Subscribe to flux Le Journal du Net Le Journal du Net
JDN : Derniers contenus
Mis à jour : il y a 27 min 49 sec

Attestation de sortie : téléchargez l'attestation de déplacement

lun, 30/03/2020 - 10:39

Télécharger le document Word Télécharger le document PDF

[Mise à jour du lundi 30 mars 2020 à 10h39] D'une durée initiale de 15 jours, le confinement a été prolongé jusqu'au 15 avril 2020. Jusqu'à cette date, donc, une attestation de sortie est nécessaire pour les déplacements autorisés, comme faire ses courses alimentaires ou effectuer un déplacement bref, seul et dans un rayon d'un kilomètre autour de son domicile, pour une durée d'une heure maximum. De quoi promener son chien ou faire son jogging, par exemple (voir les alternatives pour faire du sport à la maison). Il est donc nécessaire de renseigner l'horaire de départ sur son attestation. Le nouveau modèle d'attestation de sortie, disponible depuis le 25 mars 2020 (téléchargeable ici, aux formats Word et PDF) contient un champ dédié pour permettre de renseigner l'heure de départ. Veillez à produire une nouvelle attestation pour chaque déplacement. Donc ne pas la remplir au crayon de papier mais à l'encre indélébile. A noter également : les attestations numériques sur smartphone ne sont pas valables. Seules le sont les attestations de déplacement au format papier. En l'absence d'imprimante, l'attestation de sortie est donc à recopier à la main sur papier libre. Le non respect de ces règles expose à des sanctions : 135 euros d'amende en cas de première infraction, 200 euros d'amende en cas de récidive dans les 15 jours (450 euros en cas de majoration). La verbalisation à plus de 3 reprises dans un délai de 30 jours est constitutive d'un délit puni d'une amende de 3 750 euros et passible de 6 mois d'emprisonnement.

A compter du mardi 17 mars 2020 à 12h00 et jusqu'au 15 avril 2020, l'heure est donc au confinement total, sauf exceptions pour :

  • Les déplacements entre le domicile et le lieu de travail lorsque le télétravail n'est pas possible
  • Les déplacements professionnels lorsque ceux-ci ne peuvent être reportés
  • Les déplacements liés aux achats de première nécessité dans des commerces autorisés
  • Les déplacements pour raison de santé
  • Les déplacements pour raison familiale, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants
  • La pratique d'activité physique à titre individuel, à proximité du domicile
  • Les déplacements à proximité du domicile, à titre individuel là encore, liés aux besoins des animaux de compagnie
  • Les déplacements pour se présenter aux services de police ou de gendarmerie nationales ou à tout autre service ou professionnel lorsque cela est imposé par l'autorité de police administrative ou l'autorité judiciaire
  • Les déplacements pour une convocation émanant d'une juridiction administrative ou de l'autorité judiciaire
  • Les déplacements pour participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative et dans les conditions qu'elle précise.

Des dérogations sont donc autorisés pour les motifs de déplacement ci-dessus, à condition de remplir l'attestation disponible ici (différente de l'attestation sur l'honneur à remplir pour demander un arrêt de travail indemnisé pour garde d'enfants).

Télécharger le document

ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE

En application de l'article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire

 

Je soussigné(e),

 

Mme/M. :

Né(e) le :

À :

Demeurant :

 

certifie que mon déplacement est lié au motif suivant (cocher la case) autorisé par l'article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire (1) :

 

[ ] Déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle, lorsqu'ils sont indispensables à l'exercice d'activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés (2).

 

[ ] Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l'activité professionnelle et des achats de première nécessité (3) dans des établissements dont les activités demeurent autorisées (liste sur gouvernement.fr).

 

[ ] Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ; consultations et soins des patients atteints d'une affection de longue durée.

 

[ ] Déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables ou la garde d'enfants.

 

[ ] Déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.

 

[ ] Convocation judiciaire ou administrative.

 

[ ] Participation à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative.

 

 

Fait à :

 

Le :                               à           h

(Date et heure de début de sortie à mentionner obligatoirement)

 

 

Signature :

 

(1) Les personnes souhaitant bénéficier de l'une de ces exceptions doivent se munir s'il y a lieu, lors de leurs déplacements hors de leur domicile, d'un document leur permettant de justifier que le déplacement considéré entre dans le champ de l'une de ces exceptions.

(2) A utiliser par les travailleurs non-salariés, lorsqu'ils ne peuvent disposer d'un justificatif de déplacement établi par leur employeur.

(3) Y compris les acquisitions à titre gratuit (distribution de denrées alimentaires…) et les déplacements liés à la perception de prestations sociales et au retrait d'espèces.

Télécharger le document

Quelques conseils pour être en règle lors de vos déplacements : 

Seules les attestations officielles sont valables, et au format papier. Faute d'imprimante, le modèle disponible ici aux formats Word et PDF est à recopier à la main sur papier libre

Azure : une demande en hausse 775% dans les régions en confinement

lun, 30/03/2020 - 09:07

[Mis à jour le lundi 30 mars 2020 à 9h07] Le cloud de Microsoft fait face à un véritable raz-de-marée.  Aux côtés de l'explosion de l'utilisation de la messagerie collaborative Teams, l'éditeur indique que la demande en services cloud a augmenté de 775% dans les régions imposant des gestes barrières et / ou des mesures de confinement en raison du Covid-19. S'il devait faire face à des contraintes de capacités, l'équipe Azure avait indiqué dès le 21 mars vouloir donner une priorité absolue en matière de ressources supplémentaires aux services de secours, de santé et de gestion d'urgence, aux infrastructures gouvernementales essentielles, ainsi qu'aux applications de travail collaboratives indispensables au confinement (lire le post).  A partir du 25 mars, cette situation a touché les régions Azure France, Angleterre, Irlande et Amsterdam (cf. notamment cette discussion sur Reddit).  Microsoft a donc décidé d'appliquer ce process dans ces régions. Les infrastructures en place pour les clients existant n'ont pas été impactées, et la qualité de service d'Azure entièrement maintenue. Mais suite à l'application de ces mesures de priorisation, des clients ont néanmoins été confrontés à l'impossibilité d'activer des machines virtuelles supplémentaires sur les géographies concernées. Microsoft les invite à se tourner vers leur contact commercial en vue d'étudier leur demande au regard des critères de priorité définis.

Erreur Azure : "Nous n'avons pas la capacité suffisante pour la taille de machine virtuelle demandée dans cette région." "Les datacenters North Europe, UK, France submergés à cause du covid-19 : 1/N pic.twitter.com/KLFJD0nx7k

— Patrice Lamarche (@PatriceVB) March 25, 2020

Amazon Web Services (AWS), Google Cloud ou encore OVHCloud ont détaillé dès le 16 mars leur plan de continuité d'activité pour faire face à la crise du Covid-19. Quant à Microsoft, il a attendu le 21 mars pour préciser les mesures prises pour maintenir les opérations de ses activités de cloud. Une communication que certains pourraient juger tardive. D'autant plus que l'une des briques phares d'Office 365 était touchée par une panne le 16 mars. Confronté à un afflux massif de nouveaux utilisateurs en quête d'outils de télétravail, Microsoft Teams essuyait ce jour-là de nombreux dysfonctionnements relayés sur Twitter : problèmes d'envoi de message, de création de nouvelles équipes, de partage d'écran… La panne, qui a duré plusieurs heures, a été réparée dans le nuit du 16 ou 17 mars.

Un post publié le 21 mars

Face à cette crise, "nous monitorons activement la performance et les tendances d'utilisation (de nos services cloud, ndlr)  24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour nous assurer de les optimiser pour nos clients partout dans le monde tout en répondant à de nouvelles demandes", assure l'équipe du cloud Azure sur son blog officiel, dans un post daté du 21 mars. Avant d'ajouter : "Nous travaillons en étroite collaboration avec les organismes de premier secours et les agences gouvernementales essentielles pour nous assurer de prioriser leurs besoins (en termes de ressources informatiques, ndlr) et de leur fournir un support complet." Rappelons que l'offre cloud de Microsoft recouvre le IaaS Azure, mais aussi Office 365 et le progiciel Dynamics 365 qui tous deux s'adossent au premier.

"La priorité absolue sera accordée aux services de secours, de santé et de gestion d'urgence et aux infrastructures gouvernementales essentielles"

Qu'en est-il des régions du cloud de Microsoft basées en France ? "Nous travaillons en partenariat avec les gouvernements locaux pour faire en sorte que nos centres de données répartis à travers le monde soient pourvus en personnel et pleinement fonctionnels", ajoute l'équipe Azure. Un plan de continuité d'activité qui vaut évidemment pour les deux infrastructures françaises d'Azure, déployées en Ile-de-France et à proximité de Marseille. Et l'équipe Azure de préciser : "En cas de contraintes de capacité IT sur telle ou telle région, nous avons établi des critères clairs pour prioriser les nouvelles ressources informatiques au regard du besoin. La priorité absolue sera accordée aux services de secours, de santé et de gestion d'urgence et aux infrastructures gouvernementales essentielles."

Nous avons contacté Microsoft France dès le 17 mars pour connaitre plus précisément les mesures prises en vue d'assurer la continuité d'activité des régions Azure basées dans l'Hexagone. La filiale ne nous a toujours pas répondu à l'heure de la publication de cet article.

Vers une remise en cause des offres gratuites ?

Microsoft précise également accorder une priorité aux télétravailleurs. Objectif : faire en sorte qu'ils "restent opérationnels via les fonctionnalités principales de Teams". Une manière pour Redmond de faire amende honorable suite à la panne du 16 mars.

"Des organisations de toutes tailles issues de tous les secteurs sont en train d'adopter Teams et Microsoft 365 (qui combine Windows et Office 365, ndlr) pour permettre à leurs employés de travailler à distance […]", indique Satya Nadella dans un mail envoyé le 21 mars aux salariés du groupe. Dans son message, le CEO de Microsoft évoque notamment le cas du cabinet de conseils Accenture qui "totalise actuellement 2,5 millions d'heures de réunions dans Teams chaque semaine".

Reste une ombre au tableau : Microsoft indique qu'il s'accordera la possibilité d'ajuster ses offres gratuites si besoin pour assurer le support de ses clients existants. Traduction : le groupe n'entend pas se faire déborder par un trop grand nombre de nouveaux utilisateurs attirés par la version gratuite de Teams. L'objectif du groupe est bien d'anticiper le risque d'une nouvelle dégradation de sa messagerie collaborative qui proviendrait d'un trafic trop important.

Zoom retire son code envoyant des données utilisateurs à Facebook

lun, 30/03/2020 - 08:30
Sommaire

[Mis à jour le lundi 30 mars 2020 à 8h30]  L'application iOS de Zoom renvoyait des données utilisateurs à Facebook. L'information est révélée le lundi 23 mars dernier par le site américain Motherboard alors que le service de web conférence est littéralement pris d'assaut par des milliers de salariés contraints au télétravail par l'épidémie de coronavirus. Suite à cette révélation, Zoom publie une mise à jour le 27 mars, avec pour objectif d'éviter tout transfert de données vers le réseau social. "Nous avions initialement implémenté la fonctionnalité 'Connexion avec Facebook' via le kit de développement du réseau social pour offrir un moyen alternatif pratique d'accéder à notre plateforme. Cependant, nous avons récemment été informés que ce SDK collectait des données utilisateurs [...]", reconnait Zoom. "Les données en question n'incluaient aucune information personnelle, mais des éléments sur les appareils des utilisateurs telles que le type et la version de l'OS mobile, le fuseau horaire du terminal, le modèle et la marque de l'appareil, la taille de l'écran, le processeur et l'espace disque." A l'occasion de la mise à jour, le SDK de Facebook a donc été supprimé de l'application iOS de Zoom. 

Le 26 février 2020, Zoom indiquait avoir gagné 2,22 millions d'utilisateurs mensuels depuis le début de l'année, contre une hausse de 1,99 million sur l'ensemble de 2019.  Une explosion qui porte le volume d'utilisateurs mensuels de la plateforme à plus de 15 millions. Et c'est pas fini. Mercredi 18 mars 2020, Zoom se hissait en tête des applications les plus téléchargées aux Etats-Unis sur l'App Store et Google Play. D'après des chiffres de Learnbonds.com, glanés à partir du service d'analytics Appfigures, la déclinaison mobile de l'outil de webconférence a vu son volume quotidien de téléchargements exploser de 1 270% entre le 22 février et le 22 mars 2020, pour atteindre un pic de 2 millions de downloads lors de cette dernière journée. Sur les trois premières semaines de la période, la version de l'application pour Android reste largement en deçà de son équivalente pour iOS (voir la courbe ci-dessous).  Mais à partir du 17 mars, elle passe en tête. Le 22 mars, elle se hisse à 1,3 million de téléchargements, contre 0,7 million pour l'app iOS. 

  !function(e,i,n,s){var t="InfogramEmbeds",d=e.getElementsByTagName("script")[0];if(window[t]&&window[t].initialized)window[t].process&&window[t].process();else if(!e.getElementById(n)){var o=e.createElement("script");o.async=1,o.id=n,o.src="https://e.infogram.com/js/dist/embed-loader-min.js",d.parentNode.insertBefore(o,d)}}(document,0,"infogram-async");

Zoom, qu’est-ce que c’est ?

Arborant une ergonomie simple et moderne, Zoom recouvre les principaux cas d'usage de la web conférence, du chat et la réunion en ligne au séminaire digital pouvant accueillir jusqu'à 10 000 participants. Zoom permet de créer une salle virtuelle dans laquelle les collaborateurs peuvent interagir aussi bien depuis leur ordinateur que depuis leur tablette ou leur smartphone. 

Dans sa version gratuite, Zoom permet de prendre en charge jusqu'à 100 utilisateurs simultanés. © JDN / Capture

Fondé par Eric S. Yuan, ex-vice-président ingénierie de WebEx (un autre outil de visioconférence), Zoom a levé pas moins de 145,5 millions de dollars depuis sa création en 2011.  Dans son dernier Magic Quadrant sur les technologies de web conférence (voir ci-dessus), le Gartner classe Zoom dans son carré des leaders. 

Comment utiliser Zoom pour le meeting en visio ?

Mis en œuvre par quelque 65 000 organisations à travers le monde, Zoom offre une expérience et une ergonomie des plus intuitives. Pour l'utiliser, il suffit d'ouvrir un compte sur Zoom.us puis de lancer une vidéoconférence via laquelle on pourra rassembler différents collaborateurs distants.

Comment télécharger Zoom ?

Pour obtenir Zoom, il suffit de télécharger l'application sur le site de Zoom, simplement en procédant à une inscription. La version gratuite de la solution permet une utilisation professionnelle, avec un nombre de meetings illimités, mais affiche une limitation à 100 utilisateurs et des réunions plafonnées à 40 minutes.

App Zoom

L'application Zoom offre une réelle simplicité d'utilisation. En fonction des besoins, plusieurs offres sont disponibles, avec différentes options, comme l'intégration de l'application avec les outils de planification tel Google Agenda ou encore la monétisation et la mise en place de sondages. La solution Zoom est simple, mais son potentiel est impressionnant.

Enregistreur Zoom

Zoom propose une option qui permet d'enregistrer une réunion ou une intervention, avec la possibilité d'utiliser un tableau blanc virtuel, ce qui est idéal pour des formations en ligne par exemple. Les réunions en ligne peuvent également être enregistrées sur le cloud pour être visionnées plus tard.

Zoom en France

La solution Zoom est en plein essor depuis quelques années dans le monde, et notamment en France où elle séduit de plus en plus d’entreprises de différents secteurs. Parmi ses références clients dans l'Hexagone, Zoom compte notamment Deezer, Havas ou encore Sanofi.

