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Mis à jour : il y a 29 min 37 sec

Prime d'activité : dernières heures pour faire sa demande

mar, 31/03/2020 - 11:01
Sommaire

[Mise à jour du mardi 31 mars 2020 à 11h01] Préoccupé par l'évolution de la crise du Covid-19, vous en avez peut-être oublié d'effectuer certaines tâches administratives, comme la souscription de votre déclaration trimestrielle de ressources. Attention, si vous espérez bénéficier de la prime d'activité à compter d'avril 2020, il ne vous reste plus que quelques heures pour la rendre. Réservée aux salariés dont le niveau de rémunération est faible, la prime d'activité est en effet octroyée pour une durée de trois mois. Passé ce délai, les demandeurs doivent remplir une nouvelle déclaration trimestrielle pour justifier qu'ils répondent toujours aux critères d'éligibilité. Une formalité dont il faut s'acquitter avant la fin du mois en cours pour une prise en compte à partir du mois qui suit. Les demandeurs de la prime d'activité à partir d'avril 2020 ont donc jusqu'à ce mardi 31 mars, 23h59 dernier délai, pour faire leur déclaration de ressources. Pour rappel, ceux qui dépendent du régime général peuvent passer par le site Internet de la Caf, via l'onglet déclaration trimestrielle, ou par l'appli "Caf mon compte".

A noter : si vous êtes en arrêt pour garde d'enfant et si vous êtes toujours payé par votre employeur, y compris pendant votre arrêt maladie, il vous faut déclarer le montant de votre salaire dans la déclaration trimestrielle de ressources. Si vous êtes indemnisé par l'Assurance maladie, vous devez déclarer la somme touchée dans la case "indemnités journalières de maladie" de la déclaration trimestrielle de ressources. Si vous êtes au chômage partiel, vous devez déclarer les sommes perçues à ce titre dans la catégorie salaires.

La prime d'activité a été instaurée le 1er janvier 2016 en remplacement du revenu de solidarité active (RSA) et de la prime pour l'emploi (PPE). Elle est versée aux travailleurs qui ont des revenus modestes. Les étudiants salariés, les stagiaires ainsi que les apprentis y sont éligibles sous conditions. La demande de prime d'activité se fait via un téléservice sur le site Internet de la Caf ou sur celui de la MSA.

Qui a le droit à la prime d'activité ?

Pour avoir droit à la prime d'activité, il faut remplir plusieurs conditions : 

  • Avoir plus de 18 ans
  • Vivre en France de façon permanente, c'est-à-dire que la durée des séjours hors de France ne doit pas excéder 3 mois par année civile (ou de date à date). La prime d'activité n'est d'ailleurs seulement versée que pour les mois complets de présence dans l'Hexagone
  • assumer seul(e) la charge d'un ou plusieurs enfants, ou avoir une activité professionnelle, qu'elle soit salariée ou non, dont le revenu net dépasse 932,29 euros par mois.

Notons que le travailleur détaché n'a pas droit à la prime d'activité. Il en est de même pour une personne en congé parental d'éducation, en congé sabbatique, en congé sans solde ou en disponibilité sauf si elle perçoit des revenus d'activité.

Prime d'activité : simulation

Pour savoir si vous pouvez toucher la prime d'activité, vous pouvez faire une simulation sur le site de la Caf.  Vous devez indiquer plusieurs renseignements :

  • Lieu de résidence
  • Code postal
  • Situation relative au logement (locataire, propriétaire, logé à titre gratuit...)
  • Année de naissance
  • Composition de la famille
  • Situation professionnelle
  • Revenus issus de placements (mobiliers ou immobiliers) 

A noter que, dans le calcul de la prime d'activité, la Caf tient compte des prestations familiales, AAH et allocation logement reçues sur les trois derniers mois. Les travailleurs indépendants doivent également déclarer leur dernier chiffre d'affaires et le montant de leur bénéfice sur l'année N-2. Attention, un décret de mai 2017 modifie les règles de calcul de la prime d'activité pour les travailleurs non salariés dans le but de tenir compte de leur situation particulière. A compter du 1er juillet 2017, ils peuvent calculer leur droit à la prime d'activité (mais aussi au RSA) à partir de leur chiffre d'affaires trimestriel (au lieu de leur revenu annuel net). Suite à la simulation, un montant est donné. Celui-ci est indicatif.  Il est également possible de recourir au site mes-aides.gouv.fr. Il permet de simuler le montant de 33 aides sociales dont la prime d'activité.

Demande de prime d'activité

La demande de prime d'activité doit désormais être effectuée en ligne. Sur le site Internet de la Caf pour les demandeurs qui dépendent du régime générale et sur celui de la MSA pour ceux qui dépendent du régime agricole. Deux formulaires sont proposés sur le site de la Caf. L'un pour les personnes qui ne sont pas encore allocataires de la Caf et l'autre pour les personnes qui le sont déjà. Ces dernières doivent se munir de leur numéro d'allocataire, de leur code postal, de leur date de naissance et de leur code secret. Vous devez faire votre demande avant la fin du mois en cours pour toucher la prime à partir du mois suivant. Les personnes qui éprouvent des difficultés pour remplir le formulaire en ligne peuvent se rendre dans la Caf la plus proche de chez eux pour essayer d'obtenir des renseignements ou dans leur antenne de mutualité sociale agricole (MSA).

Quel est le montant de la prime d'activité ?

Le montant de base de la prime est de 551,51 euros par mois pour une personne seule. Il varie selon les revenus de l'ensemble du foyer du bénéficiaire. La prime d'activité a été revue à la hausse le 1er octobre 2018 en même temps que d'autres aides sociales comme le RSA, l'allocation aux adultes handicapés (AAH) ou encore l'allocation temporaire d'attente (ATA).  La prime d'activité peut également être majorée en fonction de la composition du foyer (le nombre d'enfants a donc une incidence sur le montant) et/ou de l'isolement du parent.

Versement de la prime d'activité

Quand elle est accordée, vous recevez la prime pour trois mois. Par exemple, si vous avez fait une demande en janvier, vous recevrez la prime en février, mars, avril. Le virement est envoyé tous les 5 du mois. Cela signifie que le 5 mars, le bénéficiaire reçoit le versement du mois de février. Passé ce délai de trois mois, vous devrez à nouveau déclarer vos ressources pour vérifier que vous êtes toujours éligible. La déclaration s'effectue sur le site de la Caf via l'onglet déclaration trimestrielle mais aussi via l'appli "Caf mon compte" et sur le site de la MSA. En cas de refus d'octroi, le demandeur de la prime d'activité a la possibilité de demander un recours.

A quelle date la prime d'activité est-elle versée ?

La prime d'activité est versée à partir du 5 du mois. Pour votre première demande, si vous avez déposé votre dossier auprès de Caf avant la fin du mois, la prime sera versée le 5 du mois suivant. Il en sera de même pour tous les mois où vous êtes éligible à la prime.

Quel est le salaire minimum pour toucher la prime d'activité ?

Pour avoir droit à la prime d'activité, les étudiants salariés ainsi que les apprentis doivent toucher pendant au moins trois mois, un salaire minimum de 932 euros net mensuel. Il y a également un plafond de revenus à ne pas dépasser pour pouvoir prétendre à la prime d'activité (voir ci-dessous). 

Quel est le plafond pour la prime d'activité ?

Pour bénéficier de la prime d'activité, le demandeur ne doit pas dépasser un certain montant de revenus. Ces plafonds de ressources varient selon les situations. En 2019, ils sont de :

  • 1 787 euros pour une personne seule ou 1,5 Smic
  • 2 794 euros pour un couple sans enfant dans lequel un seul membre de la famille travaille
  • 3 754 euros pour un couple de deux enfants dont les deux parents ont un emploi
  • 3 342 euros pour un couple de deux enfants avec un seul salaire.

A noter que ces plafonds ne tiennent compte ni d'un forfait logement ni d'une aide au logement ni d'autres ressources. Les travailleurs indépendants (artisans, professions libérales, commerçants et exploitants agricoles) dont les revenus ne dépassent pas un certain plafond peuvent bénéficier de la prime d'activité. La prime d'activité qui leur est allouée est calculée sur la base des derniers bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou non commerciaux (BNC) déclarés aux impôts ou, en l'absence de déclaration de BIC/BNC, du chiffre d'affaire trimestriel. 

Voir le dossier Ces aides auxquelles vous avez peut-être droit sans le savoir La prime d'activité est-elle rétroactive ?

Non, le versement de la prime n'est pas rétroactif. Cela signifie que vous ne toucherez la prime d'activité que pour les mois suivant votre demande même si vous étiez éligible les mois précédents.

Calcul de la prime d'activité 2019

Le calcul de la prime d'activité est complexe puisqu'il tient compte plusieurs paramètres :

  1. Le montant forfaitaire, qui dépend de la composition du foyer et notamment du nombre d'enfants à charge, auquel il faut ajouter 61% du montant des ressources professionnelles du foyer. Montant qui pourra être bonifié en fonction des ressources professionnels de chaque travailleur
  2. Les ressources prises en compte du foyer.

Le meilleur moyen de connaître le montant de la prime d'activité à laquelle on est éligible est de passer par un outil de simulation.

Quel revenu est pris en compte pour le calcul de la prime d'activité ?

Le montant de la prime d'activité correspond à la différence entre le montant forfaitaire, à savoir 551,51 euros, et l'ensemble des ressources du demandeur. Si en plus de revenus de source professionnelle ce dernier dispose d'autres ressources (allocation de retour à l'emploi, allocations familiales...) celles-ci sont déduites des droits à la prime d'activité. 

Le montant de la prime d'activité dépend aussi :

  • Des aides au logement perçues (ALF, ALS ou APL)
  • Ou de l'avantage en nature octroyé pour occupation d'un logement à titre gratuit ou en cas de propriété.

Ces aides et avantages en nature sont appréciés tous les mois et forfaitairement en fonction du nombre de personnes dans le foyer.

Barème de la prime d'activité

Les chiffres ci-dessous ont été communiqués en 2015 par le gouvernement à l'occasion de la création de la prime activité. Ils ne tiennent donc pas compte de la hausse de la prime d'activité intervenue au 1er janvier 2019. Pour connaître le barème actuel de la prime d'activité et le montant que vous pourrez toucher, rien de mieux qu'un outil de simulation en ligne.

Quel est le montant de la prime d'activité ? Revenus perçus Montant de la prime activité par mois Inactif 0 € 0,25 Smic 185 € 0,5 Smic 246 € 0,6 Smic 246 € 0,7 Smic 199 € 0,75 Smic 188 € 0,8 Smic 176 € 0,9 smic 136 € 1 smic 132 € 1,1 Smic 105 € 1,2 Smic 60 € 1,3 Smic 15 € 1,4 Smic 0 € Voir le dossier 25 métiers bien payés en 2019 Quelle prime d'activité pour un apprenti ? 

Le législateur a décidé que la prime d'activité serait destinée aux personnes déjà entrées sur le marché du travail. Les étudiants ou les personnes en contrat d'apprentissage peuvent toutefois bénéficier de la prime sous certaines conditions. Les étudiants salariés qui perçoivent plus de 932 euros par mois (c'est à dire 78% du Smic net en 2019) durant les trois mois qui précèdent leur demande peuvent avoir droit à la prime. Il en est de même pour les apprentis ou le jeunes en stage en entreprise qui gagnent 78% du Smic.

Pour les étudiants et apprentis, le fait de vivre chez ses parents ne change pas les conditions d'accès à la prime. En revanche, les choses sont différentes pour les apprentis et les étudiants qui vivent en couple. Dans ce cas, la Caf considère que le couple vit en concubinage et que les revenus sont mis en commun. Les salaires vont donc s'additionner et peuvent dépasser le montant d'éligibilité.

Une prime d'activité majorée pour isolement

Votre prime peut être majorée si vous êtes parent isolé, c'est-à-dire célibataire, divorcé(e), séparé(e) ou veuf(ve) avec des enfants à charge ou enceinte. La majoration est accordée à partir du mois où survient l'un de ces événements :

  • Déclaration de grossesse
  • Naissance d'un enfant
  • Divorce ou séparation
  • Décès du conjoint.

La majoration est accordée pendant 12 mois, continus ou discontinus, au cours d'une période de 18 mois suivant l'événement. Si votre plus jeune enfant a moins de 3 ans, la majoration est accordée jusqu'à ses 3 ans. Son montant varie selon votre nombre d'enfants à charge. Veuillez vous renseigner auprès de votre Caf ou de la MSA.

Prime d'activité et couple

Une majoration de la prime d'activité est prévue en fonction de la composition du foyer du demandeur. Son taux est de :

  • 50 % pour la première personne en plus
  • 30% par personne en plus
  • 40% par personne en plus au-delà de la 3e personne si le foyer comporte plus de deux enfants (ou personnes de moins de 25 ans à charge, à l'exception de la personne avec laquelle le demandeur vit en couple : conjoint, partenaire de Pacs ou concubin).

Pour rappel, la prime d'activité est allouée en tenant compte de l'ensemble des ressources du foyer : dès lors que la personne avec laquelle vous vivez en couple perçoit un certain niveau de ressources, vous pouvez ne pas avoir droit à la prime d'activité même si vous êtes au Smic.

La prime d'activité est-elle imposable ?

La prime d'activité n'est pas imposable. Cela veut que vous n'avez pas à payer d'impôt sur le revenu pour les sommes perçues à ce titre. Vous n'avez pas non à la déclarer aux services fiscaux. Et ce, quel que soient vos revenus et le montant de la prime.

Comment référencer son site web lorsque l'on débute en SEO ?

mar, 31/03/2020 - 10:59
L’accessibilité aux moteurs

Avant toute chose, un site internet et l’ensemble des ressources dont il est constitué doivent être accessibles aux bots / robots des moteurs, des agents particulièrement travailleurs qui découvrent quotidiennement les contenus et les restituent sous forme de résultats de recherche. Vous demandez à Google de vous présenter les “restaurants asiatiques” autour de chez vous ? Sont uniquement proposées dans ses réponses des pages de sites internet que ses robots ont pu consulter et répertorier. Pour faciliter leur labeur, il vous faut par exemple mettre à disposition un sitemap à la racine de votre plateforme. Ce fichier recense toutes les pages du site, il facilite l’indexation et s’apparente à une carte routière dont les bots peuvent s’aider pour accomplir leur mission. Il est également important de publier le fichier robots.txt, dans lequel vous leur indiquez notamment les pages qui n’ont pas vocation à être montrées aux internautes (archives, sessions de compte etc.).

Le responsive design

Depuis plusieurs années, le trafic issu des appareils mobiles (smartphones, tablettes etc.) dépasse celui en provenance des ordinateurs de bureau. Ainsi, il convient de s’adapter aux profils des internautes et de faire en sorte de leur garantir à tous la meilleure expérience de navigation possible. Pour ce faire, on vous invite à optimiser l’interface selon les terminaux utilisés par vos visiteurs. On distingue deux principales techniques à savoir l’adaptative design et le responsive design. Il n’est pas question de les présenter de manière exhaustive, vous devez seulement retenir qu’elles permettent aux mobinautes de naviguer confortablement sur votre plateforme, sans avoir par exemple à zoomer sur telle ou telle information qui suscite leur intérêt.

