore en phase de développement, les industriels ont tout intérêt à s’y soumettre pour s’adapter à la transformation et ne pas mourir avec l’ancien modèle. Il reste encore beaucoup d’entreprises de l’ancienne économie qui doivent franchir ce cap. D’ici 2025, le Forum Economique Mondial estime à 50 % la part de la production mondiale réalisée par les machines. Notion encore vaste et comprenant de nombreuses composantes en plus de la robotisation ; l’industrie du futur est avant tout un projet d’entreprise à mener et à accompagner sur le long terme, en corrélation avec l’ensemble des acteurs de l’entreprise.

Sport à la maison : les équipements indispensables en confinement

jeu, 26/03/2020 - 16:20
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Le coronavirus a mis la France à l'arrêt. Depuis le 17 mars 2020, les Français sont confinés chez eux. Seules quelques sorties sont autorisées, sur présentation d'une attestation de déplacement : pour aller faire ses courses alimentaires, notamment, ou pour se dégourdir les jambes. Mais pour des raisons de sécurité, cette activité physique à l'extérieur du domicile doit être réalisée à titre individuel seulement, pour une durée maximale d'une heure par jour et dans un périmètre d'un kilomètre autour du domicile. Pas de quoi satisfaire les appétits d'un marathonien ni vider les batteries d'un suractif. La pratique d'une activité physique est pourtant bénéfique pour la santé. Qui plus est dans le contexte actuel, le confinement risquant de favoriser les maladies liées à la sédentarité (mal de dos…), notamment chez les télétravailleurs, qui ne sont peut-être pas dûment équipés pour le travail à distance. Heureusement, il existe des solutions pour se dépenser et garder la forme pendant cette période. Outre les applications et cours disponibles en ligne, les e-commerçants proposent du matériel sportif adapté aux objectifs – et à la configuration des logements ! – de chacun. Tapis de sol, haltères, vélo d'appartement… Le JDN a sélectionné pour vous les meilleurs équipements pour faire du sport à la maison.

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SEA : comment limiter les coûts d'acquisition durant la crise

jeu, 26/03/2020 - 16:08

La crise du coronavirus n'épargne aucun secteur publicitaire. S'il n'est pas à l'arrêt comme des pans entiers du marché display, le secteur des liens sponsorisés (SEA) subit, lui aussi, le contrecoup des mesures de confinement. "Les trois premiers jours qui ont suivi l'annonce d'Emmanuel Macron ont été très perturbés. Le volume de requêtes et les taux de conversion ont, pour la plupart, été divisés par deux car les gens avaient d'autre priorités", relate Sébastien Broussois, directeur associé au sein du cabinet Resoneo. Problème, cette chute brutale de l'activité a eu une influence directe sur les coûts d'acquisition de certains annonceurs. Par exemple, un coût par clic moyen qui double en trois jours pour certaines campagnes comme le relevait un professionnel sur Twitter.

Le principal coupable ? Smart bidding, l'outil de machine learning que la plupart des acheteurs utilisent aujourd'hui pour établir leur stratégie d'enchère sur Google Ads. Cette fonctionnalité, qui permet aux annonceurs d'assigner à l'algorithme un objectif (par exemple, un coût par clic, un coût d'acquisition ou un nombre de conversion) et de lui laisser toute latitude pour l'atteindre, leur permet de gagner un temps précieux au moment de paramétrer leur campagne et d'identifier des poches d'audiences auxquelles ils n'auraient pas pensé. "Le problème, c'est que cet outil n'est pas forcément configuré pour gérer une situation de crise comme celle que nous vivons", explique Sébastien Broussois. L'algorithme, quand il voit une baisse ou une hausse des taux de transformation, a besoin de comprendre si elle est ponctuelle (par exemple parce qu'il y a une opération commerciale) ou plus pérenne. Quand il y a beaucoup de volume de requêtes à traiter, ce n'est pas compliqué d'identifier la rupture. Cela peut même être fait très rapidement. Quand les volumes sont moindres, c'est une autre histoire. Difficile de savoir s'il s'agit d'une instabilité habituelle ou d'un signal plus profond. L'algorithme mettra alors plus de temps à prendre en compte la baisse des taux de transformation, supposant qu'elle est très conjoncturelle et limitée dans le temps. "C'est particulièrement vrai pour les acteurs qui ont, en temps normal, des taux de transformation assez fluctuants d'un jour à l'autre et pour lesquels l'algorithme sait qu'il ne doit pas sur-réagir en cas de mauvaise journée," décrypte Sébastien Broussois.

L'aide Seasonality adjustments 

Si l'algorithme ne comprend pas de lui-même que la situation est durablement compliquée, à vous de l'aider ! La bonne nouvelle, c'est que Google propose déjà un outil vous permettant de corriger le tir. Google Ads a, en effet, lancé en août dernier une fonctionnalité baptisée "Seasonality adjustments" pour aider son algorithme d'enchères automatiques à corriger le tir lors d'événements "anormaux". En l'occurrence, une opération promo qui boostera les taux de conversion, un problème d'approvisionnement qui les baissera… ou une crise du coronavirus qui rase tout sur son passage. Cette fonctionnalité permet de prévenir l'algorithme d'une baisse ou d'une hausse à venir des taux de conversion, pour qu'il adapte son comportement d'enchère en conséquence. "Ceux qui voient que leurs taux de conversion ont chuté de 50% sur les premiers jours par exemple, doivent absolument utiliser la fonctionnalité pour permettre à l'algorithme de corriger le tir et diminuer le CPC cible", enjoint Sébastien Broussois.

Formation

Si malgré ce coût de pouce vous restez au-dessus de l'acceptable, il vous reste une option, plus radicale. "Vous pouvez mettre en pause l'enchère automatique, le temps de la crise, et repasser à un pilotage manuel", rappelle Sébastien Broussois. La pratique reste fastidieuse à double titre. Il est chronophage de devoir gérer à la main une stratégie d'enchère avec un CPC par mot-clé et une pondération de l'enchère selon une dizaine de paramètres dont le device, la catégorie socio-démo ou la géolocalisation. Aussi, lorsque l'on repasse à l'enchère automatique, il faut laisser quelques jours d'apprentissage à l'algorithme pour qu'il soit à nouveau complètement efficace. Mais il vous faudra peut-être en passer par là.

Dans tous les cas, il vous faudra monitorer de près l'évolution de vos coûts d'acquisition. C'est d'autant plus important qu'une fois passée la stupeur, certains internautes ont renoué avec leurs habitudes de recherche. Certains secteurs e-commerce ne se sont même jamais aussi bien portés. "Les volumes de requêtes produits qui concernent la plupart des activités à domicile sont à la hausse", observe Sébastien Broussois. Citons, entre autres, les imprimantes et les cartouches qui vont avec, les jeux de société, les outils de bricolage et de peinture ou encore les services de SVOD. "Dans une période telle que celle-ci, les taux de conversion peuvent être très bons car les gens ne regardent même plus les prix et achètent ce qui est disponible", constate Sébastien Broussois. Les autres secteurs e-commerce ne sont pas en reste. Certes, les volumes de requêtes restent plus faibles que d'habitude mais "les taux de transformation sont remontés, ces derniers jours", à en croire Sébastien Broussois. Comme la concurrence a, dans le même temps, diminué (beaucoup d'annonceurs ont stoppé leurs campagnes), il est donc encore possible d'obtenir un retour sur investissement intéressant.

Pilotage souple

L'un des facteurs majeurs de conversion, en ces temps de confinement, ce sont les délais de livraison. "C'est aujourd'hui le point le plus important en matière de réassurance client. N'hésitez pas à rappeler que vous continuez votre activité et que vous livrez dans les délais habituels", conseille Sébastien Broussois. La précision peut même être apportée sur votre annonce SEA. Elle doit, dans tous les cas, être mentionnée sur chaque page produit. "Si vous faites de la livraison à domicile sans contact physique, mentionnez le dans votre annonce, les internautes y seront forcément sensibles", ajoute Sébastien Broussois. Inutile, en revanche, de vous embarquer dans des promesses intenables. "Il faut rester honnête sur la capacité de l'entreprise en matière de livraison", prévient Sébastien Broussois. Le risque, c'est de décevoir quelques clients, avec des délais de livraison bien plus longs que promis, et de récolter des avis négatifs sur les sites spécialisés comme Trust Pilot ou Google Business. "Ça remontera toujours en référencement naturel et ça vous suivra, même une fois la crise du coronavirus terminée."

Enfin, Sébastien Broussois recommande à tous les annonceurs, qu'ils aient un surcroît d'activité ou non, d'avoir un pilotage budgétaire le plus souple possible. "Si vous constatez que, malgré vos efforts, vous n'obtenez pas de bon ROI, il vaut mieux diminuer temporairement vos investissements pour dépenser plus les mois prochains." Les semaines prochaines s'annoncent d'autant plus incertaines que La Poste a annoncé qu'elle allait réduire sa distribution, pour protéger son personnel. Ce ralentissement du rythme des livraisons aura forcément un impact sur le chiffre d'affaires de certains. "Il faut rester prudent et garder les yeux rivés sur ses indicateurs de performance pour être capable de réagir vite en ces temps volatiles", conclut Sébastien Broussois.

Comment lutter contre la fraude en ligne tout en conservant une expérience client qualitative ?

jeu, 26/03/2020 - 14:30

Historiquement, les marchands se sont concentrés sur la prévention des fraudes à la carte de crédit au moment où a lieu la transaction, ce qui a amené les fraudeurs à explorer d’autres aspects du parcours client, que ce soit lors de l’accès aux sessions, à la création de nouveaux comptes ou par l’utilisation abusive de coupons de réduction.

Outre des répercussions financières considérables pour les commerçants et les détaillants, cette croissance exponentielle de la fraude met à mal les relations établies avec les clients. Pour répondre aux attentes des consommateurs et leur assurer une expérience optimale, les enseignes ont étendu leur palette commerciale en améliorant leurs programmes de fidélité, en accélérant l’expédition des articles commandés, ou en simplifiant les procédures de retour. Mais c’était sans compter sur l’aptitude des arnaqueurs à élaborer de nouvelles façons d’exploiter ces offres rationalisées en imaginant de nouveaux vecteurs de fraude et de nouvelles vulnérabilités visant les plateformes d’entreprise.

La pression de l’offre favorise la fraude

Selon le dernier indice Fraud Attack où est comparé l’évolution enregistrée entre le 2e trimestre 2018 et le 2e trimestre 2019, le montant total des fraudes (en dollars) a progressé de 12 %, cette augmentation concernant la qualité plutôt que le volume des fraudes.

La fraude à la livraison revêt un intérêt particulier pour les criminels. Aujourd’hui, les détaillants sont en concurrence avec des géants comme Amazon qui proposent des services d’expédition et de livraison le jour même. Une telle offre exerce une forte pression sur les retailers qui se voient dans l’obligation de proposer à leur tour des délais de plus en plus brefs qui profitent alors aux fraudeurs. La fraude à la livraison se déroule comme suit : après qu’un individu ait effectué un achat à l’aide d’une carte de crédit volée, le commerçant lui permet de modifier l’adresse de livraison. Ensuite, ce type de fraude peut prendre différentes formes.

Les achats réalisés en ligne avec collecte en magasin[1] représentent un mode de fraude également très prisé. Dans ce cas, les criminels demandent que le colis soit conservé chez le marchand avant d’utiliser une fausse pièce d’identité, de faire appel à une mule ou de manipuler les vendeurs pour recevoir le colis à un nouvel endroit.

Les fraudeurs exploitent une autre tactique, la manipulation d’adresse. Ici, ils trompent délibérément les moyens de contrôle automatisés, tels que les services de vérification d’adresse (AVS), en modifiant une partie de l’adresse pour qu’elle ne corresponde pas à l’adresse effective ou que la modification soit suffisamment insignifiante pour ne pas être remarquée, créant ainsi un conflit entre les systèmes. Grâce à des modifications mineures et au contournement des processus de validation, les fraudeurs peuvent rediriger les articles entre le lieu de livraison prévu et des points de dépôt qui leur conviennent davantage. Il ne reste plus qu’à revendre le fruit de leur larcin et empocher les bénéfices.

L’industrie vestimentaire en ligne de mire des fraudeurs

Les fraudeurs développent leur technique et leur expertise dans des secteurs spécifiques pour augmenter leur taux de succès. Par exemple, l’industrie vestimentaire est depuis peu un secteur de prédilection pour la fraude, particulièrement sur le continent américain.

Par exemple, le nombre d’attaques menées contre l’industrie du prêt-à-porter a augmenté l’année dernière de 60 % dans cette région, la progression étant nettement plus modérée (13 %) dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique)[2].

