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Mis à jour : il y a 31 min 20 sec

L'expérience client à l'ère du numérique

mar, 31/03/2020 - 18:54

Le développement et la croissance d’une entreprise reposent en grande partie sur la qualité de la relation et de l’expérience client qu’elle va délivrer sur la durée. Une étude de Gartner a révélé que l'expérience client est " l’axe de développement le plus pressant pour les spécialistes du marketing " et qu'elle sera à la tête des dépenses d'innovation dans les prochaines années. En effet, dans cette même étude, on constate que 89 % des entreprises s'attendent à livrer une rude bataille principalement sur la champ de l'expérience client, comparativement à 34 % seulement il y a quelques années.

La prise de conscience des entreprises est très récente, et s’est faite sous l’impulsion des réseaux sociaux et des plaintes en ligne. L’exemple de United Airlines en 2017, est significatif : la compagnie aérienne a connu une crise de son image de marque, perdant ainsi 1,4 milliard de dollars en valeur et ce, pratiquement du jour au lendemain lorsque la mauvaise expérience d'un passager est devenue virale sur les plateformes sociales.

Comment établir des relations durables avec le consommateur ? 

L’avènement des technologies dans l’expérience client a ouvert un canal direct aux consommateurs, éliminant ainsi les intermédiaires. Aujourd’hui, les marques communiquent directement auprès des consommateurs et se doivent de créer des contenus convaincants pour ces derniers en fournissant des informations qualitatives et cohérentes selon les canaux de vente.

Dès lors, l’expérience client omnicanal doit être irréprochable. Le manque de contenu précis et à jour peut par exemple avoir un impact négatif significatif sur la façon dont une entreprise est perçue par un client. Un rapport de Forbes Insights  indique que la qualité des données est l'un des aspects les plus importants dans la confiance que les utilisateurs accordent à leurs fournisseurs. Par conséquent, la qualité des données et leur cohérence ont une incidence sur la perception du client.

Comment créer un contenu persuasif

Bien que l'automatisation de l'organisation, de la gestion et de la publication des informations produit (PIM) et des ressources multimédia (DAM) soient fondamentales, le PXM (Product Experience Management) fournit le contenu produit dans un contexte basé sur le canal, le lieu et le besoin des clients, indépendamment de leur typologie ou de leur localisation.

Le PXM est essentiel à la création d'une identité de marque et d'un lien émotionnel avec les clients potentiels mais aussi les clients réguliers. Les entreprises offrent une expérience produit convaincante en fournissant un contenu complet et précis à tout moment, publiant des informations en temps réel et s’adaptant aux attentes clients. En effet, dans la tendance mobile first, le consommateur s’attend à une expérience riche sur son téléphone à l’instar des lieux physiques. De plus, il veut une information rapide et qualitative. Bien que l'expérience d'achat puisse être différente entre les achats effectués en magasin et ceux effectués en ligne, le besoin d'informations cohérentes et pertinentes demeure une exigence universelle. Il est nécessaire de rappeler que le temps moyen des consommateurs sur un site web est de 20 secondes, selon une étude du groupe Nielsen Norman. Cela signifie qu’il va falloir attirer leur attention et communiquer clairement sur le produit dans les 10 premières secondes, au risque de perdre la vente. Pour cela, il faut absolument éviter les descriptions trop riches et non personnalisées. L’essentiel réside alors dans la créativité, la simplicité, l’interactivité et la personnalisation afin d’effectuer la vente.

Enfin et surtout, la stratégie SEO ne doit pas être négligée. Lorsqu’il s’agit de créer des descriptions de produits, il est impératif d’utiliser des mots-clés que les consommateurs emploient régulièrement pour effectuer des recherches. C’est alors que la gestion de l'information sur les produits (PIM)  permet de créer des descriptions de produits convaincantes, pertinentes, riches et attrayantes, qui permettront de convertir le prospect en client.

Au-delà de la vente unique, il est primordial de garder en tête que le but ultime est de faire des clients des défenseurs acharnés d'une marque. La fidélité à la marque est maintenant le point de mire de l'engagement, plutôt que les stratégies de marketing one shot. La mise en place de solutions PIM, DAM et PXM sont alors bénéfiques pour toutes les marques, et bientôt indispensables…

Marketplaces : quand profusion rime avec confusion

mar, 31/03/2020 - 18:49

Une marketplace, ou « place de marché », est une plateforme de mise en relation entre acheteurs et vendeurs. Les pionniers du marché, jouant uniquement le rôle de plateforme (eBay, Leboncoin, Priceminister/Rakuten) ont peu à peu été imités par les grands retailers (Amazon, Fnac, Cdiscount) qui, en ouvrant une marketplace sur leur propre site, voit l’opportunité d'accroître leur inventaire de façon exponentielle. Plus récemment, le concept s’est étendu aux distributeurs de toute catégorie (Zalando, Galeries Lafayette, Auchan). L’état du marché est donc celui d’une grande quantité de plateformes, sur lesquelles se trouve une quantité plus grande encore de vendeurs.