Quel est le prix de Zoom ?

L’un des atouts de Zoom réside dans sa version gratuite. Principales limitations de cette dernière : un nombre d'utilisateurs plafonné à 100 et des réunions plafonnées à 40 minutes, comme indiqué plus haut. Des forfaits payants sont évidemment disponibles, selon la taille de l’entreprise et les besoins en matière de réunions et de vidéoconférences. Ils vont jusqu'à 19 euros par mois et par animateur, et une capacité de 1 000 participants par réunion, avec possibilité notamment de prendre en charge la téléphonie. "Le coût d'achat des solutions de réunion de Zoom est généralement inférieur à celui de la plupart des concurrents", précise le Gartner dans son étude de marché 2019 sur les outils de visioconférence.

Magic Quadrant 2019 du Gartner sur les technologies de web conférence.  © Gartner

Plusieurs options plus spécifiques sont également proposées, notamment le webinaire vidéo qui permet de rediffuser en direct une réunion sur YouTube par exemple, ou encore des intégrations aux système de téléprésence de Polycom ou de Cisco. 

Zoom vs Teams

Là où Zoom se concentre sur la visioconférence, Microsoft Teams est avant tout une messagerie collaborative conçue pour le travail en équipe. Zoom est d'ailleurs utilisable dans Teams via une extension ad hoc. Reste que Microsoft Teams intègre lui-aussi des fonctionnalités de visioconférence, notamment celles issues de Skype for Business. Les deux offres sont donc de plus en plus concurrentes. Dans son Magic Quadrant 2019 centré sur les solutions de conférences à distance, le Gartner classe d'ailleurs également Microsoft parmi les leaders du secteur (voir ci-dessus).

Tesla : l'Autopilot s'arrêtera automatiquement aux feux rouges

sam, 28/03/2020 - 10:00
Sommaire

[Article mis à jour le 28 mars 2020 à 10h00] Tesla franchit un nouveau palier dans sa technologie de conduite semi autonome, baptisée Autopilot. L'entreprise s'apprête à sortir une nouvelle fonctionnalité, déjà implémentée chez quelques testeurs privilégiés, qui reconnaît les feux rouges ainsi que les panneaux stop et qui arrête automatiquement le véhicule lorsqu'il s'en approche. Cette nouvelle fonctionnalité renforce ainsi la possibilité d'utiliser l'Autopilot dans des environnements plus urbains, notamment à des intersections, alors qu'il fonctionne aujourd'hui principalement sur autoroute. Le conducteur doit toutefois garder les mains sur le volant afin d'être en capacité de reprendre le contrôle à tout moment. Cette fonctionnalité, qui devrait apparaître prochainement sur les Tesla américaines, n'est pas encore autorisée en France. Le compte Twitter Out of Spec Motoring, qui dispose de ces nouvelles capacités, a publié une vidéo montrant leur fonctionnement sur l'ordinateur de bord.

#Tesla #Autopilot stopping for red lights for the first time. pic.twitter.com/M0zkiqyypl

— Out of Spec Motoring (@Out_of_Spec) March 26, 2020

Voilà déjà seize ans que Tesla s'est lancé dans sa quête d'une voiture électrique haut de gamme. Le constructeur auto a été fondé en 2003 par Martin Eberhard et Marc Tarpenning, qui seront rapidement rejoints par son personnage emblématique et actuel dirigeant, Elon Musk. Le nom de l'entreprise vient de Nikola Tesla, inventeur de génie dans l'électricité et la mécanique. L'entreprise a contraint tous les grands constructeurs à se lancer sérieusement dans l'électrique. Après une période très difficile en 2018, marquée par des difficultés de production puis de livraison, Tesla a réussi en 2019 à augmenter la cadence de construction et de vente de ses véhicules. L'entreprise doit désormais prouver qu'elle peut maintenir ces niveaux sur le long terme. Actualités, prix, modèles, magasins en France… voici tout ce qu'il faut savoir sur Tesla.

Tesla en France 

Tesla est présent en France depuis 2010, date de l'ouverture de son premier magasin hexagonal, à Paris. Le constructeur se repose sur un modèle de vente directe aux clients sur Internet ou dans ses magasins. Depuis son arrivée, Tesla a étoffé sa présence en France. En plus de Paris, le constructeur dispose désormais de magasins à Chambourcy, Le Chesnay, Vélizy-Villacoublay, Nantes, Bordeaux, Aix-en-Provence, Nice et Lyon. Les clients potentiels peuvent y réaliser des essais et commander un véhicule. Des représentants commerciaux sont également présents à Lille, Rennes, Toulouse, et Strasbourg. 

Tesla a établi un vaste réseau de recharge électrique dans le pays. Il est à la fois composé de ses stations de recharge maison, les Superchargeurs, et de sites de recharge chez des entreprises partenaires, comme des hôtels ou des centres commerciaux.  Leur emplacement est consultable sur le site de Tesla. La carte ci-dessous répertorie tous les chargeurs du réseau Tesla en France.

Cliquez sur "agrandir le plan"  puis zoomez sur le territoire qui vous intéresse pour les voir s'afficher.

En France, les ventes de Tesla sont confidentielles, mais tout de même en forte progression. Ainsi, alors que la marque avait vendu 1252 véhicules en 2018 (d'après les données d'immatriculations de voitures), elle en a écoulé 3730 rien qu'entre janvier et juin 2019. Une belle croissance due à l'arrivée sur le marché français de la Model 3, la moins chère des Tesla. Elle est d'ailleurs devenue la deuxième voiture électrique la plus vendue en France, toujours loin derrière la Zoé de Renault (8877 immatriculations entre janvier et juin 2019).

Prix d'une Tesla

Voici les prix de départ des modèles commercialisés par Tesla en France. La facture finale peut grandement varier en fonction du choix des options, notamment les batteries et l'ajout du mode de conduite "entièrement autonome" (en réalité semi-autonome, en option à 6300 euros). Tous les prix tiennent compte d'un bonus écologique de 6000 euros. 

  • Prix de la Tesla Model 3 : à partir de 42 600 euros (bonus écologique compris)
  • Prix de la Tesla Model S : à partir de 85 000 euros (bonus écologique compris)
  • Prix de la Tesla Model X : à partir de 90 700 euros (bonus écologique compris)
  • Prix de la Tesla Roadster : à partir de 172 000 euros (bonus écologique compris).
Comparatif des différents modèles Tesla Modèle Prix de base Autonomie temps 0-100 km/h Vitesse max Model 3 42 600 € 355 - 500 km 3,5 - 5,6 secondes 210 - 250 km/h Model S 85 000 € 416 -540 km 2,5 - 4,2 secondes 225 - 250 km/h Model X 90 700 € 417 - 542 km 3,1 - 5,2 secondes 210 - 250 km/h Roadster 172 000 € 1000 km 2,1 secondes 400 km/h Tesla Model 3 La Tesla Model 3, berline grand public. © Tesla

La plus abordable de toutes les Tesla, la Model 3, est une berline dotée d'une autonomie de 350 kilomètres, selon Tesla. Disponible à partir de 42 600 euros (bonus écologique compris) en France, elle doit permettre à Tesla d'imposer la voiture électrique auprès du grand public. Ses premières livraisons de  ont commencé en février 2019 en Europe.

Cette voiture rencontre un grand intérêt : plus de 450 000 réservations de ont été enregistrées par l'entreprise avant même la sortie du véhicule. Mais c'est aussi un énorme défi, car le succès de Tesla repose désormais sur sa capacité à rapidement atteindre d'énormes capacités de production, que les grands constructeurs mondiaux ont mis des décennies à perfectionner, afin d'honorer toutes ces commandes. Tesla a raté à de nombreuses reprises ses objectifs de production hebdomadaires et trimestriels en 2018, mais s'est fortement améliorée fin 2018 et en 2019. Mi-octobre 2018, le constructeur a dépassé les 100 000 Model 3 sorties d'usine, d'après le Tesla Model 3 Tracker, un modèle d'estimation de sa production développé par Bloomberg. Il aura fallu un an et demi à Tesla pour atteindre ce chiffre, depuis le début de la mise en production de la Model 3. Une vitesse d'exécution largement supérieure au rythmes de production des Model S et Model X, qui montre les progrès de Tesla en la matière. Puis elle a annoncé avoir battu son record de production, avec plus de 87 000 véhicules construits au seul deuxième trimestre 2019, dont 77 000 unités rien que pour la Model 3. Mais Tesla est encore loin d'être devenu un grand industriel de l'automobile. A titre de comparaison, les 20 plus gros constructeurs mondiaux produisent entre 1 et 10 millions de voitures par an chacun.

  • Prix de base : 42 600 euros (bonus écologique inclus)
  • Autonomie : Entre 355 et 500 kilomètres
  • Temps pour passer de 0 à 100 km/h : 3,5 à 5,6 secondes
  • Vitesse maximale : 210 à 250 km/h.
Tesla Model S La Tesla Model S, une berline haut de gamme. © Tesla

La Model S est la première berline conçue par Tesla, dont les livraisons ont commencé en 2012 aux Etats-Unis. Elle est plus grande et bien plus onéreuse que la Model 3, avec un premier prix à 85 000 euros. La Model S bénéficie en échange d'une puissance et d'une autonomie supérieures (450 kilomètres avec la batterie premier prix), et peut profiter  gratuitement du réseau de recharge électrique Superchargeur, alors que les propriétaires de Model 3 devront payer. Elle dispose également d'un meilleur écran de bord, d'un plus grand coffre et de technologies supplémentaires.

  • Prix de base : 85 000 euros (bonus écologique inclus)
  • Autonomie : Entre 416 et 540 kilomètres
  • Temps pour passer de 0 à 100 km/h : 2,5 à 4,2 secondes
  • Vitesse maximale : 225 à 250 km/h.
Tesla Model X  La Model X, le SUV de Tesla. © Tesla

Le SUV de luxe de Tesla. La Model X est la plus spacieuse des Tesla, avec un habitacle pouvant accueillir jusqu'à sept personnes. Elle est connue pour ses portes arrières Falcon, qui s'ouvrent de bas en haut, plutôt que latéralement comme sur la plupart des véhicules, et facilitent le stationnement dans des endroits exigus.

  • Prix de base : 90 700 euros (bonus écologique inclus)
  • Autonomie : Entre 417 et 542 kilomètres
  • Temps pour passer de 0 à 100 km/h :  3,1 à 5,2 secondes
  • Vitesse maximale : 210 à 250 km/h.
Tesla Model Y La Tesla Model Y, un compromis entre berline et SUV. © Tesla

Tesla prépare un crossover (entre berline et SUV), la Model Y. Dévoilée en mars 2019, elle devrait entrer en production au premier semestre 2020. Le véhicule est déjà disponible à la réservation en France,  bien qu'il ne sera pas livré avant 2022 en Europe. La Model Y se situe dans une gamme de prix intermédiaire entre la Model 3 et les luxueuses Model S et X, avec un premier prix à 58 000 euros (bonus écologique compris).

  • Prix de base : 58 000 euros (bonus écologique inclus)
  • Autonomie : Entre 368 et 540 kilomètres
  • Temps pour passer de 0 à 100 km/h :  3,5 à 5,9 secondes
  • Vitesse maximale : 192 à 240 km/h.
Tesla Roadster  Tesla Roadster, une voiture sportive de luxe. © Tesla

La toute première Tesla, commercialisée entre 2008 et 2012. C'est avec cette voiture sportive que l'entreprise a commencé à démontrer que les voitures électriques pouvaient atteindre des performances comparables à celles des voitures thermiques. Sa conception est le fruit d'un partenariat avec le constructeur britannique Lotus. Tesla a annoncé la commercialisation en 2020 d'une nouvelle Roadster à partir de 172 000 euros. Le bolide serait capable d'atteindre les 100 kilomètres par heure en 2,1 secondes et de dépasser les 400 kilomètres par heure en vitesse maximale, le tout avec la promesse d'une autonomie de 1000 kilomètres.  

  • Prix de base : 172 000 euros
  • Autonomie : 1000 kilomètres
  • Temps pour passer de 0 à 100 km/h :  2,1 secondes
  • Vitesse maximale : 400 km/h.
Tesla d'occasion

Pour les conducteurs qui souhaiteraient se doter d'options supplémentaires pour moins cher ou mettre la main sur un véhicule rapidement, l'entreprise propose sur son site des Tesla d'occasion – les Model S et Model X – ainsi que des modèles d'exposition au rabais. Il ne faut cependant pas y voir une manière d'obtenir une Tesla à prix cassé : les offres commencent à presque 90 000 euros, soit plus cher que la Model S sans options.

Le mode Autopilot

C'est l'une des fonctions phares de la marque, auparavant en option et désormais présente en série sur tous ses véhicules (sauf la Model Y pas encore sortie). Il s'agit d'un mode de conduite semi-autonome de niveau 2, qui permet au véhicule de conduire tout seul, de se maintenir sur une voie, ou de gérer la circulation saccadée dans les bouchons sur des trajets simples comme l'autoroute.  Le conducteur doit toutefois garder les mains sur le volant. . Contrairement à d'autres constructeurs, Tesla a fait le choix de proposer très rapidement cette fonctionnalité, dès 2015, afin de l'améliorer en conditions réelles et d'acquérir un maximum de données pour préparer des niveaux de conduite autonome plus sophistiqués. 

Fin 2018, Tesla a sorti une version améliorée de l'Autopilot, qu'elle appelle "conduite entièrement autonome". Elle gère les changements de voie sur autoroute, ainsi que les insertions et sorties de ces tronçons, tout comme les dépassements de véhicules. Des fonctionnalités de stationnement et de sortie de parking automatiques ont aussi été ajoutées. Cet ensemble de fonctions est pourtant loin de constituer une "conduite entièrement autonome", comme le reconnaît d'ailleurs Tesla sur son site internet : "Les fonctionnalités actuelles exigent une surveillance active de la part du conducteur et ne rendent pas le véhicule autonome.  L'utilisation future de ces fonctionnalités sans surveillance dépend d'une fiabilité prouvée par des milliards de kilomètres de tests pour être significativement supérieure à celle des conducteurs humains, ainsi que de l'approbation réglementaire, dont l'obtention peut être plus longue dans certains pays."

Pour aller encore plus loin, le patron de Tesla Elon Musk a promis que d'ici 2020, ses véhicules seront totalement autonomes, ce qui permettra à Tesla de lancer son propre service de VTC autonome, voire de proposer aux propriétaires de Tesla de gagner de l'argent en transformant leurs véhicules en taxis sans chauffeur. Une annonce accueillie avec beaucoup de scepticisme par les experts de la conduite autonome, tant cette promesse semble impossible à tenir, aussi bien pour des raisons technologiques que réglementaires. Même aux Etats-Unis, pourtant très libéraux sur le sujet. 

Pour mieux comprendre comment fonctionne l'assistance à la conduite de Tesla et les décisions qu'elle prend, un hackeur  et un membre du Tesla Motor Club ont reproduit la vision d'une Tesla pendant une virée dans Paris. Le logiciel classifie tout son environnement : les autres véhicules présents sur la route, mais aussi ceux qui se trouvent sur le trottoir, tout comme les piétons. Le programme doit également repérer en temps réel le marquage au sol, qui permet au véhicule de rester automatiquement sur sa voie. Ce genre de systèmes sont la base de toutes les technologies d'aide à la conduite (ADAS), mais aussi de conduite autonome, quoique plus sophistiqués. 