Les arnaqueurs étudient les vulnérabilités des différents secteurs industriels et s’appuient ensuite sur cette expertise pour lancer leur offensive contre les entreprises les plus intéressantes. Les cyberfraudeurs privilégient ensuite généralement les vêtements et les accessoires, sachant que ce type d’articles suscite une demande constante et qu’ils pourront les écouler sans difficulté.

Quelles solutions pour prévenir la fraude ?

Face à l’augmentation de la fraude et à la nécessité d’offrir une expérience parfaitement fluide à leur clientèle, les détaillants doivent repenser leurs stratégies de protection actuelles.

Malheureusement, les solutions historiques avec leurs systèmes de règles ne sont pas suffisamment dynamiques pour suivre l’évolution de tactiques toujours plus complexes et sophistiquées. Les retailers — ou toute entreprise commercialisant des biens ou des services sur Internet — doivent utiliser une solution unifiée combinant un haut niveau de technologie et une expertise approfondie des techniques de fraude, tout en répondant aux attentes des enseignes et aux spécificités propres aux différents secteurs.

L’aptitude à assurer une automatisation complète doublée d’une capacité décisionnelle en temps réel est indispensable, notamment sur le plan de l’évolutivité pendant les pics saisonniers tels que les soldes et les périodes promotionnelles (Black Friday ou le Cyber Monday). Les entreprises pourront ainsi protéger la totalité du parcours client et faire face aux multiples méthodes de fraude en ligne.

Dans ce contexte, certains acteurs complètent leur offre par un service de réseau de veille permanente sur les fraudes. Il est intéressant de pouvoir compter sur ce type de réseaux qui fournit une visibilité et des renseignements concernant les fraudes au moment même où elles ont lieu, de sorte à ce que les entreprises affiliées au réseau soit alertées dès que les menaces sont identifiées et vice versa.

Enfin, en protégeant le parcours client de A à Z, il est possible de lutter contre la fraude au-delà de la transaction proprement dite — et d’être en mesure, par exemple, de détecter et stopper les fraudes BOPIS, qui ont lieu hors transactions.

Repousser les fraudeurs sans pénaliser l’expérience client

Le fait de collaborer avec plusieurs fournisseurs pour résoudre un problème précis de manière cloisonnée va rarement de pair avec la croissance des entreprises et, à terme, pousse à la prise de décisions inexactes.

En revanche, l’utilisation de solution conçue pour protéger l’entreprise en détectant les fraudes en temps réel et de manière automatisée tout en bloquant les fraudeurs sans pénaliser l’expérience client permettra d’offrir un excellent service aux consommateurs, au nez et à la barbe des escrocs. Les détaillants doivent identifier rapidement et facilement les clients légitimes pour que le taux d’approbation augmente, tandis qu’ils détectent et repoussent les fraudeurs. C’est un équilibre délicat, mais lorsque celui-ci est atteint, l’entreprise pourra se développer en ayant la certitude qu’elle peut compter sur un système réellement sécurisé.

[1] BOPIS pour Buy Online -Pickup in Store, équivalent à click-and-collect

[2] Indice Fraud Attack 

Huawei embarque Qwant dans ses nouveaux smartphones P40

jeu, 26/03/2020 - 14:30

Huawei présente ce jeudi 26 mars ses smartphones P40. Cette nouvelle gamme se caractérise par une évolution de design, de la qualité de sa caméra, mais aussi par de nouvelles briques technologiques, en matière de sécurité et de protection des données. Pour concevoir ce produit, Huawei a conclu un partenariat stratégique avec Qwant. Le moteur de recherche français est proposé par défaut dans le navigateur du téléphone. "Huawei s'allie avec des acteurs à la pointe dans leur secteur. Nous avons collaboré avec le fabricant d'appareils photos Leica pour la photographie, le spécialiste de l'ingénierie acoustique Devialet pour l'audio, et le moteur de recherche Qwant pour le respect de la vie privée", explique François Hernandez, vice-président des ventes chez Huawei en France. Les équipes techniques des deux entreprises travaillent conjointement depuis plusieurs mois sur le projet.

"On démarre sur le marché qui a le plus de sens mais notre volonté de part et d'autre est d'élargir la collaboration"

Cette nouvelle gamme est présentée comme structurante pour Huawei, car elle intègre à la fois la 5G et l'écosystème applicatif du groupe chinois, avec Huawei Mobile Services et le store AppGallery. Elle sera disponible en France, en Allemagne et en Italie à partir de mi-avril. "Au vu du contexte actuel, nous proposerons le P40 d'abord en ligne, puis en magasin à la fin du confinement", précise François Hernandez. Huawei a dû réadapter sa chaîne de production, toutes ses usines étant en Chine. A terme, la gamme P a vocation à être commercialisée dans une zone géographique plus étendue.

Pour Huawei et Qwant, ce produit n'est qu'une première étape. "Nous avons annoncé notre collaboration en novembre 2018 avec déjà un certain nombre d'engagements. Le P40 est un premier signe de concrétisation de ce partenariat. D'autres projets seront annoncés dans les mois et les années à venir", indique Jean-Claude Ghinozzi, CEO de Qwant, mentionnant des laboratoires communs pour d'autres domaines à l'étude. "On démarre sur le marché qui a le plus de sens mais notre volonté de part et d'autre est d'élargir la collaboration. Huawei prévoit d'étendre son écosystème de produits. Ce que l'on développe ensemble avec Qwant pour les smartphones sera applicables aux gammes d'objets connectés", complète François Hernandez.

Ce partenariat renforce par ailleurs la stratégie des deux entreprises. Celle de Huawei dans la sécurité et la protection des données, et celle de Qwant dans l'univers du mobile. "Ce projet nous fait entrer de plain-pied dans le monde de la mobilité, un axe stratégique pour l'entreprise", affirme Jean-Claude Ghinozzi. Dans le sillage de cette annonce, Qwant entend  renforcer l'architecture de son moteur de recherche pour adopter une approche mobile-first et améliorer l'expérience utilisateur. Un chantier qui va par ailleurs passer par un renforcement des équipes. "Etre embarqué dans les produits d'un leader mondial est une grande opportunité pour Qwant d'élargir sa base d'utilisateurs et de monter en puissance", ajoute Jean-Claude Ghinozzi. Selon les chiffres de Médiamétrie de décembre 2019, Qwant enregistre en France 5 millions de visiteurs uniques, dont 1,7 million sur mobile par mois.

Les bonnes pratiques pour rester productif en période de confinement

jeu, 26/03/2020 - 14:27

Une récente étude de l’Institut CSA pour Malakoff Humanis (1) révèle que le télétravail trouve son rythme de croisière en France. 30 % des salariés interrogés y indiquent avoir déja télétravaillé au cours de l'année 2019, contre 29 % en 2018. Ce mode de travail est notamment plébiscité par les cadres (69 %), dans le secteur des services plutôt que dans l'industrie (45 % et 20 % respectivement), chez les managers (44 %) plutôt que chez les non managers (22 %). Pour les salariés, les 3 principaux atouts du télétravail est de réduire ou de supprimer le temps de trajet (46 %), d'avoir plus de liberté dans l'organisation de ses horaires (39%) et de mieux concilier vie personnelle et vie professionnelle (37%). 88 % des salariés et 86 % des chefs d'entreprises considèrent que le télétravail donne une plus grande autonomie au travail. 76 % des salariés considèrent que cela améliore leur travail, 75 % leur sommeil. 86 % évoquent une diminution de la fatigue et 79 % des économies financières.

Au-delà, les trois sources de problèmes identifiés par les salariés sont notamment : la difficulté de séparer vie privée et vie professionnelle (58 %), la difficulté de communication entre collaborateurs (57 %) des difficultés techniques ex-aequo avec un risque d'addiction au travail (51 %). Pour les chefs d'entreprises, l'écueil principal du télétravail est "la complexité pour évaluer l'hygiène et la sécurité des lieux de télétravail" (54 %).

Pour les nombreuses entreprises françaises qui ne sont pas habituées à de longues périodes de travail en dehors des bureaux, nous avons établi une liste de bonnes pratiques que je vous invite à suivre pour rester productifs tout en télétravaillant. Lorsqu’on les applique, ces mesures garantissent une productivité comparable du personnel quel que soit le milieu de travail.

Bénéficier d’une vaste gamme d’outils collaboratifs qui permettent de virtualiser les environnements de bureau

Disposer des bons (outils aide les équipes à bien travailler de façon collaborative et simultanée. Miro, par exemple, est un outil de tableau blanc virtuel remarquable qui permet aux utilisateurs de collaborer sur des activités de présentation et d’annotation, comme la synthèse d’études ou le choix de priorités d’équipe, de feuilles de route stratégiques et d’objectifs collectifs. Vous pouvez en apprendre davantage ici sur la façon dont Social Finance a utilisé Miro pour optimiser ses moyens de collaboration en ligne. Pour ce client, nous avons conçu un outil visant à mieux accompagner et habiliter le jeune public dans la transition après la prise en charge. 

D’autres outils, comme Slack, sont parfaits pour gérer des équipes et/ou des projets distincts. Slack est convivial, facile à configurer et, surtout, disponible sur un large éventail d’appareils et de système d’exploitation, d’où un accès ouvert au plus grand nombre sur tout appareil.

En fait, les applications de collaboration doivent virtualiser efficacement un environnement de travail type. Bien que la collaboration directe offre d’énormes avantages pour établir la confiance et la coopération, les outils logiciels peuvent contribuer grandement à la reproduire, qu’il s’agisse d’un processus de réflexion devant un tableau blanc, de rattrapage en espace de pause ou de couplage sur un document.

Affiner les capacités de conférence en ligne

Notre mode de travail chez Pivotal Lab repose grandement sur la collaboration et le "pairing" (ex : le pair programming, ou la programmation en binôme). Si des employés résident à distance, les webcams et les casques s’imposent pour veiller à ce qu’ils restent impliqués et maintiennent un véritable esprit d’équipe.

Toutefois, une webcam rend certaines personnes mal à l’aise et les lieux ayant une mauvaise connectivité empêchent tout simplement son usage. Cela peut rendre des membres d’équipe réticents à la diffusion vidéo lors de conférences téléphoniques, mais il est crucial de l’utiliser autant que possible pour favoriser la confiance et le lien au sein de l’équipe. Bien entendu, la faculté de voir et d’entendre les membres permet un mode de communication bien plus attractif que les messages électroniques ou instantanés. Elle joue aussi un rôle clé pour établir une collaboration ouverte et transparente.

D’autre part, le "pairing" à distance permanent peut s’avérer fatigant. Il importe donc de faire des pauses et de déterminer les tâches que chaque membre peut accomplir seul. Il convient pour les membres d’informer les autres s’ils prévoient une période de travail intense et de signaler leur indisponibilité via leur statut.

Veiller à conserver le cadre d’une journée de travail

Nous croyons en un rythme de travail viable, de 8 heures par jour, mais l’évolution de cet horaire pour l’harmoniser avec une équipe distante, dispersée partout dans le monde, se heurte aux habitudes des gens et ne favorise pas un environnement de travail sain. Nous cherchons à planifier nos activités pour prévoir celles collaboratives qui exigent la contribution du plus grand nombre pendant les heures communes et décidons ensemble de ceux travaillant aux autres plages non chevauchantes.

Réaliser des bilans hebdomadaires de l’équipe pour analyser ce qui fonctionne bien et moins bien entre les fuseaux horaires permet de découvrir des occasions de raccourcir les boucles de rétroaction et d’éviter la frustration. Par exemple : poster des questions sur Slack pour préciser aux membres d’équipe leur heure de début le lendemain, changer l’heure de réunions ou identifier des experts spécialisés dans les fuseaux horaires afin qu’une personne soit toujours disponible pour répondre aux questions et éliminer les obstacles.

Progresser à distance

La distance sociale jouera un rôle clé dans la protection du personnel contre le COVID-19 et la limitation de la progression globale de l’épidémie. Compte tenu de l’impact sur les chaînes logistiques mondiales et le comportement des consommateurs qui présente déjà le risque que le virus provoque une grave perturbation des entreprises en France (et du monde entier), les mesures exposées ci-dessus aident à atténuer les effets négatifs en favorisant la productivité du personnel. Les entreprises disposent d’outils, de méthodes et de pratiques adaptés pour virtualiser à présent le milieu de travail et obtenir une alternative viable, afin de mieux maîtriser la situation jusqu’à sa stabilisation. 

S’il est impossible de nous rencontrer actuellement, nous recommandons de mener des entretiens via des appels vidéo. Une fois cette période de confinement terminée, il sera d’autant plus agréable d’organiser quelques rencontres en face à face. En attendant, gardons nos distances, sans pour autant perdre en efficience.