Une offre pléthorique

La première source de richesse – et de complexité – des marketplaces provient de cette profusion de vendeurs. Issus de tous pays, avec des stocks souvent anarchiques (voire pas de stocks dans le cas des drop-shippers, qui travaillent avec des réseaux de fournisseurs), les vendeurs multiplient leur présence sur les marketplaces, en faisant parfois varier leurs prix en fonction des plateformes. Une partie du processus de vente est gérée par les vendeurs eux-mêmes, ce qui comprend donc inévitablement une prise de risque. À ce titre, les plateformes exigent de mettre un certain nombre d’informations à disposition des consommateurs, à la fois sur le vendeur et sur ses produits.

Mais ces informations ne sont pas toujours suffisantes pour juger de sa fiabilité. Les acheteurs, qui n’ont que rarement des contacts directs avec les vendeurs, peuvent ainsi se trouver confrontés à certains problèmes. Par exemple, des problèmes de compatibilité des produits, en fonction des zones géographiques dont ils proviennent, et auxquelles ils sont destinés. Les problèmes peuvent également concerner des coûts cachés, notamment liés aux frais de douane. Plus généralement, ceux-ci surviennent en cas de litige entre le vendeur et l’acheteur. Dans ce cas-ci, l’implication de la marketplace est importante.

L’implication des marketplaces dans la transaction

Si ces risques existent, ils sont en effet limités par le niveau de contrôle et d’implication de la marketplace au cours de la transaction. L’intermédiation de la plateforme va, à ce titre, constituer une donnée rassurante pour les consommateurs. Le niveau d’implication des marketplaces varie et peut comprendre le contrôle sur les vendeurs, sur les informations fournies sur les produits ou la régulation de certaines pratiques commerciales (comme la vente à perte). Dans certains cas, les plateformes assurent aussi une intermédiation de paiement lors de la transaction, avec la retenue de l’argent jusqu’à l'expédition de la commande. Dans le cas des marketplaces les plus impliquées, celles-ci se chargent même de l’expédition des commandes. Enfin, la plupart assurent un service de règlement amiable des litiges.

Au-delà de l'implication des plateformes, un autre élément important à prendre en compte pour limiter la prise de risque est la notation des autres consommateurs. Présente sur toutes les marketplaces, cette notation répond à des critères souvent détaillés (par exemple le temps de livraison, le niveau d'informations fournies, le service après-vente) et instaure une régulation globale du rapport entre vendeurs et acheteurs sur la plateforme.

L’impact écologique de la profusion

Outre la grande profusion de choix et l’accès à des produits de niche, les marketplaces offrent un avantage principal, et de taille, aux consommateurs : des prix très avantageux. En permettant aux vendeurs d’optimiser leurs flux d’achat, d’approvisionnement, de stockage et de livraison, les marketplaces leur permettent en effet de réduire leurs coûts.

Cependant, cette réduction des prix, qui séduit tant de consommateurs et explique le succès des marketplaces, n’est pas sans conséquences économiques et sociales. Des produits rares et disponibles immédiatement impliquent des vendeurs extra-nationaux, qui ne paient pas toujours leurs taxes en France (en dessous d’un certain chiffre d’affaires). La vérification des conditions de production des produits est, de plus, pratiquement impossible. Enfin, un reproche majeur fait aux marketplaces est l’augmentation des expéditions polluantes qu’elles entraînent, avec des schémas parfois ubuesques de minuscules colis transitant d’un bout à l’autre du globe.

Ces conséquences valent-elles la simplicité et les économies réalisées ? Il revient au consommateur d’en juger. Malgré les informations fournies par le vendeur, un flou persiste autour de sa fiabilité ; il est donc essentiel que la marketplace soit impliquée dans la transaction. Mais, plus encore, il faut que les consommateurs fassent des choix réfléchis. En définitive, ils sont responsables de leurs choix, et plus ils se renseigneront en amont d’un achat, plus ils auront de chance de prendre la bonne décision, et donc d’éviter une déconvenue ultérieure.

Le commerce phygital : Un phénomène disruptif dans le domaine du retail pour les points de vente physiques

mar, 31/03/2020 - 18:45

Aujourd’hui, les retailers font face à une érosion de leur chiffre d’affaires qui les condamne à fermer ou à passer par un plan de sauvegarde. Une situation qui engendre une perte importante d’emplois et une désertification des centres-villes et des centres commerciaux. Une situation qui pose une nouvelle problématique pour tout le secteur : quel modèle économique pour demain ? Mis à mal par des coûts importants liés à la structure physique des magasins et la concurrence du e-commerce qui gagne chaque jour plus de terrain, le retail fait également face à un nouveau modèle de consommation qui s’accélère.