Cependant, le marketing de Tesla autour de cette fonctionnalité, jusque dans le nom d'"autopilote", semble avoir laissé entendre aux utilisateurs que leur véhicule était déjà pleinement automone. Des voitures du constructeur ont été impliquées dans plusieurs accidents, certains mortels, lors desquels les conducteurs ont ignoré les avertissements du véhicule et n'ont pas repris le contrôle de la conduite comme la machine les y enjoignait. Des défaillances du système ont également provoqué des accidents mortels. Comme lorsqu'en 2016 un automobiliste américain a percuté un véhicule arrivant sur sa droite, et que la voiture n'avait pas détecté. Tesla avait alors accusé son fournisseur de systèmes de détection d'obstacles et de freinage d'urgence, Mobileye, puis s'en était séparé. 

Les batteries Tesla

Autre élément de différenciation important vis à vis de ses concurrents, Tesla conçoit et produit ses propres batteries. Il s'agit d'un élément crucial de sa R&D, car l’amélioration de l'autonomie des batteries, et donc de la distance parcourue en une charge, est un critère majeur chez les acheteurs. Ce savoir-faire a même permis a l'entreprise de se diversifier: elle vend désormais séparément ses batteries, Powerpack et Powerwall afin de stocker l'électricité produite par des panneaux solaires chez les particuliers comme en entreprise.

Depuis l'acquisition de SolarCity (une autre société contrôlée par Elon Musk) en 2016, Telsa propose aussi ses propres panneaux solaires. Ou plus précisément des "tuiles solaires" ressemblant à des toits traditionnels, mais capables de transformer l'énergie solaire en électricité. Ces systèmes de production et de stockage commencent même à être utilisés sur des îles, comme les Samoa, qui ne sont pas raccordées au réseau électrique et se reposaient jusqu'ici sur des générateurs au diesel pour s'alimenter en électricité. 

Mais ce business de panneaux solaires a pour l'instant du mal à décoller. Pour tenter de le  relancer, Tesla a commencé à tester un nouveau modèle économique août 2019. Dans six Etats américains, l'entreprise propose des panneaux solaires sous forme d'abonnements mensuels, compris entre 50 et 250 dollars (225 euros) selon la taille des panneaux et la puissance désirée. Leur installation est gratuite, mais pas leur démonte : le client devra s'acquitter de frais de 1500 dollars s'il ne souhaite plus utiliser les panneaux solaires de Tesla. 

Tesla en Bourse

Habitué aux déclarations tonitruantes et exagérations en tout genre, Elon Musk semble cette-fois ci avoir franchi une limite, celle des strictes règles qui encadrent la communication des entreprises cotées. Le gendarme boursier américain, la SEC, a déposé plainte contre le PDG de Tesla le 27 septembre 2018 pour fraude et demandé qu'il soit démis de ses fonctions à la tête de Tesla. En août de la même année, Elon Musk avait fait part de son intention de faire sortir Tesla de la Bourse à un prix de 420 dollars par action. Et d'affirmer qu'il avait sécurisé les fonds permettant cette opération auprès d'investisseurs. Il avait fini par reconnaître qu'il n'avait pas vraiment les fonds, avant d'abandonner totalement son plan.

Am considering taking Tesla private at $420. Funding secured.

— Elon Musk (@elonmusk) 7 août 2018

Mais la SEC, elle, n'a pas oublié. Car le fait de faussement assurer avoir sécurisé des fonds peut être considéré comme une manipulation des investisseurs, qui ont pu être incités à acheter des actions ou ne pas vendre les leurs, mis en confiance par cette déclaration. D'après la plainte de la SEC, l'annonce d'Elon Musk a surpris jusque dans ses propres équipes : douze minutes après son premier tweet le 7 août, le directeur des relations avec les investisseurs contactait le chef de cabinet de Musk pour lui demander si l'annonce était bien réelle. Entre ce tweet et la fin du mois de septembre, l'action Tesla a perdu 20% de sa valeur. Elon Musk est finalement arrivé à un compromis avec la SEC : son entreprise et lui-même devront payer 20 millions de dollars chacun. Le Sud-africain a aussi été forcé de lâcher un peu de son pouvoir. PDG de Tesla quasiment depuis ses débuts, il n'est désormais plus que DG. Il a été remplacé en novembre 2018 à la présidence du conseil d'administration par Robyn Denholm, déjà membre du board de Tesla. Elle était jusqu'ici directrice financière et stratégique du groupe telecom australien Telstra, poste qu'elle a quitté pour se consacrer à plein temps à Tesla. 

Le cours de l'action Tesla au Nasdaq en temps réel :   TSLA Chart by TradingView new TradingView.widget( { "width": 600, "height": 400, "symbol": "NASDAQ:TSLA", "interval": "W", "timezone": "Europe/Paris", "theme": "Light", "style": "2", "locale": "en", "toolbar_bg": "#f1f3f6", "enable_publishing": false, "hide_top_toolbar": true, "save_image": false, "container_id": "tradingview_caf49" } );

Parts de marché du haut et très haut débit en France

ven, 27/03/2020 - 18:19

Fin 2019, Orange est de loin le premier opérateur du marché du haut débit et très haut débit, avec 41,6% de parts de marché (12,35 millions d'abonnés). Suivent derrière Free (22,2%, 6,46 millions d'abonnés), SFR (21,9%, 6,36 millions d'abonnés), et Bouygues Telecom (13,4%, 3,9 millions d'abonnés).

Nombre d'abonnés des opérateurs français dans le haut débit et très haut débit fin 2019   Nombre d'abonnés haut débit et très haut débit (en millions) Part de marché (en %) Orange 12,35 41,6% Free 6,46 22,2% SFR 6,36 21,9% Bouygues Telecom 3,9 13,4% Total 29,07  

Méthodologie : les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom,Free, Orange et SFR. 

Tous les chiffres clés de l'Internet

Nombre d'internautes en France

ven, 27/03/2020 - 17:48

Selon Médiamétrie, la France comptait 53 millions d'internautes en janvier 2020, soit 84,6% des Français de deux ans et plus. C'est 1,1% de moins qu'il y a un an. En moyenne, 45,3 millions d'internautes se sont connectés quotidiennement à Internet, soit 72,2% de la population française. Le temps passé par jour et par individu est en moyenne de 32 minutes sur ordinateur et de 1h22 sur mobile. A noter que l'institut prend en compte les jeunes de 2 à 14 ans depuis octobre 2017, (auparavant, à partir de 15 ans seulement).     

Nombre d'internautes en France depuis novembre 2012 selon Médiamétrie (en millions)

Période Audience  janvier 2020 53 décembre 2019 53 novembre 2019 53 octobre 2019 53,1 septembre 2019 52,9 août 2019 52,6 juillet 2019 52,8 juin 2019 52,8 mai 2019 53 avril 2019 53 mars 2019 53,1 février 2019 52,8 janvier 2019 53,6 décembre 2018 52,8 novembre 2018 53 octobre 2018 52,9 septembre 2018 52,5 août 2018 52,2 juillet 2018 52,3 juin 2018 52,7 mai 2018 52,7 avril 2018 52,6 mars 2018 52,7 février 2018 52,3 janvier 2018 52,1 décembre 2017 51,9 novembre 2017 51,9 octobre 2017 (changement de méthodologie) 51,9 septembre 2017 46,6 août 2017 46,6 juillet 2017 47,1 juin 2017 46,2 mai 2017 45,8 avril 2017 45,1 mars 2017 45,7 février 2017 46,1 janvier 2017 46,1 décembre 2016 45,7 novembre 2016 45,2 octobre 2016 45 septembre 2016 45 août 2016 45,6 juillet 2016 45,5 juin 2016 45,3 mai 2016 45 avril 2016 45,7 mars 2016 45,6 février 2016 45,8 janvier 2016 45,5 décembre 2015 44,4 novembre 2015  44,8 octobre 2015 43,6 septembre 2015 43,9 août 2015  43,9 juillet 2015 45,3 juin 2015 44,9 mai 2015  44,9 avril 2015 43,7 mars 2015  43,9 février 2015  44,4 janvier 2015  44,4 décembre 2014  43,8 novembre 2014  43,2 octobre 2014  43,6 septembre 2014 43,2 août 2014 42,8 juillet 2014  43,3 juin 2014  42,9 mai 2014 43,3 avril 2014 43 mars 2014  43,2 février 2014 42,3 janvier 2014 42 décembre 2013  42,4 novembre 2013  42 octobre 2013  42,3 septembre 2013 42 août 2013  42 juillet 2013 42,3 juin 2013  41,8 mai 2013 42,2 avril 2013  41,6 mars 2013  40,8 février 2013  40,4 janvier 2013  39,7 décembre 2012  39,9 novembre 2012  39,9

Tous les chiffres mentionnés dans cet article viennent du service de mesure d'audience édité par Médiamétrie. Pour retrouver l'ensemble des chiffres clefs de l'ebusiness français, il vous suffit de cliquer sur ce lien : Tous les chiffres clés de l'Internet

Pendant l'épidémie, les DNVB capitalisent sur leur engagement social

ven, 27/03/2020 - 17:30

Si elle est synonyme de confinement pour nombre de Français, l'épidémie du coronavirus est, pour certaines DNVB, l'occasion de sortir du lot. C'est même une obligation pour ces marques aussi agiles qu'engagées socialement, à en croire Viviane Lipskier, fondatrice de BrandAlchimy. "Les marques qui savent communiquer sur leurs actions tireront leur épingle du jeu, estime cette spécialiste des sociétés direct to consumer. Car il y aura un avant et un après coronavirus d'un point de vue social." L'erreur serait, en ces temps de vaches maigres, de rester focaliser sur les ventes… D'autant que, d'après Viviane Lipskier, il est difficile de croire à un sursaut de l'e-commerce hors produits essentiels dans le climat actuel. L'enjeu pour les DNVB sera plutôt de préserver le lien avec leur communauté, en l'accompagnant dans cette période difficile pour tout le monde. Voici quelques exemples à suivre. 

Les Mini Mondes offre des carnets de voyage aux enfants 

Lancée fin 2019, Les Mini Mondes se présente comme la première DNVB française du jouet. La jeune marque commercialise notamment des figurines en plastique recyclé originaire de Bretagne. Elle propose également des abonnements à des carnets de voyage, des cahiers d'une quarantaine de pages intégrants dessins, autocollants et contenus audio. Malgré l'épidémie de coronavirus, le lancement du carnet de voyage du mois de mars au Maroc a été maintenu. Mieux, la marque a choisi de l'offrir. "C'est notre manière d'apporter notre pierre à l'édifice. Les Mini Mondes peuvent occuper les enfants en ces temps de confinement", explique le cofondateur Quentin Ory. Au total, la marque a imprimé 5 000 carnets de voyage et prévoit aussi l'envoi d'un mail hebdomadaire contenant des coloriages à imprimer. "L'impact business de notre décision est difficile à chiffrer mais nous voulons faire connaître notre aventure tout en soutenant les parents, insiste Quentin Ory. Notre business découle des valeurs d'authenticité et de simplicité que nous défendons. Les familles qui y adhèrent nous suivront ensuite." Un pari risqué pour la marque qui a à peine quatre mois d'existence mais croit fermement en deux choses : un jouet respectueux de l'environnement et une ouverture sur le monde. "Cette démarche sera forcément saluée par la suite pour les clients, et nous aurons fait notre part en tant que DNVB." 

Nolença éduque sa communauté aux plaisirs olfactifs

Marque de parfum lancée en mai 2019, Nolença ambitionne de remettre le sens olfactif au goût du jour.  Si le site de Nolença est actuellement à l'arrêt, les deux fondatrices, Anaïs Gruss et Laurie Mélotte, comptent sur cet intermède imposé pour aller plus loin dans le participatif et la lutte contre la solitude. D'où le sens des "Parenthèses inspirées". "Chacun de nos parfums s'inspire d'une oeuvre d'art, musicale, littéraire ou picturale, détaille Anaïs Gruss. Nous avons prévu des posts en lien avec la création olfactive sur les réseaux sociaux. L'idée étant de raconter des histoires autour de nos parfums." Cet attrait pour le savoir, Nolença le diffusera également à travers des études de tableaux accessibles à tous pour attiser la curiosité et susciter l'envie, après le confinement, de visiter Giverny ou le Musée de l'Orangerie. "Nous allons diffuser un podcast qui raconte le rapport des gens à l'odorat, dans leur métier comme leur vie quotidienne. Nous allons en profiter pour inciter les internautes à partager leur rituel olfactif durant le confinement", ajoute la co-fondatrice. La DNVB lance également des concours pour récompenser les illustrations qui évoquent le mieux certaines odeurs. "Faire participer les gens à notre histoire, c'est renforcer les liens avec notre communauté", soutient Anaïs Gruss. C'est aussi préparer l'avenir. Car une fois le temps du confinement passé, la cofondatrice espère que les internautes touchés auront envie de se tourner vers un mode de consommation qui a du sens. Entre temps, Nolença, qui n'enregistrera aucune vente durant le confinement, devra faire le dos rond. 

Bergamotte mobilisé pour le corps médical 

La marque spécialiste de la livraison de fleurs et de plantes Bergamotte soutient la Fondation de l'assistance publique-Hôpitaux de Paris depuis le début du confinement.  Concrètement, la DNVB reverse systématiquement deux euros pour chaque nouvelle commande passée. "A notre échelle, nous souhaitons mettre en lumière le fabuleux travail du corps médical, participer aux actions mises en place pour freiner l'épidémie, et faire avancer la recherche", peut-on lire sur le post Instagram de Bergamotte daté du 17 mars. 

Feed nourrit le corps soignant

Le spécialiste de la smart food Feed offre des centaines de milliers de repas au personnel médical, mobilisé contre la propagation du virus. Depuis le 15 mars, la DNVB invite même les centrales d'approvisionnement et les hôpitaux à la contacter (soutien@feed.co) pour obtenir des volumes de repas importants. Pour l'heure, onze structures dont l'AP-HP Paris Saclay, le CHU de Lyon ou encore l'EHPAD de Belfort, ont reçu 150 000 repas Feed ces derniers jours. 

Face au coronavirus, R-Pur veut adapter ses masques anti-pollution au médical

ven, 27/03/2020 - 17:24

Avec la crise du coronavirus, R-Pur cesse de prendre toute commande pour se réorienter sur la santé. Fondée en 2016, la start-up propose historiquement un masque anti-pollution connecté pour les utilisateurs de vélo, de scooter ou de moto. Elle a pour cela développé une technologie de filtration adaptée aux environnements urbains. Avec le Covid-19, l'entreprise fait le choix de mettre ses compétences et son énergie au service de la production de masques hospitaliers. R-Pur cherche actuellement un site de fabrication certifié ISO 9001 pour y installer ses machines et réadapter ses produits. Elle compte pouvoir livrer un à trois millions de masques médicaux dès la mi-avril.

La start-up produit tous ses masques en France mais elle doit faire face à une difficulté : le prix des matières premières. "Le coût des matières filtrantes a été multiplié par vingt ces derniers mois", souligne Matthieu Lecuyer, son cofondateur et CMO, qui espère recevoir des aides gouvernementales pour effectuer cette reconversion momentanée. "Nos masques actuels sont trop sophistiqués pour l'environnement médical, avec une filtration des particules jusqu'au nanomètre. Cela les rend trop coûteux pour le marché de la santé."

Un masque pour les piétons à l'été

R-Pur pourrait s'implanter sur le marché de la santé de manière durable. "Il y a beaucoup de gaspillage de masques jetables. On pourrait apporter une réponse à cette problématique en proposant un produit plus durable", estime Matthieu Lecuyer. "Avec le Covid-19, il y a par ailleurs une prise de conscience de la population de l'importance du port du masque pour se protéger contre les virus de manière plus globale." R-Pur, qui compte près de 3 000 clients, connaît une augmentation de ses ventes depuis le début de l'année. La part de l'export de l'entreprise, qui a réalisé un million d'euros de chiffre d'affaires en 2019, est passée de 20 à 35%. Même si la production des masques non-médicaux tourne au ralenti, la demande devrait encore s'accroître à l'avenir avec la sensibilité croissante des populations à la qualité de l'air respiré.