La sécurité

La cybercriminalité s’est accrue ces dernières années. Ainsi, il est primordial de redoubler de vigilance, que vous proposiez ou non à la vente des produits ou des services. Non seulement vous avez à préserver les données de vos utilisateurs pour des considérations légales et éthiques, mais également optimiser la sécurité à des fins de visibilité. En effet, Google est intransigeant et prend en compte ce critère lorsqu’il classe les contenus qu’il indexe. En 2020, l’activité du protocole HTTPS n’est pas juste préconisée, elle est indispensable ! On peut même aller plus loin en recourant au HSTS (Strict Transport Security), un protocole qui a l’avantage de favoriser la vitesse du serveur. Cette année, Google prévoit même littéralement de bloquer les ressources qui ne sont pas entièrement sécurisées sur Chrome 81, quand bien même les sites web concernés bénéficient du protocole HTTPS.

La vitesse

Les moteurs mettent en avant les plateformes qui affichent rapidement les contenus à leurs visiteurs, quel que soit l’appareil que ces derniers utilisent. Ainsi, tout doit être mis en œuvre pour leur permettre d’accéder rapidement aux ressources, quand bien même celles-ci sont constituées d’autres contenus que les textes. Il est notamment important de limiter le nombre de redirections, de favoriser la compression du code CSS et d’activer le CDN. 

Veillez également à compresser les photographies et images auxquelles vous avez recours pour illustrer vos contenus web. Dans le service Google Search Console, vous avez accès à PageSpeed Insights. Cet outil évalue les performances de votre site internet et émet des recommandations pour que vous puissiez le rendre plus léger et rapide.

Des textes riches sur le plan sémantique et structurés

Un site internet performant mais dépourvu de contenus ne présente aucun intérêt. C’est pourquoi vous êtes dans l’obligation de l’alimenter en textes et en autres ressources susceptibles de retenir l’attention de vos cibles afin d'optimiser la visibilité de votre site dans Google. Lorsque vous présentez vos services ou vos produits, nous conseillons de rédiger des textes caractérisés par un champ lexical riche. C’est le meilleur moyen de voir arriver par la suite sur votre plateforme des internautes en provenance des moteurs de recherche.

Les textes doivent être structurés en paragraphes et comporter des balises Hn, des éléments qui hiérarchisent l’information et la rendent plus assimilable par les bots chargés de l’indexation. De même, assurez-vous de renseigner des titres et des méta-description uniques, les premiers s’avèrent particulièrement importants pour le positionnement dans les résultats organiques.

Le référencement local et le maillage interne

Si vous visez spécifiquement les consommateurs de votre ville ou de votre région, vous devez faire référence à ces localités, c’est ce qu’on appelle le SEO local.

Pour garantir une bonne expérience utilisateur et aider les robots dans leur travail, reliez les pages web qui présentent une complémentarité. Il y a nécessairement des contenus qui approfondissent des questions soulevées sur des pages distinctes de votre site. Nous vous encourageons à créer des liens hypertextes entre eux, cette action répétée plusieurs fois correspond au maillage interne.

En outre, l’ouverture d’un compte Google My Business octroie aux professionnels une opportunité supplémentaire de se faire connaître dans leur zone de chalandise. 

Les intentions de requête

L’intronisation de l’algorithme Google Bert n’est pourtant pas sans conséquences. En 2020, vous gagnerez à anticiper les intentions de requêtes et à ne pas vous focaliser exclusivement sur les expressions qui sont par exemple montrées par Google Suggest. Il s’agit de mieux comprendre ce que veulent les internautes afin de leur proposer des réponses aussi pertinentes que possible. Présentez clairement vos offres et approfondissez autant que faire se peut les notions qui méritent des développements. 

Les extraits enrichis

En janvier 2020, le moteur californien a annoncé que les résultats présentés sous forme Featured Snippets (la fameuse position 0) ne seraient plus dupliqués. C’est un peu moins de visibilité pour les détenteurs de cette place avantageuse, mais également un potentiel de visibilité restauré pour les concurrents. Il faut s’attendre à voir de plus en plus de résultats comportant des extraits enrichis, et ce, pour deux raisons. Les professionnels produisent de plus en plus de contenus qui répondent pertinemment à des questions formulés par les utilisateurs des moteurs, et plus largement à leurs intentions. De plus, la philosophie de Google est d’améliorer constamment la pertinence de ses résultats, et par conséquent d’augmenter les Featured Snippets qui s’apparentent à des réponses ultimes.

L’intérêt des liens pour le référencement

Les moteurs de recherche et Google en particulier s’appuient dans une large mesure sur la popularité pour départager des résultats traitant d’un sujet identique. Admettons que vous construisez des maisons dans le département de l’Oise et que plusieurs de vos concurrents présentent peu ou prou leurs services analogues de la même façon. Pour déterminer qui mérite de figurer en tête dans les résultats de recherche, l’entreprise de Mountain View cherche à savoir quelle société est la plus citée sur la toile. Ces citations prennent simplement la forme de liens hypertextes. Un client a apprécié le travail de vos artisans sur son chantier et crée un lien dirigeant vers la page d’accueil de votre site, encourageant ses propres visiteurs à découvrir vos offres de services. 

Le nombre et la provenance des backlinks

Deuxièmement, au plus une entreprise bénéficie de citations émanant d’autres entreprises à la notoriété avérée, au plus elle est considérée par le moteur. A titre d’exemple, le quotidien l’Equipe gagne davantage en crédibilité quand il reçoit des liens en provenance de sites internet de clubs de football prestigieux, que lorsqu’il en engrange de la part de blogueurs amateurs.

Par ailleurs, il est bien plus avantageux d’obtenir des citations de plateformes du même secteur d’activité que d’accumuler de nombreux liens de sites web de thématiques très éloignées de la sienne.

Mettre en oeuvre une stratégie de netlinking

Si le coeur vous en dit, libre à vous d’aller vous perdre dans les méandres du web dans le but d’acquérir ces fameux pourvoyeurs de popularité. Cela étant, ce travail demeure fort chronophage et souvent peu rémunérateur. Pour avoir gain de cause sur les forums, il fait souvent faire preuve de ruse et poster de nombreux messages avant la pose du lien. Les plateformes de blog qui acceptent les contributeurs demandent quant à elles de plus en plus une participation financière.

D’autres solutions s’offrent à vous pour éviter accroître la popularité de votre entreprise, à l’image du link baiting. En créant des contenus à forte valeur ajoutée, vous avez davantage de chances d’être relayé sur les réseaux sociaux, mais également de bénéficier de backlinks sans aller en quémander. 

Majestic SEO, Ahrefs ou encore Myposeo sont autant d’outils pour évaluer l’effet de vos actions de netlinking. Ils sont utiles pour identifier les liens indexés par Google et vous livrent diverses autres données (autorité des sites etc.).

Attestation de sortie : téléchargez l'attestation de déplacement

mar, 31/03/2020 - 10:52

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[Mise à jour du mardi 31 mars 2020 à 10h52] Le saviez-vous ? Si l'on n'effectue pas une sortie seul mais accompagné, chacun doit remplir une attestation de déplacement différente, en précisant le motif, la date et l'heure de la sortie. Chacune des personnes doit aussi disposer d'un justificatif d'identité. En revanche, une seule attestation de sortie suffit pour un adulte qui se déplace avec des enfants.

Pour rappel, d'une durée initiale de 15 jours, le confinement a été prolongé jusqu'au 15 avril 2020. Jusqu'à cette date, donc, une attestation de sortie est nécessaire pour les déplacements autorisés, comme faire ses courses alimentaires ou effectuer un déplacement bref, seul et dans un rayon d'un kilomètre autour de son domicile, pour une durée d'une heure maximum. De quoi promener son chien ou faire son jogging, par exemple (voir les alternatives pour faire du sport à la maison). Il est donc nécessaire de renseigner l'horaire de départ sur son attestation. Le nouveau modèle d'attestation de sortie, disponible depuis le 25 mars 2020 (téléchargeable ici, aux formats Word et PDF) contient un champ dédié pour permettre de renseigner l'heure de départ. Veillez à produire une nouvelle attestation pour chaque déplacement. Donc ne pas la remplir au crayon de papier mais à l'encre indélébile. A noter également : les attestations numériques sur smartphone ne sont pas valables. Seules le sont les attestations de déplacement au format papier. En l'absence d'imprimante, l'attestation de sortie est donc à recopier à la main sur papier libre. Le non respect de ces règles expose à des sanctions : 135 euros d'amende en cas de première infraction, 200 euros d'amende en cas de récidive dans les 15 jours (450 euros en cas de majoration). La verbalisation à plus de 3 reprises dans un délai de 30 jours est constitutive d'un délit puni d'une amende de 3 750 euros et passible de 6 mois d'emprisonnement.

A compter du mardi 17 mars 2020 à 12h00 et jusqu'au 15 avril 2020, l'heure est donc au confinement total, sauf exceptions pour :

  • Les déplacements entre le domicile et le lieu de travail lorsque le télétravail n'est pas possible
  • Les déplacements professionnels lorsque ceux-ci ne peuvent être reportés
  • Les déplacements liés aux achats de première nécessité dans des commerces autorisés
  • Les déplacements pour raison de santé
  • Les déplacements pour raison familiale, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants
  • La pratique d'activité physique à titre individuel, à proximité du domicile
  • Les déplacements à proximité du domicile, à titre individuel là encore, liés aux besoins des animaux de compagnie
  • Les déplacements pour se présenter aux services de police ou de gendarmerie nationales ou à tout autre service ou professionnel lorsque cela est imposé par l'autorité de police administrative ou l'autorité judiciaire
  • Les déplacements pour une convocation émanant d'une juridiction administrative ou de l'autorité judiciaire
  • Les déplacements pour participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative et dans les conditions qu'elle précise.

Des dérogations sont donc autorisés pour les motifs de déplacement ci-dessus, à condition de remplir l'attestation disponible ici (différente de l'attestation sur l'honneur à remplir pour demander un arrêt de travail indemnisé pour garde d'enfants).

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ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE

En application de l'article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire

 

Je soussigné(e),

 

Mme/M. :

Né(e) le :

À :

Demeurant :

 

certifie que mon déplacement est lié au motif suivant (cocher la case) autorisé par l'article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire (1) :

 

[ ] Déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle, lorsqu'ils sont indispensables à l'exercice d'activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés (2).

 

[ ] Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l'activité professionnelle et des achats de première nécessité (3) dans des établissements dont les activités demeurent autorisées (liste sur gouvernement.fr).

 

[ ] Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ; consultations et soins des patients atteints d'une affection de longue durée.

 

[ ] Déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables ou la garde d'enfants.

 

[ ] Déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.

 

[ ] Convocation judiciaire ou administrative.

 

[ ] Participation à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative.

 

 

Fait à :

 

Le :                               à           h

(Date et heure de début de sortie à mentionner obligatoirement)

 

 

Signature :

 

(1) Les personnes souhaitant bénéficier de l'une de ces exceptions doivent se munir s'il y a lieu, lors de leurs déplacements hors de leur domicile, d'un document leur permettant de justifier que le déplacement considéré entre dans le champ de l'une de ces exceptions.

(2) A utiliser par les travailleurs non-salariés, lorsqu'ils ne peuvent disposer d'un justificatif de déplacement établi par leur employeur.

(3) Y compris les acquisitions à titre gratuit (distribution de denrées alimentaires…) et les déplacements liés à la perception de prestations sociales et au retrait d'espèces.

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Quelques conseils pour être en règle lors de vos déplacements : 

Seules les attestations officielles sont valables, et au format papier. Faute d'imprimante, le modèle disponible ici aux formats Word et PDF est à recopier à la main sur papier libre

Justificatif de déplacement professionnel : téléchargez le formulaire

mar, 31/03/2020 - 10:32

Un dispositif de confinement a été instauré sur l'ensemble du territoire français à compter du mardi 17 mars à 12h00. Pendant sa durée, les déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle (y compris du domicile au lieu de travail) nécessitent un justificatif de déplacement. Ce formulaire est à remplir et à avoir sur soi pour tous ses déplacements professionnels. 

Pour les salariés, le justificatif de déplacement professionnel suffit : pas besoin de l'attestation dérogatoire en complément. Les travailleurs non salariés, pour lesquels ce justificatif ne peut être établi, doivent quant à eux se munir de l'attestation de déplacement disponible. Le justificatif de déplacement professionnel, qui doit être signé par l'employeur avec le cachet de l'entreprise, est valable pour la durée du confinement.

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JUSTIFICATIF DE DÉPLACEMENT PROFESSIONNEL (1)

En application de l'article 3 du décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire.

Je soussigné(e),

Nom prénom de l'employeur :

Fonctions :

certifie que les déplacements de la personne ci-après, entre son domicile et le ou les lieux d'exercice de son activité professionnelle ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, ne peuvent être différés ou sont indispensables à l'exercice d'activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail au sens du 1° du 1er alinéa de l'article 3 du décret du 23 mars 2020 portant les dispositions concernant les déplacements et les transports :

Nom :

Prénom :

Date de naissance :

Lieu de naissance :

Adresse du domicile :

Nature de l'activité professionnelle :

Lieux d'exercice de l'activité professionnelle (2):

Moyen de déplacement :

Durée de validité (3) :

Nom et cachet l'employeur :

Fait à :

Le :

(1) Ce document, établi par l'employeur, est suffisant pour justifier les déplacements professionnels d'un salarié, qu'il s'agisse :

- du trajet habituel entre le domicile et le lieu de travail du salarié ou des déplacements entre les différents lieux de travail lorsque la nature de ses fonctions l'exige :

- des déplacements de nature professionnelle qui ne peuvent pas être différés, à la demande de l'employeur.

Il n'est donc pas nécessaire que le salarié se munisse, en plus de ce justificatif, de l'attestation de déplacement dérogatoire.

Les travailleurs non-salariés, pour lesquels ce justificatif ne peut être établi, doivent en revanche se munir de l'attestation de déplacement dérogatoire en cochant le premier motif de déplacement.

(2) Indiquer tous les lieux d'exercice de l'activité du salarié, sauf si la nature même de cette activité, qui doit être scrupuleusement renseignée, ne permet pas de les connaître à l'avance (par exemple: livraisons, interventions sur appel, etc.).

(3) La durée de validité de ce justificatif est déterminée par l'employeur. Il n'est donc pas nécessaire de le renouveler chaque jour. Cette durée doit tenir compte de l'organisation du travail mise en place par l'employeur (rotations de personnel par exemple) ainsi que des périodes de congé ou de repos.

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En cas de non respect des règles de confinement, une amende forfaitaire d'un montant de 135 euros et de 200 euros en cas de récidive dans les 15 jours, comme prévu par le décret du 28 mars 2020.