Dorénavant, les consommateurs sont de plus en plus impatients et ont une exigence prioritaire : qu’on ne leur dise plus non au moment de l’achat. Un phénomène amplifié par le développement des pures players et l’accès à tous les produits à portée de doigt grâce aux outils digitaux, car même si les commerçants d’aujourd’hui possèdent pour la plupart une plateforme de commande en ligne, ils n’ont pas la visibilité des e-commerçants.

Malgré tout, les clients restent fidèles aux magasins et attachent beaucoup d’importance au conseil et à l’expertise des vendeurs. Même avec la chute annoncée du retail, on observe encore qu’un achat sur deux est réalisé en commerce physique. Un attachement renforcé par les habitudes de consommation des Millenials, désireux de retrouver une expérience authentique au-delà de l’acte d’achat. Ils sont en quête d’un équilibre entre la multitude de choix disponible en ligne et un retour à un contact plus humain. Un mode de consommation sur lequel se positionne le phygital pour redonner aux magasins physiques une force de vente aussi développée que celle des pure-players tout en diminuant leurs coûts.

Le phygital révolutionne l’expérience client en magasin

Le retail doit renaître de ses cendres par le phygital. Cela passe par une efficience accrue de ces points de ventes, en offrant des solutions de merchandising optimisées. L’offre phygital doit se coupler à l’offre physique, en se focalisant par exemple sur les produits trop volumineux à présenter en magasin. 

En présentant par exemple les produits les plus volumineux et coûteux à mettre en avant physiquement. Toutefois, les retailers ne doivent pas non plus tomber dans la caricature et se transformer en showroom. Le magasin doit rester un écrin d’accueil des clients tout en développant encore plus l’offre en magasin. Ce doit être un mélange d’offre réelle et virtuelle. 

Un compromis idéal pour les nouvelles enseignes qui se développent en centre-ville. Plus petit, ces commerces doivent optimiser leur espace d’exposition, en s'accommodant d’une surface de stockage limitée. Avec le phygital, ils repoussent les murs de leur enseigne et ont la possibilité de proposer une multitude de produits à leurs clients.

Pour les retailers, c’est aussi un moyen de développer leur offre de conseil en magasin et d’accélérer le processus d’achat, avec des outils dédiés aux équipes de vente. Grâce à des devices qui accompagnent les vendeurs dans leur démarche de conseil, ceux-ci ont accès à des informations en direct pour répondre au plus vite à la demande des clients. Des supports qui permettent aussi de commander le produit directement avec le consommateur, pour ensuite le livrer chez lui. Une manière de s’affranchir des contraintes de stockage du modèle traditionnel du retail. Il n’y a donc plus aucune frustration à l’achat : tous les produits sont visibles et disponibles en magasin. Avec le phygital, les retailers ne peuvent plus dire non à la demande.

Le coronavirus grippe l'investissement dans les start-up

mar, 31/03/2020 - 17:20

Chez les fonds d'investissement, l'heure est au sauvetage, pas à la prospection. Comme le montre notre baromètre mensuel des levées de fonds, l'investissement dans les start-up est en baisse de 65% en mars, sur an un an comme sur un mois. En partie parce que des start-up ont retardé leurs annonces face à l'omniprésence prise par le coronavirus dans les médias. Il devrait s'effondrer davantage en avril, premier mois pleinement impacté par la crise économique provoquée par le coronavirus. La raison : les fonds d'investissement en capital-risque (VC) passent en mode défensif. Ils diminuent leurs investissements dans de nouvelles sociétés pour se concentrer sur le soutien aux start-up déjà dans leur portefeuille. Du moins pour celles qui peuvent ou méritent d'être sauvées.

"En temps normal, nous passons entre un quart et un tiers de notre temps sur le portefeuille existant et le reste sur de nouvelles opérations. Aujourd'hui, c'est l'inverse", résume Jean de La Rochebrochard, partner chez Kima Ventures, un fonds dédié à l'investissement de la fortune de Xavier Niel dans les start-up. Face à l'effondrement de leur chiffre d'affaires, certaines start-up ont besoin de réaliser un bridge, une opération de refinancement qui leur permettra de tenir jusqu'à leur prochaine levée de fonds.

Risques accrus

L'investisseur analyse la situation des start-up du portefeuille de Kima en quartiles. "Le premier regroupe les entreprises avec de bons fondamentaux et beaucoup de cash en banque, le second des start-up avec d'aussi bons fondamentaux, mais qui arrivent en fin de financement. Le troisième inclut des boîtes avec des fondamentaux passables qu'on peut refinancer à condition d'une réduction de la voilure. Le quatrième est celui des entreprises en très mauvaise posture, et qui l'auraient été un jour ou l'autre sans le coronavirus." Il est probable que les sociétés de ce dernier quartile ne soient pas refinancées, reconnaît-il.

Les investisseurs devront faire des choix et peser les risques supplémentaires que les entreprises de leur portefeuille leur demandent de prendre, explique un investisseur chez un grand VC français qui souhaite rester anonyme. "Quand vous participez à une levée de fonds en tant qu'actionnaire historique, vous remettez au pot pour éviter de vous faire diluer et cherchez de nouveaux entrants. Mais si vous n'en trouvez pas, est-ce que vous voulez prendre le risque de soutenir l'entreprise tout seul ?".