Les équipes de R-Pur, d'une quinzaine de salariés, développent également de nouveaux produits, notamment un masque dédié aux piétons qui sera disponible d'ici l'été sur les marchés asiatique et européen. "Nous revoyons le design pour modifier l'attache du masque actuel", précise Matthieu Lecuyer. Enfin, R-Pur prévoit des offres destinées au marché professionnel qui seront dévoilés lors du CES 2021. "Tous ces projets vont nous pousser à recruter dès la fin de la crise", assure Matthieu Lecuyer.

Xavier Perret (Microsoft Azure France) : "Microsoft Azure assume de prioriser les besoins critiques des clients en termes de ressources additionnelles"

ven, 27/03/2020 - 17:17
JDN. De nombreux clients d'Azure se plaignent depuis le 25 mars de ne plus pouvoir provisionner de nouvelles machines virtuelles sur plusieurs régions Azure en Europe. C'est notamment le cas pour la France, l'Angleterre, l'Irlande et Amsterdam. Azure est-il arrivé au maximum de ses capacités sur ces régions ? Xavier Perret est directeur de l'entité Azure France. © Microsoft

Xavier Perret. Nous sommes évidemment face à une situation inédite. Ces dernières semaines, Azure a été confronté à une hausse sans précédent des demandes supplémentaires (en ressources cloud, ndlr). Cette demande concerne la mise œuvre à très court terme d'infrastructures critiques indispensables à la continuité d'activité et au bon fonctionnement de l'économie. Pour les entreprises qui nous sollicitent, il s'agit de répondre à l'enjeu du télétravail. Des acteurs de la santé publique se sont aussi tournées vers nous.

Pour faire face à cette demande massive, nous avons établi en toute transparence des critères de priorité clairs pour l'allocation de nouvelles ressources cloud dans le cas où Azure viendrait à faire face à des contraintes de capacités. La priorité absolue devant être accordée aux services de secours, de santé, de gestion des urgences, mais aussi aux infrastructures essentielles et critiques pour le bon fonctionnement de l'économie, notamment dans le domaine bancaire, alimentaire ou gouvernemental. Sans oublier le télétravail. Nous avons mis en place une cellule au sein de Microsoft France pour mettre en œuvre sur le territoire cette priorisation définie au niveau du groupe.

L'épicentre du Covid-19 ayant bougé sur l'Europe et imposée des mesures de confinement qui se sont plus récemment étendues à l'Angleterre, nous avons dû faire face ces trois derniers jours à un afflux de sollicitations en nouvelles ressources qui est arrivé d'un coup sur cette plaque géographique. Ce qui a engendré un impact sur nos capacités en Europe, et pas seulement sur nos data centers en France, mais aussi sur d'autres de nos centres de données européens. Nous ne pouvions pas répondre à toutes les demandes. Nous avons donc dû appliquer nos critères de priorisation. Des demandes pour des évolutions d'infrastructure sortant de nos critères se sont donc retrouvées impactées.

La priorité étant accordée ces derniers jours sur Azure aux infrastructures critiques en termes de capacités supplémentaires, par quelle voie une entreprise entrant dans ces critères doit-elle passer pour bénéficier de cette possibilité ?

Les clients peuvent à tout moment solliciter les commerciaux avec lesquels ils sont en contact pour exprimer leurs besoins en ressources additionnelles. Par le biais de nos propres équipes commerciales et de notre écosystème de partenaires, nous sommes capables de répondre à tout type d'acteur susceptible de fournir un service critique : TPE et PME, grande entreprise, filiale de grande entreprise, éditeur de logiciels, administration... Les besoins des clients sont remontés quotidiennement à la cellule de crise de Microsoft France qui met immédiatement en œuvre les capacités nécessaires pour les infrastructures considérées prioritaires.

"Les capacités supplémentaires concernent notamment des déploiements massifs de desktop as a service pour permettre aux salariés en télétravail d'accéder à leurs applications métier à distance"

Des arbitrages peuvent être réalisés y compris pour un même client, en concertation complète avec lui, en fonction du niveau de criticité de ses applications, voire de ses chantiers de migration en cours vers Azure qu'il peut être amené de lui-même à mettre en retrait compte tenu de la situation. Nous avons notamment des discussions sur ces sujets avec de grandes entreprises. Rappelons que 90% des entreprises du Fortune 500 sont des clients Azure. L'objectif est d'avoir une vraie conversation avec le client.

A quels types d'infrastructures ces capacités supplémentaires sont-elles allouées ? Pouvez-vous donner des exemples plus précis ?

Elles sont principalement liées à des demandes de déploiement massif de desktop as a service pour permettre aux salariés en télétravail d'accéder à leurs applications métier à distance. Mais également à de nouveaux projets notamment en provenance d'hôpitaux, sur des périmètres souvent plus faibles, mais qui nous ont été immédiatement remontés par cet effet de transparence et de priorisation.

Plus globalement, nos clients prennent plus que jamais conscience en ce moment de l'importance du cloud, mais aussi de la criticité des couches de sécurité pour protéger leurs applications.

Outre-Atlantique, les entreprises sont en train à leur tour de passer en masse au télétravail. Que fera Microsoft s'il se retrouve également confronté à des contraintes de capacité sur Azure dans ses data centers aux Etats-Unis ? S'il doit choisir entre les économies européenne et américaine, que va-t-il faire ? C'est une question que se posent beaucoup de start-up françaises avec lesquelles le JDN est en contact.

La perspective ne se pose pas dans ces termes. Notre mission, et j'insiste sur ce point, est avant tout d'accompagner nos clients quelle que soit la géographie sur les plateformes technologiques. Globalement, Microsoft Azure a la masse critique pour accompagner la croissance du cloud et répondre aux défis qui se présentent en ce moment. Nous disposons évidemment de capacités disponibles dans d'autres data centers sur d'autres géographies, qui peuvent être mobilisées pour les clients français.

Quand nous sommes confrontés localement à des problèmes de capacités, nous assumons comme je l'ai dit de prioriser les besoins critiques de nos clients en termes de ressources additionnelles. Les équipes techniques et d'ingénierie de Microsoft France et de nos partenaires ont par ailleurs des conversations permanentes avec des clients pour les accompagner dans l'optimisation de leur capacité. En parallèle, toutes les mesures ont été prises pour assurer la continuité d'activité de nos équipes commerciales mais aussi techniques, y compris évidemment dans nos data centers, en vue de tenir nos engagements de qualité de service sur Azure. Nous sommes pleinement mobilisés.

Diplômé du Corps des Mines et de l'Ecole Polytechnique, Xavier Perret a complété sa formation par un executive MBA obtenu à l'Essec-Mannheim. Avant de rejoindre Microsoft France, il était executive vice president de la business unit Commerce d'OVH. Précédemment, il a occupé les fonctions de chief digital & data officer au sein d'Orange France. Il rejoint Microsoft France en septembre 2019 pour prendre la direction de l'entité Azure pour la France.

Professionnels, six outils rapides et pratiques pour se faire payer à distance

ven, 27/03/2020 - 16:56

Vous êtes un indépendant, simple freelance ou profession libérale, et avez la possibilité d'exercer votre activité depuis chez vous grâce à Whatsapp, Messenger ou encore FaceTime. Le hic : vous n'avez pas de moyen de paiement pour encaisser vos clients ou patients. Pas de panique, il existe aujourd'hui des solutions en ligne rapides et faciles à installer, qui ne requièrent qu'un téléphone portable. Pour la majorité d'entre elles, il suffit de télécharger une application, créer un compte (l'inscription se fait en quelques minutes), indiquer le numéro de téléphone ou l'email du client ou patient, saisir le montant de la prestation et cliquer sur envoyer. S'il n'est pas utilisateur de l'application en question, votre client ou patient recevra un SMS ou un email avec un lien qui le redirigera vers une page de paiement classique. S'il l'est, il recevra une notification.  

Concrètement, c'est exactement le même mode de fonctionnement que celui des applications de paiement entre amis type Lydia et Pumpkin. Depuis son lancement en 2013, Lydia propose d'ailleurs une solution d'encaissement pour les professionnels désormais appréciée des médecins. Application de paiement commune aux banques, Paylib quant à elle vient d'ouvrir son service de paiement entre amis aux professionnels pour les aider pendant la crise.

Ces services sont habituellement payants mais depuis l'annonce du confinement, ils sont passés en gratuit pour tous les professionnels ou seulement pour certains profils comme les médecins. C'est notamment le cas de Lydia, qui a supprimé ses frais de commission pour les professions médicales jusqu'au 30 juin 2020. "On ne pense pas que l'on gagnera quoi que ce soit après car les médecins ne vont pas forcément continuer à téléconseiller avec leurs patients après la crise. On le fait car on peut aider", assure Cyril Chiche, patron de Lydia.

Pour les médecins et commerçants

Les médecins qui ne souhaitent pas réaliser leurs consultations à distance via Whatsapp ou Facetime peuvent s'inscrire sur l'application de téléconsultation Livi, qui était jusqu'ici réservée à quelques médecins employés par la start-up. Depuis quelques jours, Livi a intégré un module de paiement (fourni par le prestataire français Payplug) pour que les médecins rejoignant sa plateforme se fassent payer rapidement et sans frais. "Aucune connaissance informatique n'est requise. Un médecin peu technophile peut très bien arriver à s'inscrire et se faire payer. S'il a des questions, nous avons une personne dédiée chez nous pour y répondre", indique Antoine Grimaud, patron de Payplug. "On active les comptes en moins de 24 heures, idéalement en quelques heures", ajoute-t-il. 

Lyf Pro se mobilise également. Petite soeur de l'application de paiement mobile Lyf Pay, elle cible les professions médicales. Récemment, elle a signé un partenariat avec SOS médecins pour proposer gratuitement son offre. La start-up a en outre conclu un accord avec La Croix Rouge. Dans le cadre de ce partenariat, l'association d'aide humanitaire a accès à Lyf Pro sans frais pour encaisser les versements de ses bénéficiaires confinés, à qui elle distribue des denrées de première nécessité. 

Enfin, Lyf Pro a rendu son application gratuite pour le secteur alimentaire. Une solution très utile pour les professionnels du secteur qui n'étaient pas habitués à livrer à domicile et ne disposaient pas de terminal de paiement. "Face à cette situation, nous avons renforcé trois métiers : l'enrôlement car on s'attend à un pic de demandes d'ouvertures de comptes, les équipes de prise en main qui gèrent les appels sortants et les dispositifs de formation, et le support technique", fait savoir Frédéric Leclef, COO de Lyf Pay. Si vous êtes commerçant, vous pouvez aussi opter pour la plateforme de livraison Stuart. S'orientant pour l'occasion vers une option de livraison sans-contact, elle a noué un partenariat avec la start-up de paiement suédoise iZettle. Il suffit d'installer l'application iZettle, de se créer un compte et vous pourrez ensuite envoyer un lien de paiement à vos clients. Cette solution n'est en revanche pas gratuite mais la commission a été baissée de 2,5 à 1,75%. Vous avez l'embarras du choix !

Prime d'activité : coronavirus ou pas, n'oubliez pas votre déclaration

ven, 27/03/2020 - 15:51
Sommaire

[Mise à jour du vendredi 27 mars 2020 à 15h51] Que vous soyez en télétravail, au chômage partiel ou bénéficiaire de l'arrêt indemnisé pour garde d'enfant, vous êtes peut-être tout entier tourné vers l'évolution de la situation de crise actuelle. De quoi détourner votre attention de votre obligation de souscrire votre déclaration trimestrielle de ressources avant ce mardi 31 mars 2020 si vous aspirez à la prime d'activité à compter d'avril 2020. Réservée aux salariés dont le niveau de rémunération est faible, la prime d'activité est accordée pour une durée de trois mois. Passé ce délai, les demandeurs doivent remplir une nouvelle déclaration trimestrielle pour justifier qu'ils répondent toujours aux critères d'éligibilité. Une formalité dont il faut s'acquitter avant la fin du mois en cours pour une prise en compte à partir du mois qui suit. Pour rappel, ceux qui dépendent du régime général peuvent passer par le site Internet de la Caf, via l'onglet déclaration trimestrielle, ou par l'appli "Caf mon compte".

A noter : si vous êtes en arrêt pour garde d'enfant et si vous êtes toujours payé par votre employeur, y compris pendant votre arrêt maladie, il vous faut déclarer le montant de votre salaire dans la déclaration trimestrielle de ressources. Si vous êtes indemnisé par l'Assurance maladie, vous devez déclarer la somme touchée dans la case "indemnités journalières de maladie" de la déclaration trimestrielle de ressources. Si vous êtes au chômage partiel, vous devez déclarer les sommes perçues à ce titre dans la catégorie salaires.

La prime d'activité a été instaurée le 1er janvier 2016 en remplacement du revenu de solidarité active (RSA) et de la prime pour l'emploi (PPE). Elle est versée aux travailleurs qui ont des revenus modestes. Les étudiants salariés, les stagiaires ainsi que les apprentis y sont éligibles sous conditions. La demande de prime d'activité se fait via un téléservice sur le site Internet de la Caf ou sur celui de la MSA.

Qui a le droit à la prime d'activité ?

Pour avoir droit à la prime d'activité, il faut remplir plusieurs conditions : 

  • Avoir plus de 18 ans
  • Vivre en France de façon permanente, c'est-à-dire que la durée des séjours hors de France ne doit pas excéder 3 mois par année civile (ou de date à date). La prime d'activité n'est d'ailleurs seulement versée que pour les mois complets de présence dans l'Hexagone
  • assumer seul(e) la charge d'un ou plusieurs enfants, ou avoir une activité professionnelle, qu'elle soit salariée ou non, dont le revenu net dépasse 932,29 euros par mois.

Notons que le travailleur détaché n'a pas droit à la prime d'activité. Il en est de même pour une personne en congé parental d'éducation, en congé sabbatique, en congé sans solde ou en disponibilité sauf si elle perçoit des revenus d'activité.

Prime d'activité : simulation

Pour savoir si vous pouvez toucher la prime d'activité, vous pouvez faire une simulation sur le site de la Caf.  Vous devez indiquer plusieurs renseignements :

  • Lieu de résidence
  • Code postal
  • Situation relative au logement (locataire, propriétaire, logé à titre gratuit...)
  • Année de naissance
  • Composition de la famille
  • Situation professionnelle
  • Revenus issus de placements (mobiliers ou immobiliers) 

A noter que, dans le calcul de la prime d'activité, la Caf tient compte des prestations familiales, AAH et allocation logement reçues sur les trois derniers mois. Les travailleurs indépendants doivent également déclarer leur dernier chiffre d'affaires et le montant de leur bénéfice sur l'année N-2. Attention, un décret de mai 2017 modifie les règles de calcul de la prime d'activité pour les travailleurs non salariés dans le but de tenir compte de leur situation particulière. A compter du 1er juillet 2017, ils peuvent calculer leur droit à la prime d'activité (mais aussi au RSA) à partir de leur chiffre d'affaires trimestriel (au lieu de leur revenu annuel net). Suite à la simulation, un montant est donné. Celui-ci est indicatif.  Il est également possible de recourir au site mes-aides.gouv.fr. Il permet de simuler le montant de 33 aides sociales dont la prime d'activité.