Savoir préparer aujourd'hui, les opportunités de demain

jeu, 26/03/2020 - 14:20

La crise que nous traversons est d’une ampleur rare, elle est vectrice de stress et d’inquiétude mais elle suscite également quantité de messages de solidarité, de mouvements de sympathie, voire d’empathie, avec les différents acteurs du drame qui se joue.

S’ajoute à cela le confinement auquel la majorité d’entre nous est contrainte… Quelle situation inédite d’être enfermé chez soi pour plusieurs semaines. Heureusement les réseaux sociaux sont venus à la rescousse via Skype ou WhatsApp afin de garder un lien même virtuel avec nos proches.

Et les entreprises dans tout ça… comment continuer à fonctionner ?

L’économie est à l’arrêt et même le e-commerce a considérablement ralenti, les livraisons n’étant que très partiellement assurées. Que faire durant cette période de ralentissement ? La réponse tient en deux mots : communiquer et préparer.

  • Communiquer, car il faut maintenir le lien avec sa communauté. Pas un lien mercantile, mais plutôt un lien émotionnel, fait de soutien, de partage et d’empathie avec ses clients. Ils ont besoin de se sentir membre d’un collectif. 
  • Préparer, car après la période de privation et son lot de frustrations, viendra une période de consommation, qui couplée avec l’arrivée des beaux jours va être source d’opportunités.

C’est certain, à la fin de ces périodes de restrictions, l’ambiance sera positive voire même euphorique. La population retrouvera la liberté et la joie de flâner dans les villes. L’enjeu pour les entreprises sera d’être au rendez-vous !

Comment ?

D’abord, en pérennisant et capitalisant sur la proximité et le sentiment d’appartenance créés virtuellement avec les clients en leur donnant rendez-vous « physiquement », dans les points de vente existants ou par le biais de boutiques éphémères.

Ensuite, en conceptualisant ce rendez-vous, avec un storytelling dédié autour de valeurs communes, des notions de retrouvailles entre la marque et sa communauté et un teasing efficace.

Par ailleurs, la réalisation de ces rencontres doit être totalement insérée dans la stratégie omnicanal afin de capitaliser sur l’intégralité de l’expérience client avec la détermination d’objectifs clairs et chiffrés.

Il faut faire de ce rendez-vous un moment unique d’abord humainement mais également au niveau business.

Enfin, le choix des villes accueillant ces rencontres doit être réalisé avec soin. En effet, quelles sont les villes porteuses en termes de chiffre d’affaires ? Celles ou la communauté est la plus engagée ? Pourquoi ne pas lancer un questionnaire réseaux sociaux pour laisser les clients s’exprimer à ce propos ?

10 conseils pour capitaliser sur la gestion des services et faciliter le télétravail

jeu, 26/03/2020 - 13:34

Voici 10 recommandations à l’attention des responsables de la gestion des services pour faire face à l’adoption à grande échelle du télétravail et garantir la productivité des collaborateurs durant la période de confinement. Ces conseils concernent l’ITSM, ou gestion des services IT, mais aussi d’autres scénarios au-delà de l’informatique où les approches et solutions de gestion des services peuvent également s'avérer utiles.

1. Préservez la productivité des collaborateurs

Tous vos utilisateurs finaux, collaborateurs et clients vont être beaucoup plus nombreux à travailler depuis leur domicile pendant quelque temps. De nombreuses questions vont se poser, auquel votre plan d’action doit répondre. Que ferez-vous si l'ordinateur portable d'un collaborateur tombe en panne et qu'il faut le remplacer ? Vos utilisateurs ont-ils accès à toutes les applications dont ils ont besoin ? Disposent-ils tous d’une bonne connexion Internet chez eux ? Commencez par faciliter l'accès des télétravailleurs à votre interface d'ITSM en self-service, car c'est leur première source d'aide. Si votre portail en self-service n'est pas encore accessible hors de votre DMZ, faites-en sorte qu’il le soit rapidement.

2. Fournissez des services IT depuis votre domicile

Il ne s'agit pas seulement d'eux, mais aussi de vous ! Votre équipe va travailler de chez elle (en partie ou entièrement) pendant un certain temps, mais en a-t-elle les moyens ? C'est là que les outils cloud montrent toute leur puissance, car ils ne nécessitent aucune installation en local et sont accessibles depuis n'importe quel navigateur. Si votre outil d'ITSM est installé sur site, est-il accessible hors du pare-feu ? C'est le bon moment pour établir la liste de tous les rôles du service IT, avec les accès, les outils et les données dont votre équipe a besoin pour télétravailler.

3. Restez connectés

En télétravail, on peut rapidement se sentir isolé et déconnecté, et dans ce cas, les outils de réunion virtuelle sont votre allié. Confirmez auprès de chaque responsable que toute son équipe parvient à utiliser des outils comme Microsoft Teams, WebEx ou encore Zoom. Organisez des réunions régulières, pas seulement une fois par semaine, mais tous les jours pour que tout le monde reste connecté. Demandez à tous d’utiliser la caméra vidéo car vous avez besoin de voir leur visage et ils doivent voir le vôtre. C'est comme cela que l'on reste connectés et que l'on peut communiquer.

4. Restez un leader

Maintenant plus que jamais, vos équipes ont besoin de leaders pour les guider. Gardez un contact régulier à l'aide de réunions et de discussions individuelles (virtuelles !) et d'appels téléphoniques. Prenez souvent contact avec les autres. Soyez flexible, attentionné et coopératif, mais soyez aussi clair. Pendant cette période troublée, nous avons tous besoin d'une direction claire. L'un des membres de votre équipe partage son foyer avec un membre de sa famille qui est malade ? Ne le surchargez pas, mais aidez-le au besoin à se concentrer sur son travail. S'il est arrêté, ne le poussez pas à reprendre. Soyez simplement très clair quand vous exprimez vos attentes et énoncez les règles de fonctionnement.

5. Restez en sécurité

Veillez à prendre des décisions qui sécurisent l'IT. Ne mettez pas votre entreprise en danger en supprimant les VPN, en désactivant les pare-feu ou en partageant les mots de passe en croyant faciliter le télétravail. Il vous faudra peut-être adoucir certaines de vos mesures les plus strictes, mais vous ne pouvez pas vous permettre de compromettre la sécurité de votre employeur. C'est le bon moment pour vérifier vos capacités et pratiques de gestion des postes client et de sécurité pour vous protéger des failles éventuelles. Gardez la tête froide en matière de sécurité.

6. Communiquez

Avec les portails en self-service, le service IT dispose d'outils fantastiques pour offrir à l'entreprise une plateforme de communication claire, où diffuser des informations sur le service IT, son état opérationnel et les services de support. Rédigez et publiez du contenu pour répondre aux questions et aux incertitudes dans toute l'entreprise. Des FAQ pertinentes sont très utiles. Commencez dès maintenant à construire ou à mettre à jour vos FAQ IT et toutes autres ressources. Ils sont importants pour que tout le monde soit informé et reste productif.

7. Assurez un support virtuel

Le moment est idéal pour réduire les services physiques de support dans l'entreprise. Fermez le Genius Bar, réduisez les options de support en face à face, et concentrez-vous sur l'accès à distance. Les outils de contrôle à distance sont plus indispensables que jamais. Même si vous pouviez vous déplacer pour effectuer un dépannage, ce n'est peut-être pas une bonne idée de le faire maintenant. Vérifiez que tout le monde peut facilement utiliser les outils de contrôle à distance pour continuer à offrir l'aide nécessaire. 

8. Revoyez vos priorités

Certaines choses sont importantes tout de suite, d'autres peuvent attendre. Passez en revue vos projets actuels et voyez si certains peuvent être mis en pause pour permettre à votre équipe de se consacrer sur ceux qui sont plus importants. La nouvelle vidéo d'instructions et les FAQ qui expliquent comment travailler depuis chez soi sont sans doute plus urgentes, dans l'immédiat, que la mise à niveau planifiée depuis longtemps de votre plateforme de base de données. Certains projets à long terme devront peut-être être accélérés. Par exemple, votre nouveau contenu en self-service devra être publié plus tôt, et la mise en production de votre nouveau workflow de gestion des connaissances peut devenir plus importante.

9. Soyez proactif 

Commencez par les points ci-dessus, développez votre plan, puis rédigez un document détaillant vos étapes et vos priorités. Demandez à l'équipe de direction de l'approuver, puis partagez-le avec vos équipes. La pire attitude, c'est de croire que le statu quo va fonctionner. La meilleure approche consiste à planifier, se préparer, agir et apporter les ajustements nécessaires au fil du temps. Même si la situation actuelle n'a pas un impact significatif immédiat sur vos activités, il est sage de vous préparer.

10. Aidez les autres services

Les outils de gestion des services sont utilisés par de nombreux autres départements de l'entreprise, mais peut-être n’ont-ils pas encore pris la mesure de leur valeur. Contactez-les, partagez votre plan IT, puis proposez de les aider. Eux aussi proposent des options en self-service, ils ont besoin de partager des FAQ et des ressources ; peut-être pourraient-ils également utiliser ces outils de gestion des services pour faciliter le télétravail. Les leaders des départements autres que l'IT doivent adopter la même approche que vous et tirer parti de la puissance de la gestion des services.

Télé-manager, épisode 4 : au bien-être de tes troupes tu penseras

jeu, 26/03/2020 - 12:02

Manager ne s'improvise pas. Manager à distance encore moins. Que vous soyez un télétravailleur aguerri (profitez-en pour réviser vos classiques !) ou un néophyte, le JDN vous relaie chaque jour les conseils de professionnels pour vous aider à encadrer vos équipes, même de loin. Quatrième et dernier commandement : au bien-être de tes troupes tu penseras (cliquez ici pour revoir l'épisode 3).

Dans le contexte actuel, il faut apprendre à parler émotions avec ses collaborateurs. Claude Mattio, fondateur et directeur associé d'Akor Consulting, invite les entreprises à pratiquer la gestion des émotions de leurs équipes : "A distance, on ne peut pas savoir ce que les salariés ressentent, avec leurs équipes, leurs clients, leur organisation du travail, il faut donc les faire parler. Le problème, c'est que les entreprises pyramidales ne savent pas comment faire parler leurs salariés de leurs émotions. Dans ces entreprises, les managers ne savent déjà pas le faire en face-à-face, alors à distance, c'est presque impossible s'ils ne sont pas formés".

Le manager doit être capable de déceler les signaux non verbaux

Concrètement, le manager doit d'abord être capable de repérer les signaux non verbaux de son interlocuteur, les micro-comportements, le regard, la tonalité, pour essayer de sentir l'état interne du salarié. Il doit ensuite le questionner directement sur ce qu'il ressent. "Dans un entretien à deux, il faut commencer par questionner son collaborateur sur ce qu'il pense, puis passer sur l'analytique. Il faut se montrer vigilant et insister sur ce qu'il a réussi et, en commençant à évoquer les difficultés, basculer sur le ressenti, sur comment il a vécu une situation, ce qu'il ressent physiologiquement, ses émotions. Ce n'est qu'à ce moment que le manager pourra savoir où en est son collaborateur et l'aider à retrouver sa sérénité."

Prendre soin de ses équipes

En cette période d'épidémie, il est important de s'assurer que ses salariés vont bien. C'est ce que fait la plateforme de téléconsultation Mes Docteurs, dont les salariés ont accès à des consultations de psychologues via un concurrent, Eutelmed, ce dernier référençant davantage de praticiens de ce type. "Le confinement peut être difficile à vivre, toutes les situations sont différentes, explique Marie-Laure Saillard, dirigeante de Mes Docteurs, et mettre en place une ligne où les salariés peuvent parler et poser des questions ne peut qu'être bénéfique."

La start-up a aussi mis en place un dispositif avec Uber Eats qui permet aux salariés d'accéder aux services de la plateforme.

Enfin, prendre soin de ses équipes, c'est aussi, pour les managers directs, être capable de leur dire d'arrêter. "Le rôle des managers est clé, car on ne peut pas tout formaliser insiste Marie-Laure Saillard, notamment pour gérer la fatigue. Ils doivent insister sur le droit à la déconnexion".

Etre tolérant face aux réactions disproportionnées

Pour Geoffroy de Lestrange, directeur marketing et communication de Cornerstone On Demand, société de solutions RH et de formation, il est important de prendre du recul, surtout en cette période délicate : "On sait que la distance accroit le risque de malentendu, les managers doivent en prendre conscience. C'est d'autant plus vrai en situation de stress. Ils doivent donc être d'autant plus compréhensifs, ne pas réagir eux-mêmes à chaud, se remettre en question, prendre le temps de s'interroger sur ce qui a pu amener un collaborateur à mal réagir, surtout si celui-ci n'est pas habitué au travail à distance."