"Les valorisations des start-up vont baisser"

Des arbitrages dont s'inquiète Bpifrance, la banque publique d'investissements, qui distribue prêts, subventions, et fonds en capital aux start-up françaises. "Les fonds seront obligés de mettre plus d'argent dans leurs pépites. Mais nous n'avons pas envie qu'ils abandonnent d'autres start-up qui ont du potentiel, sans toutefois être les plus porteuses", précise Paul-François Fournier, directeur exécutif de Bpifrance.

C'est le sens du plan de soutien aux start-up annoncé le 25 mars, et qui prévoit 80 millions d'euros de prêts sous forme d'obligations convertibles accordées par Bpifrance. La BPI injectera un euro pour chaque euro mis par des fonds privés, afin de réduire le risque pris par ces derniers pour refinancer les start-up qui ne font pas partie de l'élite de leur portefeuille. "Nous avons un intérêt collectif à préserver ces entreprises, car nous ne savons pas lesquelles d'entre elles vont décoller", ajoute Paul-François Fournier.

Au final, la situation devrait profiter aux fonds d'investissements. D'abord parce que les valorisations accordées aux sociétés lors de leurs prochaines levées vont baisser, à cause de l'incertitude ambiante et de la position de force dont jouiront les VC dans un contexte où l'offre en capital se raréfiera. "Une start-up qui cède 15 à 20% de son capital ne lèvera plus 5, mais 3 millions d'euros", illustre Jean de La Rochebrochard. Paul-François Fournier estime que la crise recèle aussi des opportunités à plus long terme. "Notre expérience de fonds de fonds (la Bpi injecte aussi de l'argent dans des fonds d'investissements, ndlr) est que les meilleurs portefeuilles se font post-crise. A la fois parce que les valorisations sont réajustées, mais aussi parce que ces crises sont de formidables accélérateurs de transformation dont profitent certaines start-up comme Doctolib ou Livestorm." Une fois la crise surmontée, il sera donc temps pour les VC de reprendre leur chasse aux licornes.

Coronavirus : une occasion inédite pour expérimenter et se réinventer

mar, 31/03/2020 - 17:07

Pour nous au Village, la priorité a été de maintenir le lien avec l’ensemble des start-up que nous accompagnons au quotidien et accueillons habituellement physiquement dans notre espace, rue la Boétie. Le confinement a fait éclater les notions de territoires et de cadre physiques… ainsi que certaines de nos convictions.

Alors que les webinaires nous avaient toujours semblé des outils ringards et peu efficaces - les quelques tentatives que nous avions menées avant la crise s’étaient révélées peu concluantes - ceux-ci sont devenus le premier mode d’interaction avec notre écosystème.

Chaque jour, ce sont entre 120 et 150 personnes qui se connectent à nos ateliers virtuels, à 14h… alors que pour nos ateliers physiques, nous étions très contents lorsque nous arrivions à réunir un diziane d’entrepreneurs de notre programme d’accompagnement ! Certes, les attentes des entrepreneurs sont différentes aujourd’hui - ils ont plus que jamais besoin de conseils et d’accompagnement, et ils ont sûrement un peu plus de temps.

Mais le succès de ces rencontres virtuelles illustre surtout la volonté de sortir de l’isolement, de se rassurer, de partager avec la communauté des entrepreneurs et de continuer à créer des liens entre nous. Face à un défi commun, une solidarité naturelle se met en place. Autre découverte : en cette période de crise et de confinement, nous ne disposons pas toujours des moyens de faire les choses de façon optimale ; on utilise sa webcam, son iPhone et on opère en mode “dégradé”, mais tout le monde l’accepte, car ce mode est plus sincère, plus naturel, plus évident.

La situation développe aussi la créativité de l’équipe et fait naître de nouvelles idées… tout en révélant des talents jusque-là cachés de nos collaborateurs. Comme celui d’animer un webinaire, d’écrire une websérie pour raconter notre quotidien ou de transformer nos formations en présentiel en modules en ligne. Pour les managers, c’est une grande satisfaction.

Face à la contrainte, chacun accepte d’expérimenter. Et en face, le public est réceptif. Les gens ont le temps et l’envie de tester. Pour les start-up, c’est un environnement propice : tout s’accélère. Lineberty a adapté rapidement sa solution de gestion des files d’attente pour les proposer gratuitement aux pharmacies et établissements de première nécessité, tandis que Teekers offre sa solution d’e-commerce local aux commerçants qui le souhaitent, pour ne citer que deux exemples. Au sortir de la crise, elles tireront parti de ces expériences pour pivoter et faire évoluer leurs offres.

Après la phase d’adaptation, les semaines qui viennent seront dédiées à l’industrialisation et la consolidation. Beaucoup d’autres initiatives et découvertes vont émerger. Espérons que chacun ressortira de cette expérience avec de nouveaux atouts sur lesquels capitaliser. Car une fois le confinement fini, nous serons tous différents dans nos façons de travailler, de voir le monde, de considérer notre business et nos priorités.