Demande de prime d'activité

La demande de prime d'activité doit désormais être effectuée en ligne. Sur le site Internet de la Caf pour les demandeurs qui dépendent du régime générale et sur celui de la MSA pour ceux qui dépendent du régime agricole. Deux formulaires sont proposés sur le site de la Caf. L'un pour les personnes qui ne sont pas encore allocataires de la Caf et l'autre pour les personnes qui le sont déjà. Ces dernières doivent se munir de leur numéro d'allocataire, de leur code postal, de leur date de naissance et de leur code secret. Vous devez faire votre demande avant la fin du mois en cours pour toucher la prime à partir du mois suivant. Les personnes qui éprouvent des difficultés pour remplir le formulaire en ligne peuvent se rendre dans la Caf la plus proche de chez eux pour essayer d'obtenir des renseignements ou dans leur antenne de mutualité sociale agricole (MSA).

Quel est le montant de la prime d'activité ?

Le montant de base de la prime est de 551,51 euros par mois pour une personne seule. Il varie selon les revenus de l'ensemble du foyer du bénéficiaire. La prime d'activité a été revue à la hausse le 1er octobre 2018 en même temps que d'autres aides sociales comme le RSA, l'allocation aux adultes handicapés (AAH) ou encore l'allocation temporaire d'attente (ATA).  La prime d'activité peut également être majorée en fonction de la composition du foyer (le nombre d'enfants a donc une incidence sur le montant) et/ou de l'isolement du parent.

Versement de la prime d'activité

Quand elle est accordée, vous recevez la prime pour trois mois. Par exemple, si vous avez fait une demande en janvier, vous recevrez la prime en février, mars, avril. Le virement est envoyé tous les 5 du mois. Cela signifie que le 5 mars, le bénéficiaire reçoit le versement du mois de février. Passé ce délai de trois mois, vous devrez à nouveau déclarer vos ressources pour vérifier que vous êtes toujours éligible. La déclaration s'effectue sur le site de la Caf via l'onglet déclaration trimestrielle mais aussi via l'appli "Caf mon compte" et sur le site de la MSA. En cas de refus d'octroi, le demandeur de la prime d'activité a la possibilité de demander un recours.

A quelle date la prime d'activité est-elle versée ?

La prime d'activité est versée à partir du 5 du mois. Pour votre première demande, si vous avez déposé votre dossier auprès de Caf avant la fin du mois, la prime sera versée le 5 du mois suivant. Il en sera de même pour tous les mois où vous êtes éligible à la prime.

Quel est le salaire minimum pour toucher la prime d'activité ?

Pour avoir droit à la prime d'activité, les étudiants salariés ainsi que les apprentis doivent toucher pendant au moins trois mois, un salaire minimum de 932 euros net mensuel. Il y a également un plafond de revenus à ne pas dépasser pour pouvoir prétendre à la prime d'activité (voir ci-dessous). 

Quel est le plafond pour la prime d'activité ?

Pour bénéficier de la prime d'activité, le demandeur ne doit pas dépasser un certain montant de revenus. Ces plafonds de ressources varient selon les situations. En 2019, ils sont de :

  • 1 787 euros pour une personne seule ou 1,5 Smic
  • 2 794 euros pour un couple sans enfant dans lequel un seul membre de la famille travaille
  • 3 754 euros pour un couple de deux enfants dont les deux parents ont un emploi
  • 3 342 euros pour un couple de deux enfants avec un seul salaire.

A noter que ces plafonds ne tiennent compte ni d'un forfait logement ni d'une aide au logement ni d'autres ressources. Les travailleurs indépendants (artisans, professions libérales, commerçants et exploitants agricoles) dont les revenus ne dépassent pas un certain plafond peuvent bénéficier de la prime d'activité. La prime d'activité qui leur est allouée est calculée sur la base des derniers bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou non commerciaux (BNC) déclarés aux impôts ou, en l'absence de déclaration de BIC/BNC, du chiffre d'affaire trimestriel. 

Voir le dossier Ces aides auxquelles vous avez peut-être droit sans le savoir La prime d'activité est-elle rétroactive ?

Non, le versement de la prime n'est pas rétroactif. Cela signifie que vous ne toucherez la prime d'activité que pour les mois suivant votre demande même si vous étiez éligible les mois précédents.

Calcul de la prime d'activité 2019

Le calcul de la prime d'activité est complexe puisqu'il tient compte plusieurs paramètres :

  1. Le montant forfaitaire, qui dépend de la composition du foyer et notamment du nombre d'enfants à charge, auquel il faut ajouter 61% du montant des ressources professionnelles du foyer. Montant qui pourra être bonifié en fonction des ressources professionnels de chaque travailleur
  2. Les ressources prises en compte du foyer.

Le meilleur moyen de connaître le montant de la prime d'activité à laquelle on est éligible est de passer par un outil de simulation.

Quel revenu est pris en compte pour le calcul de la prime d'activité ?

Le montant de la prime d'activité correspond à la différence entre le montant forfaitaire, à savoir 551,51 euros, et l'ensemble des ressources du demandeur. Si en plus de revenus de source professionnelle ce dernier dispose d'autres ressources (allocation de retour à l'emploi, allocations familiales...) celles-ci sont déduites des droits à la prime d'activité. 

Le montant de la prime d'activité dépend aussi :

  • Des aides au logement perçues (ALF, ALS ou APL)
  • Ou de l'avantage en nature octroyé pour occupation d'un logement à titre gratuit ou en cas de propriété.

Ces aides et avantages en nature sont appréciés tous les mois et forfaitairement en fonction du nombre de personnes dans le foyer.

Barème de la prime d'activité

Les chiffres ci-dessous ont été communiqués en 2015 par le gouvernement à l'occasion de la création de la prime activité. Ils ne tiennent donc pas compte de la hausse de la prime d'activité intervenue au 1er janvier 2019. Pour connaître le barème actuel de la prime d'activité et le montant que vous pourrez toucher, rien de mieux qu'un outil de simulation en ligne.

Quel est le montant de la prime d'activité ? Revenus perçus Montant de la prime activité par mois Inactif 0 € 0,25 Smic 185 € 0,5 Smic 246 € 0,6 Smic 246 € 0,7 Smic 199 € 0,75 Smic 188 € 0,8 Smic 176 € 0,9 smic 136 € 1 smic 132 € 1,1 Smic 105 € 1,2 Smic 60 € 1,3 Smic 15 € 1,4 Smic 0 € Voir le dossier 25 métiers bien payés en 2019 Quelle prime d'activité pour un apprenti ? 

Le législateur a décidé que la prime d'activité serait destinée aux personnes déjà entrées sur le marché du travail. Les étudiants ou les personnes en contrat d'apprentissage peuvent toutefois bénéficier de la prime sous certaines conditions. Les étudiants salariés qui perçoivent plus de 932 euros par mois (c'est à dire 78% du Smic net en 2019) durant les trois mois qui précèdent leur demande peuvent avoir droit à la prime. Il en est de même pour les apprentis ou le jeunes en stage en entreprise qui gagnent 78% du Smic.

Pour les étudiants et apprentis, le fait de vivre chez ses parents ne change pas les conditions d'accès à la prime. En revanche, les choses sont différentes pour les apprentis et les étudiants qui vivent en couple. Dans ce cas, la Caf considère que le couple vit en concubinage et que les revenus sont mis en commun. Les salaires vont donc s'additionner et peuvent dépasser le montant d'éligibilité.

Une prime d'activité majorée pour isolement

Votre prime peut être majorée si vous êtes parent isolé, c'est-à-dire célibataire, divorcé(e), séparé(e) ou veuf(ve) avec des enfants à charge ou enceinte. La majoration est accordée à partir du mois où survient l'un de ces événements :

  • Déclaration de grossesse
  • Naissance d'un enfant
  • Divorce ou séparation
  • Décès du conjoint.

La majoration est accordée pendant 12 mois, continus ou discontinus, au cours d'une période de 18 mois suivant l'événement. Si votre plus jeune enfant a moins de 3 ans, la majoration est accordée jusqu'à ses 3 ans. Son montant varie selon votre nombre d'enfants à charge. Veuillez vous renseigner auprès de votre Caf ou de la MSA.

Prime d'activité et couple

Une majoration de la prime d'activité est prévue en fonction de la composition du foyer du demandeur. Son taux est de :

  • 50 % pour la première personne en plus
  • 30% par personne en plus
  • 40% par personne en plus au-delà de la 3e personne si le foyer comporte plus de deux enfants (ou personnes de moins de 25 ans à charge, à l'exception de la personne avec laquelle le demandeur vit en couple : conjoint, partenaire de Pacs ou concubin).

Pour rappel, la prime d'activité est allouée en tenant compte de l'ensemble des ressources du foyer : dès lors que la personne avec laquelle vous vivez en couple perçoit un certain niveau de ressources, vous pouvez ne pas avoir droit à la prime d'activité même si vous êtes au Smic.

La prime d'activité est-elle imposable ?

La prime d'activité n'est pas imposable. Cela veut que vous n'avez pas à payer d'impôt sur le revenu pour les sommes perçues à ce titre. Vous n'avez pas non à la déclarer aux services fiscaux. Et ce, quel que soient vos revenus et le montant de la prime.

Actualisation pôle emploi : ce qui change avec le coronavirus

ven, 27/03/2020 - 12:30
Sommaire

[Mise à jour du vendredi 27 mars 2020 à 12h30] Les demandeurs d'emploi sont invités à procéder à leur actualisation mensuelle à compter de ce samedi 28 mars 2020. L'actualisation doit être réalisée tous les mois pour pouvoir rester inscrit et continuer à toucher l'allocation. En raison de la crise du coronavirus et du confinement qui a été décrété, l'actualisation mensuelle doit se faire en ligne. Soit sur le site Internet pole-emploi.fr, soit via l'appli "Mon espace" soit  au téléphone au 3949. Impossible, donc, d'effectuer cette démarche sur les bornes accessibles en agence Pole Emploi. Les demandeurs d'emploi ont jusqu'au 15 avril 2020 pour procéder à leur actualisation. A noter qu'il peut s'avérer nécessaire de renseigner le nombre d'heures travaillées et de fournir des justificatifs de revenus. Plus tôt l'actualisation est faite, plus vite les allocations afférentes sont versées. Un retard d'actualisation peut par ailleurs générer une radiation de Pole Emploi et la perte des allocations. 

A noter que, pour les chômeurs arrivant en fin de droit entre le 1er mars et la fin du confinement, le gouvernement a décidé de la prolongation des droits à l'allocation d'aide de retour à l'emploi (ARE) et à l'allocation de solidarité spécifique (ASS). Le prolongement du versement de l'ARE concerne l'ensemble des demandeurs d'emploi qui reçoivent l'allocation chômage et qui arrivent en fin de droit pendant la période indiquée, qu'ils soient saisonniers ou intérimaires. Elle concerne aussi ceux qui auraient éventuellement retravaillé au cours de la période d'indemnisation, et qui pourraient ainsi rallonger la durée de leur droit à l'allocation chômage (le cas échéant, le rechargement sera réalisé après la fin du confinement). Elle concerne également les intermittents du spectacle, qui bénéficieront d'un report de la "date anniversaire" à la fin du confinement. Le renouvellement des droits à l'ASS sera étudié à la sortie du confinement.

Les personnes qui ont perdu leur travail suite à une démission, un licenciement, une rupture conventionnelle ou une période d'essai non validée sont tenues s'inscrire à Pôle emploi. Il en est de même pour les celles qui entrent sur le marché du travail et qui recherchent un emploi.

Les demandeurs d'emploi ont droit à des allocations chômage. Mais pour les toucher, il est nécessaire d'actualiser chaque mois sa situation, y compris le premier mois de son inscription à Pole Emploi. Cette obligation est soulignée par l'article L5411.2 du Code du Travail : "Les demandeurs d'emploi renouvellent périodiquement leur inscription selon des modalités fixées par arrêté du ministre chargé de l'emploi et la catégorie dans laquelle ils ont été inscrits".

Qu'est-ce que l'actualisation Pôle Emploi ?

Lors de l'actualisation, vous devez déclarer les événements liés à votre situation sur le mois. Il peut notamment s'agir d'une reprise d'activité (CDD, mission d'intérim ou tout autre type de contrat de travail. Dans ce cas, vous devrez indiquer le nombre d'heures effectuées et le salaire brut touché). Le travail peut-être à temps partiel ou à temps complet. Vous devrez aussi fournir vos justificatifs de revenus (feuille de paie...). En effet, si vous touchez d'autres revenus, votre allocation chômage devra être recalculée. D'autres éléments affectant votre situation doivent aussi être déclarés :

  • Une formation 
  • Un congé maternité
  • Un arrêt travail
  • Un mariage ou d'un divorce
  • Un départ à la retraite
  • Une modification des coordonnées personnelles (téléphone, adresse...)
  • Ou une absence de domicile pour une durée supérieure à une semaine.

A la fin du processus, si vous êtes toujours à recherche d'un poste et que vous remplissez toujours les critères requis, Pôle Emploi vous confirmera votre maintient sur la liste des demandeurs d'emploi. Vous aurez alors 24 heures pour modifier votre déclaration.

Quand s'actualiser sur Pôle Emploi ?

La période d'actualisation s'ouvre à la fin du mois concerné et le paiement se fait à partir du début du mois suivant. La durée moyenne du délai entre la déclaration et le paiement est de 4 jours. Point important, Pôle emploi traite les dossiers en fonction de l'ordre d'arrivée. En d'autres termes, plus vous déclarez votre situation rapidement, plus vite vous recevrez les allocations.

Calendrier actualisation Pôle Emploi Mois concerné Date d'actualisation Paiement à partir du Décembre 2019 Du 28 décembre 2019 au 15 janvier 2020 3 janvier 2020 Janvier 2020 Du 28 janvier 2020 au 15 février 2020 3 février 2020 Février 2020 Du 26 février 2020 au 15 mars 2020 2 mars 2020 Mars 2020 Du 28 mars 2020 au 15 avril 2020 1er avril 2020 Avril 2020 Du 28 avril 2020 au 15 mai 2020 4 mai 2020 Mai 2020 Du 28 mai 2020 au 15 juin 2020 2 juin 2020 Juin 2020 Du 28 juin 2020 au 15 juillet 2020 1er juillet 2020 Juillet 2020 Du 28 juillet 2020 au 15 août 2020 3 août 2020 Août 2020 Du 28 août 2020 au 15 septembre 2020 1er septembre 2020 Septembre 2020 Du 28 septembre 2020 au 15 octobre 2020 1er octobre 2020 Octobre 2020 Du 28 octobre 2020 au 15 novembre 2020 2 novembre 2020 Novembre 2020 Du 28 novembre 2020 au 15 décembre 2020 1er décembre 2020 Décembre 2020 Du 28 décembre 2020 au 15 janvier 2021 4 janvier 2021 Quelle date limite pour l'actualisation Pôle Emploi

Pour les personnes en recherche d'emploi, il est très important de respecter les dates limites pour l'actualisation (indiquées ci-dessus) pour deux raisons :

  • L'actualisation permet de montrer à Pôle Emploi que vous êtes toujours à la recherche d'un travail
  • L'actualisation mensuelle est un acte incontournable pour obtenir les allocations chômage.
{"@context":"http:\/\/schema.org","@type":"VideoObject","name":"Les mots de l'Eco : le ch\u00f4mage","description":"Les mots de l'Eco : le ch\u00f4mage","thumbnailUrl":"https:\/\/media.ccmbg.com\/tc\/4036597057\/412288\/1575996012","uploadDate":"2020-03-27T12:30:00+01:00","contentUrl":"https:\/\/media.ccmbg.com\/vc\/4036597057\/412288\/1575996012","duration":"PT1M15S"} Comment pointer sur le site de Pole Emploi ?