Ne pas réagir à chaud

Il reste toutefois important de recadrer ses collaborateurs quand ils partent dans la mauvaise direction, même à distance. A contrario, il est primordial de les féliciter pour leurs accomplissements, afin de garder leur motivation intacte.

Se former et former ses équipes

Comme tout mode de travail, le télétravail nécessite des ajustements qui ne sont pas toujours innés. "Notamment dans les entreprises qui étaient hostiles à cette pratique, les managers vont avoir besoin d'être accompagnés", prévient Geoffroy de Lestrange. Cela tombe bien, de nombreux organismes mettent justement en ligne des Mooc et autres contenus de formation à ce sujet.

"Cette crise est l'occasion d réveiller le leader qui sommeille dans le manager"

C'est aussi l'occasion de préparer l'après-crise : même si les conséquences ne pourront être tirées qu'à l'issue de celle-ci, il faut d'ores et déjà consigner, par exemple au moyen d'un journal de bord, tous les éléments qui pourront ensuite être analysés pour un retour d'expérience.

"Une crise, c'est une opportunité, assure Laurent Pellegrin, directeur adjoint au ministère des Armées. C'est le moment de réveiller le leader qui sommeille dans le manager, celui qui aidera à passer la crise."

Coronavirus : comment la Chine fait la promo de sa médecine traditionnelle ?

jeu, 26/03/2020 - 11:56

Alors que le monde entier est secoué par l’épidémie du Covid-19, de nombreux chercheurs chinois et anglais se sont penchés sur des traitements de prévention du virus utilisant la médecine traditionnelle chinoise. Ces chercheurs se sont basés sur les études menées sur des épidémies antérieures telles que le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et la grippe H1N1 utilisant la médecine traditionnelle chinoise (MTC). Dans leur étude, ils ont intégré des protocoles de traitement utilisés dans des provinces touchés par le Covid-19 afin de contenir la contamination. 

Quels ont été les résultats de la médecine traditionnelle chinoise lors de l’épidémie ?

Les chercheurs ont pu établir que certaines règles propres à la médecine traditionnelle chinoise pourraient offrir une meilleure protection contre la contamination. Ils ont d’abord cité la pertinence de certaines plantes issues de la pharmacopée chinoise (astragale, les atractylodes,  le chèvrefeuille du Japon,  et le forthysia) permettant de renforcer le système immunitaire afin de lutter contre les agents pathogènes. Cependant ils prennent soin de dire que leurs travaux nécessitent une validation par un comité scientifique avant d’envisager toute application.  

En Chine, 90% des patients atteints par le coronavirus suivent en partie un traitement utilisant la médecine traditionnelle chinoise. Au centre clinique de santé publique de Shanghai, les médecins utilisent à la fois des médicaments anti-viraux corticoides et de la médecine chine traditionnelle. Selon le directeur adjoint de cette clinique, deux malades n’ayant pas réagi aux antiviraux ont reçu un traitement de médecine traditionnelle chinoise qui a pu améliorer leur état de santé. Selon lui la combinaison de la médecine occidentale avec la médecine chinoise donne d’excellents résultats.

La position de l’OMS sur les traitements à base de plante.

Bien que l’OMS ait intégré la médecine traditionnelle chinoise à la pharmacopée mondiale, elle reste très formelle sur l’automédication :   "Prendre des remèdes traditionnels à base de plantes n’est pas efficace contre le Covid-19". A l’heure actuelle, les seuls gestes reconnus par les autorité sanitaires permettant d’endiguer la contamination sont : le lavage des mains régulier, l’éternuement dans le coude ainsi que l’usage de mouchoirs à usage unique. Toutefois l’OMS reconnaît les apports que la médecine traditionnelle a pu avoir au niveau mondial, en matière de pharmacologie.

L’attribution du prix Nobel de médecine en 2015 à la chercheuse en pharmacie chinoise Tu Youyou est un signe de l’intérêt que présente actuellement la pharmacopée chinoise. Tu Youyou  a été récompensée pour sa découverte de l’artémisinine, substance trouvée dans l’armoise constituant un traitement au paludisme.

La médecine traditionnelle chinoise tient une place importante dans le système de santé de nombreux pays asiatiques ainsi qu’en Chine où, selon l’OMS, jusqu’à 80% de la population y a recours. Cependant le manque de données probantes sur la qualité des produits utilisés a conduit les instances européennes a interdire la commercialisation de traitements de médecine traditionnelle chinoise à base de plantes non homologués, afin d’éviter tout risque de d’utilisation de produits de qualité douteuse.

Le gouvernement promeut sa médecine traditionnelle face au coronavirus.

Le parti communiste chinois vante les mérites de la médecine traditionnelle bien que les scientifiques restent sceptiques. Selon le responsable de l’administration chinoise de la Mtc, Yu Yanhong,  "l’essentiel des 50 000 patients  du Covid-19 en Chine qui se sont remis de la maladie ont reçu un traitement de MTC." Il souligne également que "l'utilisation combinée de la MTC avec la médecine occidentale s’est montrée efficace contre le Covid-19, quand on regarde le nombre de guéris."

Dans une clinique de Pékin, spécialisée en MTC, le docteur Li explique en quoi la médecine chinoise peut apporter une solution au traitement du Covid-19. Il s’agit de renforcer les capacités naturelles de défense de l’organisme contre les agents pathogènes à l’aide de remèdes naturels.

Le parti communiste dans sa communication officiel met en avant le "trésor" que constitue la médecine traditionnelle pour la civilisation chinoise. En Octobre 2019, le président Xi Jinping avait mis en relief le rôle important que jouait la Mtc dans le développement du pays. Ainsi lors de la l’épidémie du coronavirus en Chine, les autorités sanitaires ont recommandé dans les hôpitaux et cliniques un grand nombre de produits traditionnels dans les traitements contre le Covid-19.

En Chine, le 30 Janvier, des experts du Shanghai Institute of Materia Medica et de l’Institut de virologie de Wuhan, ont publié un article montrant qu’un remède de la médecine traditionnelle à base de chèvrefeuille, de scutellaire chinoise et de forsythia obtenait de bons résultats dans la lutte contre le Covid-19.

En une journée, tous ces remèdes ont été en rupture de stock sur l’ensemble des plateformes e-commerce du pays et de longues files d’attente ont fait leur apparition devant les pharmacies chinoises.

Les scientifiques restent très sceptiques sur ces traitements issus de la médecine traditionnelle chinoise

L’ensemble de ces annonces des médias chinois prônant les vertus de la médecine traditionnelle chinoise dans le traitement du Covid-19 ont été accueillies avec beaucoup de critiques par la communauté scientifique internationale. Selon Christle Donnely, professeure en épidémiologie statistique à l’Imperial College de Londres, il n’est pas possible d’avoir de conclusions à l’heure actuelle sur l’efficacité de ces traitements.

Avant l’apparition du coronavirus, de nombreux scientifiques s’étaient inquiétés de l’inscription par l’OMS de la MTC dans sa Classification Internationale des Maladies (CIM) en 2019, face au manque de données probantes. Des analyses avaient été effectuées par l’université  de Maryland aux Etats-Unis sur de nombreuses pratiques de la médecine traditionnelle chinoise, concluant qu’aucune d’entre elles n’apportait la preuve scientifique d’une véritable efficacité.

La médecine traditionnelle, une manne financière pour la Chine ?

Certaines personnes comme l’historienne de Harvard, Bridie Andrews, soulignent l’aspect lucratif de la médecine traditionnelle chinoise. Bridie Andrews montre que depuis les années 1970, la médecine chinoise connaît en Occident en grand regain d’intérêt. De nombreux étudiants occidentaux partent en Chine tous les ans afin d’étudier la médecine traditionnelle et en particulier la pratique de l’acupuncture chinoise, ce qui représente pour la Chine d’importantes sources de revenus. 

De plus en Chine, le marché de la médecine traditionnelle, où la prescription de plantes médicinales est courante, représente environ 40% du marché pharmaceutique réalisant un chiffre d’affaires de près de 21 milliards de dollars. La MTC, très populaire chez les Chinois est de plus en plus soutenue par le gouvernement voyant là une opportunité pour promouvoir la culture traditionnelle chinoise à l’internationale.

Malgré le scepticisme de la communauté scientifique, de nombreux spécialistes de la médecine traditionnelle déclarent toutefois que cette pratique peut apporter une aide dans la pandémie actuelle du coronavirus, en permettant de stimuler le système immunitaire.

La signature électronique peut freiner efficacement l'usurpation d'identité

jeu, 26/03/2020 - 11:45

La valeur juridique de la signature électronique est reconnue en France mais sous certaines conditions. Pour la démontrer, il faut identifier de manière fiable le signataire et garantir l’intégrité du document signé. Il s’agit d’une opération à caractère légal. En France, l’article 1367 du Code civil définit la signature électronique comme une preuve aussi efficiente que la signature manuscrite. La signature électronique est donc admise en cour de justice dès lors que sa fiabilité est reconnue.

Différents niveaux de signature pour différents niveaux de protection

Le règlement eIDAS est à l’origine de trois niveaux de signature : simple, avancée et qualifiée. Ces trois niveaux de signature sont mis en œuvre grâce à différents moyens d’identification électronique permettant de mieux maîtriser les risques d’usurpation d’identité. Mais la signature électronique ne se limite pas à une question technique. Il s’agit bel et bien d’une opération à caractère légal qui ne doit pas se faire au détriment de l’expérience utilisateur. C’est pourquoi le marché a vu naître un quatrième niveau : avancé avec certificat qualifié.

La signature électronique simple est émise sans certificat personnel au nom du signataire et sur la base d’informations personnelles (numéro de téléphone, email) renseignées par la personne souhaitant faire signer le document. Le processus de signature simple peut être renforcé et acquérir une valeur légale plus importante grâce à l’ajout d’une étape d’authentification au moyen d’un code SMS reçu par les signataires.

La signature avancée quant à elle requiert des moyens d’identification plus poussés et nécessite la création d’un certificat émis au nom du signataire et contenant des informations collectées grâce à l’envoi de sa pièce d’identité. Le justificatif d’identité est contrôlé par un PSCo. Le niveau d’identification est ici plus élevé. Là encore, l’étape d’authentification au moyen d’un code SMS est indispensable à la signature.

La signature avancée avec certificat qualifié s’effectue avec un certificat nécessitant l’envoi d’un document d’identité et un face-à-face entre le futur titulaire du certificat et l’opérateur d’enregistrement. Ce dernier procédera au contrôle physique de l’identité du signataire en plus de sa pièce d’identité, s’assurant ainsi de l’exactitude des informations s’y trouvant. Comme pour la signature simple et avancée, l’authentification avec un code SMS est également indispensable à la signature.

La signature qualifiée est réalisée quant à elle avec un certificat qualifié et un dispositif qualifié de création de signatures. Elle bénéficie d’une présomption de fiabilité. Le procédé d’identification est dans ce cas présumé fiable, entraînant un renversement de la charge de la preuve. La personne mettant en cause l’identification devra alors prouver que celle-ci est erronée.

En résumé, plus le niveau de sécurité d’une signature augmente, plus les points de contrôle (à distance ou en face-à-face) de l’identité du signataire sont nombreux, réduisant ainsi le risque d’une usurpation d’identité. De plus, l’horodatage apporte également un niveau de sécurité supplémentaire et contribue ainsi à assurer l’intégrité du document signé. En effet, il garantit l’existence d’un fichier à une date donnée sans modification depuis (principe d’intégrité).

Tesla : une usine rouvrira pour fabriquer des respirateurs artificiels

jeu, 26/03/2020 - 11:17
Sommaire

[Article mis à jour le 26 mars 2020 à 11h17] Alors que les usines de Tesla en Chine et aux Etats-Unis sont fermées pour limiter la propagation du coronavirus, Elon Musk souhaite rouvrir l'une d'elles, celle de New York, pour aider à combattre l'épidémie. Le directeur exécutif de l'entreprise souhaite en effet produire des respirateurs artificiels, dont les Etats-Unis manquent cruellement. Le maire de New York, Bill de Blasio a d'ailleurs indiqué qu'il en manquait plusieurs milliers dans sa ville, en apostrophant Elon Musk sur Twitter pour lui demander son aide. Le sud-africain affirme désormais sur le réseau social qu'il a l'intention de rouvrir son usine new-yorkaise "le plus tôt possible" et que son travail pour se mettre à la confection de masques "avance bien". Evidemment, Tesla n'a aucune compétence en la matière, mais le constructeur a signé un accord avec le leader mondial du secteur, Medtronic, pour produire ses produits dans l'usine Tesla. D'autres constructeurs auto américains, comme GM et Ford, sont eux aussi en train d'adapter certaines usines pour les mettre au service de la production de respirateurs artificiels.