La transformation numérique des espaces de travail : un enjeu devenu incontournable

mar, 31/03/2020 - 10:13

Nous avons tous connu des sessions de travail difficiles avec des systèmes de visioconférence capricieux où les différentes tentatives pour démarrer une réunion virtuelle se soldent par des échecs. On finit alors tous autour d’un téléphone sur haut-parleur et d'un écran sur lequel est affichée préalablement la présentation reçu quelques minutes avant par mail…

A cela vient s’ajouter la nécessité pour les entreprises d’accepter des connexions depuis les appareils usuels de leurs collaborateurs (appelé BYOD : Bring Your Own Device) qui peuvent dès lors complexifier les modes de connexion à des outils digitaux centralisés et choisis par l’entreprise.

Les marchés du BYOD et du digital workplace étaient respectivement annoncés à 367 milliards de dollars en 2022 (contre 30 milliards en 2014) selon Forbes en 2019. D'après Markets&Markets, il doit passer de 13,4 milliards de dollars en 2018 à 35,7 milliards  en 2023 . Il conviendra de revenir sur ces chiffres post-covid pour observer le boom de ces marchés.

Vers de nouveaux modes de collaboration

Si on prend un peu de hauteur et que l’on regarde à plus long terme, c’est bien de la transformation digitale des entreprises dont nous parlons, et c’est un phénomène qui s’accélère. A date, plus d’une entreprise sur deux a initié un projet de transformation digitale et le marché global va quasiment tripler d’ici 2023 pour atteindre plus de 35 milliards de dollars.

La transformation digitale intègre un sous ensemble, socle de la pyramide de chaque projet, autour de l’aménagement de l’espace de travail. Oui mais voilà, qui dit aménagement des espaces dit également aménagement des modes de collaboration. Deux modes de collaboration que nous connaissions bien sont en train de se mélanger :

  • Les collaborations présentielles dans une salle ou tout nouvel espace approprié à l’échange d’informations formelles et informelles. La machine à café à ce titre a encore de belles années devant elle.
  •  Les collaborations distancielles où les participants sont réunis virtuellement dans un espace numérique pour des rencontres planifiées (visioconférence) ou non (outil de messagerie instantané)
Et si nous parlions alors de collaboration phygicielle ?

Les collaborations phygicielles s’appuient sur l’avènement du phygital qui regroupe l’ensemble des moyens et services matériels dédiés à la collaboration efficace. Impossible de faire une visio-conférence dans une salle sans caméra ou microphone. Les applications cloud ou saas (service à la demande) s’appuient alors sur des relais matériels locaux pour délivrer le service approprié.

Les entreprises souhaitent proposer de plus en plus ce type d’expériences à leurs collaborateurs en proposant des lieux adaptés à leurs besoins et surtout à travers leurs appareils usuels (smartphone, tablette, ordinateur). Ainsi voit-on apparaître des nouveaux espaces de type stand-up, bulle, Huddle Room… où les surfaces dédiées sont adaptées aux modes de collaborations phygicielles souhaités. Quel intérêt de réserver une salle de 10 personnes lorsque l’on fait une réunion avec deux personnes présentes et trois à distance ?

L’aménagement des espaces de travail : un enjeu majeur et global

L’enjeu pour les entreprises n’est pas uniquement d’améliorer l’expérience utilisateur ni d’accompagner ces nouveaux modes de collaboration, c’est également d’optimiser les m2 disponibles et leur utilisation dans le temps. Ainsi le "squatting" de salles, les réunions qui finissent en retard avec les participants suivants devant la porte, la réunionite aiguë restent dans les préoccupations majeures. Un cadre passe en moyenne 27 jours par an en réunion (Source Ifop 2018) et seulement 12% d’entre eux estiment que toutes leurs réunions sont réellement productives (Source Ifop 2019).

La réussite d’un projet de transformation digitale passe par une acceptation globale de ces nouveaux modes de collaboration au risque de faire échouer le projet : 60% des transformations digitales échouent pour des raisons humaines – Source Forrester Consulting 2019

A quoi ressemblera la salle de réunion du futur ?

La salle de réunion dans 5 ans... Déjà sera-t-elle une salle au sens propre du terme ? Pas sûr, mais elle sera surtout adaptés à l'usage (travailleurs nomades, BYOD, IoT…).

Elle ne sera pas forcément bornée par 4 murs mais pourra s’étendre dans des espaces ouverts ou semi-ouverts parfois debout autour d’un écran. Ce dernier devient d’ailleurs un élément central de la session en étant à la fois le relais de présentation (partage de documents) et la réintégration virtuelle de collaborateurs distants (visioconférence). Il pourra également avoir plusieurs rôles en fonction de l’usage temporel de l’espace. Ainsi un écran d’affichage dynamique peut devenir un écran de présentation durant quelques minutes combien même ce dernier est situé à la cafétéria.

Elle sera forcément digitalisée avec suppression définitive des câbles vidéo bien sûr. Des écrans tactiles, des capteurs de présence, de lumière, de son seront réglés en fonction de scénarios automatisés. Les participants auront un accueil personnalisé et contextualisé. Certaines salles pourront également être pilotées à la voix pour lancer des services collaboratifs par exemple. Vous serez accueillis dans votre salle par un message sur l’écran qui redonnera l’objet de votre réunion, les participants, le temps restant. La lumière se tamisera sur simple demande vocale de votre part, et une vidéo d’inclusion démarrera pour vous mettre en condition. Durant la réunion vous projetterez depuis n’importe quel appareil sans fil (BYOD) et vous obtiendrez en sortie de réunion un compte rendu automatisé des échanges.

On imagine ainsi des scénarios automatisés d’utilisation des espaces permettant une configuration automatique de la salle en fonction de la typologie de réunion (formelle, informelle, séance de créativité, session projet…) et des participants (présentiel, distanciel…). Le tout devra fonctionner uniquement si l’expérience utilisateur reste simple et la plus automatisée possible. L’espace devant s’adapter aux participants et non plus le contraire. On parle alors de transformation numérique des espace !

OVH victime d'une panne réseau d'une heure le 30 mars

lun, 30/03/2020 - 19:15

[Mis à jour le lundi 30 mars 2020 à 19h15] A environ 17h30, OVHCloud a essuyé un incident sur son backbone réseau impactant l'accès à de nombreux sites web hébergés sur son infrastructure. L'offre de serveurs dédiés Soyoustart a notamment été touchée par l'incident. "L'infrastructure défectueuse que nous avons isolée est localisée sur notre data center RBX (situé au siège d'OVH à Roubaix, ndlr), impactant principalement les services de ce centre de données. Nous avons escaladé cet incident auprès du constructeur avec la plus haute sévérité afin de diagnostiquer et de normaliser la redondance. Actuellement, le fonctionnement de notre réseau est revenu à la normal", précisait OVH sur sa plateforme de suivi d'incidents à 18h59.  Entre 17h40 et 18h30 le même jour, le service de monitoring Downdetector détectait environ 6 000 problèmes sur l'infrastructure d'OVH.  

Les principaux clouds français sont en guerre. OVH, Scaleway et 3DS Outscale ont tous les trois mis dès le 16 mars les grands moyens pour faire face à l'épidémie de Covid-19 et à un potentiel impact de cette dernière sur leur activité. Au-delà des mesures de confinement en télétravail, ils doivent également composer avec les difficultés de leurs fournisseurs d'équipements et composants informatiques, en majorité originaires de Chine. Pour autant, les trois acteurs se disent "sereins" sur leur capacité à assurer la continuité des opérations, et à gérer le surcroît de trafic sur les applications de leurs clients les plus sollicitées (systèmes de communication, collaboration, sites d'e-commerce...).

"OVHcloud dispose d'une réserve de serveurs de plusieurs semaines en data center"

"Nous disposons d'une réserve de serveurs de plusieurs semaines en data center pour répondre à la majorité de la demande, y compris en cas de pic", confirme François Sterin, directeur industrie d'OVHcloud, qui a la particularité d'assembler lui-même ses machines. "Nous avions aussi anticipé en allongeant l'horizon de commande sur certains composants clés ces dernières semaines. Jusqu'à présent, nous avons pu être livrés de façon journalière et avons toujours plusieurs semaines d'avance". Le groupe roubaisien a constaté une hausse de la charge sur ses infrastructures depuis le 16 mars. "Nous avons mobilisé nos ressources pour être en mesure d'y répondre", ajoute François Sterin. Et Octave Klaba, CEO d'OVH d'enchaîner : "On livre 400 à 600 serveurs par jour, soit 12 à 15 baies de matériels pour permettre aux sites web critiques de rester fluides"

Des stocks de serveurs pour voir venir

Du côté du cloud d'Iliad, des précautions ont été prises dans le même sens. "Nos stocks de matériels serveur et réseau sont pourvus pour plusieurs mois", rassure Arnaud de Bermingham, président de Scaleway. "Pour l'heure, nous observons un trafic quotidien globalement supérieur à la normale, mais qui reste limité." Et Yann Lechelle, directeur général de Scaleway, d'ajouter : "Nous avons avancé les plannings de déploiement qui étaient prévus pour avril pour déployer un maximum de ressources en vue de palier tout pic inattendu."

"Nous avons réalisé un test grandeur nature, dès le jeudi 4 mars, en mettant tout l'effectif en télétravail"

Quant à 3DS Outscale, il bénéficie des process mis en place dans le cadre de sa certification ISO 27017 recouvrant l'intégralité de son offre. "Elle nous oblige à prévoir nos besoins et notre approvisionnement en capacités IT. Nous définissons un capacity planning à six mois. C'est un travail que nous réalisons en collaboration avec nos clients en fonction de leurs propres prévisions et de leurs projets de développement en cours", détaille David Chassan, directeur de la communication de 3DS Outscale. Comme chez AWS, les clients du provider de Saint-Cloud ont aussi la possibilité de réserver des instances, pour une période de trois ans par exemple. "Cette offre qui permet des économies jusqu'à 60% est également pour nous un levier de prévision", complète David Chassan.

En matière de RSE (responsabilité sociétale des entreprises), 3DS Outscale est par ailleurs normalisé ISO 26 000. Une certification dont ne dispose pas ses deux concurrents, et qui s'avère avoir été un outil clé. "Impliquant de prendre en compte la santé des salariés, clients et partenaires, elle nous a incité à lancer dès le 2 mars un plan de prévention pandémie. Une cellule a été mise en place pour adapter nos process et notre organisation. Dans la foulée, nous avons réalisé un test grandeur nature, dès le jeudi 4 mars, en mettant tout l'effectif en télétravail. Ce qui nous a permis de régler les derniers problèmes", relate David Chassan. Après les attentats de Paris fin 2015, 3DS Outscale avait équipé ses salariés d'ordinateurs portables et connexions sécurisées pour anticiper un potentiel blocage de ses bureaux suite à une situation d'urgence. Les employés étaient donc depuis longtemps préparé à la bascule qui a été réalisée mi-mars. Sur le plan de la sécurité, 3DS Outscale affiche en parallèle la certification ISO 27001, ainsi que le très sélect label Secumcloud décerné par l'Agence française de la sécurité des systèmes d'information, qu'il est pour l'heure le seul IaaS à avoir décroché.

"Nos techniciens sont isolés les uns des autres avec des centaines d'interventions à réaliser chaque jour. Ce sont les héros de la situation"

Dès le 16 mars, OVH et Scaleway prenaient eux- aussi le chemin du télétravail. Répartis dans 6 pays, les 15 bureaux d'OVH sont concernés, c'est-à-dire pas moins de 1 300 salariés (50% de l'effectif). "Nous prévoyons que l'ensemble de ces bureaux soient fermés avant la fin de la semaine. Ceci vaut pour tout notre support client qui sera entièrement équipé pour assurer la continuité du service client", souligne François Sterin. Côté Scaleway, les deux principaux bureaux, Paris et Lille, sont déjà vides.

Qu'en est-il des mesures prises pour assurer la sécurité sanitaire des techniciens dans les data centers ? Une question évidemment cruciale en vue de gérer la continuité d'activité des applications qui y sont hébergées. "Au sein de nos centres de données, nous avons mis en place des mesures de prévention renforcées en particulier sur le respect des distances de sécurité", pointe François Sterin. Objectif : réduire "au strict minimum" les interactions entre les techniciens en charge des opérations 24h/24 et les autres collaborateurs présents sur les sites. Hébergé dans les data centers de Digital Reality, Equinix et Telehouse, 3DS Outscale privilégie les interventions à distance en s'appuyant sur les équipes de ces trois fournisseurs. Pour éviter tout risque de contamination, Scaleway a fermé ses centres de données aux clients et mis en place des plannings séquentiels pour éviter la co-activité. "Nos techniciens sont ainsi isolés les uns des autres et travaillent seuls avec des centaines d'interventions à réaliser chaque jour. Ce sont les héros de la situation", insiste Arnaud de Bermingham. A l'heure où l'Hexagone est en confinement, les clouds français semblent bel et bien avoir pris la mesure de leurs responsabilités à maintenir les services numériques hébergés chez eux.

Précision : OVH est aussi certifié ISO 27001 et ISO 27017 pour son offre Private Cloud. Cette dernière est également en cours d'obtention du label SecNumCloud.

Dropbox, GRDF, Ipsen... Leurs techniques pour garder le lien avec leurs salariés

lun, 30/03/2020 - 19:08

Aux grands chambardements en entreprise les grands remèdes. A l'heure où toutes les structures qui le peuvent sont passées au travail à distance en raison de la crise du Covid-19, Dropbox, Ipsen, GRDF, Tankyou et Mes docteurs ont mis en place de nouveaux modes de communication avec leurs collaborateurs.

Chez Dropbox, cafés virtuels et workshops hebdomadaires

Chez Dropbox France, presque tous les salariés sont en télétravail, à part quelques opérationnels éventuellement d'astreinte dans les data centers. "Le n'est pas une nouveauté pour nous, la moitié de nos réunions se déroulait déjà à distance", assure le directeur général France, Thibaut Champey. Mais le groupe a tout de même pris quelques mesures pour accompagner ce télétravail généralisé et sur un temps long : formation des managers pour qu'ils restent connectés avec leurs équipes, cafés virtuels tous les matins, demande aux managers d'entrer en contact avec chaque membre de leur équipe tous les jours par vidéo ou par Slack… L'entreprise organise aussi trois workshops hebdomadaires pour les volontaires qui ont besoin d'accompagnement dans leur gestion du travail à distance.

Pour favoriser le bien-être de ses salariés en télétravail, Dropbox a également autorisé que l'allocation mensuelle de 100 euros versée à ses équipes pour financer la pratique d'une activité sportive serve par exemple à l'achat d'un siège ergonomique pour travailler de chez soi. Ce à quoi elle ajoute une allocation d'environ 230 euros pour acheter du matériel afin de se recréer un environnement de travail fonctionnel à domicile.