L'actualisation mensuelle s'effectue surtout sur Internet depuis son domicile via le site de Pôle emploi ou son mobile avec l'application Pôle Emploi. L'application permet d'envoyer facilement ses justificatifs. Pour accéder au formulaire d'actualisation en ligne, il est nécessaire de s'identifier via son compte personnel, qui est confidentiel et sécurisé. Pour y accéder, il faut donner :

  • Un identifiant : il s'agit de votre numéro de demandeur d'emploi qui est inscrit sur tous les courriers envoyés par Pôle Emploi.
  • Un mot de passe : Il prend la forme d'un code à 6 chiffres. Chaque demandeur d'emploi le reçoit lors de son inscription à Pôle emploi.

Par la suite, il suffit de remplir un formulaire qui est le même que celui qui est à remplir via le 3949 ou dans les centres Pôle Emploi. L'actualisation peut aussi se faire directement dans un centre Pôle Emploi. Les centres Pôle Emploi disposent d'une borne nommée borne Unidialog qui permet de s'actualiser. Des conseillers peuvent vous aider à effectuer la démarche. Du matériel informatique y est aussi à votre disposition pour scanner vos justificatifs.

Quand touche-t-on le chômage ?

L'actualisation permet le paiement de vos allocations chômage. Le montant de ces dernières pourra être recalculé en fonction des informations que vous avez fournies. Par exemple, si vous avez touchés des salaires. Une fois que vous vous êtes actualisé, vous êtes payé dès le début du mois suivant. Par exemple, si vous êtes encore éligible aux allocations chômages au mois de septembre, vous serez payés à partir du 1er octobre. Voici le calendrier des paiements :

Calendrier de paiement Pôle Emploi Mois concerné Paiement à partir du Décembre 2019 3 janvier 2020 Janvier 2020 3 février 2020 Février 2020 2 mars 2020 Mars 2020 1er avril 2020 Avril 2020 4 mai 2020 Mai 2020 2 juin 2020 Juin 2020 1er juillet 2020 Juillet 2020 3 août 2020 Août 2020 1er septembre 2020 Septembre 2020 1er octobre 2020 Octobre 2020 2 novembre 2020 Novembre 2020 1er décembre 2020 Décembre 2020 4 janvier 2021 Oubli d'actualisation Pôle Emploi

L'actualisation mensuelle est un acte incontournable pour recevoir les allocations chômage. Si vous oubliez d'effectuer la démarche, vous ne ferez plus partie de la liste des demandeurs d'emploi. Vos allocations ne seront donc plus versées. Si vous avez oublié de vous actualiser, vous êtes tenu de vous inscrire à Pôle emploi une nouvelle fois (en agence, sur internet ou en appelant le 3949).

Voir le dossier Ces aides auxquelles vous avez peut-être droit sans le savoir Numéro d'actualisation Pôle emploi

Pour vous actualiser, vous pouvez aussi passer par le téléphone en appelant le 3949 (appel non surtaxé). Vous aurez aussi besoin de votre identifiant. Ce numéro permet d'aussi de vous renseigner sur votre situation.

Actualisation Pôle Emploi : le cas de l'auto-entrepreneur

Un auto entrepreneur peut avoir droit aux allocations chômage si :

  • Il a déjà travaillé et à ce titre a droit aux allocations chômage.
  • S'il est enregistré comme demandeur d'emploi auprès de Pôle emploi.

S'il respecte ces deux conditions, il peut bénéficier des allocations chômage (dans la limite de ses droits) sous deux formes :

  • Le cumul des allocations chômage et de son activité d'auto entrepreneur : chaque mois l'auto entrepreneur s'actualise. Il touche ses droits auxquels l'administration soustrait ce que l'activité professionnelle a rapporté. Attention, les sommes ne peuvent pas dépasser l'ancien salaire du bénéficiaire. Lors de l'actualisation, il doit indiquer son chiffre d'affaires brut ainsi que le nombre d'heures travaillées. A la fin de l'actualisation, il ne faut pas oublier d'indiquer qu'il est toujours à la recherche d'un emploi. Attention, l'auto entrepreneur doit effectuer une démarche en plus pour toucher les allocations chômage. Il doit pour cela envoyer à son agence Pôle Emploi une copie de sa déclaration mensuelle de chiffre d'affaires à l'Urssaf. L'envoi peut se faire via une photo lisible du document.
  • Le système de l'Aide à la reprise ou création d'entreprise (Arce) : avec ce système, Pôle Emploi verse un capital qui peut servir à la création de l'entreprise. Le montant de l'Arce correspond à 45% des droits restants. La somme est versée en deux fois. Une fois lors de l' inscription à Pôle Emploi, une fois 6 mois plus tard. Pour recevoir les 55% des droits restants, l'auto entrepreneur doit s'actualiser chaque mois (comme le cas présenté ci-dessus).

Ces deux dispositifs ne peuvent être cumulés. Mais ils donnent droit à l'Accre, une exonération de charges sociales valable sur trois ans.

Actualisation Pôle Emploi : le cas de l'intermittent

Les allocations chômage des intermittents sont calculées sur la base du nombre d'heures travaillées au cours de périodes déterminées, en fonction du salaire de référence. Si l'intermittent n'a exercé aucune activité professionnelle pendant ce laps de temps précis, le nombre de jours indemnisables n'est autre que le nombre de jours du mois civil, soit entre 28 et 31 selon les mois. Les activités prises en compte peuvent être :

  • Salariées ou non (auto-entreprise, freelance, société...)
  • Conservées lors de l'ouverture de droit ou reprises après
  • Exercées en France ou dans l'EEE.

A noter qu'il est impératif de mentionner toutes les activités lors de l'actualisation Pôle Emploi. Il est possible de cumuler les revenus issus de droits d'auteurs et droits voisins ainsi que ceux des bourses d'artiste avec les allocations chômage. Ces revenus n'ont d'ailleurs pas à être déclarés. Les revenus salariaux accessoires versés par les sociétés de perception et de répartition des droits (SPRD) doivent, eux, figurer dans l'actualisation mensuelle.

Actualisation Pôle Emploi et heures travaillées

Lors de votre actualisation, si vous déclarez une activité, vous devez envoyer vos bulletins de salaire sur lesquelles vous devez inscrire votre nom et votre numéro d'identifiant. Vous devez aussi indiquer les sommes brutes touchées et le nombre d'heures travaillées. Pour l'envoi, vous pouvez envoyer une photo lisible des documents ou les scanner. Vous pouvez aussi vous rendre dans votre agence Pôle emploi. Cette démarche permet à l'administration de calculer le montant des allocations auxquelles vous avez droit.

Attestation de sortie : la nouvelle attestation de déplacement

ven, 27/03/2020 - 10:52

Télécharger le document Word Télécharger le document PDF

[Mise à jour du vendredi 27 mars 2020 à 10h52] Depuis le 25 mars, une nouvelle version de l'attestation de déplacement dérogatoire est disponible. Par rapport à l'ancien modèle, le nouveau comporte notamment un champ dédié à l'heure de départ, qu'il est désormais nécessaire de préciser. Les déplacements brefs autour du domicile, pour faire son jogging (voir les alternatives pour faire du sport à la maison) ou promener son chien, par exemple, ne sont autorisés que dans un rayon d'un kilomètre autour du lieu de résidence et doivent se limiter à 1 heure. Pour connaître avec précision la zone au sein de laquelle vous avez le droit de vous déplacer, utilisez le service disponible sur le site Internet Geoportail.gouv.fr, qui est un site officiel. Comme pour les générateurs d'attestations sur mobile, qui ne sont d'ailleurs pas valables (seule l'attestation au format papier est autorisée) des éditeurs d'applications privés pourraient en effet en profiter pour collecter vos données personnelles. Pour utiliser le service de Geoportail, cliquez ici, puis sur la clé à molette, "Mesures", "Calculer une isochrone". Renseignez votre adresse dans le champs dédié à cet effet, cliquez sur le bouton "isodistance", indiquez 1 km puis cliquez sur "Calculer". L'outil effectue un zoom sur les alentours de votre domicile et la zone au sein de laquelle vous avez le droit de vous déplacer apparaît en vert sur la carte. Veillez à produire une nouvelle attestation pour chaque déplacement. Donc ne pas la remplir au crayon de papier mais à l'encre indélébile.

A compter du mardi 17 mars 2020 à 12h00 et ce pour une durée initiale de quinze jours, l'heure est donc au confinement total, sauf exceptions pour :

  • Les déplacements entre le domicile et le lieu de travail lorsque le télétravail n'est pas possible
  • Les déplacements professionnels lorsque ceux-ci ne peuvent être reportés
  • Les déplacements liés aux achats de première nécessité dans des commerces autorisés
  • Les déplacements pour raison de santé
  • Les déplacements pour raison familiale, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants
  • La pratique d'activité physique à titre individuel, à proximité du domicile
  • Les déplacements à proximité du domicile, à titre individuel là encore, liés aux besoins des animaux de compagnie
  • Les déplacements pour se présenter aux services de police ou de gendarmerie nationales ou à tout autre service ou professionnel lorsque cela est imposé par l'autorité de police administrative ou l'autorité judiciaire
  • Les déplacements pour une convocation émanant d'une juridiction administrative ou de l'autorité judiciaire
  • Les déplacements pour participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative et dans les conditions qu'elle précise.

Des dérogations sont donc autorisés pour les motifs de déplacement ci-dessus, à condition de remplir l'attestation disponible ici (différente de l'attestation sur l'honneur à remplir pour demander un arrêt de travail indemnisé pour garde d'enfants). Soit directement, avant de l'imprimer, soit à la main, sur papier libre. A noter qu'en cas d'infraction à ces règles de déplacement, une amende allant de 135 euros à 375 euros en cas de majoration sera appliquée aux contrevenants. En cas de récidive dans les 15 jours, ils encourent une amende de 1 500 euros. La verbalisation à plus de 3 reprises dans un délai de 30 jours constitue un délit puni d'une amende de 3 750 euros et passible de six mois d'emprisonnement.

Télécharger le document

ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE

En application de l'article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire

 

Je soussigné(e),

 

Mme/M. :

Né(e) le :

À :

Demeurant :

 

certifie que mon déplacement est lié au motif suivant (cocher la case) autorisé par l'article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire (1) :

 

[ ] Déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle, lorsqu'ils sont indispensables à l'exercice d'activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés (2).

 

[ ] Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l'activité professionnelle et des achats de première nécessité (3) dans des établissements dont les activités demeurent autorisées (liste sur gouvernement.fr).

 

[ ] Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ; consultations et soins des patients atteints d'une affection de longue durée.

 

[ ] Déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables ou la garde d'enfants.

 

[ ] Déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.

 

[ ] Convocation judiciaire ou administrative.

 

[ ] Participation à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative.

 

 

Fait à :

 

Le :                               à           h

(Date et heure de début de sortie à mentionner obligatoirement)

 

 

Signature :

 

(1) Les personnes souhaitant bénéficier de l'une de ces exceptions doivent se munir s'il y a lieu, lors de leurs déplacements hors de leur domicile, d'un document leur permettant de justifier que le déplacement considéré entre dans le champ de l'une de ces exceptions.

(2) A utiliser par les travailleurs non-salariés, lorsqu'ils ne peuvent disposer d'un justificatif de déplacement établi par leur employeur.

(3) Y compris les acquisitions à titre gratuit (distribution de denrées alimentaires…) et les déplacements liés à la perception de prestations sociales et au retrait d'espèces.

Télécharger le document

Quelques conseils pour être en règle lors de vos déplacements : 

Seules les attestations officielles sont valables, et au format papier. Faute d'imprimante, le modèle disponible ici aux formats Word et PDF est à recopier à la main sur papier libre

OVH fabrique 1000 serveurs par jour face à l'explosion des demandes

ven, 27/03/2020 - 10:00

[Mis à jour le vendredi 27 mars 2020 à 10h00] A l'instar des autres providers de cloud, OVH fait face à un afflux de demandes en nouveaux serveurs. A l'heure où l'Europe et l'Amérique du Nord sont en quarantaine, les besoins en ressources informatiques explosent pour faire face aux besoins liés au télétravail ainsi qu'au bon fonctionnement des infrastructures vitales. Face cet afflux, OVH comme les autres clouds occidentaux voit ses demandes en nouvelles capacités IT exploser. "Nos deux usines de Croix en France et de Beauharnois au Canada assemblent 20 baies par jour soit 1000 serveurs quotidiennement. On fait le maximum pour livrer les commandes en moins d'une heure, mais on peut avoir quelques jours de délai sur quelques références", précise Octave Klaba, CEO d'OVH sur Twitter. Dans le même temps, OVH a décidé d'offrir gracieusement aux éditeurs d'applications SaaS ses services cloud (public et privé) et ses serveurs bare metal pendant toute la durée de la crise via son programme #Open_solidarity. Objectif : leur permettre de proposer eux-mêmes gratuitement des applications de télétravail, de communication ou de santé, qu'elles soient à destination des professionnels ou du grand public. 

Nos 2 usines (Croix,FR et BHS,CA) assemblent 20 baies par jour soit 1000 serveurs/j. On fait le max pour livrer les commandes en moins d1 heure, mais on peut avoir qq jours de délai sur qq ref.

Super boulot les teams ! Cest remarquable !#OVHcloud

— Octave Klaba (@olesovhcom) March 26, 2020

Les principaux clouds français sont en guerre. OVH, Scaleway et 3DS Outscale ont tous les trois mis dès le 16 mars les grands moyens pour faire face à l'épidémie de Covid-19 et à un potentiel impact de cette dernière sur leur activité. Au-delà des mesures de confinement en télétravail, ils doivent également composer avec les difficultés de leurs fournisseurs d'équipements et composants informatiques, en majorité originaires de Chine. Pour autant, les trois acteurs se disent "sereins" sur leur capacité à assurer la continuité des opérations, et à gérer le surcroît de trafic sur les applications de leurs clients les plus sollicitées (systèmes de communication, collaboration, sites d'e-commerce...).

"OVHcloud dispose d'une réserve de serveurs de plusieurs semaines en data center"

"Nous disposons d'une réserve de serveurs de plusieurs semaines en data center pour répondre à la majorité de la demande, y compris en cas de pic", confirme François Sterin, directeur industrie d'OVHcloud, qui a la particularité d'assembler lui-même ses machines. "Nous avions aussi anticipé en allongeant l'horizon de commande sur certains composants clés ces dernières semaines. Jusqu'à présent, nous avons pu être livrés de façon journalière et avons toujours plusieurs semaines d'avance". Le groupe roubaisien a constaté une hausse de la charge sur ses infrastructures depuis le 16 mars. "Nous avons mobilisé nos ressources pour être en mesure d'y répondre", ajoute François Sterin. Et Octave Klaba, CEO d'OVH d'enchaîner : "On livre 400 à 600 serveurs par jour, soit 12 à 15 baies de matériels pour permettre aux sites web critiques de rester fluides"

Des stocks de serveurs pour voir venir

Du côté du cloud d'Iliad, des précautions ont été prises dans le même sens. "Nos stocks de matériels serveur et réseau sont pourvus pour plusieurs mois", rassure Arnaud de Bermingham, président de Scaleway. "Pour l'heure, nous observons un trafic quotidien globalement supérieur à la normale, mais qui reste limité." Et Yann Lechelle, directeur général de Scaleway, d'ajouter : "Nous avons avancé les plannings de déploiement qui étaient prévus pour avril pour déployer un maximum de ressources en vue de palier tout pic inattendu."