Giga New York will reopen for ventilator production as soon as humanly possible. We will do anything in our power to help the citizens of New York.

— Elon Musk (@elonmusk) March 25, 2020

Voilà déjà seize ans que Tesla s'est lancé dans sa quête d'une voiture électrique haut de gamme. Le constructeur auto a été fondé en 2003 par Martin Eberhard et Marc Tarpenning, qui seront rapidement rejoints par son personnage emblématique et actuel dirigeant, Elon Musk. Le nom de l'entreprise vient de Nikola Tesla, inventeur de génie dans l'électricité et la mécanique. L'entreprise a contraint tous les grands constructeurs à se lancer sérieusement dans l'électrique. Après une période très difficile en 2018, marquée par des difficultés de production puis de livraison, Tesla a réussi en 2019 à augmenter la cadence de construction et de vente de ses véhicules. L'entreprise doit désormais prouver qu'elle peut maintenir ces niveaux sur le long terme. Actualités, prix, modèles, magasins en France… voici tout ce qu'il faut savoir sur Tesla.

Tesla en France 

Tesla est présent en France depuis 2010, date de l'ouverture de son premier magasin hexagonal, à Paris. Le constructeur se repose sur un modèle de vente directe aux clients sur Internet ou dans ses magasins. Depuis son arrivée, Tesla a étoffé sa présence en France. En plus de Paris, le constructeur dispose désormais de magasins à Chambourcy, Le Chesnay, Vélizy-Villacoublay, Nantes, Bordeaux, Aix-en-Provence, Nice et Lyon. Les clients potentiels peuvent y réaliser des essais et commander un véhicule. Des représentants commerciaux sont également présents à Lille, Rennes, Toulouse, et Strasbourg. 

Tesla a établi un vaste réseau de recharge électrique dans le pays. Il est à la fois composé de ses stations de recharge maison, les Superchargeurs, et de sites de recharge chez des entreprises partenaires, comme des hôtels ou des centres commerciaux.  Leur emplacement est consultable sur le site de Tesla. La carte ci-dessous répertorie tous les chargeurs du réseau Tesla en France.

Cliquez sur "agrandir le plan"  puis zoomez sur le territoire qui vous intéresse pour les voir s'afficher.

En France, les ventes de Tesla sont confidentielles, mais tout de même en forte progression. Ainsi, alors que la marque avait vendu 1252 véhicules en 2018 (d'après les données d'immatriculations de voitures), elle en a écoulé 3730 rien qu'entre janvier et juin 2019. Une belle croissance due à l'arrivée sur le marché français de la Model 3, la moins chère des Tesla. Elle est d'ailleurs devenue la deuxième voiture électrique la plus vendue en France, toujours loin derrière la Zoé de Renault (8877 immatriculations entre janvier et juin 2019).

Prix d'une Tesla

Voici les prix de départ des modèles commercialisés par Tesla en France. La facture finale peut grandement varier en fonction du choix des options, notamment les batteries et l'ajout du mode de conduite "entièrement autonome" (en réalité semi-autonome, en option à 6300 euros). Tous les prix tiennent compte d'un bonus écologique de 6000 euros. 

  • Prix de la Tesla Model 3 : à partir de 42 600 euros (bonus écologique compris)
  • Prix de la Tesla Model S : à partir de 85 000 euros (bonus écologique compris)
  • Prix de la Tesla Model X : à partir de 90 700 euros (bonus écologique compris)
  • Prix de la Tesla Roadster : à partir de 172 000 euros (bonus écologique compris).
Comparatif des différents modèles Tesla Modèle Prix de base Autonomie temps 0-100 km/h Vitesse max Model 3 42 600 € 355 - 500 km 3,5 - 5,6 secondes 210 - 250 km/h Model S 85 000 € 416 -540 km 2,5 - 4,2 secondes 225 - 250 km/h Model X 90 700 € 417 - 542 km 3,1 - 5,2 secondes 210 - 250 km/h Roadster 172 000 € 1000 km 2,1 secondes 400 km/h Tesla Model 3 La Tesla Model 3, berline grand public. © Tesla

La plus abordable de toutes les Tesla, la Model 3, est une berline dotée d'une autonomie de 350 kilomètres, selon Tesla. Disponible à partir de 42 600 euros (bonus écologique compris) en France, elle doit permettre à Tesla d'imposer la voiture électrique auprès du grand public. Ses premières livraisons de  ont commencé en février 2019 en Europe.

Cette voiture rencontre un grand intérêt : plus de 450 000 réservations de ont été enregistrées par l'entreprise avant même la sortie du véhicule. Mais c'est aussi un énorme défi, car le succès de Tesla repose désormais sur sa capacité à rapidement atteindre d'énormes capacités de production, que les grands constructeurs mondiaux ont mis des décennies à perfectionner, afin d'honorer toutes ces commandes. Tesla a raté à de nombreuses reprises ses objectifs de production hebdomadaires et trimestriels en 2018, mais s'est fortement améliorée fin 2018 et en 2019. Mi-octobre 2018, le constructeur a dépassé les 100 000 Model 3 sorties d'usine, d'après le Tesla Model 3 Tracker, un modèle d'estimation de sa production développé par Bloomberg. Il aura fallu un an et demi à Tesla pour atteindre ce chiffre, depuis le début de la mise en production de la Model 3. Une vitesse d'exécution largement supérieure au rythmes de production des Model S et Model X, qui montre les progrès de Tesla en la matière. Puis elle a annoncé avoir battu son record de production, avec plus de 87 000 véhicules construits au seul deuxième trimestre 2019, dont 77 000 unités rien que pour la Model 3. Mais Tesla est encore loin d'être devenu un grand industriel de l'automobile. A titre de comparaison, les 20 plus gros constructeurs mondiaux produisent entre 1 et 10 millions de voitures par an chacun.

  • Prix de base : 42 600 euros (bonus écologique inclus)
  • Autonomie : Entre 355 et 500 kilomètres
  • Temps pour passer de 0 à 100 km/h : 3,5 à 5,6 secondes
  • Vitesse maximale : 210 à 250 km/h.
Tesla Model S La Tesla Model S, une berline haut de gamme. © Tesla

La Model S est la première berline conçue par Tesla, dont les livraisons ont commencé en 2012 aux Etats-Unis. Elle est plus grande et bien plus onéreuse que la Model 3, avec un premier prix à 85 000 euros. La Model S bénéficie en échange d'une puissance et d'une autonomie supérieures (450 kilomètres avec la batterie premier prix), et peut profiter  gratuitement du réseau de recharge électrique Superchargeur, alors que les propriétaires de Model 3 devront payer. Elle dispose également d'un meilleur écran de bord, d'un plus grand coffre et de technologies supplémentaires.

  • Prix de base : 85 000 euros (bonus écologique inclus)
  • Autonomie : Entre 416 et 540 kilomètres
  • Temps pour passer de 0 à 100 km/h : 2,5 à 4,2 secondes
  • Vitesse maximale : 225 à 250 km/h.
Tesla Model X  La Model X, le SUV de Tesla. © Tesla

Le SUV de luxe de Tesla. La Model X est la plus spacieuse des Tesla, avec un habitacle pouvant accueillir jusqu'à sept personnes. Elle est connue pour ses portes arrières Falcon, qui s'ouvrent de bas en haut, plutôt que latéralement comme sur la plupart des véhicules, et facilitent le stationnement dans des endroits exigus.

  • Prix de base : 90 700 euros (bonus écologique inclus)
  • Autonomie : Entre 417 et 542 kilomètres
  • Temps pour passer de 0 à 100 km/h :  3,1 à 5,2 secondes
  • Vitesse maximale : 210 à 250 km/h.
Tesla Model Y La Tesla Model Y, un compromis entre berline et SUV. © Tesla

Tesla prépare un crossover (entre berline et SUV), la Model Y. Dévoilée en mars 2019, elle devrait entrer en production au premier semestre 2020. Le véhicule est déjà disponible à la réservation en France,  bien qu'il ne sera pas livré avant 2022 en Europe. La Model Y se situe dans une gamme de prix intermédiaire entre la Model 3 et les luxueuses Model S et X, avec un premier prix à 58 000 euros (bonus écologique compris).

  • Prix de base : 58 000 euros (bonus écologique inclus)
  • Autonomie : Entre 368 et 540 kilomètres
  • Temps pour passer de 0 à 100 km/h :  3,5 à 5,9 secondes
  • Vitesse maximale : 192 à 240 km/h.
Tesla Roadster  Tesla Roadster, une voiture sportive de luxe. © Tesla

La toute première Tesla, commercialisée entre 2008 et 2012. C'est avec cette voiture sportive que l'entreprise a commencé à démontrer que les voitures électriques pouvaient atteindre des performances comparables à celles des voitures thermiques. Sa conception est le fruit d'un partenariat avec le constructeur britannique Lotus. Tesla a annoncé la commercialisation en 2020 d'une nouvelle Roadster à partir de 172 000 euros. Le bolide serait capable d'atteindre les 100 kilomètres par heure en 2,1 secondes et de dépasser les 400 kilomètres par heure en vitesse maximale, le tout avec la promesse d'une autonomie de 1000 kilomètres.  

  • Prix de base : 172 000 euros
  • Autonomie : 1000 kilomètres
  • Temps pour passer de 0 à 100 km/h :  2,1 secondes
  • Vitesse maximale : 400 km/h.
Tesla d'occasion

Pour les conducteurs qui souhaiteraient se doter d'options supplémentaires pour moins cher ou mettre la main sur un véhicule rapidement, l'entreprise propose sur son site des Tesla d'occasion – les Model S et Model X – ainsi que des modèles d'exposition au rabais. Il ne faut cependant pas y voir une manière d'obtenir une Tesla à prix cassé : les offres commencent à presque 90 000 euros, soit plus cher que la Model S sans options.

Le mode Autopilot

C'est l'une des fonctions phares de la marque, auparavant en option et désormais présente en série sur tous ses véhicules (sauf la Model Y pas encore sortie). Il s'agit d'un mode de conduite semi-autonome de niveau 2, qui permet au véhicule de conduire tout seul, de se maintenir sur une voie, ou de gérer la circulation saccadée dans les bouchons sur des trajets simples comme l'autoroute.  Le conducteur doit toutefois garder les mains sur le volant. . Contrairement à d'autres constructeurs, Tesla a fait le choix de proposer très rapidement cette fonctionnalité, dès 2015, afin de l'améliorer en conditions réelles et d'acquérir un maximum de données pour préparer des niveaux de conduite autonome plus sophistiqués. 

Fin 2018, Tesla a sorti une version améliorée de l'Autopilot, qu'elle appelle "conduite entièrement autonome". Elle gère les changements de voie sur autoroute, ainsi que les insertions et sorties de ces tronçons, tout comme les dépassements de véhicules. Des fonctionnalités de stationnement et de sortie de parking automatiques ont aussi été ajoutées. Cet ensemble de fonctions est pourtant loin de constituer une "conduite entièrement autonome", comme le reconnaît d'ailleurs Tesla sur son site internet : "Les fonctionnalités actuelles exigent une surveillance active de la part du conducteur et ne rendent pas le véhicule autonome.  L'utilisation future de ces fonctionnalités sans surveillance dépend d'une fiabilité prouvée par des milliards de kilomètres de tests pour être significativement supérieure à celle des conducteurs humains, ainsi que de l'approbation réglementaire, dont l'obtention peut être plus longue dans certains pays."

Pour aller encore plus loin, le patron de Tesla Elon Musk a promis que d'ici 2020, ses véhicules seront totalement autonomes, ce qui permettra à Tesla de lancer son propre service de VTC autonome, voire de proposer aux propriétaires de Tesla de gagner de l'argent en transformant leurs véhicules en taxis sans chauffeur. Une annonce accueillie avec beaucoup de scepticisme par les experts de la conduite autonome, tant cette promesse semble impossible à tenir, aussi bien pour des raisons technologiques que réglementaires. Même aux Etats-Unis, pourtant très libéraux sur le sujet. 

Pour mieux comprendre comment fonctionne l'assistance à la conduite de Tesla et les décisions qu'elle prend, un hackeur  et un membre du Tesla Motor Club ont reproduit la vision d'une Tesla pendant une virée dans Paris. Le logiciel classifie tout son environnement : les autres véhicules présents sur la route, mais aussi ceux qui se trouvent sur le trottoir, tout comme les piétons. Le programme doit également repérer en temps réel le marquage au sol, qui permet au véhicule de rester automatiquement sur sa voie. Ce genre de systèmes sont la base de toutes les technologies d'aide à la conduite (ADAS), mais aussi de conduite autonome, quoique plus sophistiqués. 