Entreprises de service, conseil : le marché du service dans la crise du coronavirus

mar, 31/03/2020 - 16:46
A court terme : arrêt ou mise en pause des missions, intercontrat et télétravail

Dans les jours et les semaines à venir, les clients des sociétés de Services vont chercher à préserver leur trésorerie et à couper l’ensemble des prestations non vitales. Il est à prévoir que les clients des sociétés de services prononcent l’arrêt en masse des projets lancés ou dont elles allaient prononcer le lancement.

Plus directement, la fin du mois de mars comme toutes les fins de mois est une période de renouvellement de missions. Il y a fort à parier que la plupart des missions ne seront pas renouvelées. Il en sera de même à la fin avril car le confinement devrait se prolonger au moins sur la première et certainement la deuxième quinzaine d’avril. Les mois de mai et juin seront des mois d’incertitude qui permettront, à la marge, de préparer Juillet et la rentrée de septembre. La crise étant une crise de l’économie réelle touchant toute l’économie en même temps, aucune industrie ne servira vraiment d’amortisseur aux autres.

Le cas de la maintenance des infrastructures informatiques, vitale dans une économie qui ne tourne plus qu’en télétravail et autour d’outils digitaux, connaîtront un traitement particulier. Vitaux par nature, ces projets ne devraient donc pas connaître de destaffing massif à très court terme. Pour tous les projets non urgents et non stratégiques, nous prévoyons déjà un destaffing important des consultants.

A moyen & long terme : adaptation, réorganisation et reprise

Dans les 3 mois qui viennent, les sociétés de services vont devoir massivement adapter leur organisation du travail et prendre la mesure des nouveaux défis qui s’imposent à elles.

Juste avant la crise du coronavirus, l’industrie des services était soumise à une tension importante sur le marché des talents. Elle subissait un turnover important (entre 20% et 30%) dû à la volatilité de leurs talents. Les taux de staffing était important. Pour la majorité des sociétés de services, le problème n’était pas de trouver de nouvelles affaires mais bien de trouver plus de talents pour répondre au besoin de leurs clients.

La situation est en train de s’inverser à une vitesse et dans une proportion qu’aucune société n’a connu jusqu’à maintenant. Le défi du staffing ne sera plus de choisir parmi quelques consultants le meilleur pour une mission mais de choisir parmi des centaines de consultants pour quelques missions. La concurrence tous azimuts va transformer le champ commercial en champ de bataille. Les sociétés les plus rapides et les plus pertinentes dans leur choix de staffing seront les gagnantes à coup sûr. A cela s’ajoutera une renégociation du périmètre et probablement de la tarification des projets au forfait ou des personnes en régie ce qui amènera les sociétés de service à devoir mieux comprendre leur structure de coût.

Il est donc indispensable pour ces sociétés de préparer la reprise. Elles doivent utiliser le temps où le business est à l’arrêt pour recenser leurs compétences et leurs missions. Ce recensement va permettre de créer des scénarios de reprise et décider de l’organisation à venir. On peut prévoir une vague importante de "reskilling" ou de licenciement dans les services. Le gouvernement dans le même temps devra inclure dans son plan de relance une part importante à la formation professionnelle.

Les sociétés de services qui décideront de se séparer de nombreux collaborateurs décideront de préserver leur trésorerie à court terme. Cette décision sera parfois dictée par la nécessité de survivre au choc. Pour celles qui décideront de lancer des plans de licenciement alors qu’elles pourraient encaisser le coup sur les 12 prochains mois, ce choix court-termiste pourrait se révéler mauvais à moyen et long terme. En effet, les différents plans de relance (France, Europe, US, ...) amèneront leur lot d’opportunités et il y aura de nombreux projets à staffer. Nous préconisons pour les entreprises qui le peuvent et grâce au recensement systématique des compétences et aux scénarios de reprise, de lancer de grands plans de formations.

La crise actuelle va également donner un coup de frein important pour le freelancing et les plateformes de freelances. Cette crise sera aussi une prise de conscience pour de nombreux indépendants du statut sinon précaire en tout cas d’isolement et de fragilité à faire face aux grandes crises. Dans un monde où l’on cherche à tout prédire et à se protéger de tout, cette crise nous rappelle qu’il existe des cygnes noirs. Pour cette raison, les sociétés de services qui avaient du mal à recruter vont se retrouver face à un choix important de compétences disponibles sur le marché du travail et à un meilleur coût. Ces sociétés vont devoir faire des choix de recrutement et de sauvegarde de l’emploi. Elles y seront d’autant mieux préparées qu’elles auront recensé l’ensemble de leurs compétences et qu’elles auront créé des scénarios de reprise.