"Nous avons réalisé un test grandeur nature, dès le jeudi 4 mars, en mettant tout l'effectif en télétravail"

Quant à 3DS Outscale, il bénéficie des process mis en place dans le cadre de sa certification ISO 27017 recouvrant l'intégralité de son offre. "Elle nous oblige à prévoir nos besoins et notre approvisionnement en capacités IT. Nous définissons un capacity planning à six mois. C'est un travail que nous réalisons en collaboration avec nos clients en fonction de leurs propres prévisions et de leurs projets de développement en cours", détaille David Chassan, directeur de la communication de 3DS Outscale. Comme chez AWS, les clients du provider de Saint-Cloud ont aussi la possibilité de réserver des instances, pour une période de trois ans par exemple. "Cette offre qui permet des économies jusqu'à 60% est également pour nous un levier de prévision", complète David Chassan.

En matière de RSE (responsabilité sociétale des entreprises), 3DS Outscale est par ailleurs normalisé ISO 26 000. Une certification dont ne dispose pas ses deux concurrents, et qui s'avère avoir été un outil clé. "Impliquant de prendre en compte la santé des salariés, clients et partenaires, elle nous a incité à lancer dès le 2 mars un plan de prévention pandémie. Une cellule a été mise en place pour adapter nos process et notre organisation. Dans la foulée, nous avons réalisé un test grandeur nature, dès le jeudi 4 mars, en mettant tout l'effectif en télétravail. Ce qui nous a permis de régler les derniers problèmes", relate David Chassan. Après les attentats de Paris fin 2015, 3DS Outscale avait équipé ses salariés d'ordinateurs portables et connexions sécurisées pour anticiper un potentiel blocage de ses bureaux suite à une situation d'urgence. Les employés étaient donc depuis longtemps préparé à la bascule qui a été réalisée mi-mars. Sur le plan de la sécurité, 3DS Outscale affiche en parallèle la certification ISO 27001, ainsi que le très sélect label Secumcloud décerné par l'Agence française de la sécurité des systèmes d'information, qu'il est pour l'heure le seul IaaS à avoir décroché.

"Nos techniciens sont isolés les uns des autres avec des centaines d'interventions à réaliser chaque jour. Ce sont les héros de la situation"

Dès le 16 mars, OVH et Scaleway prenaient eux- aussi le chemin du télétravail. Répartis dans 6 pays, les 15 bureaux d'OVH sont concernés, c'est-à-dire pas moins de 1 300 salariés (50% de l'effectif). "Nous prévoyons que l'ensemble de ces bureaux soient fermés avant la fin de la semaine. Ceci vaut pour tout notre support client qui sera entièrement équipé pour assurer la continuité du service client", souligne François Sterin. Côté Scaleway, les deux principaux bureaux, Paris et Lille, sont déjà vides.

Qu'en est-il des mesures prises pour assurer la sécurité sanitaire des techniciens dans les data centers ? Une question évidemment cruciale en vue de gérer la continuité d'activité des applications qui y sont hébergées. "Au sein de nos centres de données, nous avons mis en place des mesures de prévention renforcées en particulier sur le respect des distances de sécurité", pointe François Sterin. Objectif : réduire "au strict minimum" les interactions entre les techniciens en charge des opérations 24h/24 et les autres collaborateurs présents sur les sites. Hébergé dans les data centers de Digital Reality, Equinix et Telehouse, 3DS Outscale privilégie les interventions à distance en s'appuyant sur les équipes de ces trois fournisseurs. Pour éviter tout risque de contamination, Scaleway a fermé ses centres de données aux clients et mis en place des plannings séquentiels pour éviter la co-activité. "Nos techniciens sont ainsi isolés les uns des autres et travaillent seuls avec des centaines d'interventions à réaliser chaque jour. Ce sont les héros de la situation", insiste Arnaud de Bermingham. A l'heure où l'Hexagone est en confinement, les clouds français semblent bel et bien avoir pris la mesure de leurs responsabilités à maintenir les services numériques hébergés chez eux.

Précision : OVH est aussi certifié ISO 27001 et ISO 27017 pour son offre Private Cloud. Cette dernière est également en cours d'obtention du label SecNumCloud.

Les nouveaux formats mobiles A2P

ven, 27/03/2020 - 09:39
De nombreuses fonctionnalités sur WhatsApp Business

Avec 2 milliards d’utilisateurs actifs par mois dans plus de 180 pays, Whatsapp est l’application de messagerie la plus populaire dans le monde. Depuis août 2019, les entreprises françaises peuvent utiliser WhatsApp Business pour envoyer des notifications personnalisées avec du contenu pertinent et non promotionnel à leurs clients, ouvrir des conversations et recevoir des réponses immédiates. Les fonctionnalités sont enrichies et peuvent inclure du texte, des images, des vidéos, etc.

Désormais, toutes les entreprises et tous les secteurs d’activité tirent profit de Whatsapp Business et de son support universel. Les applications concernent avant tout le “customer care” et l’accompagnement du client tout au long du parcours client. L’API se veut simple d’utilisation, conviviale et parfaitement adaptée aux usages des consommateurs. Accessible depuis un mobile, elle devrait impacter l’assistance clientèle grâce à l’agrégation de l’intelligence de la conversation.

Le protocole RCS

Face à l’utilisation croissante de Whatsapp Business, Google accélère le déploiement du RCS (Rich Communications Services) sur Android. Créé en 2007, ce protocole offre des services standardisés qui peuvent être utilisés par n'importe quel constructeur de téléphones, sur tous les types d’appareils, quels que soient le serveur et le réseau : Wi-Fi ou 4G.

Le RCS possède de nombreux avantages. Tout d’abord, il améliore les fonctionnalités offertes par le SMS et le MMS. Les entreprises peuvent envoyer un contenu plus attrayant et créer des conversations plus riches et plus interactives avec leurs clients. Ensuite, il permet de toucher tous les utilisateurs : si le destinataire ne dispose pas du protocole, le message arrive comme un SMS classique. Enfin, les sociétés peuvent peuvent mettre leur logo et leur nom dans le message, ce qui permet de les identifier plus facilement et d’accroître la confiance des utilisateurs envers la marque.

Aujourd’hui, le protocole RCS bénéficie d’un coup d’accélérateur dans son déploiement à grande échelle, porté par la volonté des opérateurs télécom et du consortium GSMA (association des 800 opérateurs et constructeurs de téléphonie mobile mondiaux) de ne pas perdre le leadership sur la messagerie mobile. Toutefois, ce standard tarde à se développer, notamment en raison de problèmes techniques et juridiques.

Facebook Messenger

Ouvert aux entreprises en 2016, Facebook Messenger est une application simple d’utilisation, rapide, et gratuite. Les entreprises peuvent l’utiliser pour anticiper les besoins de leurs clients, mais aussi pour créer le besoin et les inciter à découvrir une marque. Ainsi, Facebook Messenger peut les aider à se faire connaître en suscitant l’intérêt de leurs cibles, acquérir des clients en accélérant le parcours d’achat, permettre des transactions et fournir une assistance en répondant aux demandes les plus fréquentes. Toutefois, son adoption reste rare, le format étant avant tout utilisé pour de la communication P2P (pair à pair).

iMessage et Business Chat

Apple permet aux entreprises d’interagir avec leurs clients au sein d’iMessage, grâce à la fonction Business Chat. Ce canal aide les entreprises et les marques à établir une relation directe avec leurs clients en dépassant le simple cadre de la discussion et en assurant des interactions plus complexes. Ainsi, elles sont capables de répondre aux questions des consommateurs, assurer un service client, planifier un rendez-vous, assurer une transaction, etc. Toutefois, le manque d’universalité de ce format de communication peut poser problème aux annonceurs. Comme Facebook Messenger, il est surtout utilisé en P2P.

Le Verified SMS : le SMS sécurisé

La solution Verified SMS permet aux entreprises de communiquer avec leurs clients par SMS, de manière sécurisée. Les sociétés qui choisissent ce mode de communication sont automatiquement vérifiées par Google lorsqu’elles contactent leurs clients par SMS. Leur logo, une description de leur organisation ainsi qu’un badge de vérification apparaissent ensuite dans le fil de la discussion. Lorsqu’il est impossible de vérifier l’identité d’une entreprise, le destinataire reçoit un avertissement supplémentaire, via un lien hypertexte. Ce format permet aux entreprises de partager avec leurs clients des informations importantes comme des codes de vérification uniques, des confirmations de rendez-vous, etc. Le SMS vérifié ne nécessite aucun fournisseur et a déjà prouvé son efficacité en matière d’engagement client.

Et ailleurs dans le monde ?

Très populaire en Chine, WeChat compte 270 millions d’utilisateurs sur le marché chinois et plus de 100 millions à l’étranger. L’application de messagerie tout-en-un permet aux comptes professionnels d’envoyer à leurs clients des messages automatiques, des messages de services à la clientèle, des QR codes, des documents officiels, des vidéos, etc.  WeChat est particulièrement intéressant pour les entreprises de luxe françaises, qui peuvent attirer les clients chinois. D’autant que le réseau social intègre aussi une solution de paiement.

De son côté, l’application israélienne Viber (rachetée en 2014 par le géant japonais Rakuten) propose aux entreprises de converser avec leurs clients en temps réel et de manière sécurisée, via Viber for Business. Les organisations peuvent utiliser cette solution pour promouvoir leur entreprise, partager des informations et des photos de produits avec leurs clients, ou encore pour le “customer care” (suivi de commandes, service après-vente, etc.).

Alors que les canaux de communication mobile se multiplient, tous proposent en premier lieu une expérience enrichie basée sur la conversation. Mais, cette transformation digitale qui s’opère sur le mobile englobe également des fonctionnalités étendues et des contenus enrichis et interactifs. L’expérience utilisateur n’a plus de limites. Les scénarios et applications sont démultipliés et les interconnections et passerelles infinies. Désormais, la réussite de ces formats dépendra de leur adoption par les marques…

La philosophie est le sel (aussi pour l'entreprise)

ven, 27/03/2020 - 09:38

Il faut parfois se casser un bras pour en comprendre son importance. Ainsi aujourd’hui le covid-19, ce qui pourrait devenir la plus grande crise après la deuxième guerre mondiale, nous fait comprendre le sens de nos activités au quotidien. Il y a des personnes qui se posent des questions sur le sens de leur travail, de leurs déplacements et de l’organisation de leurs entreprises. On cherche donc du sens. Un philosophe pourrait bien dire qu’on essaye de "sémantiser". Oui, ce mot n’existe pas dans la langue française, mais c’est le rôle du philosophe de trouver les mots et les concepts qui soient les points cardinaux avec lesquels naviguer, au mieux celui de construire le radeau en nageant.

Si le covid-19 est important, ce qu’il est en train de montrer est que l’on a changé notre morphologie, pour rester dans la métaphore du corps. Sans s’en rendre compte, nous avons des nouveaux membres et des nouveaux organes composés de données et d’informations : nous sommes devenus des agents informationnels (inforgs). En effet, nous avons vécu la plus grande révolution depuis l’invention de l’écriture, il y a 5000 ans. Nous sommes rentrés dans la troisième ère du développement anthropologique de l’Homme.

La différence entre l’histoire et la préhistoire est l’écriture. Pendant la préhistoire, l’écriture n’existait pas, l’information était volatile et sa transmission orale. Il n’existait pas encore de technologies pour la gestion et la transmission de l’information, celles qu’aujourd’hui nous appelons ICT - Information & Communication Technologies (ou TIC en français - Technologies de l’Information et de la Communication). Pour communiquer des connaissances, on utilisait la parole ou au mieux le dessin. Grâce à la découverte et à la diffusion de l’écriture, la première et la plus importante des technologies de l’information, nous entrons dans une période dite historique.

Nous pouvons à présent conserver, transférer et gérer des connaissances. Son support est physique, donc, les modes de gestion répondent à des règles physiques. Pour écrire on utilise des pierres, des tablettes de cire, des papyrus, des parchemins et du papier. Les informations sont très fortement liées au support et à ses limites. Copier, conserver, reproduire et transporter les informations est complexe. Même la révolution de Gutenberg, qui a introduit l’imprimerie, ne permet pas de se détacher du support. Nous pouvons seulement le reproduire plus rapidement. Toutefois, l’importance de l’écriture est surtout fonctionnelle. Écrire sert à exécuter des tâches. À produire, à commercialiser, à construire, à comptabiliser, à compter, à se souvenir.

Dans l’ère historique, la production est supportée par l’utilisation de l’information, elle est ICT-related. Avec la 4th Revolution, les ICT ne sont plus au support de la production, mais sont l’objet du développement économique. Beaucoup d’entre nous ont vécu de façon inconsciente ce passage. Il y a quelques années, quand nous entrions dans notre banque pour retirer de l’argent, l’employé nous donnait notre argent. Même si les ordinateurs étaient bloqués, le caissier faisait une vérification et nous donnait quoi qu’il arrive ce que nous lui demandions. C’était une période durant laquelle nous pouvions tout faire, même quand les ordinateurs ne fonctionnaient pas et que les systèmes d’information s’arrêtaient.

Puis, un beau jour, nous sommes allés à la banque pour déposer de l’argent (pas prélever, mais déposer) et l’employé ne l’a pas pris parce que le système d’information était hors-service. Voici un exemple du passage de l’ICT au support de l’économie (ICT-related) à une économie fondée sur la gestion et la transmission des informations et de la connaissance (ICT-dependent). Dans de nombreuses parties du monde des personnes vivent encore dans une ère historique, mais beaucoup de pays développés sont déjà entrés dans une phase hyper-historique. Grâce à la digitalisation, nous pouvons enfin traiter des millions de données rapidement et nous n’avons plus les limites physiques des supports. Dans ces sociétés, l’information devient centrale dans le processus productif et nous sommes complètement dépendants des technologies de l’information et de la communication : nous sommes ICT-dependent. Essayez de bloquer le système d’information d’un supermarché, d’une usine, d’une compagnie aérienne, d’une ville et vous comprendrez à quel point nous sommes dépendants de l’ICT.

Nous avons donc besoin aujourd’hui de la philosophie pour comprendre ce changement. Un changement qui n’est pas technologique, mais paradigmatique (dans le sens kuhnien). Au cours des 30 dernières années, le développement a été énorme, néanmoins un ingrédient essentiel manquait, afin que le bouillon des technologies de l’information et de la communication gagne en saveur : la philosophie. Car la philosophie est comme le sel lors de la cuisson des pâtes : il en faut un petit peu au départ, quand l’eau commence à bouillir, au lieu d’en ajouter beaucoup à la fin.

"Il nous faut de la philosophie, mais de la bonne philosophie". La plupart imagine la philosophie comme une discipline qui parle d’elle-même, sans se rappeler que dans l’histoire elle a toujours accompagné les changements. Aujourd’hui il y a un philosophe qui est un train de développer avec succès une "philosophie de notre temps pour notre temps". Il s’appelle Luciano Floridi et il est professeur de philosophie et éthique de l’information à Oxford. Plusieurs des idées précédentes sont les siennes. Selon Floridi, la bonne philosophie doit être du "design conceptuel". Par "design conceptuel", il fait référence à une philosophie constructiviste qui peut rendre compte de nos artefacts sémantiques et concevoir ou réaffecter ceux dont notre nouvelle infosphère a besoin. En pratique, le design conceptuel peut nous aider à sémantiser (donner du sens) et à construire un monde dans lequel le mariage de la nature (le monde) et de la connaissances appliquées (la technologie) peut réussir et porter ses fruits.

Aujourd’hui la philosophie d’entreprise commence à se développer, il faut pourtant chercher la bonne philosophie. Tout cela a l’air intéressant mais en pratique comment on l’applique ? Il y a un modèle, une matrice à utiliser ? Non, en tout cas pas pour tout le monde. C’est comme demander à un architecte de vous fournir un modèle pour concevoir un immeuble, où à un chef étoilé de vous donner une recette. Toutefois, contrairement à eux, le philosophe ne fournit pas un output, un produit. Il ne conçoit pas à partir de votre idée, mais il vous aide au départ à dessiner l’idée, à faire du "conceptual design". Il n’y a pas une philosophie à utiliser clés en main. Il y a des philosophes à consulter avant de développer et de temps en temps quand le sens est perdu. Exactement comme le sel : pour donner du goût il faut en mettre un petit peu mais au bon moment.