Cependant, le marketing de Tesla autour de cette fonctionnalité, jusque dans le nom d'"autopilote", semble avoir laissé entendre aux utilisateurs que leur véhicule était déjà pleinement automone. Des voitures du constructeur ont été impliquées dans plusieurs accidents, certains mortels, lors desquels les conducteurs ont ignoré les avertissements du véhicule et n'ont pas repris le contrôle de la conduite comme la machine les y enjoignait. Des défaillances du système ont également provoqué des accidents mortels. Comme lorsqu'en 2016 un automobiliste américain a percuté un véhicule arrivant sur sa droite, et que la voiture n'avait pas détecté. Tesla avait alors accusé son fournisseur de systèmes de détection d'obstacles et de freinage d'urgence, Mobileye, puis s'en était séparé. 

Les batteries Tesla

Autre élément de différenciation important vis à vis de ses concurrents, Tesla conçoit et produit ses propres batteries. Il s'agit d'un élément crucial de sa R&D, car l’amélioration de l'autonomie des batteries, et donc de la distance parcourue en une charge, est un critère majeur chez les acheteurs. Ce savoir-faire a même permis a l'entreprise de se diversifier: elle vend désormais séparément ses batteries, Powerpack et Powerwall afin de stocker l'électricité produite par des panneaux solaires chez les particuliers comme en entreprise.

Depuis l'acquisition de SolarCity (une autre société contrôlée par Elon Musk) en 2016, Telsa propose aussi ses propres panneaux solaires. Ou plus précisément des "tuiles solaires" ressemblant à des toits traditionnels, mais capables de transformer l'énergie solaire en électricité. Ces systèmes de production et de stockage commencent même à être utilisés sur des îles, comme les Samoa, qui ne sont pas raccordées au réseau électrique et se reposaient jusqu'ici sur des générateurs au diesel pour s'alimenter en électricité. 

Mais ce business de panneaux solaires a pour l'instant du mal à décoller. Pour tenter de le  relancer, Tesla a commencé à tester un nouveau modèle économique août 2019. Dans six Etats américains, l'entreprise propose des panneaux solaires sous forme d'abonnements mensuels, compris entre 50 et 250 dollars (225 euros) selon la taille des panneaux et la puissance désirée. Leur installation est gratuite, mais pas leur démonte : le client devra s'acquitter de frais de 1500 dollars s'il ne souhaite plus utiliser les panneaux solaires de Tesla. 

Tesla en Bourse

Habitué aux déclarations tonitruantes et exagérations en tout genre, Elon Musk semble cette-fois ci avoir franchi une limite, celle des strictes règles qui encadrent la communication des entreprises cotées. Le gendarme boursier américain, la SEC, a déposé plainte contre le PDG de Tesla le 27 septembre 2018 pour fraude et demandé qu'il soit démis de ses fonctions à la tête de Tesla. En août de la même année, Elon Musk avait fait part de son intention de faire sortir Tesla de la Bourse à un prix de 420 dollars par action. Et d'affirmer qu'il avait sécurisé les fonds permettant cette opération auprès d'investisseurs. Il avait fini par reconnaître qu'il n'avait pas vraiment les fonds, avant d'abandonner totalement son plan.

Am considering taking Tesla private at $420. Funding secured.

— Elon Musk (@elonmusk) 7 août 2018

Mais la SEC, elle, n'a pas oublié. Car le fait de faussement assurer avoir sécurisé des fonds peut être considéré comme une manipulation des investisseurs, qui ont pu être incités à acheter des actions ou ne pas vendre les leurs, mis en confiance par cette déclaration. D'après la plainte de la SEC, l'annonce d'Elon Musk a surpris jusque dans ses propres équipes : douze minutes après son premier tweet le 7 août, le directeur des relations avec les investisseurs contactait le chef de cabinet de Musk pour lui demander si l'annonce était bien réelle. Entre ce tweet et la fin du mois de septembre, l'action Tesla a perdu 20% de sa valeur. Elon Musk est finalement arrivé à un compromis avec la SEC : son entreprise et lui-même devront payer 20 millions de dollars chacun. Le Sud-africain a aussi été forcé de lâcher un peu de son pouvoir. PDG de Tesla quasiment depuis ses débuts, il n'est désormais plus que DG. Il a été remplacé en novembre 2018 à la présidence du conseil d'administration par Robyn Denholm, déjà membre du board de Tesla. Elle était jusqu'ici directrice financière et stratégique du groupe telecom australien Telstra, poste qu'elle a quitté pour se consacrer à plein temps à Tesla. 

Le cours de l'action Tesla au Nasdaq en temps réel :   TSLA Chart by TradingView new TradingView.widget( { "width": 600, "height": 400, "symbol": "NASDAQ:TSLA", "interval": "W", "timezone": "Europe/Paris", "theme": "Light", "style": "2", "locale": "en", "toolbar_bg": "#f1f3f6", "enable_publishing": false, "hide_top_toolbar": true, "save_image": false, "container_id": "tradingview_caf49" } );

Attestation de sortie : la nouvelle attestation de déplacement

jeu, 26/03/2020 - 10:18

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[Mise à jour du jeudi 26 mars 2020 à 10h18] Un nouveau modèle d'attestation de déplacement dérogatoire est disponible depuis ce mercredi 25 mars. Par rapport à l'ancienne version, il contient notamment un champ dédié à l'heure de départ, qu'il convient désormais de préciser, suite aux annonces du Premier ministre ce lundi 23 mars, portant sur le durcissement des règles de confinement. Les déplacements brefs autour du domicile, pour faire son jogging ou promener son chien, par exemple, ne sont désormais autorisés que dans un rayon d'un kilomètre autour du lieu de résidence et doivent se limiter à 1 heure. Le ministère de l'Intérieur a précisé sur Twitter qu'il était possible d'utiliser l'ancien formulaire en ajoutant l'heure à la main. Pour rappel, seules les attestations officielles sont valables, et au format papier. Faute d'imprimante, le modèle disponible ici aux formats Word et PDF est à recopier à la main sur papier libre. Le ministère de l'Intérieur exhorte également à produire une nouvelle attestation pour chaque sortie. Donc à ne pas remplir son formulaire au crayon de papier en vue de le réutiliser.

Pour connaître avec précision la zone au sein de laquelle vous avez le droit de vous déplacer en cette période de confinement, utilisez le service disponible sur le site Internet Geoportail.gouv.fr, qui est un site officiel. Comme pour les générateurs d'attestations sur mobile, qui ne sont d'ailleurs pas valables, comme l'a rappelé le ministère de l'Intérieur, des éditeurs d'applications privés pourraient en effet en profiter pour collecter vos données personnelles. Pour utiliser le service de Geoportail, cliquez ici, puis sur la clé à molette, "Mesures", "Calculer une isochrone". Renseignez votre adresse dans le champs dédié à cet effet, cliquez sur le bouton "isodistance", indiquez 1 km puis cliquez sur "Calculer". L'outil effectue un zoom les alentours de votre domicile et la zone au sein de laquelle vous avez le droit de vous déplacer apparaît en vert sur la carte.

Un pas de plus a été franchi. Ce lundi 16 mars 2020, le président de la République a pris la parole pour annoncer de nouvelles mesures destinées à réduire les contacts et déplacements en France à compter du mardi 17 mars 2020 à 12h00 et ce pour une durée de quinze jours minimum. L'heure est donc au confinement total, sauf exceptions pour :

  • Les déplacements entre le domicile et le lieu de travail lorsque le télétravail n'est pas possible
  • Les déplacements professionnels lorsque ceux-ci ne peuvent être reportés
  • Les déplacements liés aux achats de première nécessité dans des commerces autorisés
  • Les déplacements pour raison de santé
  • Les déplacements pour raison familiale, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants
  • La pratique d'activité physique à titre individuel, à proximité du domicile
  • Les déplacements à proximité du domicile, à titre individuel là encore, liés aux besoins des animaux de compagnie
  • Les déplacements pour se présenter aux services de police ou de gendarmerie nationales ou à tout autre service ou professionnel lorsque cela est imposé par l'autorité de police administrative ou l'autorité judiciaire
  • Les déplacements pour une convocation émanant d'une juridiction administrative ou de l'autorité judiciaire
  • Les déplacements pour participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative et dans les conditions qu'elle précise.

Des dérogations sont donc autorisés pour les motifs de déplacement ci-dessus, à condition de remplir l'attestation ci-dessous (différente de l'attestation sur l'honneur à remplir pour demander un arrêt de travail indemnisé pour garde d'enfants). Soit directement, avant de l'imprimer, soit à la main, sur papier libre. A noter qu'en cas d'infraction à ces règles de déplacement, une amende allant de 135 euros à 375 euros en cas de majoration sera appliquée aux contrevenants. En cas de récidive dans les 15 jours, ils encourent une amende de 1 500 euros. La verbalisation à plus de 3 reprises dans un délai de 30 jours constitue un délit puni d'une amende de 3 750 euros et passible de six mois d'emprisonnement.

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ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE

En application de l'article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire

 

Je soussigné(e),

 

Mme/M. :

Né(e) le :

À :

Demeurant :

 

certifie que mon déplacement est lié au motif suivant (cocher la case) autorisé par l'article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire (1) :

 

[ ] Déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle, lorsqu'ils sont indispensables à l'exercice d'activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés (2).

 

[ ] Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l'activité professionnelle et des achats de première nécessité (3) dans des établissements dont les activités demeurent autorisées (liste sur gouvernement.fr).

 

[ ] Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ; consultations et soins des patients atteints d'une affection de longue durée.

 

[ ] Déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables ou la garde d'enfants.

 

[ ] Déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.

 

[ ] Convocation judiciaire ou administrative.

 

[ ] Participation à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative.

 

 

Fait à :

 

Le :                               à           h

(Date et heure de début de sortie à mentionner obligatoirement)

 

 

Signature :

 

(1) Les personnes souhaitant bénéficier de l'une de ces exceptions doivent se munir s'il y a lieu, lors de leurs déplacements hors de leur domicile, d'un document leur permettant de justifier que le déplacement considéré entre dans le champ de l'une de ces exceptions.

(2) A utiliser par les travailleurs non-salariés, lorsqu'ils ne peuvent disposer d'un justificatif de déplacement établi par leur employeur.

(3) Y compris les acquisitions à titre gratuit (distribution de denrées alimentaires…) et les déplacements liés à la perception de prestations sociales et au retrait d'espèces.

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Azure : Microsoft devra-t-il choisir entre l'Europe et les Etats-Unis ?

jeu, 26/03/2020 - 10:10

[Mis à jour le 26 mars 2020 à 10h10] De nombreux utilisateurs d'Azure ont rapporté au cours de la journée du 25 mars ne plus pouvoir activer de nouvelles machines virtuelles sur plusieurs régions du cloud américain en Europe. La console Azure leur indiquant systématiquement "ne pas avoir la capacité suffisante pour la taille de machine virtuelle demandée". Sont évoquées principalement les régions Azure France, Angleterre, Irlande et Amsterdam (cf. notamment cette discussion sur Reddit). Il semble que ces incidents se soient résorbés dans la nuit du 25 au 26 mars. Pour répondre aux besoins en ressources cloud tout en prenant en compte le contexte actuel de pandémie, l'équipe Azure avait indiqué le 21 mars vouloir donner une priorité absolue aux services de secours, de santé et de gestion d'urgence, aux infrastructures gouvernementales essentielles, ainsi qu'aux applications de travail collaboratives indispensables au confinement (lire le post).  Reste une question que se posent de nombreux professionnels avec qui le JDN a échangé suite à ces difficultés d'Azure à livrer des ressources : la montée en puissance de l'épidémie de Covid-19 aux Etats-Unis avec, dans son sillage, une explosion de l'utilisation des applications cloud outre-Atlantique, pourrait-elle conduire Microsoft à accorder, dans un futur proche, la priorité à l'économie américaine, au détriment de l'Europe ? 

Erreur Azure : "Nous n'avons pas la capacité suffisante pour la taille de machine virtuelle demandée dans cette région." "Les datacenters North Europe, UK, France submergés à cause du covid-19 : 1/N pic.twitter.com/KLFJD0nx7k

— Patrice Lamarche (@PatriceVB) March 25, 2020

Down Detector, service spécialisé dans le monitoring d'incidents des infrastructures cloud et d'hébergement, a détecté une hausse des problèmes sur le cloud Azure au cours de la journée du 25 mars (voir le graphique ci-dessous). Dans le même temps, la page de statut d'Azure affichait des indicateurs demeurant au vert.  Ce qui n'est pas forcément anormal. Les services Azure n'ont en effet pas cessé de fonctionner. C'est le provisioning de nouvelles machines virtuelles qui a été impacté.