Aide aux indépendants : comment obtenir l'aide de 1 500 euros

mar, 31/03/2020 - 16:35
Sommaire

Le gouvernement a créé un fonds de solidarité qui représente 2 milliards d'euros de dépenses publiques pour un mois afin de venir en aide aux commerçants, artisans, professions libérales et autres agents économiques, quel que soit leur statut et leur régime fiscal et social. Les travailleurs indépendants peuvent donc en bénéficier. Le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 précise les modalités d'octroi de cette aide financière créée dans le cadre de la crise du coronavirus.

Quel est le montant de l'aide aux indépendants ?

Le dispositif comporte deux niveaux d'aide :

  • Une aide de 1 500 euros (ou une aide égale à la perte de chiffre d'affaires si celle-ci est inférieure à 1 500 euros) versée par la DGFiP aux entreprises éligibles sur simple déclaration
  • Et, pour les entreprises employant au moins un salarié (en CDD ou CDI) qui se trouvent dans l'impossibilité de régler leurs dettes à trente jours et qui se sont vu refuser un prêt de trésorerie par leur banque, la possibilité de demander une aide complémentaire de 2 000 euros auprès de la région dans laquelle l'activité est exercée. La demande doit être formulée entre le 15 avril et le 31 mai 2020 via les plateformes régionales qui seront mises en ligne à cet effet.
Quelles sont les conditions pour bénéficier du dispositif ?

Sont éligibles à l'aide du fonds de solidarité les personnes physiques (indépendants, artistes-auteurs, etc.) et les personnes morales de droit privé :

  • Dont l'effectif est de 10 salariés ou moins
  • Qui ont débuté leur avant le 1er février 2020
  • Qui ont un chiffre d'affaires annuel inférieur à 1 million d'euros et un bénéfice annuel imposable inférieur à 60 000 euros sur le dernier exercice clos
  • Qui soit font partie des entreprises fermées depuis le 15 mars 2020 (bars, restaurants, etc.), soit ont perdu plus de 50% de leur chiffre d'affaires en mars 2020 par rapport à mars 2019 (le texte fait état d'un seuil de perte de chiffre d'affaires de 70% mais le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé qu'il passait à 50% afin de toucher un plus grand nombre d'entrepreneurs)
  • Qui n'ont pas déposé de déclaration de cessation de paiement au 1er mars 2020
  • Qui ne sont pas contrôlées par une société commerciale au sens de l'article L. 233-3 du code de commerce
  • Qui, lorsqu'elles contrôlent une ou plusieurs sociétés commerciales au sens de l'article L. 233-3 du code de commerce, respectent les seuils énoncés plus haut pour ce qui est de la somme des salariés, des chiffres d'affaires et des bénéfices des entités liées
  • Qui n'étaient pas, au 31 décembre 2019, en difficulté au sens de l'article 2 du règlement (UE) n° 651/2014 de la Commission du 17 juin 2014 déclarant certaines catégories d'aides compatibles avec le marché intérieur en application des articles 107 et 108 du traité.

A noter que les titulaires, au 1er mars 2020, d'un contrat de travail à temps complet ou d'une pension de vieillesse ou ayant bénéficié d'indemnités journalières de sécurité sociale d'un montant supérieur à 800 euros sur la période du 1er au 31 mars 2020 sont exclues du bénéficie du dispositif.

Cas particuliers

Pour les entreprises n'ayant pas encore clos d'exercice :

  • Le chiffre d'affaires mensuel moyen entre la date de création de l'entreprise et le 29 février 2020 doit être inférieur à 83 333 euros
  • Le bénéfice imposable augmenté le cas échéant des sommes versées au dirigeant est établi, sous leur responsabilité, à la date du 29 février 2020, sur leur durée d'exploitation et ramené sur 12 mois.

Pour les personnes physiques ayant bénéficié d'un congé pour maladie, accident du travail ou maternité durant la période comprise entre le 1er mars 2019 et le 31 mars 2019, la perte du chiffre d'affaires s'apprécie par rapport au chiffre d'affaires mensuel moyen sur la période comprise entre le 1er avril 2019 et le 29 février 2020.

Comment demander l'aide de 1 500 euros ?

Pour bénéficier de l'aide aux indépendants de 1 500 euros, les professionnels concernés doivent se connecter à leur espace particulier sur le site Internet des impôts (et non pas sur leur espace professionnel habituel). Là, ils trouveront dans leur messagerie sécurisée sous "Ecrire" le motif de contact dédié, à savoir "Je demande l'aide aux entreprises fragilisées par l'épidémie Covid-19". La demande doit être envoyée au plus tard le 30 avril 2020.

La demande d'aide complémentaire de 2 000 euros doit s'accompagner :

  • D'une attestation sur l'honneur certifiant que l'entreprise remplit les conditions prévues par le décret et l'exactitude des informations déclarées
  • D'une description succincte de la situation de l'entreprise, à laquelle joindre un plan de trésorerie à trente jours mettant en évidence le risque de cessation des paiements
  • Du montant du prêt de trésorerie refusé. Préciser le nom de la banque et les coordonnées de l'interlocuteur direct au sein de l'établissement bancaire.