Ipsen mise sur la webradio

La webradio d'Ipsen enregistre 1 000 connexions uniques par jour

L'entreprise biopharmaceutique a eu l'idée d'une webradio d'entreprise qui réunirait tous ses salariés, qu'ils soient en télétravail ou sur les sites de production. Le projet a été monté en quelques jours, et la radio était active dès le jeudi suivant le début du confinement. Si la directrice des affaires publiques et de la communication, Véronique Delvolve, responsable de ce projet, pensait au départ le destiner aux commerciaux, la direction a voulu le généraliser aux 1 900 salariés d'Ipsen France. La webradio est même devenue disponible pour les filières francophones d'Algérie et de Tunisie. Elle diffuse de la musique en continu et propose trois rendez-vous quotidiens de vingt minutes chacun, disponibles en replay. La programmation varie selon les horaires (à 9h, 11h30 et 17h) : des informations, des rendez-vous cultures ou bien-être, des interviews de collaborateurs et un espace d'expression pour les salariés qui peuvent envoyer des dédicaces ou poser des questions. "Il y avait une véritable attente de la part des collaborateurs d'un tel lien direct. Même la musique crée une certaine convivialité, car on se dit que nos collègues sont en train d'écouter la même chose."

La radio enregistre 1 000 connexions uniques par jour, et en moyenne vingt minutes d'écoute par session. Le prestataire, MediaMeeting, assure l'animation et les interviews. La responsable communication d'Ipsen fournit les salariés à interviewer et informe sur l'actualité de l'entreprise. Le tout évidemment à distance, au téléphone et dans des studios à domicile pour l'équipe de MediaMeeting. Les émissions sont pour l'instant enregistrées la veille de leur diffusion, mais Véronique Delvolve réfléchit à des diffusions en direct avec des questions d'auditeur.

Un podcast pour partager le quotidien des salariés de GRDF

Chez le distributeur de gaz GRDF, c'est un podcast qui a été lancé pour aider les 12 000 salariés à mieux vivre le travail, à distance comme sur le terrain. Celui-ci était déjà prévu, suite à un hackathon organisé pour réfléchir aux outils de communication interne, mais son lancement prévu pour avril 2020, a été avancé à la mi-mars. "Au lieu d'avoir un mois pour le préparer, on a eu une semaine", résume Jérôme Andrieu, chef de projet à la direction de la communication et de la direction.

Le podcast de GRDF permet de partager le quotidien des gaziers et des gazières et de répondre aux questions à distance

A l'origine prévu pour durer une heure et se présenter comme une matinale radio, la version actuelle fait vingt à trente minutes et rassemble des informations générales, des interviews, des informations sur la situation actuelle. "Cela permet de partager le quotidien des gaziers et des gazières, entre autres grâce à des interviews à distance, et aussi de répondre à leurs questions et de garder le lien grâce à un répondeur dédié aux questions et aux dédicaces, affirme Jérôme Andrieu. Il y a eu des dédicaces dès le premier jour, cela leur plait de pouvoir partager ainsi leur quotidien." Le but étant de retomber progressivement sur la ligne éditoriale initialement prévue, avec des sujets plus propres à l'activité de GRDF.

Tankyou passe par la visioconférence pour motiver ses salariés

Pour les salariés en télétravail de cette start-up de distribution de carburant aux entreprises, qui livre directement dans les véhicules, il a fallu retrouver des rituels communs. Cela se traduit par une réunion en visioconférence le matin à 9h30 par équipe, où l'on débriefe la journée de la veille et fixe les objectifs de la journée à venir, et un compte-rendu envoyé par chaque salarié vers 18 heures à toute son équipe via Slack, dans lequel chacun note ses succès, ses échecs et ce qu'il a écrit. "L'objectif, c'est de motiver, de s'assurer que les gens ne restent pas au fond de leur lit, explique Ashley Poniatowski, qui manage plus particulièrement les huit commerciaux de Tankyou. Nos équipes sont jeunes, 25-26 ans en moyenne, c'est leur première crise, il faut les accompagner." C'est pour cela que la fréquence des réunions est passée de deux à trois par semaine à deux par jour chez les commerciaux. "Quand on partage un bureau, il n'y a pas besoin de se motiver de la même façon. Là l'objectif est de retrouver des conditions de travail motivantes. Les commerciaux ont particulièrement besoin de motivation. Chez soi, tout seul, c'est plus compliqué."

Mes Docteurs aussi... pour les recruter

Chez Mes Docteurs, la problématique est presque inverse. La start-up gère un service de téléconsultations médicales. Avec l'épidémie de coronavirus, la demande a doublé. Face à la recrudescence de l'activité, Mes Docteurs vient d'engager trois personnes, et se pose donc la question de l'onboarding à distance. "Normalement, les nouveaux salariés rencontrent chaque fonction en face-à-face, actuellement cela se fait en visioconférence, et on a un peu réduit le nombre de personnes rencontrées ainsi, c'est un peu plus axé sur les fonctions opérationnelles", explique la dirigeante Marie-Laure Sailliard.

OVH : retour à la normal progressif après une heure de panne

lun, 30/03/2020 - 18:57

[Mis à jour le lundi 30 mars 2020 à 18h57] A environ 17h30, OVHCloud a essuyé un incident sur son backbone réseau impactant l'accès à de nombreux sites web hébergés sur son infrastructure. L'offre de serveurs dédiés Soyoustart a notamment été touchée par l'incident. "Les services se rétablissent graduellement suite à l'isolation d'une infrastructure réseau défectueuse. Nous continuons de nous assurer du rétablissement des services", précisait OVH sur sa plateforme de suivi d'incidents à 18h25.  En parallèle, le service de monitoring Downdetector détectait environ 6 000 problèmes entre 17h40 et 18h26 sur l'infrastructure d'OVH. L'incident semblait définitivement réglé à 18h32. 

Network and racks:: Network outage: We have big network troubles.
Our teams are on it.

--------

Nous avons de grosses perturbations réseau.
Nos équipes investiguent https://t.co/613CPI6N1y #ovh

— OVH Status Feed (@ovh_status) March 30, 2020

Les principaux clouds français sont en guerre. OVH, Scaleway et 3DS Outscale ont tous les trois mis dès le 16 mars les grands moyens pour faire face à l'épidémie de Covid-19 et à un potentiel impact de cette dernière sur leur activité. Au-delà des mesures de confinement en télétravail, ils doivent également composer avec les difficultés de leurs fournisseurs d'équipements et composants informatiques, en majorité originaires de Chine. Pour autant, les trois acteurs se disent "sereins" sur leur capacité à assurer la continuité des opérations, et à gérer le surcroît de trafic sur les applications de leurs clients les plus sollicitées (systèmes de communication, collaboration, sites d'e-commerce...).

"OVHcloud dispose d'une réserve de serveurs de plusieurs semaines en data center"

"Nous disposons d'une réserve de serveurs de plusieurs semaines en data center pour répondre à la majorité de la demande, y compris en cas de pic", confirme François Sterin, directeur industrie d'OVHcloud, qui a la particularité d'assembler lui-même ses machines. "Nous avions aussi anticipé en allongeant l'horizon de commande sur certains composants clés ces dernières semaines. Jusqu'à présent, nous avons pu être livrés de façon journalière et avons toujours plusieurs semaines d'avance". Le groupe roubaisien a constaté une hausse de la charge sur ses infrastructures depuis le 16 mars. "Nous avons mobilisé nos ressources pour être en mesure d'y répondre", ajoute François Sterin. Et Octave Klaba, CEO d'OVH d'enchaîner : "On livre 400 à 600 serveurs par jour, soit 12 à 15 baies de matériels pour permettre aux sites web critiques de rester fluides"

Des stocks de serveurs pour voir venir

Du côté du cloud d'Iliad, des précautions ont été prises dans le même sens. "Nos stocks de matériels serveur et réseau sont pourvus pour plusieurs mois", rassure Arnaud de Bermingham, président de Scaleway. "Pour l'heure, nous observons un trafic quotidien globalement supérieur à la normale, mais qui reste limité." Et Yann Lechelle, directeur général de Scaleway, d'ajouter : "Nous avons avancé les plannings de déploiement qui étaient prévus pour avril pour déployer un maximum de ressources en vue de palier tout pic inattendu."

"Nous avons réalisé un test grandeur nature, dès le jeudi 4 mars, en mettant tout l'effectif en télétravail"

Quant à 3DS Outscale, il bénéficie des process mis en place dans le cadre de sa certification ISO 27017 recouvrant l'intégralité de son offre. "Elle nous oblige à prévoir nos besoins et notre approvisionnement en capacités IT. Nous définissons un capacity planning à six mois. C'est un travail que nous réalisons en collaboration avec nos clients en fonction de leurs propres prévisions et de leurs projets de développement en cours", détaille David Chassan, directeur de la communication de 3DS Outscale. Comme chez AWS, les clients du provider de Saint-Cloud ont aussi la possibilité de réserver des instances, pour une période de trois ans par exemple. "Cette offre qui permet des économies jusqu'à 60% est également pour nous un levier de prévision", complète David Chassan.

En matière de RSE (responsabilité sociétale des entreprises), 3DS Outscale est par ailleurs normalisé ISO 26 000. Une certification dont ne dispose pas ses deux concurrents, et qui s'avère avoir été un outil clé. "Impliquant de prendre en compte la santé des salariés, clients et partenaires, elle nous a incité à lancer dès le 2 mars un plan de prévention pandémie. Une cellule a été mise en place pour adapter nos process et notre organisation. Dans la foulée, nous avons réalisé un test grandeur nature, dès le jeudi 4 mars, en mettant tout l'effectif en télétravail. Ce qui nous a permis de régler les derniers problèmes", relate David Chassan. Après les attentats de Paris fin 2015, 3DS Outscale avait équipé ses salariés d'ordinateurs portables et connexions sécurisées pour anticiper un potentiel blocage de ses bureaux suite à une situation d'urgence. Les employés étaient donc depuis longtemps préparé à la bascule qui a été réalisée mi-mars. Sur le plan de la sécurité, 3DS Outscale affiche en parallèle la certification ISO 27001, ainsi que le très sélect label Secumcloud décerné par l'Agence française de la sécurité des systèmes d'information, qu'il est pour l'heure le seul IaaS à avoir décroché.

"Nos techniciens sont isolés les uns des autres avec des centaines d'interventions à réaliser chaque jour. Ce sont les héros de la situation"

Dès le 16 mars, OVH et Scaleway prenaient eux- aussi le chemin du télétravail. Répartis dans 6 pays, les 15 bureaux d'OVH sont concernés, c'est-à-dire pas moins de 1 300 salariés (50% de l'effectif). "Nous prévoyons que l'ensemble de ces bureaux soient fermés avant la fin de la semaine. Ceci vaut pour tout notre support client qui sera entièrement équipé pour assurer la continuité du service client", souligne François Sterin. Côté Scaleway, les deux principaux bureaux, Paris et Lille, sont déjà vides.

Qu'en est-il des mesures prises pour assurer la sécurité sanitaire des techniciens dans les data centers ? Une question évidemment cruciale en vue de gérer la continuité d'activité des applications qui y sont hébergées. "Au sein de nos centres de données, nous avons mis en place des mesures de prévention renforcées en particulier sur le respect des distances de sécurité", pointe François Sterin. Objectif : réduire "au strict minimum" les interactions entre les techniciens en charge des opérations 24h/24 et les autres collaborateurs présents sur les sites. Hébergé dans les data centers de Digital Reality, Equinix et Telehouse, 3DS Outscale privilégie les interventions à distance en s'appuyant sur les équipes de ces trois fournisseurs. Pour éviter tout risque de contamination, Scaleway a fermé ses centres de données aux clients et mis en place des plannings séquentiels pour éviter la co-activité. "Nos techniciens sont ainsi isolés les uns des autres et travaillent seuls avec des centaines d'interventions à réaliser chaque jour. Ce sont les héros de la situation", insiste Arnaud de Bermingham. A l'heure où l'Hexagone est en confinement, les clouds français semblent bel et bien avoir pris la mesure de leurs responsabilités à maintenir les services numériques hébergés chez eux.

Précision : OVH est aussi certifié ISO 27001 et ISO 27017 pour son offre Private Cloud. Cette dernière est également en cours d'obtention du label SecNumCloud.

Coronavirus : les paiements en ligne ont baissé de 15% en une semaine en France

lun, 30/03/2020 - 18:16

Les Français sont bloqués chez eux mais ne consomment même pas en ligne. D'après des données collectées par le GIE Cartes bancaires, les paiements par carte bancaire ont baissé de 15% sur les site d'e-commerce en France entre le 16 et le 22 mars 2020, soit durant la première semaine du confinement. Rien d'étonnant puisque de nombreux sites ont cessé temporairement leurs activités suite à l'annonce d'Emmanuel Macron. Le commerce en magasin hors alimentaire fait aussi grise mine, sans grande surprise. Le groupement CB a observé un effondrement progressif sur la semaine du 16 mars avec un record le samedi 21 mars :  -50% de paiements en magasin par rapport au même samedi en 2019. 

Les grands gagnants de cette semaine noire sont évidemment les commerces autorisés à ouvrir. La veille du confinement, le 16 mars, les paiements par carte bancaire ont bondi de 35% par rapport à la même période l'année dernière. Dans le détail, les paiements dans les supermarchés et supérettes ont été multipliés par 6 (dans les hypermarchés par 2), dans les bars/tabacs par 5, dans les commerces alimentaires de proximité par 3 et dans les pharmacies par 3. 

Le plafond sans contact en sera pas relevé

Qui dit paiement en magasin, dit paiement sans contact. Le geste "posé c'est payé" est entré dans le quotidien des Français, avec 3 milliards de transactions en sans contact en 2019. Le groupement CB n'a en revanche pas fourni de chiffres concernant ce type de paiement mais assure que le "système CB est robuste et a été conçu pour supporter sans problème un surcroît d'activité." Aujourd'hui, 65% des  paiements en carte bancaire de moins de 30 euros sont effectués en sans contact (soit un paiement sur trois). Ce chiffre devrait augmenter dans les semaines à venir sachant que le sans contact est bien plus hygiénique que les espèces et le paiement classique par carte bancaire où il faut saisir son code PIN et donc toucher un terminal de paiement potentiellement vecteur du virus. L'Autorité bancaire européenne a d'ailleurs demandé aux autorités en charge des service de paiement des 27 membres de l'UE de faciliter ce type de paiement. 

Le régulateur préconise notamment de relever le plafond du paiement sans contact, aujourd'hui fixé à 30 euros en France. Plusieurs pays européens dont le Royaume-Uni et les Pays-Bas viennent de relever ce plafond à 50 euros. En France, ce n'est pas prévu, du moins pas pendant la crise sanitaire. Le GIE Cartes Bancaires indique qu'ils s'agit d'une opération technique conséquente. "C'est un projet très lourd à mener. Il faudrait changer les cartes bancaires de tous les Français, ce qui n'est pas jouable", explique Nicolas Delabarre, membre de l'association du paiement. 