Les rapports de pannes Azure enregistrés par Down Detector le 25 mars seraient principalement dus à des problèmes de capacité. © Down Detector

La carte ci-dessous, toujours issue de Down Detector, montre que les problèmes détectés par le service de monitoring le 25 mars sur Azure concernaient principalement les régions européennes du cloud américain.

© Carte du service de monitoring Down Detector sur les problèmes détectés sur le cloud Azure le 25 mars.

Amazon Web Services (AWS), Google Cloud ou encore OVHCloud ont détaillé dès le 16 mars leur plan de continuité d'activité pour faire face à la crise du Covid-19. Quant à Microsoft, il a attendu le 21 mars pour préciser les mesures prises pour maintenir les opérations de ses activités de cloud. Une communication que certains pourraient juger tardive. D'autant plus que l'une des briques phares d'Office 365 était touchée par une panne le 16 mars. Confronté à un afflux massif de nouveaux utilisateurs en quête d'outils de télétravail, Microsoft Teams essuyait ce jour-là de nombreux dysfonctionnements relayés sur Twitter : problèmes d'envoi de message, de création de nouvelles équipes, de partage d'écran… La panne, qui a duré plusieurs heures, a été réparée dans le nuit du 16 ou 17 mars.

Un post publié le 21 mars

Face à cette crise, "nous monitorons activement la performance et les tendances d'utilisation (de nos services cloud, ndlr)  24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour nous assurer de les optimiser pour nos clients partout dans le monde tout en répondant à de nouvelles demandes", assure l'équipe du cloud Azure sur son blog officiel, dans un post daté du 21 mars. Avant d'ajouter : "Nous travaillons en étroite collaboration avec les organismes de premier secours et les agences gouvernementales essentielles pour nous assurer de prioriser leurs besoins (en termes de ressources informatiques, ndlr) et de leur fournir un support complet." Rappelons que l'offre cloud de Microsoft recouvre le IaaS Azure, mais aussi Office 365 et le progiciel Dynamics 365 qui tous deux s'adossent au premier.

"La priorité absolue sera accordée aux services de secours, de santé et de gestion d'urgence et aux infrastructures gouvernementales essentielles"

Qu'en est-il des régions du cloud de Microsoft basées en France ? "Nous travaillons en partenariat avec les gouvernements locaux pour faire en sorte que nos centres de données répartis à travers le monde soient pourvus en personnel et pleinement fonctionnels", ajoute l'équipe Azure. Un plan de continuité d'activité qui vaut évidemment pour les deux infrastructures françaises d'Azure, déployées en Ile-de-France et à proximité de Marseille. Et l'équipe Azure de préciser : "En cas de contraintes de capacité IT sur telle ou telle région, nous avons établi des critères clairs pour prioriser les nouvelles ressources informatiques au regard du besoin. La priorité absolue sera accordée aux services de secours, de santé et de gestion d'urgence et aux infrastructures gouvernementales essentielles."

Nous avons contacté Microsoft France dès le 17 mars pour connaitre plus précisément les mesures prises en vue d'assurer la continuité d'activité des régions Azure basées dans l'Hexagone. La filiale ne nous a toujours pas répondu à l'heure de la publication de cet article.

Vers une remise en cause des offres gratuites ?

Microsoft précise également accorder une priorité aux télétravailleurs. Objectif : faire en sorte qu'ils "restent opérationnels via les fonctionnalités principales de Teams". Une manière pour Redmond de faire amende honorable suite à la panne du 16 mars.

"Des organisations de toutes tailles issues de tous les secteurs sont en train d'adopter Teams et Microsoft 365 (qui combine Windows et Office 365, ndlr) pour permettre à leurs employés de travailler à distance […]", indique Satya Nadella dans un mail envoyé le 21 mars aux salariés du groupe. Dans son message, le CEO de Microsoft évoque notamment le cas du cabinet de conseils Accenture qui "totalise actuellement 2,5 millions d'heures de réunions dans Teams chaque semaine".

Reste une ombre au tableau : Microsoft indique qu'il s'accordera la possibilité d'ajuster ses offres gratuites si besoin pour assurer le support de ses clients existants. Traduction : le groupe n'entend pas se faire déborder par un trop grand nombre de nouveaux utilisateurs attirés par la version gratuite de Teams. L'objectif du groupe est bien d'anticiper le risque d'une nouvelle dégradation de sa messagerie collaborative qui proviendrait d'un trafic trop important.

Le site #Jeveuxaider paré pour accueillir 600 bénévoles par seconde

jeu, 26/03/2020 - 09:15

Annoncé par Gabriel Attal, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale et de la jeunesse, au journal télévisé de France 2 le dimanche 22 mars, le site web de la Réserve Civique a été redéployé pour mobiliser les forces du pays prêtes à s'engager bénévolement pour faire face à l'épidémie de Covid-19. Les associations et structures publiques peuvent y proposer des missions et les citoyens se porter volontaires pour s'y impliquer. Monté en deux jours et demi, le site, mis en ligne le 20 mars, a été dimensionné pour accueillir jusqu'à 600 connexions par secondes, soit plus 2 millions d'inscriptions par heure.

Sous le capot, Jeveuxaider.gouv.fr repose sur la plateforme cloud (PaaS) du français Scalingo. Elle-même adossée à l'infrastructure (IaaS) de 3DS Outscale, le cloud de Dassault Systèmes. "Le site a été déployé sur notre IaaS souverain consacré au secteur public français et qui a été certifié SecNumCloud par l'Agence national de la sécurité des systèmes d'information", indique David Chassan, directeur de la communication chez 3DS Outscale.

"Si le président de la République évoque le site lors d'une prochaine intervention télévisée et que le plafond maximal d'audience est dépassé, nous avons prévu la possibilité de basculer en temps réel en mode dégradé"

Pour s'adapter à son nouvel objectif, le site a été redéveloppé à partir du code du service historique de la Réserve Civique créé initialement par l'Etat pour proposer aux citoyens des missions d'intérêt général. "Nous avons réalisé des préconisations aux équipes de la Recherche Civique pour optimiser le code source en vue de répondre à l'objectif d'audience fixé", explique Yann Klis, co-fondateur de Scalingo.L'enjeu ? Encaisser les pics de trafic consécutifs aux interventions télévisées du gouvernement sur le nouveau dispositif. "Suite à l'annonce faite par Gabriel Attal au sur France 2, le site a connu un premier pic. Mais il a très bien tenu, grâce notamment à l'élasticité de notre PaaS", se félicite Yann Klis. En charge du déploiement, Scalingo a mis en œuvre une équipe de cinq personnes dédiée au projet. En amont, elle a effectué des tests de charge en simulant les deux principaux parcours proposés : soumettre une mission et se porter volontaire. En aval, elle fait appel au réseau américain de diffusion de contenu Cloudflare pour optimiser les temps d'accès. Une solution retenue car elle permet de bloquer les connexions depuis certaines régions. "Ce qui était nécessaire pour des raisons de sécurité notamment pour l'Europe de l'Est et l'Asie", précise Yann Klis.

Tous les scénarios de montée en charge sont anticipés. "Si le président de la République évoque le site lors d'une prochaine intervention télévisée et que le plafond maximal d'audience est dépassé, nous avons prévu la possibilité de basculer en temps réel en mode dégradé sur certaines fonctionnalités non-critiques pour que les associations et les volontaires puissent continuer de s'inscrire", détaille Yann Klis. Par exemple, les messages d'activation de comptes utilisateurs ne seront pas envoyés immédiatement et l'affichage des missions disponibles légèrement retardé. L'idée étant de passer dans un mode asynchrone pour permettre à l'infrastructure d'encaisser le choc.

Fonctionnalité phare de la plateforme, le moteur de recherche permettant de dénicher des missions adaptées à ses compétences repose sur la technologie de search d'Algolia, un start-up américaine créée par deux Français. Autre brique, la messagerie française Sendinblue est utilisée pour valider les comptes ou informer les volontaires qu'une mission leur a été assignée.  

Pour ce projet pas comme les autres, Scalingo a offert gracieusement les ressources humaines et techniques consacrées au déploiement du site. "De notre côté, nous mettons gratuitement à disposition les capacités cloud nécessaires", ajoute David Chassan chez 3DS Outscale. Des gestes de solidarité que l'on ne peut que saluer.

Azure : Microsoft devra-t-il choisir entre les économies européenne et US ?

mer, 25/03/2020 - 23:45

[Mis à jour le 25 mars 2020 à 23h45] De nombreux utilisateurs d'Azure ont rapporté au cours de la journée du 25 mars ne plus pouvoir activer de nouvelles machines virtuelles sur plusieurs régions du cloud américain en Europe. La console Azure leur indiquant systématiquement "ne pas avoir la capacité suffisante pour la taille de machine virtuelle demandée". Sont évoquées principalement les régions Azure France, Angleterre, Irlande et Amsterdam. Il semble que ces incidents se soient résorbés dans la nuit du 25 au 26 mars. Pour répondre aux besoins en ressources cloud tout en prenant en compte le contexte actuel de pandémie, l'équipe Azure avait indiqué le 21 mars vouloir donner une priorité absolue aux services de secours, de santé et de gestion d'urgence, aux infrastructures gouvernementales essentielles, ainsi qu'aux applications de travail collaboratives indispensables au confinement (lire le post).  Reste une question que se posent de nombreux professionnels avec qui le JDN a échangé suite à ces difficultés d'Azure à livrer de nouvelles ressources : la montée en puissance de l'épidémie de Covid-19 aux Etats-Unis avec, dans son sillage, une explosion de l'utilisation des applications cloud d'Office adaptées au télétravail (comme Teams), pourrait-elle conduire Microsoft à accorder, dans un futur proche, la priorité à l'économie américaine, au détriment de l'Europe ? 

Erreur Azure : "Nous n'avons pas la capacité suffisante pour la taille de machine virtuelle demandée dans cette région." "Les datacenters North Europe, UK, France submergés à cause du covid-19 : 1/N pic.twitter.com/KLFJD0nx7k

— Patrice Lamarche (@PatriceVB) March 25, 2020

Down Detector, service spécialisé dans le monitoring d'incidents des infrastructures cloud et d'hébergement, a détecté une hausse des problèmes sur le cloud Azure au cours de la journée du 25 mars (voir le graphique ci-dessous). Dans le même temps, la page de statut d'Azure affichait des indicateurs demeurant au vert.  Ce qui n'est pas forcément anormal. Les services Azure n'ont en effet pas cessé de fonctionner. C'est le provisioning de nouvelles machines virtuelles qui a été impacté.

Les rapports de pannes Azure enregistrés par Down Detector le 25 mars seraient principalement dus à des problèmes de capacité. © Down Detector

La carte ci-dessous, toujours issue de Down Detector, montre que les problèmes détectés par le service de monitoring le 25 mars sur Azure concernaient principalement les régions européennes du cloud américain.

© Carte du service de monitoring Down Detector sur les problèmes détectés sur le cloud Azure le 25 mars.

Amazon Web Services (AWS), Google Cloud ou encore OVHCloud ont déjà tous largement détaillé leur plan de continuité d'activité pour faire face à la crise du Covid-19. C'est au tour de Microsoft de préciser les mesures prises pour maintenir les opérations de ses activités de cloud. Une communication que certains pourraient juger tardive. D'autant plus que l'une des briques phares d'Office 365 était touchée par une panne le 16 mars dernier. Confronté à un afflux massif de nouveaux utilisateurs en quête d'outils de télétravail, Microsoft Teams essuyait ce jour-là de nombreux dysfonctionnements relayés sur Twitter : problèmes d'envoi de message, de création de nouvelles équipes, de partage d'écran… La panne, qui a duré plusieurs heures, a été réparée dans le nuit du 16 ou 17 mars.

Un post publié le 21 mars

Face à cette crise, "nous monitorons activement la performance et les tendances d'utilisation (de nos services cloud, ndlr)  24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour nous assurer de les optimiser pour nos clients partout dans le monde tout en répondant à de nouvelles demandes", assure l'équipe du cloud Azure sur son blog officiel, dans un post daté du 21 mars. Avant d'ajouter : "Nous travaillons en étroite collaboration avec les organismes de premier secours et les agences gouvernementales essentielles pour nous assurer de prioriser leurs besoins (en termes de ressources informatiques, ndlr) et de leur fournir un support complet." Rappelons que l'offre cloud de Microsoft recouvre le IaaS Azure, mais aussi Office 365 et le progiciel Dynamics 365 qui tous deux s'adossent au premier.