Promesses marketing et gestion des risques : la leçon des alpinistes aux entreprises

mar, 31/03/2020 - 16:31

Si l’alpiniste chevronné n’a pas peur, c’est simplement qu’il n’a pas le même raisonnement que la plupart d’entre nous. Il possède une approche plus pragmatique, préparée, presque « froide » des situations périlleuses. C’est en quelques mots l’enseignement que nous livre le grimpeur Alex Honnold, devenu célèbre après avoir escaladé à mains nues la falaise El Capitan, dans le Yosemite, Californie. La paroi faisait peur, mais connaissant le risque, et surtout sûr de sa force, de son expérience et sa dextérité, il l’a escaladée malgré tout. Tel est ce qui distingue un alpiniste de haut niveau : une maîtrise totale, une préparation militaire, une concentration parfaite, en tout instant et en toute circonstance.

Les coûts liés aux allégations marketing et produits sont en hausse constante et touchent près de 70% des entreprises ayant un chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard d’euros. Le prix des assurances et les dangers courus quant à l’image de la marque suivent la même tendance. Pour s’en protéger, ces principes venus de l’alpinisme peuvent-ils aider les entreprises ?

Une affaire de préparation, de concentration et de vigilance — sans oublier les bons outils

La principale explication au sang-froid de ces athlètes ? Une préparation à toute épreuve. Des semaines durant, leur entrainement les familiarise avec l’itinéraire à emprunter, les aspérités du chemin, les dangers de chute. Une concentration d’acier. Des mouvements minutieusement calculés, anticipés. Rien ne peut les surprendre, donc rien ne les surprend.

Précisément, les entreprises s’appuyant sur des allégations ambitieuses devraient avoir les mêmes rituels de préparation, pour ne pas être surprises et pour garder un temps d’avance. Anticiper les attaques. Connaître les difficultés en temps réel. Ces promesses marketing doivent être créées en coordination avec toutes les parties impliquées dans la production, et ce, de manière constante. Cela va des équipes juridiques et règlementaires aux divisions marketing et R&D : il est indispensable de disposer d’informations complètes pour avoir une vision nette de la situation et limiter l’exposition — le risque. Pour répondre à cette exigence opérationnelle, de la même manière que l’alpiniste choisit soigneusement ses harnais et ses prises, l’organisation doit choisir les bons outils de collaboration interne pour être plus agile, aux prises avec ses allégations.

Des coûts financiers, mais pas que : l’image de la marque en jeu 

Pour l’alpiniste mal préparé, la chute peut être mortelle. Pour les entreprises, le risque est tout aussi important. Derrière les coûts directs liés aux procédures juridiques, remboursements, rappels, prix des assurances et autres mesures liées aux allégations trompeuses, le principal danger que court l’organisation vise son image de marque, son identité profonde. Des mesures de boycott, une réaction forte des consommateurs, des apparitions négatives dans la presse !

Tout cela peut être évité à peu de frais en se préparant en amont à ces éventualités. Avec le mental d’un alpiniste, et en imitant ses méthodes : se focaliser sur l’essentiel. En l’occurrence, les allégations présentant le plus de risques, avec les plus importants dommages potentiels. Traiter chaque allégation avec les mêmes ressources impliquerait en effet une perte d’efficacité du traitement. Il appartient à l’entreprise de sélectionner ses combats pour les mener à bien.

Au-delà du danger le succès

C’est la motivation de l’alpiniste, c’est également la raison d’être de l’entreprise. S’il s’agit de la célébrité pour le premier, et du succès commercial pour la seconde, le processus est le même : un risque calculé et une opération réussie amènent des enseignements, une expertise, une renommée.

Une traçabilité sans faille aidera l’organisation à anticiper les insatisfactions éventuelles des consommateurs, tout en lui permettant de se positionner pour bénéficier d’opportunités d’améliorer ses produits, leur conformité, etc. La traçabilité est l’assurance de rester au-devant de potentielles réclamations coûteuses… mais également d’anticiper les coûts inévitables et de s’y préparer.

C’est d’un autre alpiniste célèbre, plus âgé, dont nous pouvons tirer la meilleure formulation de la leçon d’aujourd’hui. L’Italien Reinhold Messner disait : « Avant de partir, j’envisageais tous les scénarios possibles de sorte que je puisse prendre la meilleure décision le moment venu. » Tel est ce qui l’a maintenu en vie alors que tant d’alpinistes de sa génération n’ont jamais vu le 21ème siècle. C’est également cela, la préparation, la coordination de tous les services pour la meilleure gestion des promesses marketing, avec les bons outils et la bonne mentalité, qui maintiendra en vie et assurera la bonne réputation des entreprises d’aujourd’hui.