Pour payer en sans contact au-delà de 30 euros, les Français peuvent utiliser des wallets comme Apple Pay ou Google Pay. Mais ces derniers ne sont pas forcément compatibles avec leurs banques. 

Innover au service de l'expérience client ou ne pas tout miser sur la nouveauté

lun, 30/03/2020 - 18:13

Qu’il s’agisse d’utiliser la biométrie pour accéder rapidement à une application de banque en ligne avec l’empreinte de son pouce ou demander à l’assistant Alexa de mémoriser une liste de courses, le consommateur s’habitue de plus en plus à des interactions sans délai et sans accroc. Les attentes des consommateurs n’ayant jamais été aussi élevées, l’expérience client revêt une importance sans précédent. Des concepts futuristes de magasins sans caisses imaginés par Amazon au service mobile de Marks & Spencer, de nombreux commerçants font aujourd’hui appel à l’intelligence artificielle (IA) et aux technologies mobiles pour améliorer l’expérience client. Celles-ci accélèrent les achats, réduisent les files d’attente et en rendent le parcours client aussi fluide que possible.

Mais il ne suffit pas d’investir dans les toutes dernières technologies. Les commerçants doivent étudier soigneusement leur approche s’ils souhaitent optimiser et différencier durablement leur expérience client grâce à l’innovation numérique. Sinon ils risquent de finir par innover pour innover, créant une valeur de nouveauté plutôt qu’une valeur réelle pour le client. Comment les marques peuvent-elles mettre en œuvre les nouvelles technologies afin d’améliorer l’expérience utilisateur et l’engagement client ?

Être à l’écoute

Les entreprises utilisent de plus en plus l’IA et le machine learning pour offrir une expérience client cross-canal transparente. Tandis que certaines ont déployé l’IA pour interagir directement avec les consommateurs, à l’exemple du robot humanoïde Pepper de SoftBank, elles sont beaucoup plus nombreuses à s’en servir pour donner un sens de leurs données. La véritable puissance de l’IA et du machine learning réside dans la capacité à analyser des quantités considérables d’informations structurées ou non, afin d’aider les marques à mieux cerner les préférences et les comportements dans le but de personnaliser davantage leur expérience client.

Le secteur de la vente au détail fait aujourd’hui face à une explosion des données. Le volume des informations collectées par les commerçants est exponentiel mais il est impossible d’en dégager une réelle valeur sans une analyse intelligente. En déployant des technologies permettant d’explorer ces masses de données avec succès, les commerçants peuvent accélérer les processus, réduire les risques d’erreur humaine et améliorer les services clients. Grâce à l’IA et aux technologies cognitives, les entreprises peuvent accéder plus rapidement à des analyses poussées. Les informations véritablement exploitables tirées de l’analyse des données leur permettent d’optimiser leurs prises de décisions et donc l’expérience client. Par exemple, de nombreux magasins recueillent et analysent désormais des données provenant des files d’attentes aux caisses, des réassorts de rayons et de l’activité des clients. Ils adaptent ainsi la configuration de leurs espaces de vente et leurs offres produits et améliorent la satisfaction client et les opportunités de ventes. En déployant cette technologie, les marques s’octroient un atout pour mieux comprendre leurs données et leurs clients.

Se tourner vers le futur

Les consommateurs apprécient les expériences clients futuristes, « cool ». Conscients de cette tendance, les commerçants adoptent des approches donnant la priorité au numérique, du parcours en magasin aux options de paiement. En France, des commerçants vont bientôt permettre à leurs clients de payer autrement qu’en euros. Il deviendra ainsi possible de payer en Bitcoin dans plus de 25 000 points de vente de 30 enseignes à travers le pays, parmi lesquelles Decathlon et Sephora, les montants étant automatiquement convertis en euros au moment de l’achat.

Les accessoires connectés offrent également une expérience client inédite. L’été dernier, deux des plus grandes banques suédoises, Swedbank et Nordea, ont annoncé que les clients détenteurs d’une carte de débit Mastercard pourraient dorénavant régler sans contact de petits achats au moyen d’un accessoire connecté, sans avoir à ouvrir un nouveau compte. Alors qu’un certain nombre de start-ups fintech et de banques travaillent sur des montres ou des bijoux connectés relativement simples à utiliser pour des paiements sans contact, les commerçants pourraient bientôt enregistrer une multiplication des consommateurs désireux de payer par ce moyen. Cependant, en dépit de son caractère manifestement innovant, cette possibilité pourrait ne pas séduire tous les clients. Par exemple, la décision du métro de Moscou de proposer des bagues et bracelets dédiés, intégrant une puce RFID, permet aux voyageurs de franchir rapidement les portillons sans avoir à sortir leur portefeuille ou leur téléphone mais améliore-t-elle le trajet de ceux qui le font tous les jours pour se rendre à leur travail ?

Apporter une réelle valeur ajoutée

Lorsqu’elles étudient comment mettre les innovations technologiques au service de la transformation de l’expérience client, les entreprises doivent se demander si elles vont améliorer et différencier cette dernière… ou simplement offrir un gadget. Si l’utilisation d’accessoires connectés pour le paiement sans contact est « cool », elle n’apporte pas de valeur ajoutée intrinsèque. Par exemple, un réseau de métro envisageant d’investir dans des accessoires connectés dédiés intégrant une puce RFID pourrait observer qu’il est possible d’optimiser l’expérience client en se focalisant sur d’autres aspects de l’infrastructure. En déployant un système analytique prédictif qui agrège les données concernant tous les voyageurs présents sur le réseau à un instant donné, l’exploitant pourrait leur indiquer l’itinéraire le plus efficace à ce moment-là pour accélérer leur trajet. Si une rame se trouve retardée, cette information pourrait être injectée dans le système afin d’en atténuer les conséquences pour les voyageurs et d’améliorer ainsi l’expérience client.

Les commerçants doivent savoir si une innovation ajoute ou soustrait de la valeur pour leurs clients. Sainsbury’s a expérimenté récemment la première épicerie sans caisse en Grande-Bretagne, en modernisant l’un de ses magasins à Londres de façon à privilégier le paiement par mobile. Or cela n’a pas satisfait tous les clients, obligeant ceux qui préféraient continuer à régler leurs achats en espèces ou par carte à faire la queue à l’accueil. En conséquence, la chaîne vient de réinstaller une caisse classique et deux caisses en libre-service dans le magasin, pour permettre à chaque consommateur d’utiliser son moyen de paiement favori. C’est là un parfait exemple d’analyse des données et avis clients en vue de mieux comprendre les consommateurs et d’affiner l’innovation numérique afin qu’elle apporte une valeur ajoutée à tous.

Pour les commerçants, l’approche digitale est de plus en plus essentielle afin d’offrir l’expérience client la plus rapide et la plus fluide possible. Les marques sont toujours plus nombreuses à tirer parti des technologies désormais disponibles pour mieux comprendre leurs données et leurs clients. Celles capables de déterminer précisément les attentes du consommateur afin de répondre à ses besoins et d’apporter une réelle valeur ajoutée vont rapidement se différencier de celles qui se contentent d’innover pour innover.

Priorité aux abonnements numériques pour les médias d'info en plein coronavirus

lun, 30/03/2020 - 17:57

Alors que leurs revenus publicitaires et leur diffusion papier dégringolent avec la crise du coronavirus, les principaux titres d'information n'ont pas d'autre choix que de se tourner vers le Web pour (tenter de) retrouver le sourire. "Les internautes n'ont jamais eu autant besoin d'informations", rappelle le directeur délégué du Figaro, Bertrand Gié. Le site du quotidien national réalise de fait "deux à trois plus d'audience que d'habitude", depuis le début de la crise. Au Parisien, on est sur les mêmes multiples de progression, avec 8 à 10 millions de visites par jour. Certes une bonne partie de ces audiences sont réalisées via des contenus en accès libre (essentiellement des sujets autour du coronavirus) difficiles à monétiser au vu de l'atonie du marché publicitaire.

"Quatre fois plus de nouveaux abonnés numériques que d'habitude au Figaro"

Mais les deux sites médias peuvent aussi compter sur la bonne santé de leur offre payante. Le Figaro, qui propose une offre numérique payante comprise entre 9,90 et 19,90 euros par mois, recrute "quatre fois plus d'abonnés que d'habitude… sans avoir changé les tarifs", se félicite Bertrand Gié. Seul geste commercial consenti durant la crise : l'offre de bienvenue, un euro le mois, a été étendue aux deux premiers mois. L'effet coronavirus est encore plus visible au Parisien. "On multiplie le nombre de nouveaux abonnés numériques par cinq en ce moment", chiffre Sophie Gourmelen, la directrice générale du quotidien d'information. Le média part toutefois de beaucoup plus loin que son homologue du boulevard Haussmann. Il espère passer de 12 000 abonnés en juin 2019 à 30 000 en juin 2020. Le Figaro en compte, lui, déjà plus de 150 000. L'abonnement numérique du Parisien est, par ailleurs, proposé à 7,99 euros par mois, le prix le moins élevé du marché.

Le Parisien va proposer un PDF de la version papier à 1 euro l'unité

"La monétisation des audiences numériques via l'abonnement est le seul modèle économique pérenne", assure Sophie Gourmelen. La patronne du Parisien estime que cette crise aura le mérite de convertir les lecteurs du papier au support numérique. Les abonnés papiers, qui sont à peine 10% à se connecter au Web, vont faire l'objet d'une campagne de télémarketing pour passer à l'acte. De même, Le Parisien propose aux internautes, dans les jours qui viennent, d'acheter la version PDF du journal papier à un euro. "Nous voulons cibler les gens qui avaient l'habitude de nous trouver en kiosque, justifie Sophie Gourmelen. On a longtemps considéré que l'information devait être nécessairement gratuite sur le Web, cet épisode nous montre que ce n'est pas possible."

Une offre promo agressive pour l'Equipe

On imagine qu'Emmanuel Alix, le directeur du numérique de L'Equipe, ne dira pas le contraire. Le quotidien sportif est d'autant plus durement touché par la crise que la majorité des événements sportifs sont à l'arrêt. Sans surprise, ses audiences ont plongé, passant de 1,85 million de visites quotidiennes le 12 mars à 839 000 le 20 mars, selon Similar Web. "70% de notre audience quotidienne continue à venir sur le site alors que le temps passé par visite augmente, lui, de 15%, relativise Emmanuel Alix. Mais c'est évident que le nombre de pages vues et de visites sont affectés." Le site ne peut plus compter sur l'actualité dense des rencontres sportives, les articles live et les résultats qui vont avec pour brasser large. Il a tout de même profité du confinement pour lancer une opération promotionnelle très agressive concernant l'abonnement numérique. En l'occurrence un tarif de 0,99 euro par mois pendant 6 mois, contre 9,99 euros par mois habituellement. "C'est un moyen de garder le lien avec les lecteurs en cette période de confinement", justifie Emmanuel Alix. Ils sont nombreux à se laisser tenter. Le site, qui compte aujourd'hui plus de 260 000 abonnés, en a recruté plusieurs milliers en l'espace de cinq jours. "Nous pourrons capitaliser sur ces nouveaux abonnés quand l'actualité sportive reprendra", estime le patron du numérique.

En attendant, sa rédaction doit faire preuve d'inventivité. Si elle continue à informer les lecteurs sur les conséquences du confinement (le report des JO de Tokyo par exemple), elle se tourne, faute d'actualité, vers des angles un peu plus magazine. "Nous revenons sur des grands événements sportifs passés comme la demi-finale entre la France et la RFA lors de la coupe du Monde de 1982", illustre Emmanuel Alix. Le match, diffusé sur la chaîne de l'Equipe en prime-time, a fait l'objet de plusieurs articles le jour-même. Le site propose également une série de tutos coaching spécial confinement ou encore des contenus à destination des enfants. "Nous élargissons notre champ d'action", revendique Emmanuel Alix.

"Tout l'enjeu c'est de durer car c'est un marathon"

L'intégralité de la rédaction et des équipes du quotidien sportif est en télétravail depuis le 17 mars. "La production du journal et du site ne sont pas affectées. Il a simplement fallu réaffecter certains collaborateurs inoccupés, comme les spécialistes du live, à d'autres tâches", explique Emmanuel Alix. Le site a réussi à "tout maintenir, en réduisant la voilure sur un peu tout". C'est, au fond, le même scénario au Figaro. "Notre capacité de production n'a que très peu été affectée car nous arrivons à faire travailler près de 500 journaliste à distance", se félicite Bertrand Gié. Au Parisien aussi, le site et le journal continuent de fonctionner à distance, alors que les conférences de rédaction se tiennent désormais via Skype ou Whatsapp. "Tout l'enjeu c'est de durer car c'est un marathon", prévient Sophie Gourmelen.

"L'exploitation de l'année 2020 s'annonce très difficile"

Au Figaro, ce sont, confinement oblige, le Figaroscope (agenda des sorties théâtre, musées et ciné du moment) et la rubrique sport qui sont à l'arrêt. "On a basculé une partie de la quinzaine de journalistes sports sur l'actu", précise Bertrand Gié. Le cahier quotidien lifestyle "Et vous" a, lui, été rebaptisé "Chez vous" et dispense conseils et tutos pour permettre à chacun de passer une bonne journée cloîtrée. Quant à la chaîne vidéo, Le Figaro Live, elle n'abrite plus d'interviews et débats en plateau. Tout se fait à distance, qu'il s'agisse de tutos de cuisine, de cours de fitness ou de sujets liés au coronavirus. Même nécessité d'agilité au Parisien, avec un service des sports redéployé au sein de la rédaction et une rubrique loisir qui mise sur des rendez-vous du type "le guide du confiné" et "garder le moral". "Nous avons également ouvert une consultation générale sur le coronavirus et avons reçu plus de 5 000 questions en quelques jours", se félicite Sophie Gourmelen. Cette boîte à questions donne aujourd'hui lieu à 5 à 6 articles par jour. Le Parisien veut monter la cadence à 10 articles quotidiens, en s'inspirant du succès rencontré par un article répondant à la question "Peut-on circuler à plusieurs dans une voiture ?" qui a cumulé plus de 1,5 million de visites.

S'ils profitent de la situation pour draguer de nouveaux abonnés, nos trois médias sont également unanimes sur un point : la situation est difficilement tenable. "Certes on fait plus d'audience et on recrute des abonnés mais ce sera compliqué si la situation perdure", prévient Bertrand Gié. Le dirigeant, qui rappelle avoir la chance de "pouvoir s'appuyer sur un actionnaire aux reins solides", estime que "l'exploitation de l'année 2020 s'annonce très difficile". "On fait face à un choc économique très brutal, qui n'épargne personne", constate-t-il. Même appréhension au Parisien où l'arrêt de la publicité, conjugué à la fermeture d'une partie des kiosques (plus de la moitié de la diffusion payante du quotidien vient de la vente au numéro) fragilise le modèle économique. "Il faut que ça s'arrête le plus vite possible", résume Sophie Gourmelen.