"La priorité absolue sera accordée aux services de secours, de santé et de gestion d'urgence et aux infrastructures gouvernementales essentielles"

Qu'en est-il des régions du cloud de Microsoft basées en France ? "Nous travaillons en partenariat avec les gouvernements locaux pour faire en sorte que nos centres de données répartis à travers le monde soient pourvus en personnel et pleinement fonctionnels", ajoute l'équipe Azure. Un plan de continuité d'activité qui vaut évidemment pour les deux infrastructures françaises d'Azure, déployées en Ile-de-France et à proximité de Marseille. Et l'équipe Azure de préciser : "En cas de contraintes de capacité IT sur telle ou telle région, nous avons établi des critères clairs pour prioriser les nouvelles ressources informatiques au regard du besoin. La priorité absolue sera accordée aux services de secours, de santé et de gestion d'urgence et aux infrastructures gouvernementales essentielles."

Nous avons contacté Microsoft France dès le 17 mars pour connaitre plus précisément les mesures prises en vue d'assurer la continuité d'activité des régions Azure basées dans l'Hexagone. La filiale ne nous a toujours pas répondu à l'heure de la publication de cet article.

Vers une remise en cause des offres gratuites ?

Microsoft précise également accorder une priorité aux télétravailleurs. Objectif : faire en sorte qu'ils "restent opérationnels via les fonctionnalités principales de Teams". Une manière pour Redmond de faire amende honorable suite à la panne du 16 mars.

"Des organisations de toutes tailles issues de tous les secteurs sont en train d'adopter Teams et Microsoft 365 (qui combine Windows et Office 365, ndlr) pour permettre à leurs employés de travailler à distance […]", indique Satya Nadella dans un mail envoyé le 21 mars aux salariés du groupe. Dans son message, le CEO de Microsoft évoque notamment le cas du cabinet de conseils Accenture qui "totalise actuellement 2,5 millions d'heures de réunions dans Teams chaque semaine".

Reste une ombre au tableau : Microsoft indique qu'il s'accordera la possibilité d'ajuster ses offres gratuites si besoin pour assurer le support de ses clients existants. Traduction : le groupe n'entend pas se faire déborder par un trop grand nombre de nouveaux utilisateurs attirés par la version gratuite de Teams. L'objectif du groupe est bien d'anticiper le risque d'une nouvelle dégradation de sa messagerie collaborative qui proviendrait d'un trafic trop important.

Office 365 : certaines applications limitées pour répondre à la demande

mer, 25/03/2020 - 19:05
Sommaire

[Mise à jour le mercredi 25 mars 2020 à 19h05] Dès le 16 mars, Microsoft alertait ses clients via la console d'administration d'Office 365 sur la mise en œuvre "d'ajustements temporaires visant des fonctionnalités non-essentielles" parmi lesquelles la vérification de présence ou la résolution des vidéos (dixit Zdnet). Objectif : préserver les performances et la qualité de service de la suite à l'heure où le recours à ses briques de collaboration, notamment la messagerie collaborative Teams, explose avec le confinement des salariés en télétravail.  Le 24 mars, le groupe annonçait l'extension de la mesure à d'autres fonctionnalités. C'est le cas de l'édition de documents OneNote depuis Teams, hormis pour la version d'Office 365 Education. Par ailleurs, la taille des notebooks OneNote téléchargeables est limitée à 100 Mo. Il reste possible évidemment de partager un notebook, quelle que soit sa taille, via OneDrive (lire le post). Dans SharePoint, les opérations de backend, comme les migrations ou les opérations data loss prevention, seront réalisées en soirée et le weekend. De même, le traitement des fichiers téléchargés dans SharePoint sera retardé. 

Déclinaison par abonnement de la suite Office de Microsoft (dont la dernière version est Office 2016), Office 365 a été lancée en 2010. Cette offre se compose initialement d'un agrégat d'applications développées indépendamment, reprenant les briques de l'Office historique : Excel, Exchange, Sharepoint, Word... Microsoft l'a complété au fil des années d'applications annexes, telles le service de stockage cloud SkyDrive (depuis rebaptisé OneDrive) ou la messagerie collaborative Teams. Mais aussi de logiciels issus d'acquisitions : Skype ou encore le réseau social d'entreprise Yammer, par exemple. Depuis, l'éditeur s'est lancé dans un vaste chantier visant à mieux intégrer toutes ces briques. 

Se connecter à Office 365 : Office 365 Login

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Particuliers, étudiants, TPE, PME, grandes entreprises et grands groupes, Microsoft décline Office 365 en pas moins de 11 forfaits visant à répondre à chacun de ces publics. Sept d'entre eux ciblent spécifiquement les entreprises (voir le tableau ci-dessous), deux sont taillés pour les particuliers : Office 365 Personnel et Office 365 Famille.

Une offre 100% gratuite : Office Online

Ces forfaits pour les particuliers ouvrent l'accès à l'ensemble des briques de base de la suite Office (Word, Excel, PowerPoint, etc.), mais n'incluent pas les applications collaboratives (type Yammer ou Teams) dessinées pour l'entreprise. Un forfait, d'entrée de gamme, est gratuit : Office Online. Il se limite à la déclinaison d'Office 365 en mode Web (avec la messagerie Outlook.com, OneDrive et des versions en ligne de Word, Excel et PowerPoint). Office Online ne permet pas d'installer les logiciels de la suite Office sur son poste.

Office Online (gratuit, 100% web) | Office 365 Personnel |  Office 365 Famille

Office 365 Personnel et Famille : pour les particuliers Nombre d'utilisateurs - Un utilisateur pour Office 365 Personnel
- Jusqu'à six utilisateurs pour Office 365 Famille Capacités de stockage 1 To de stockage par utilisateur Suite Microsoft Office Word, Excel, PowerPoint, OneNote, Outlook, Publisher, Access et Skype Outils collaboratifs Non Télécommunications 60 minutes d'appels téléphoniques inclus vers les mobiles de 8 pays et les fixes dans 60 pays Prix Forfait personnel :  7 euros TTC par mois ou 69 euros TTC par an  
Forfait Famille :  10 euros TTC par mois ou 99 euros TTC par an Office 365 Business et Entreprise

Contrairement à G Suite (les ex-Google Apps), Office 365 a su faire son trou sur le terrain des entreprises de taille moyenne et des grandes entreprises. Sur ce plan, Office 365 a notamment séduit une large majorité des groupes du CAC40 (80%). Pourquoi ? Car à la différence de l'offre de Google qui se limite au mode web (ou SaaS), la solution de Microsoft propose aussi bien des applications pures web (avec Office Online qui est inclus à tous les forfaits) que des logiciels à installer sur le poste. Une liberté que les grands acteurs apprécient, et qui leur apporte la flexibilité nécessaire à leur vaste organisation.

Office 365 Education | Office 365 Business Essentials | Office 365 Business | Office 365 Business Premium | Office 365 ProPlus | Office 365 Entreprise E1 | Office 365 Entreprise E3 | Office 365 Entreprise E5

Note : Office 365 intègre une suite de sécurité. Baptisée Office 365 Advanced Security Management, elle combine des outils de détection de menace (basée sur l'analyse de comportement), de gestion des politiques d'accès et de contrôle, et de suivi de l'utilisation d'Office 365. Office 365 inclut en outre un outil de DLP (prévention de la perte de données). 

De multiples applications collaboratives

Ces dernières années, Microsoft n'a cessé de développer le volet collaboratif d'Office 365. Plusieurs briques ont ainsi été ajoutées en vue de répondre à l'émergence de nouveaux usages dans ce domaine :

  • Yammer. Acquise par Microsoft en 2012, la brique vient enrichir Office 365 d'un réseau social d'entreprise. Son intégration a pris du temps. Depuis mars 2017, la solution est intégrée à la gestion de groupes d'Office 365. Ce qui permet depuis un groupe Yammer de pouvoir accéder à un ensemble de ressources partagées issues d'autres briques de la suite (gestion de tâches avec Planner, contenus SharePoint, notes sur OneNote...).  
  • Microsoft Teams. Teams propose une alternative à l'outil de team messaging Slack. Comme Slack, elle permet de créer des fils de chat thématiques ou par projet, via lesquels il est possible d'échanger, partager des documents, recevoir des alertes. Microsoft a amorcé l'intégration des fonctions de Skype for Business à Teams. Le groupe souhaite ainsi faire à terme de Teams l'outil de communication unifiée de référence d'Office 365 en lieu et place de Skype (lire l'article : Voici la killer application de Microsoft pour contrer Slack)
  • Workplace Analytics. Lancée en juillet 2017, Workplace Analytics, est conçue pour suivre le niveau de productivité des salariés d'une organisation utilisant Office 365. Elle génère des indicateurs à partir d'une analyse de l'usage qui est fait de la suite bureautique.  

Au-delà de Yammer, Teams et Workplace Analytics, Microsoft enrichit sa suite de toute série de petits outils collaboratifs complémentaires : 

  •  Office 365 Planner est une application de gestion de tâches orientée gestion d'équipe. Elle permet d'assigner des missions, de les partager, et de suivre leur état d'avancement.
  • To-Do est un autre outil de gestion de tâches. A la différence de Planner (centré, lui, sur le travail en équipe), il est conçu pour une utilisation individuelle. To-Do intègre un moteur d'auto-apprentissage qui lui permet de réaliser des suggestions de tâches à réaliser en fonction du jour de la semaine.
  • Office Lens transforme un smartphone ou une tablette en scanner. Cet outil permet de prendre en photo n'importe quel document papier (via la caméra du terminal), puis de le convertir, via reconnaissance de caractères, au format Word, PowerPoint ou PDF pour mieux l'échanger.
  • StaffHub est orienté vers le pilotage de forces de travail nomades. Cette application est taillée pour diffuser planning et autres données de travail aux équipes de terrain. 

Parallèlement, Microsoft commence à injecter des possibilités d'IA à Office 365. Elles concernent notamment Word qui intègre désormais plusieurs fonctionnalités à base de machine learning : un assistant stylistique, un analyseur d'acronymes, ainsi qu'un moteur recommandant des contenus tiers (images, vidéos...) en fonction de la thématique du texte en cours de rédaction (lire l'article : L'intelligence artificielle envahit Office 365 et G Suite).  Plus récemment, Microsoft a intégré à Excel une fonctionnalité, baptisée Office Insights, d'aide à la détection de tendances au sein d'une feuille Excel. 

​Les télécoms : une autre dimension

​La communication est une autre priorité de Microsoft avec Office 365. Lancé fin 2015, le forfait Office 365 E5  introduit un service cloud de PBX (basé sur Skype) pour assurer la gestion de la téléphonie d'une entreprise. Skype Entreprise intègre aussi une fonctionnalité (baptisée "PSTN calling") pour piloter les appels et conférences téléphoniques transitant par un système de téléphonie traditionnel (RTC). Avec cette nouvelle corde à son arc, Microsoft vient concurrencer les équipementiers télécoms. Enfin, Microsoft a adjoint à la suite une solution de partage et diffusion de contenu vidéo : Stream (ex-Office 365 Video). 

Dans le sillage de sa stratégie "Cloud-First, Mobile-First", Microsoft  propose des déclinaisons des applications Office 365 pour les terminaux tactiles : les tablettes Windows 10, les smartphones Windows 10 Mobile, mais aussi les smartphones et tablettes Android ou iOS (iPhone et iPad).

Points forts

Points faibles

Office 365 en bref - Une suite offrant à la fois des applications SaaS et des logiciels à installer régulièrement mis à jour via Internet
- L'étendue et la richesse fonctionnelle de la suite
- L'ancrage historique de Microsoft dans la bureautique d'entreprise - Le manque de lisibilité sur la stratégie suivie (annonces, rachats)
- La complexité de l'offre tarifaire ​Un Office as a Platform

Autre chantier initié par Microsoft : l'ouverture d'Office 365 pour en faire une plateforme sur laquelle d'autres éditeurs peuvent greffer des applications. Dans la même logique, l'idée est également de faciliter l'intégration des fonctions de la suite (en matière de communication, de collaboration) à des apps tierces, iOS et Android. Une politique qui passe par la mise à disposition d'outils de développement et d'API (les Office 365 Connectors).

C'est aussi dans cette optique que le groupe américain a ouvert l'Office Store : une place de marché qui a pour but de référencer toutes les applications compatibles avec Office 365. Mais aussi une galerie d'extensions et de bots dans Teams. Dans le sillage de cette démarche, Microsoft a signé une série de partenariats visant à intégrer sa suite aux offres d'autres poids lourds de l'informatique. C'est le cas avec Salesforce, SAP ou Workday.

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