Lectures 

(abordables)

Floridi, L. (2010). Information. A Very Short Introduction. Oxford University Press.

Floridi, L. (2014). The Fourth Revolution. How the Infopshere is Reshaping Human Reality. Oxford University Press.

 (plus conceptuelles)

Floridi, L. (2010). The Cambridge Handbook of Information and Computer Ethics. (L. Floridi, Ed.). Cambridge, UK: Cambridge University Press.

Floridi, L. (2011). The Philosophy of Information (UK). Oxford University Press.

Floridi, L. (2013). The Ethics of Information. Oxford University Press, UK

Floridi, L. (2015). Hyperhistory and the Philosophy of Information Policies, 51–63.

Floridi, L. (2016). Hyperhistory the emergence of the MASs and the design of infraethics. In M. Hildebrandt & B. van den Berg (Eds.), Information, Freedom and Property: The Philosophy of Law Meets the Philosophy of Technology (pp. 153–172). London: Routledge.

Floridi, L. (Ed.). (2015). The Onlife Manifesto, Being Human in a Hyperconnected Era. Oxford, UK: Springer Open.

Taddeo, B. M., & Floridi, L. (2018). How AI can be a force for good. Science

Trottinettes électriques : la responsabilité passe par l'excellence opérationnelle

ven, 27/03/2020 - 09:28

Pour accompagner le développement harmonieux des nouvelles mobilités, ce que recherche par-dessus tout la Mairie, ce sont des partenaires fiables et responsables. Or, dans ce domaine, ainsi que l’ont montré les difficultés du service Vélib’ après le changement d’opérateur en 2018, la responsabilité est indissociable de l’excellence opérationnelle. Car tout en découle : la qualité du service pour les usagers, l’excellence opérationnelle pour un meilleur bilan environnemental, la viabilité économique des opérateurs retenus et donc leur pérennité, la perception du nouveau mode de déplacement par l’ensemble de la population et, enfin, la crédibilité de la Mairie, qui sera jugée sur sa capacité à ramener l’ordre sur les trottoirs un an après s’être insurgée contre le "bordel généralisé". À l’époque, on dénombrait à Paris plus de douze opérateurs et plus de 40 000 trottinettes au pic de leur présence. En juin, au terme de la procédure, ils ne seront plus que trois, dotés chacun d’une flotte de 5 000 engins qu’ils exploiteront pour deux ans.

Cependant, gérer une flotte de 5 000 engins dans une ville d’une telle importance n’est pas une mince affaire, surtout si l’on veut garantir aux Parisiennes et aux Parisiens les niveaux d’exigences qu’ils sont en droit d’attendre : des engins en bon état, chargés, convenablement garés sur les emplacements désignés, et dont les bénéfices environnementaux et sur la circulation ne seront pas réduits à néant par le va-et-vient de camionnettes polluantes. Pour atteindre cette excellence opérationnelle, trois éléments sont déterminants : la technologie adaptée, les ressources humaines et la culture d’entreprise.

Pour les opérateurs de trottinettes électriques, la technologie ne doit pas s’arrêter à l’application utilisateur et n’être qu’une façade de modernité derrière laquelle les opérations seraient gérées de façon plus ou moins artisanale. Le digital doit être au cœur même du modèle de fonctionnement. Sans technologie, impossible, en effet, d’optimiser les opérations, de les industrialiser, de monter en charge sans perdre en qualité de service ni faire exploser les coûts, et d’être capable de s’adapter sans délai à l’évolution rapide des besoins des utilisateurs, de la réglementation et des attentes des parties prenantes.

L’opérateur doit ainsi s’appuyer sur une suite d’outils comme des systèmes de calcul d’itinéraire intelligents afin d’optimiser en temps réel les tournées de ses équipes, un outil de gestion de flotte puissant et faire appel à la data science pour identifier les engins qui ont une défaillance technique, réaliser de la maintenance prédictive, anticiper les besoins des usagers et optimiser le rebalancement des trottinettes. Conditionner des fonctionnalités à la géolocalisation (geofencing) permet aussi d’inciter les usagers à garer leurs trottinettes sur les emplacements autorisés, ce qui minimise à la fois les coûts et les nuisances. Enfin, grâce à des capteurs connectés sur la trottinette (IoT), on peut suivre en temps réel l’état de la flotte, sa position et son statut.

Tous ces outils réclament du personnel compétent, et c’est là le deuxième pilier de l’excellence opérationnelle. Outre l’engagement sociétal que cela représente, employer des collaborateurs en CDI, et non un volant d’auto-entrepreneurs payés à la tâche, permet de les former et de cultiver un vrai savoir-faire tant pour les opérations de maintenance que pour la logistique. En outre, pouvoir compter sur des mécaniciens compétents, des logisticiens rigoureux et l’engagement d’une véritable équipe, capable de se mobiliser en cas de nécessité, permet de garantir la qualité des opérations et d’élever le niveau d’exigence global.

Enfin, troisième facteur, l’excellence opérationnelle. Cette dernière doit être inscrite dans la culture même de l’entreprise. L’implication, l’exigence, la volonté de toujours s’améliorer ne se décrètent pas le jour où l’on en a besoin. Ce sont des valeurs fondatrices qui doivent imprégner depuis l’origine la façon dont l’entreprise aborde et gère son activité. Déployer 5000 trottinettes sur une seule et même ville nécessite un certain savoir-faire développé via de précédentes expériences : nouveaux pays, capitales, grandes villes… Un acquis qui n’est pas à la portée de tous.  L’excellence opérationnelle doit ainsi considérer chaque évolution réglementaire et chaque innovation (par exemple, les batteries amovibles) comme un défi et une opportunité pour se surpasser. Dans le domaine des nouvelles mobilités, tout va très vite et, pour faire face, il faut que l’efficacité et la responsabilité fassent partie de l’ADN de l’opérateur. À partir du mois du juin, c’est sur ce type de partenaire de confiance que la Mairie de Paris espère pouvoir compter.

L'industrie du porno réduit à son tour la qualité des vidéos en France

jeu, 26/03/2020 - 18:56

En pleine épidémie de coronavirus, l'industrie du pornographique est en effervescence. Si l'on en croit Cedric O, secrétaire d'Etat chargé du numérique, les lenteurs actuels du réseau italien s'expliquent "car le porno et les jeux en ligne ont explosé". Une phrase tirée des échanges cryptés sur Telegram entre des membres du gouvernement et dévoilée par le Le Canard Enchaîné. Il y est question de la réduction de la bande passante, mais aussi de "soupapes de décompression", mentionnées par Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes. Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances, a ceci-dit une solution aux problème italiens : "Si tu youpornes à 22h30, ça gêne personne…Juste une question d'organisation". Plus sérieusement, Cédric O explique avoir "prévu d'appeler YouPorn et Pornhub", afin d'éviter que le réseau soit saturé au détriment du télétravail.

Il faut croire que le secrétaire d'Etat chargé du numérique est passé à l'acte : Pornhub et Youporn ont pris la décision ce 26 mars de diffuser leur vidéos par défaut en version standard (480P). Cela alors que la France est le deuxième marché de YouPorn en termes d'audience, et le cinquième de Pornhub. "Nous comprenons la situation et nous nous conformons à la demande du gouvernement français de réduire la qualité du streaming sur nos vidéos", explique Corey Price, vice-président de Pornhub. "Nous avons entendu la demande de la France et sommes heureux d'annoncer que notre plateforme est désormais conforme", complète Charlie Hughes, vice-président de YouPorn.

Pour capitaliser sur ses consommateurs récurrents et en cibler de nouveaux en ces temps prolongés à la maison, Pornhub avait fourni son offre premium gratuitement la semaine du 16 mars à l'Italie, la France et l'Espagne. Cette semaine, la plateforme a annoncé être disponible gratuitement partout ailleurs dans le monde pendant 30 jours. Comme l'a rappelé Cedric O au cours des échanges sur Telegram, "cette crise donne quand même l'opportunité de vivre des moments de vie inoubliables". A bon entendeur.

Jour de carence : ce qui change avec le coronavirus

jeu, 26/03/2020 - 18:56

[Mise à jour du jeudi 26 mars 2020 à 18h56] La suspension du jour de carence, auparavant appliquée aux seules personnes mises en quarantaine ou devant garder leur enfant à domicile, est étendue aux arrêts des malades du Covid-19 et ce jusqu'à la fin de l'état d'urgence sanitaire, dans le secteur privé comme dans la fonction publique. Les assurés concernés percevront ainsi leurs indemnités dès le premier jour d'arrêt.

Sommaire Jour de carence maladie

Le jour de carence est la base de calcul pour fixer le délai entre le jour du début de l'arrêt maladie prononcé par le médecin et le jour à partir duquel le salarié reçoit ses indemnités journalières (IJ). Durant ce délai, le salarié arrêté n'est pas indemnisé par la Sécurité sociale. Le nombre de jours de carence n'est pas le même selon que l'on soit salarié du secteur privé ou de la fonction publique. Attention, cette notion ne doit pas être confondue avec le délai de carence de Pôle emploi.

Jour de carence arrêt maladie

Ce jour de carence s'applique à chaque arrêt maladie. Cependant, lorsque la reprise d'activité entre deux arrêts maladie ne dépasse pas 48 heures ou que plusieurs arrêts de travail sont liés à une affection longue durée, le délai de carence ne s'applique qu'une seule fois.

Calcul jour de carence

Le nombre de jours de carence applicables dépend du secteur de la personne arrêtée : privé ou public.

Lire l'article Ces congés auxquels vous avez peut-être droit Jour de carence fonction publique

Pour les fonctionnaires, un jour de carence pour maladie avait été créé le 1er janvier 2012. Il a été supprimé depuis le 1er janvier 2014. Les agents de la fonction publique sont indemnisés pour tout arrêt de travail débutant à compter de cette date. Mais en 2018, le jour de carence a été rétabli dans la fonction publique. 

Jour de carence privé

Les indemnités journalières auxquelles peut prétendre un salarié au cours de son arrêt maladie ne sont versées qu'après 3 jours de carence. Cependant, tous les salariés ne restent pas sans rémunération pendant les jours de carence. En effet,  certaines entreprises prennent à leur charge tout ou partie de cette période, en fonction de ce que prévoit la convention collective. Il est ainsi possible de percevoir des indemnités de son employeur pouvant compléter les indemnités journalières jusqu'à 90 % de son salaire. Des dispositions conventionnelles peuvent prévoir le maintien intégral du salaire.En Alsace-Moselle, tous les employeurs sont tenus de maintenir intégralement le salaire pendant le délai de carence.

RTT 2020 : ce qui change avec la crise du coronavirus

jeu, 26/03/2020 - 18:40

[Mise à jour du jeudi 26 mars 2020 à 18h39] La loi d'urgence du 23 mars 2020, votée dans le cadre de la crise du coronavirus, permet à l'employeur d'imposer ou de modifier, sous préavis d'un jour franc, les journées de repos acquises par le salarié au titre des RTT, et ce sans qu'un accord collectif de branche ou d'entreprise. Cliquez ici pour en savoir plus sur ce qui risque de changer avec la loi d'urgence du 23 mars.

Sommaire Qu'est-ce que les RTT ?

Le RTT est un acronyme qui signifie réduction du temps de travail. Il est né suite aux lois Aubry de 1998 et 2000 qui ont fait passer la durée du temps de travail de 39 à 35 heures de travail hebdomadaire. Cette réduction du temps de travail (RTT) a fait l'objet pour les entreprises d'aménagements conséquents.

RTT : code du travail

Les règles en matière de RTT relèvent d'accords collectifs. Toutefois, l'article L3121-27 du Code du travail fixe la durée légale d'une semaine de travail à 35 heures. L'article L3121-20 fixe une durée maximale du travail de 48 heures en cas d'heures supplémentaires.

RTT : employeur

Plusieurs solutions d'aménagement du temps de travail s'offrent aux entreprises. La première consiste en une simple réduction de la durée de travail par semaine à 35 heures. Pour les entreprises qui ont souhaité conserver une durée du travail à 39 heures, l'octroi de jours de RTT en compensation est une autre solution. Le jour de RTT est une journée de repos qu'une entreprise donne à son salarié afin de compenser un temps de travail qui excède les 35 heures hebdomadaires réglementaires. Enfin, les entreprises ont la possibilité de maintenir une durée du travail supérieure tout en payant des heures supplémentaires à leurs salariés.

Précisons que la loi El Khomri (loi Travail) du 8 août 2016 n'a pas touché à la durée légale hebdomadaire du travail. En revanche, précisons qu'en matière de temps de travail, les accords d'entreprise priment sur les accords de branche. Ainsi, les accords d'entreprise ou les accords de branche fixent le taux de majoration des heures supplémentaires qui doit être supérieur à 10%.

L'acquisition de jours de RTT est l'une des possibilités proposées aux entreprises dans le cadre de la réduction du temps de travail. Ainsi, le temps de travail d'un salarié qui dépasse les 35 heures hebdomadaires au sein de son entreprise peut faire l'objet de compensation en termes de journées ou de 1/2 journées de repos que l'on nomme "jours de RTT". Selon l'accord collectif en vigueur dans chaque structure, le salarié peut prétendre à des jours de RTT fixés par son employeur, des jours de RTT qu'il a posés, de jours de RTT à l'initiative de son responsable hiérarchique ou encore d'une RTT hebdomadaire, par exemple en fin de semaine.

Voir les photos 50 destinations de rêve à petits prix  Jours de RTT  : utilisation

Tout dépend de la convention collective du salarié. Un jour de RTT peut être posé librement par un salarié qui en éprouve le besoin.  Par exemple, pendant les vacances scolaires. Mais, il peut également être imposé par l'employeur ou le manager direct. Dans la plupart des entreprises, il existe des réseaux intranet où il est possible de poser ses RTT en ligne. Sinon, n'hésitez pas à passer par votre service RH voire votre supérieur hiérarchique.

RTT  : calcul

Le calcul de jours de RTT peut être effectué selon deux méthodes distinctes. La première tient compte des heures de travail accomplies au-delà des 35 heures hebdomadaires légales. Ce type de calcul dit "réel" permet aux salariés d'une entreprise d'accumuler des droits à des jours de RTT au fil des semaines. Une méthode forfaitaire est également possible pour les entreprises qui définissent, selon un accord passé avec les salariés, le nombre de jours de RTT à poser au cours de l'année. Cela concerne tous les salariés : des cadres à ceux qui touchent le Smic.

Don de RTT

Depuis mai 2014, une nouvelle disposition a fait son apparition : le don de jours de RTT à un collègue de travail. Il permet de donner des jours de RTT au parent d'un enfant malade.

RTT : cadre

Les cadres travaillent pour la plupart au forfait jour. La durée maximale est 218 jours travaillés sur une année, même si certaines conventions collectives peuvent prévoir moins. Certains cadres travaillent toutefois plus que 218 jours. Si c'est le cas, ils ont droit à des jours de RTT. En moyenne, il s'agit de 11 jours.

RTT : fonction publique

Les fonctionnaires et agents contractuels de l'Etat bénéficient de jours de RTT s'ils travaillent plus de 35 heures par semaine. Le calcul et les règles de dépôt de ces jours de RTT sont fixés par arrêté du ministère compétent. Les jours de RTT non utilisés peuvent être placés dans un compte épargne temps (CET).

Pages