Plombés par l'épidémie, les commerces de proximité se digitalisent

lun, 30/03/2020 - 15:46

En matière de digitalisation, les commerces de proximité ne sont pas les meilleurs élèves. Mais la crise sanitaire du Covid-19 contraint nombre d'entre eux à franchir le pas. En témoigne Rapidle, solution de click & collect et livraisons : "Nous avons enregistré un boom de demandes d'adhésion à notre solution par les commerces de proximité depuis le 13 mars. Les comportements vont changer et les commerçants l'ont bien compris, raconte le co-fondateur Steeve Broutin, avant de détailler. Nous avons noté une hausse de 2 000 % des demandes d'adhésion par jour, passant de 2 à 40 et ce chiffre risque d'augmenter." 

Alors, qui sont ces commerçants qui se digitalisent ? A Paris, la boulangerie Du pain et des idées a vu sa fréquentation chuter drastiquement, passant de 750 clients par jour à 150 en moyenne depuis le début du confinement. "J'ai commencé à m'intéresser à la solution de Rapidle au mois de janvier quand j'ai constaté l'ampleur de la situation en Chine mais je ne l'utilise réellement que depuis les annonces du confinement. Actuellement, nous réalisons 50% de notre activité grâce au digital", explique Christophe Vasseur, qui gère sa boulangerie depuis 18 ans. En commandant et en réglant son produit sur le site Internet, le client n'a plus besoin de faire la queue dans le commerce. Si celui-ci propose aussi la livraison à domicile, Christophe Vasseur constate que la clientèle préfère récupérer son produit sur place. Histoire de maintenir le lien social et la vie de quartier, a minima. D'après le boulanger, la crise sanitaire marquera par ailleurs la fin des paiements en cash. "Nous sommes obligés de refuser les espèces au profit de la carte bancaire afin d'éviter les contacts. Après l'épidémie, je n'accepterai plus les paiements en espèces d'autant qu'un certain nombre de clients commandera en ligne. Cela m'évitera des tracas comme la crainte du braquage. Je ne pense pas que la manière de consommer évoluera beaucoup, mais la révolution sera celle du mode de paiement", prophétise-t-il. 

Au coeur de la vallée de Chevreuse, la boucherie Chevry II à Gif-sur-Yvette enregistre une hausse de 1 400 % de son chiffre d'affaires entre la semaine qui a précédé les mesures de confinement et le début du confinement. Des résultats exceptionnels dus au digital. "Nous avons triplé nos ventes avec Rapidle depuis le début de l'épidémie alors que sans l'outil, nous aurions connu une baisse de chiffre d'affaires, affirme Sébastien Taugourdeau, le gérant. Les clients ne restent que quelques secondes dans la boucherie, le temps de récupérer leur commande et croisent peu de clients. C'est rassurant pour tout le monde." Avec la fermeture récente des marchés, la boucherie Chevry II qui débourse 236 euros par mois pour bénéficier des services de Rapidle, voit l'avenir d'un bon œil : "Les clients découvrent notre vitrine virtuelle mais connaissent déjà notre boutique donc ils commandent en ligne les yeux fermés", sourit Sébastien Taugourdeau. 

Exploiter le potentiel du "e-commerce local"

Lancée en juin 2017, la plateforme de e-commerce Ollca réunit des artisans et commerçants des métiers de bouche. Là encore, les résultats sont éloquents : Ollca constate une augmentation de 655% du chiffre d'affaires apporté aux artisans et commerçants pour la première semaine de confinement et note une hausse de 300% de trafic sur les boutiques des commerçants via la plateforme, sur la première semaine de confinement. "La fermeture des marchés pousse les consommateurs habitués aux produits de l'artisanat local et non à la grande distribution, à se tourner vers notre offre. Que ce soit de la part des commerçants ou des consommateurs, la sollicitation est forte", analyse Victor Goburg, CEO de Ollca, entreprise normande. La plateforme permet aux commerçants de créer leur boutique de produits en ligne, avec pour objectif le développement du "e-commerce local", selon les mots de Victor Goburg. Avec 400 commerçants partenaires en France, et une vingtaine de nouveaux par semaine depuis le début de l'épidémie, Ollca propose des services tels que la livraison et le retrait express en boutique. "Nous voulons remplacer l'acte d'attente dans les commerces pour limiter les risques de contamination, mais préserver le contact entre les clients et les commerçants", complète le CEO. 

Sommaire

Il faut dire que les enjeux sont multiples pour les commerçants : s'affirmer aux côtés de la grande distribution mais aussi faciliter l'écoulement des stocks sans perdre de l'argent. D'après Nicolas Passalacqua, CEO de Octipas, solution de digitalisation des points de vente pour les grandes enseignes, la démarche des commerces de proximité est encourageante. "C'est un bon début même si leur site Internet n'aura pas forcément un grand taux de transformation. Dans un premier temps, ce sera un moyen d'écouler les stocks et de sauver l'activité. Mais l'étape d'après, c'est le paiement en mobilité, qui est aussi une offre essentielle en pleine épidémie, précise Nicolas Passalacqua. Or, ces processus sont plus longs à mettre en place car ils requièrent une modification totale du système de paiement."

Le réveil des pharmacies pour tenir la cadence

En tant que gestionnaire des centres commerciaux Carrefour en Europe, la foncière Carmila accompagne les initiatives locales en faveur de la digitalisation de ces lieux qui restent ouverts aux clients durant le confinement. Au sein des 129 centres commerciaux Carrefour en France situés dans des villes de taille moyenne, 6% des commerces présents accueillent du public en ce moment, parmi lesquels une centaine de pharmacies. Une semaine après le début du confinement, la directrice du centre commercial Carrefour d'Aix-en-Provence a suggéré à la pharmacie installée sur place d'intégrer la plateforme monAppliPharma. Le but ? Permettre aux clients d'y déposer leur ordonnance en ligne et aux pharmaciens de prendre le relais en apportant les médicaments au client stationné à l'extérieur. Le client échappe à la file d'attente et le pharmacien peut continuer d'exercer son activité en sécurité. L'application monAppliPharma a notamment été recommandée par Carmila aux pharmaciens des centres commerciaux Carrefour de Vénissieux, près de Lyon, et Montesson, en région parisienne. En renfort, la foncière Carmila a communiqué sur l'intégration de ce nouveau dispositif auprès de la base de données des clients finaux.

Toujours rayon pharmacies, la country manager France de la marketplace spécialisée Doctipharma, rachetée en 2019 par l'espagnole PromoPharma, observe une prise de conscience de la part des professionnels du secteur. "Les pharmacies françaises sont prêtes à la digitalisation et ont bien saisi l'intérêt du e-commerce. Mais ce n'est pas leur métier à l'origine et nous devons les accompagner. C'est pour cela que les pharmaciens qui nous rejoignent ne s'occupent que de la préparation des commandes. En ce moment, certaines pharmacies ont des centaines de colis à préparer", explique Jessica Capuano, country manager France de Doctipharma. Depuis le 23 février, le site a enregistré une hausse de 100% en transactions et en trafic. Côté ventes, les gels hydro alcooliques, les masques et les soins hygiéniques ont bondi de 300%. Chez Doctipharma, les équipes gèrent tout, aussi bien le contenu des fiches produits, que les relations avec les partenaires de livraison et la partie paiement. Avec 150 pharmacies, le réseau Doctipharma qui ne procède à aucun frais d'inscription et qui engrange les commissions uniquement sur la base des ventes réalisées, a noté six demandes entrantes de pharmacies depuis le début de l'épidémie. "En termes de digitalisation, le réseau pharmaceutique français souffre d'une image négative. Mais les circonstances actuelles changent la donne, avance Jessica Capuano. La profession perçoit désormais le numérique comme un allié et un canal complémentaire de vente." Nécessité fait loi. 

Coronavirus : le trafic vocal sur mobile explose de 100% chez Orange

lun, 30/03/2020 - 15:11

Dans la bataille contre le coronavirus, les opérateurs télécoms sont au front. Connexion aux sites d'e-commerce, aux services d'information et de vidéos en streaming, aux applications web pour le télétravail... Leurs réseaux sont sollicités d'une part pour faciliter la vie en confinement et d'autre part pour assurer la continuité d'activité des entreprises. Confronté à cette situation inédite, Orange enregistre depuis le 16 mars un trafic qualifié de "soutenu" sur la data fixe et mobile. "Globalement, il reste inférieur à la charge que notre réseau est habitué à supporter lors d’événements à très forte audience : matchs de foot à forte visibilité, diffusion de nouveaux épisodes de Game of Thrones...", précise un porte-parole. Mais même si le flux n'atteint pas ces pics, il présente cependant la particularité de s'inscrire dans la durée. Quant à la plus forte hausse relevée par l'opérateur, elle concerne le trafic vocal sur mobile qui, dans le même temps, a été multiplié par deux. "Cette progression s'explique pour l'essentiel par un report important des appels issus habituellement des lignes fixes vers le mobile", explique-t-on chez Orange.

Un dimensionnement pour tenir

Le groupe français reste confiant sur sa capacité à maintenir sa qualité de service 24h/24 et 7J/7. "Malgré la croissance des usages, la capacité de nos réseaux a bien tenu, en particulier pour Internet, la télévision et les services OTT (over-the-top, ndlr)", souligne le porte-parole. La charge liée au télétravail reste relativement modérée. "Pas d'inquiétude pour nos clients s'ils doivent télétravailler ou même passer plus de temps à la maison et regarder davantage de contenus vidéo durant la journée. Le réseau d'Orange est dimensionné pour tenir", rassure l'entreprise parisienne, qui indique avoir réalisé des réajustements touchant notamment à ses interconnexions avec d'autres opérateurs. "Nous échangeons en permanence avec les opérateurs tiers pour adapter la capacité", ajoute Orange. "Nos équipes restent pleinement mobilisées pour superviser nos réseaux dans ce contexte de forte modification des activités."

"Orange déprogramme certaines interventions pour faire face à cette crise d'une ampleur exceptionnelle"

Compte tenu de son statut d'opérateur d'importance vitale (OIV), Orange a décidé de prioriser ses interventions techniques pour assurer le bon fonctionnement des services publics en première ligne : hôpitaux, structures de santé, collectivités locales, services d'urgence...

"Orange déprogramme actuellement certaines interventions (liées notamment à des raccordements, ndlr) pour faire face à cette crise d'une ampleur exceptionnelle. Mais dans l'ensemble, et au titre d'OIV, nous continuons à réaliser nos interventions pour permettre la continuité d'activité de nos clients. Pour se faire, nous les contactons pour leur laisser le choix de maintenir ou de décaler les interventions", détaille le groupe. Les clients qui acceptent de reporter les rendez-vous se voient offrir 200 Go de transit supplémentaire dans le cadre de leur contrat mobile Orange ou Sosh. Evidemment, les rendez-vous liés au SAV sont maintenus pour assurer la continuité de service réseau chez les clients.

Une organisation reconfigurée

En coulisses, Orange a reconfiguré son organisation pour faire face à la situation. Une cellule de crise multidisciplinaire a été mise sur pied. Celle-ci diffuse ses directives via l'intranet de l'opérateur historique. "Les équipes RH ainsi que les médecins du travail sont mobilisés pour gérer les situations particulières que nos salariés sont amenés à rencontrer et répondre à leurs interrogations", ajoute Orange. Un plan de continuité d'activité (PCA) a été défini en parallèle. Il concerne les équipes de supervision et d'exploitation réseau, de l'informatique, de la sécurité, mais aussi les équipes juridiques, le support technique ainsi que le personnel et le soutien technique au sein des data centers. Sont également concernés par ce PCA les services clients, les activités digitales, le provisioning des cartes prépayées, ainsi que les unités de facturation.

Enfin depuis l'annonce des mesures de confinement par le gouvernement, Orange recoure au télétravail pour ses salariés chaque fois que c'est possible, "c'est-à-dire dès lors que l'activité peut être réalisée à distance et que l'équipement nécessaire est disponible". Pour les techniciens intervenant dans les data centers et au sein des open space encore en fonctionnement, Orange respecte évidemment les mesures d'hygiène qui s'imposent. Depuis le début de la phase de confinement, le réseau d'Orange n'a souffert d'aucune panne.

Migration vers le cloud : quelle stratégie adopter ?

lun, 30/03/2020 - 14:01

Le rapport Netwrix 2019 sur la sécurité des données dans le cloud a notamment révélé que 65% des départements IT ne sont pas certains de migrer entièrement vers le cloud ou ne prévoient pas du tout de le faire. Si le cloud offre aux entreprises de nombreux avantages dans le cadre de leur activité, la stratégie qui s’y rapporte doit être étudiée avec soins en fonction des besoins.

Une approche 100% cloud, pas toujours la meilleure stratégie

Bien que le cloud favorise la flexibilité, l’innovation, la mise sur le marché plus rapide, la productivité des employés et la réduction des coûts, il ne s’agit pas d’une solution miracle qui apportera une tranquillité d’esprit absolue aux services IT ou à la direction. Le fait est que le remplacement des systèmes sur site par des technologies cloud est une tâche compliquée, et les avantages qui en découlent ne compensent pas toujours les coûts et les risques associés à la migration. Plus l’organisation est grande et ancienne, plus il sera difficile de transférer l’ensemble des processus opérationnels vers le cloud, et dans la plupart des cas, les entreprises n’ont pas réellement besoin de procéder à des changements aussi radicaux.

En effet, une transformation digitale peu réfléchie peut devenir un cauchemar pour l’organisation dans son ensemble. Par exemple, supposons que la direction souhaite migrer son système ERP sur site vers le cloud afin de réduire les coûts de maintenance et de renouvellement. Cette migration exigera un certain budget pour les consultants et demandera un temps considérable de la part de l’équipe IT. En outre, la transition pourrait occasionner des interruptions du système qui perturberaient les processus critiques dont l’ERP fait partie. Ces coûts et ces risques doivent donc être mesurés minutieusement et mis en balance avec les avantages d’un ERP dans le cloud.

Certains types d’entreprises bénéficieront davantage du 100% cloud

Les points de vue concernant le passage au 100% cloud varient selon la taille de l’entreprise. Les petites structures sont par exemple plus susceptibles d’envisager une migration complète dans les cinq ans. Le cloud permet en effet à ces entreprises de supprimer les dépenses d’investissement consacrées au matériel et aux centres de données sur site, et ainsi de tirer le meilleur parti de leurs ressources limitées, ce qui peut se révéler être un choix judicieux.

Les start-ups représentent quant à elle un cas particulier. Elles reposent souvent entièrement sur le cloud dès le départ, car les dépenses d’investissement sont minimes et les technologies du cloud peuvent facilement s’étendre à mesure que l’entreprise se développe rapidement. En outre, les applications sont accessibles en permanence depuis des appareils mobiles, ce qui facilite la collaboration et accroît la productivité, quel que soit le moment de la journée ou le lieu où se trouve l’employé. Une telle flexibilité est vitale pour une start-up qui lutte pour se faire une place sur le marché. Les entreprises les plus susceptibles de se doter à l’avenir d’une infrastructure intégralement dans le cloud seront donc très probablement les start-up actuelles qui sont nées dans le cloud.

Envisager le cloud-first avant le cloud-only

Si une approche basée intégralement sur le cloud n’est certainement pas adaptée aux besoins de tout le monde, Gartner affirme que plus de 75% des entreprises qui utilisent aujourd’hui des services de cloud ont adopté une stratégie cloud-first. Cette stratégie suppose que pour chaque nouveau projet IT, l’organisation envisage d’abord de le mettre en œuvre dans le cloud plutôt que sur site. Cependant, il faut éviter de transformer une approche cloud-first en une approche cloud-only ; les services IT ne doivent en effet pas faire fi des options sur site.

La promotion intensive des technologies du cloud par ses partisans et par une direction soucieuse de rationaliser les dépenses est une tendance risquée. Tout projet IT, y compris la migration vers le cloud, doit tenir compte des avantages que les entreprises peuvent en tirer, des risques auxquels elles peuvent être confrontées et du prix à payer. L’adoption d’une approche pragmatique au moment de décider de migrer des infrastructures, des données ou des processus opérationnels vers le cloud est capitale. Si le cloud est aujourd’hui l’un des piliers de l’environnement IT, il ne fait pas de miracle sans stratégie bien définie en fonction de la taille et des besoins de l’organisation.

L'importance de la visibilité dans les déploiements cloud

lun, 30/03/2020 - 13:53

Selon une étude de Forrester Consulting, 86% des entreprises ont adopté une stratégie multi-cloud, alors que 60% migrent ou ont déjà migré leurs applications les applications mission-critique vers le cloud public. Les déploiements multi-cloud attirent en effet les entreprises souhaitant optimiser leurs performances, être en avance dans l'innovation, réduire les coûts et améliorer la sécurité et le respect des réglementations.

Le réseau est devenu plus complexe, et la multitude d’applications et d’objets connectés qui y circulent ont rendu la gestion de sa performance et de sa sécurité plus difficile. L’arrivée de la virtualisation a en effet augmenté le flux de trafic Est-Ouest à l’opposé du flux traditionnel Nord-Sud, ce qui génère des problèmes de visibilité pour les services informatiques. Et à mesure que les workloads migrent vers le cloud, le trafic s’opacifie davantage et rend les outils de surveillance traditionnels moins efficaces, voire obsolètes.  

Au sein d’un réseau traditionnel, les informations circulent de manière linéaire du nord vers le sud et peuvent donc être observées facilement. Mais aujourd’hui, les appareils communiquent directement entre eux et créent des flux Est-Ouest (dites à plat). Les informations échangées n’ont ainsi pas nécessairement besoin de traverser le réseau dans sa totalité et leur surveillance en pâtit. Dans ce cas, il est alors important de fournir des solutions offrant une visibilité complète dans ce type d’environnements pluridimensionnels. Celles-ci peuvent collecter le trafic à partir de n’importe quel lieu de déploiement, qu’il s’agisse d’un cloud privé ou public. Dans l’espace virtuel, ces dispositifs fournissent une visibilité complète grâce à des logiciels qui gèrent les paquets de flux et les charges applicatives. Quant aux environnements physiques, d’autres logiciels convertissent les paquets de réseau de haute valeur en données intelligentes en temps réel, fournissant ainsi des informations exploitables pour les applications de garantie de service et de cybersécurité.

De plus, il est important de pouvoir faire confiance à une solution qui surveille le trafic sur le réseau et crée des métadonnées en temps réel, ce qui permettra de définir des indicateurs clés sur le rendement et les potentielles tentatives d’infiltration. Un mécanisme de collecte intégrera les informations générées sans avoir à les rationaliser. Il suffira en dernier lieu de les intégrer dans un contexte de services offrant alors aux utilisateurs une visibilité unifiée sur l’ensemble du réseau.

Définir un cadre commun

A mesure que les applications migrent vers des architectures de micro-services répartis dans des data centers ou dans les cloud publics ou privés, les interconnexions et les interdépendances deviennent plus difficiles à surveiller. Et cette complexité alourdit les responsabilités des services informatiques chargés d’assurer la performance et la sécurité des applications. Un cadre commun et centralisé s’avère donc crucial dans les environnements modernes.

En effet, lorsqu’on commence à recouper des données de natures différentes, il devient difficile de déterminer la source d’un problème. Tâche d’autant plus difficile pour les équipes IT qui ont davantage de responsabilités notamment au niveau de la gestion de la performance et de la sécurité des réseaux, qui eux-mêmes reposent sur des ensembles disparates de données. En revanche, s’il existe un tronc commun de données, la perspective s’améliore et la visibilité réseau n’en est que renforcée : la collecte centralisée de données permet de transmettre la bonne information aux personnes pertinentes et au moment adéquat. 

Utiliser les indicateurs pour bloquer les exfiltrations

En outre, les connaissances acquises peuvent également contribuer à améliorer la sécurité. En effet, la récolte des données des flux sur le réseau permet aux équipes IT d’établir une base de renseignements sur les menaces et de détecter plus rapidement les problèmes au sein du réseau. La seule façon de cibler les acteurs malveillants sur un réseau étant de continuellement surveiller celui-ci. De plus, afin de minimiser les risques liés aux problèmes de performance et de sécurité, il est impératif de savoir quelles données sont les plus sensibles afin d’empêcher les cybercriminels d’y accéder.

De plus en plus de fournisseurs de solutions matérielles adoptent de nouvelles stratégies qui répondent aux besoins en rapide évolution des entreprises. Ces approches se basent notamment sur des logiciels qui sont aujourd’hui la réponse la plus adaptée aux problèmes urgents auxquels les organisations sont confrontées en environnements de plus en plus complexes. En fin de compte, les logiciels prennent le dessus sur le marché de la visibilité réseau et de la cybersécurité pour répondre en temps et en heure aux besoins croissants des entreprises, séduites par les avantages des environnements cloud. Or, cela se fait souvent au détriment de la sécurité. Les cybercriminels agissent de plus en plus ouvertement et lancent des attaques très sophistiquées. La cybersécurité doit ainsi revêtir une importance stratégique de premier plan pour une entreprise, au regard de l’importance des activités qu’elle mène sur les réseaux et des informations sensibles qu’elle y stocke.

Le CEO, incarnation de la résilience des organisations en période de crise

lun, 30/03/2020 - 12:20

Winston Churchill le disait en ces termes  : "On considère le chef d'entreprise comme un homme à abattre ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char". A l'occasion de cette crise mondiale ayant des impacts humains, sanitaires et économiques très significatifs, signifions avec force la place centrale du dirigeant d'entreprise pour affronter cette tempête, organiser le plan de continuité des services et de son organisation, et aussi maintenir le lien social interne. 

La puissance de la tempête actuellement traversée est sans aucune commune mesure avec la crise de 2008. En effet, le Covid-19 bouleverse la vie des entreprises, atténue drastiquement leur visibilité économique et met en péril le lien organisationnel entre les collaborateurs. Dans ce contexte, le dirigeant doit tenir la barre de son navire et de son business. Et pour bien tenir cette barre, il est nécessaire de rappeler quelques fondamentaux. 

Mettre des mots sur les maux et dire la vérité 

Le premier défi fondamental est de garder sa lucidité pleine et entière. Le dirigeant doit avoir la pleine conscience de la situation rencontrée, et porter un discours de vérité, que celui-ci soit adressé à l'interne ou à l'externe. Il n'y aurait rien de pire en effet que de mettre la poussière sous le tapis, ou chercher à atténuer la réalité par des propos initiaux trop rassurants. Cela pourrait retarder la prise de conscience nécessaire et entraîner un"effet domino" destructeur. 

Le dirigeant doit oser mettre des mots clairs sur la situation rencontrée d'une part en ne travestissant pas la réalité et d'autre part il doit avoir le courage d'énoncer des termes tels que "crise", "danger", "enjeu" ou encore"cash burn". Premier enseignement, c'est bien la transparence sans fard du Capitaine / Dirigeant qui pose les bases de cette traversée de crise. 

La gestion du temps, des émotions et la prise de décision 

Dans ce type de situation, le temps fait indiscutablement partie de l'équation. Alors qu'en temps normal, il est d'usage de bien peser le pour et le contre avant de décider ; en temps de crise, le dirigeant d'entreprise doit être en mesure de décider dans une situation "d'asymétrie informationnelle" c'est à dire sans avoir toutes les cartes en mains ni avoir une totale visibilité sur l'évolution future de la situation. Cela amène à être capable de prendre des décisions en temps court, les bonnes décisions… Car ne pas décider, c'est prendre le risque quasi certain d'amplifier le danger. Il convient de fixer un cap et le garder quoi qu'il en coûte, tout en adaptant le chemin pour y arriver. 

Dans ce domaine, c'est l'expérience passée du dirigeant qui est clé. Certes, aucune crise ne ressemble réellement à une autre crise et le contexte est aussi différent. Malgré tout, le fait d'avoir affronté de nombreuses crises dans sa carrière, que celles-ci aient été financières, médiatiques ou encore sociales, permet au Dirigeant d'acquérir un savoir-faire, une méthode, afin d'avancer stratégiquement ses pions au regard de l'évolution permanente du contexte. 

Cette gestion du temps, et du process de décision associé, doit être menée de front avec la gestion de ses propres émotions. Le Dirigeant reste un homme ou une femme, qui a aussi des émotions et il doit se connaître et bien les contrôler : il doit faire attention aux décharges d'adrénaline susceptibles de conduire à des prises de décisions hâtives et pas forcément adaptées. Le dirigeant doit impérativement garder son sang-froid : pas d'affolement ni de stress supplémentaire par rapport aux événements. Il doit être un diffuseur de sérénité et de calme, car ajouter de l'excitation au danger ne fait pas pour autant disparaître le danger … 

L'humain et le collectif au centre du jeu 

Lorsqu'une crise survient, et c'est d'autant plus vrai avec cette crise, la tentation pour le dirigeant de se bunkeriser peut être grande. Fatale erreur ! Dans ce type de situation, rien ne se fait seul et le collectif est plus que jamais au centre du jeu : déléguer, faire confiance et maintenir le lien est plus que jamais indispensable. Il faut avoir une équipe mobilisée, soudée qui fonctionne en confiance. 

Communiquer régulièrement auprès de l'ensemble de ses publics peut enfin paraître comme contre-intuitif dans cette configuration mais c'est néanmoins vital : le dialogue doit être maintenu au quotidien avec l'ensemble des collaborateurs. Le dirigeant doit utiliser tous les canaux de communication internes et externes afin d'informer les parties prenantes (équipes, banquier, conseils, Etat, clients, fournisseurs, etc…) de ce qui est fait au Moment M et de l'évolution de son entreprise, de son organisation et des mesures prises pour préserver l'activité et la santé des collaborateurs, pendant cette période complexe. 

Être dans le présent, et pas (tout de suite) dans l'après  

En conclusion, ce serait une erreur d'envisager dès à présent l'après-crise, un peu comme on espérerait la victoire sans faire la guerre, pour reprendre le terme utilisé actuellement. Bien évidemment, scénariser cet après qui viendra un jour est capital. Mais mettre de l'énergie aujourd'hui sur la sortie de crise n'est pas opportun, car on ne doit pas être dans le déni et envisager l'après au risque de se laisser déborder et détruire par le présent : nul n'en connait l'issue ou la temporalité. Pendant la crise, le dirigeant doit être dans l'instant,"ici" et"maintenant". L'objectif prioritaire est de piloter la crise et d'avoir un scénario de sortie de crise. Il y a un temps pour chaque chose et le dirigeant doit piloter l'entreprise au quotidien et garder le cap d'une main ferme. 

 

Journal du confinement : le temps du bilan

lun, 30/03/2020 - 12:13

Aujourd’hui, épuré du superflu et même de l’essentiel la liberté de mouvement, il est temps de réfléchir à soi. Êtes-vous heureux dans votre travail ? Si vous ne l’êtes pas, pourquoi avoir fait ces choix ? Est-ce des choix familiaux ? Sociaux ? De fonction ? Avez-vous pris le temps de comprendre votre passion ? Ou vos idéaux ? Vous êtes-vous déjà posé la question : qu’est-ce que j’aimerais réaliser dans ma vie professionnel ?

Cherchez vos réponses dans l’idéal que vous avez de la vie

Souvent les choix professionnels sont conditionnés par l’entourage tant scolaire que familial. Une vocation telle qu’elle soit existe en chacun d’entre nous, mais pour la découvrir il faut chercher à ouvrir ses portes intérieures. Malheureusement le monde scolaire ne nous y pousse pas vraiment et on se retrouve souvent dans des secteurs qui se sont présenté à nous selon l’environnement, le contexte scolaire, et les blocages parfois intérieur qui façonne le rapport au travail. 

Les aspirations et la vocation demandent du temps et un effort pour vraiment comprendre de quoi vous seriez fier à 90 ans lorsque vous vous retournerez sur votre route. La fonction est un costume éphémère, ce qu’on y fait, ce qu'on y gagne, et l'apprentissage qui en ressort est une partie de soi absolu. Il est donc important de connecter son parcours professionnel à un idéal de soi, de la vie et de son chemin.  Et d’y croire.

Si votre but est d’aider, vous êtes au bon endroit lorsque vous évoluez dans le secteur social. Si votre but est de participer à l’économie de votre pays, d'un secteur, ou d'entrepreneur alors la finance  peut être aussi le bon secteur pour vous. Mais si vous n’êtes pas au clair avec "pourquoi" je fais ce travail et "vers quoi je vais", vous risquez régulièrement de ne plus trouver le sens de votre travail. Alors même que cela pourrait être le bon secteur pour vous, alors même que la prochaine étape pourrait se construire facilement si vous preniez juste le temps de mieux vous écouter, vous comprendre, et chercher à rejoindre vos vraies aspirations. Car parfois, on peut construire toute une route professionnel par évitement de ce qui nous fait peur, manque d'estime de soi, ou problématique de vie non réglé. Si vous vous en débarrassiez, imaginez les hauteurs que vous pourriez atteindre...

N’acceptez aucune limite

Être passionné par la politique mais ne jamais se lancer par impression que l’on aurait rien à y apporter, se limité dans l’écriture, car on à cette petite voix négative qui dit "Quelle différence entre ce que toi tu dis et un autre", chercher constamment la promotion au lieu de chercher sa passion, savoir que l’on a en soi le gout du droit mais par peur de tout recommencer on reste dans un secteur qui n’est plus une passion….toutes ces trajectoires de vie, ces pensées et ce rapport au monde est biaisé par des peurs, névroses et limites inconscientes que vous vous mettez. 

Votre histoire mais aussi l’Histoire qui vous a structuré définit un périmètre de perception. On se voit comme on arrive à se percevoir et parfois l’image n’est pas positive car elle est prisonnière d’anciens traumas, sensations d’échec, manque de valorisation, vie qui se construit à l’ombre de ce qu’on aurait voulu être, sans faire le pas de devenir ce que l’on à en soi.

Les premières limites sont donc intérieur tout comme leur clef. Plus vous avancez en compréhension de votre être, mieux vous serez à même de décider la suite de votre parcours. Toute décision qui vient d’une impression de ne pas être à la hauteur, d’insécurité, ou de peur est une décision qui ne se base par sur la réalité, mais sur l’imaginaire. Et l’imaginaire est bien plus peuplé de démons que le réel. 

Se comprendre, lutter, décider et devenir et un chemin que nous devons tous prendre sur notre route professionnelle. Les limites n’existent que pour ceux qui y croient. En témoignent les nombreuses histoires d’hommes et de femmes qui ont pris leur place dans la société à partir de leur vocation.

Houseparty : comment télécharger et utiliser le chat vidéo entre amis

lun, 30/03/2020 - 12:02
Sommaire

Houseparty est une application permettant de réunir jusqu'à 8 personnes dans un chat vidéo qui propose plusieurs fonctionnalités ludiques, notamment des jeux. Le service a été lancé en 2016 par Sima Sistani et Ben Rubin (également fondateur de Meerkat). Après une levée de fonds de 52 millions de dollars en décembre 2016, le service a été racheté par le studio Epic Games, qui édite le jeu-vidéo Fortnite, en juin 2019. Houseparty est devenu, à la faveur du confinement, l'un des services les plus populaires de France, les utilisateurs s'y réunissant pour organiser des apéros virtuels notamment. L'application était la troisième la plus téléchargée en France sur IOS, le 29 mars, selon le service AppAnnie. Un succès directement en lien avec le confinement mis en place pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Houseparty : télécharger

Houseparty est un service de chat vidéo à plusieurs disponible sur ordinateur (PC ou Mac) et sur smartphone. Le service est d'abord proposé via une application mobile à télécharger sur l'App Store et sur le Google Play Store. Il est également accessible, en beta, depuis Chrome et MacOS.

Houseparty : connexion

Pour utiliser Houseparty, il faut vous connecter. En l'occurrence choisir un nom d'utilisateur ou un pseudonyme, renseigner un email et un mot de passe. Passé cette étape, l'application vous demande de communiquer votre numéro de téléphone, pour vous envoyer un code de vérification, qu'il vous faudra renseigner.

Houseparty : comment l'utiliser

Houseparty est une application proposée, pour l'instant, en anglais uniquement. Le service permet d'ajouter des amis, de lancer des chats vidéos et jouer à des jeux. L'application s'appuie, à l'image de Snapchat, sur une expérience utilisateur plutôt ésotérique, pas évidente à comprendre pour les nouveaux utilisateurs. Voici quelques conseils pour la prendre en main, étape par étape.

  • Ajouter des amis

Vous pouvez ajouter des amis directement en tapant leur nom ou en important leurs coordonnées depuis le carnet de contacts de votre smartphone ou votre liste d'amis Facebook, si vous vous êtes connecté via votre compte social.

  • Lancer un chat vidéo
Houseparty permet d'inviter ses amis à jouer à des jeux. © Houseparty

Pour lancer un chat vidéo avec vos amis, rien de plus simple, il vous suffit d'appuyer sur l'icône "+" en haut à droite de votre écran, puis de sélectionner les amis que vous désirez inviter à votre chat vidéo. Dernière étape : cliquer sur le bouton jaune en bas de la fenêtre, intitulé "Invite to the room" ("Inviter à la salle", en français). C'est à ce moment qu'apparaîtront autant de vignettes que de personnes que vous avez invitées.

  • Jouer à des jeux

L'un des gros avantages de Houseparty, comparé à des services comme Skype, Whatsapp ou Zoom, est qu'il permet de jouer à des jeux en même que vous discutez avec vos amis. Pour lancer l'un d'entre eux, il vous suffit de cliquer sur l'icône située en haut à droite de votre écran. Parmi les jeux proposés, citons Trivia, un quizz de culture générale, Heads Up, un jeu de devinettes, Chips and Guac, un jeu où vous devez faire deviner à vos amis ce que vous pensez en temps réel et Quick Draw, sorte de Pictionary.

  • Activer le mode privé

Vous pouvez décider de rendre votre profil privé, de façon à n'être accessible qu'aux personnes que vous avez choisies. Il vous suffit, pour cela, d'appuyer sur le smiley en haut à gauche de votre écran puis sur la roue crantée rouge située à gauche de "Friends" ("amis", en anglais). Sous votre profil, vous pouvez activer le mode privé, en appuyant sur l'onglet "Private mode" (mode privé) et gérer les autorisations en appuyant sur celui qui est nommé "Permissions". Lorsque vous choisissez le mode privé, le cadenas situé en bas de votre écran principal sera en permanence fermé.

Houseparty : payant ou gratuit ?

Houseparty est un service gratuit qui n'a, pour l'instant, aucun levier de monétisation. Le service pourrait, dans les semaines qui viennent, recourir à la publicité ou à des fonctionnalités payantes (pour upgrader l'expérience) et commencer à gagner de l'argent.

Houseparty : données personnelles

Pour une utilisation optimale de Houseparty, il est la plupart du temps indispensable de laisser l'application puiser dans le carnet de contacts de votre smartphone et de votre liste d'amis Facebook. L'application récupère également, à l'instar de beaucoup de ses concurrents, l'adresse IP de l'utilisateur, le numéro IMEI de son appareil, le nom de son opérateur ou encore les photos qu'il y affiche. Plus inhabituel, l'application récolte aussi le contenu des conversations, qui ne sont donc pas cryptées. C'est d'autant plus inquiétant que le service explique être "libre d'utiliser le contenu de toutes les communications passées via ses services, dont toute idée, invention ou concept".

L'après coronavirus : la généralisation du télétravail ?

lun, 30/03/2020 - 11:59
Une organisation de travail en plein essor

Autrefois concentré sur des secteurs d’activités précis comme l’informatique ou le conseil, le télétravail devient un véritable projet organisationnel inscrit dans les stratégies entrepreneuriales. Son développement a été permis par les technologies de l'information et de la communication (Internet, téléphonie mobile, fax…) puis encouragé par le "haut-débit" de la fibre optique.

D’après le rapport "Working anytime, anywhere : the effects on the world of work" de l’agence Eurofound, la fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail, 17% de la population active européenne pratiquait le télétravail à domicile et mobile en 2015.

Le télétravail concerne une large palette de travailleurs, regroupant tant des salariés d’entreprises ou associations, que des prestataires indépendants de services. Selon les cas, il peut s’effectuer depuis un télécentre, un bureau satellite ou de manière nomade.

Une liberté de travail productive, même en temps de crise

Une étude menée par la chaire de recherche du Canada sur les enjeux socio-organisationnels de l’économie du savoir intitulée "télétravail : ses impacts sur l’organisation du travail des femmes et la conciliation emploi-famille", révèle que la flexibilité offerte par le télétravail réduirait l’absentéisme et les retards, en particulier en cas de bouchons, de grèves ou de pandémies. 

Le recours massif au télétravail dans la crise du covid-19 conforte largement l’étude. Aucune autre solution ne répond à la fois aux besoins économiques des salariés et à ceux des entreprises. Le chômage partiel ou le droit de retrait représentent pour les entreprises un arrêt net de leur activité. 

Hors temps de crise, le télétravail s’inscrit dans une démarche prometteuse de responsabilisation et d’autonomisation des salariés. Il offre aux travailleurs une souplesse d’organisation profitable à leur efficience. En effet, travailler à son rythme, selon ses horaires, dans un environnement choisi augmente le bien-être au travail. Or il n’est plus à démontrer que le bien-être est corrélé aux performances globales des travailleurs, tant en termes de productivité qu’en terme d’innovation.

La confiance au cœur de la dynamique de performance

Pendant cette crise du covid-19, on observe deux tendances diamétralement opposées des entreprises vis-à-vis du télétravail. Lorsqu’il est possible, les unes ont très rapidement réorienté leurs activités vers le télétravail. Au contraire d’autres résistent en bloc, même au prix de la sécurité des employés, suscitant de nombreux litiges.

Ces tendances sont révélatrices d’une réticence des employeurs vis-à-vis du télétravail. Mais contrairement à ce que certaines entreprises prétendent pour justifier le management irresponsable de leurs ressources humaines en ces temps de crise, la logistique technique (mise en réseau, matériel informatique) n'est pas un problème.

L’Observatoire de la Parentalité en Entreprise (OPE) place à la tête de la liste des réticences des employeurs au télétravail la perte de contrôle managériale. Cette situation montre un manque patent de confiance des employeurs envers leurs employés à se responsabiliser et à effectuer en autonomie le travail demandé.

Le télétravail après le coronavirus ?

Le télétravail fait sortir les employeurs de leur zone de confort en questionnant la conception paternaliste de la culture d'entreprise. Au-delà d’être une preuve d’intelligence évidente dans la crise du coronavirus, l’adaptabilité est une qualité managériale primordiale dans une économie où la compétitivité se joue de plus en plus sur l’innovation.

Mais le télétravailleur aussi devra faire preuve d’adaptabilité face au décloisonnement de la vie privée et de la vie professionnelle. En effaçant le repère symbolique du lieu de travail, le télétravail peut être une source d’anxiété. Le travail étant le principal levier d’intégration sociale, c’est aussi le problème de la solitude auquel les télétravailleurs pourraient se confronter.

Dans le mouvement de la crise sanitaire, les législations devront continuer de lever les flous juridiques qui encadrent le télétravail, en termes d’horaires ou d’accident du travail par exemple. De même, cette nouvelle organisation s’accompagnera aussi de nouvelles questions. Si les entreprises participent déjà aux frais de transport des salariés, peut-on par exemple envisager une participation des entreprises aux frais des logements qui deviendraient alors des "bureaux" ? 

Les quatre étapes du parcours talent dans l'entreprise

lun, 30/03/2020 - 11:57

La première étape du parcours du talent dans l’entreprise va de la prise de contact au recrutement. Il faut dès ce moment attirer et engager les recrues potentielles, en identifiant et optimisant tous les points de contact.  

Une enquête menée auprès de plus de 100 professionnels de l'acquisition de talents dans la région EMEA en collaboration avec les experts en technologies RH Matt Alder et Mervyn Dinnen, nous a permis de déterminer les quatre points de contact clés pour fournir une expérience candidat positive. Ils déterminent si les candidats resteront engagés dans le processus de recrutement, s'ils bénéficieront d'une expérience globale positive et si leur carrière dans l’entreprise sera fructueuse ou non.  

1. Travailler l’image de marque 

La première impression donnée par l’entreprise est très importante. Pour que celle-ci soit positive, l’entreprise doit mettre en œuvre une stratégie visant à améliorer son image de marque auprès des candidats actifs et passifs, car il s’agit du premier point de contact dans l’expérience candidat.  

Or selon nos recherches, 38% des organisations classent leur propre expérience de marque employeur "mauvaise" à très mauvaise ». En effet, les entreprises ont moins le contrôle qu’avant sur la façon dont elles sont présentées, notamment via les réseaux sociaux. Les candidats sont également devenus de plus en plus sceptiques quant à la légitimité de la proposition de valeur faite par un employeur. Par conséquent, pour promouvoir une marque employeur authentique et positive, il est important que les organisations s’appuient sur leurs employés et anciens employés pour défendre leurs intérêts.   

Cette communauté acquise peut générer et partager du contenu positif pour l’entreprise, qui sera vu comme authentique et fiable par les talents et le grand public.  

2. Maintenir l’engagement pendant le processus de recrutement 

Une fois le candidat potentiel séduit par la marque employeur, il prend contact avec l’entreprise et commence le processus de candidature. Pour cela, l’entreprise doit diffuser ses offres d’emploi sur des sites spécialisés, faire part de ses besoins sur son propre site et disposer d’une explication claire du processus de recrutement. C’est la façon dont l’employeur engage les candidats passifs – qui sont intéressés, mais pas encore engagés dans un processus de recrutement – qui fait ici la différence.  

Notre étude a montré qu’il était relativement courant que seulement un tiers des personnes visitant les pages dédiées au recrutement aillent jusqu’à déposer une candidature. Cela veut dire que les deux tiers des visiteurs hésitent puis abandonnent. La mise en place de plateformes de gestion des relations avec les candidats vient ici faciliter le recrutement en saisissant des données et en soutenant activement les candidats potentiels dans le processus de recrutement.  

3. Evaluer… et être évalué par le candidat 

Le troisième point de contact du candidat se situe au cœur même du processus de recrutement. À cette étape du processus, les candidats ont déjà rencontré les personnes qui décideront de leur embauche. C'est à ce stade que les organisations commencent à évaluer les candidats et à donner un feedback à leurs candidats. Mais quelle que soit la décision prise, la création d'une véritable relation avec vos candidats fait toute la différence dans leur perception de leur expérience. 

84% des répondants à notre étude estiment que l’expérience offerte lors de l’entretien était bonne, mais qu’ils ont des difficultés pour faire un retour sur les candidats, particulièrement lorsqu’ils ne sont pas retenus. C’est un véritable problème car les candidats disent régulièrement que le manque de feedback crée une expérience négative. L’une des options offertes par les nouvelles technologies est d’utiliser une solution de gamification comportant une étude comportementale, qui permet de filtrer un volume élevé de candidatures tout en offrant aux candidats les résultats de l’étude. C'est une façon de fournir un feedback personnalisé transparent aux candidats à grande échelle, et de dégager du temps pour que les recruteurs en passent davantage avec les talents les plus prometteurs.  

4. Intégrer avec une perspective à long terme 

L’intégration de la nouvelle recrue ne doit plus être vue comme un processus administratif, mais comme la quatrième et dernière étape de l’expérience candidat. Les managers doivent disposer d’une boite à outils d’intégration pour accompagner efficacement le nouveau membre de leur équipe et fixer des objectifs d’efficacité et de perfectionnement. L’expérience candidat se mue alors dans l’expérience employé.  

Les activités d’intégration doivent commencer une semaine ou deux avant la date d'entrée en fonction d'un nouvel employé et peuvent même se prolonger au-delà de la première année d'emploi du nouvel employé dans l'organisation, selon sa fonction. Mais, et c’est contre-intuitif, l’intégration peut aussi se préparer lors de la démission d’un employé.  

Au fur et à mesure que la "gig economy" se développe, il y a de plus en plus de possibilités de réembaucher les personnes qui quittent l'entreprise en tant que freelancers notamment. Lors de leurs expériences à l’extérieur de l’entreprise, ils peuvent acquérir des compétences précieuses pour leurs prochains rôles et sont plus susceptibles d'envisager de revenir s'ils ont été bien traités lors de leur démission. Le processus de recrutement est un cycle sans fin de marketing et d'image de marque, d'engagement et d'établissement de relations, de feedbacks et d'intégration. Les entreprises doivent en être conscientes et montrer leurs valeurs par l’exemple à chaque instant.  

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