Amazon Prime Video : un mois d'abonnement à OCS offert en France

mar, 31/03/2020 - 16:26
Sommaire

[Mise à jour du 31 mars 2020 à 16h26] Pas un jour ne se passe sans qu'un acteur de la SVOD n'annonce muscler son offre en cette période de confinement. C'est cette fois au tour de Prime Video Channels, service de chaînes TV payantes de Prime Video, d'annoncer intégrer à son offre les chaînes OCS (Orange Cinéma Séries). Une bonne nouvelle pour les utilisateurs alors que le premier mois de cette offre est offert (il faut ensuite payer 11,99 euros par mois sans engagement). Pour en profiter, il vous suffit de vous rendre au sein de l'application et de choisir le bouquet OCS.

En cette période de confinement pour cause de coronavirus, les plateformes de SVOD ont la cote. Tout comme Netflix et Disney+, Amazon Prime Video est un service de vidéo à la demande. Il a été créé par le géant du e-commerce Amazon. L'accès à la plateforme vidéo est possible depuis un ordinateur, une TV connectée, des consoles (Playstation, Xbox), des smartphones ou des tablettes.

Comment s'abonner à Amazon Prime Video ?

Le service est compris dans l'abonnement à Amazon Prime, l'offre de livraison gratuite et rapide  proposée par Amazon à ses clients. Amazon propose à tous les nouveaux utilisateurs de la tester durant une période de 30 jours. Pour tester gratuitement le service, cliquez ici.

Quel est le prix d'Amazon Prime Video ?

Il vous faudra débourser 49 euros par an pour bénéficier d'Amazon Prime et donc d'Amazon Prime Video. Un tarif largement inférieur à celui des concurrents. Netflix est, en effet, proposé à partir de 7,99 euros par mois alors que Disney+ est, lui, commercialisé moyennant 6,90 euros par mois (ou 69 euros par an).

Quel est le catalogue d'Amazon Prime Video ?

Le catalogue d'Amazon Prime Video est composé de plusieurs contenus produits par Amazon, les fameux "Amazon Originals" (The Boys, Hunters, Star Trek Picard, Carnival Row ou Jack Ryan) et de programmes dont Amazon a négocié la diffusion auprès des grands studios. Amazon Prime Vidéo possède des accords avec Sony Pictures, Universal Studios ou encore Paramount Pictures. Cela lui permet de proposer des films comme Pixels, Ghostbuster, Jurassic Park ou Retour vers le futur. 

La plateforme a, comme Netflix, décidé de proposer des contenus locaux dans chaque pays. En France, elle a ouvert le tir avec Love Island France, émission de télé-réalité présentée par Nabilla et mis en ligne début mars. Une autre émission, mettant aux prises plusieurs célébrités dans le cadre d'une course, dont les sportifs Tony Parker, Robert Pirès et Emmanuel Petit, sera bientôt diffusée. Elle sera intitulée "The Missing One". Deux fictions sont également prévues. Il s'agit de "Voltaire, Mixte", qui raconte l'entrée de filles au lycée Voltaire, au début des années 1960, et "Opération Totem", une série d'espionnage durant la guerre froide. Ces deux séries seront disponibles en 2021. Côté sports, Amazon a réussi à récupérer une partie des droits de diffusion en France de Roland Garros, à partir de 2021. Pas de foot en revanche, contrairement à l'Allemagne et au Royaume-Uni. Dans le premier pays, Amazon y diffusera une partie de la ligue des champions. Dans le second, quelques matchs de Premiere League.

Amazon Prime Video et OCS

Amazon Prime Video a annoncé, le mercredi 18 mars 2020, avoir trouvé un accord avec OCS afin de proposer les programmes de la chaîne directement au sein de la plateforme. Les membres de Prime Video doivent, pour cela, payer la somme de 11,99 euros par mois, après un premier mois d'essai gratuit. Ils peuvent se désengager à tout moment, sans frais supplémentaire. Cette offre s'inscrit dans le cadre du service Prime Video Channels, lancé en octobre 2019, qui comprend entre autres des chaînes comme Starzplay, TFOU Max, GulliMax, GEO Television et MGM. Ces chaînes sont accessibles grâce à des abonnements mensuels complémentaires, à partir de 1,99 euro par mois.

Comment garder - et renforcer - sa relation en période de distanciation ?

mar, 31/03/2020 - 16:20
L'esprit n'est plus aux achats… il est à l'attention

Lego - Cher Membre VIP Lego. "Au vu de la situation actuelle, l'esprit n'est plus aux achats (…) Pourtant, si tu recherches quelque chose à construire avec ta famille et tes êtres chers, nous serons heureux de t'accompagner dans ces moments".

Leroy Merlin – Parce qu'à la maison la vie continue "Bonjour Bertrand, faire en sorte que chacun se sente bien chez soi, c'est ce qui nous a toujours guidé chez Leroy Merlin". 

Picard – À tous nos clients "Comme vous, nos équipes sont pleinement sensibilisées aux gestes barrières et aux mesures d'hygiène et de santé préconisés par les autorités compétentes, pour votre protection et la leur. Nous mettons tout en œuvre pour assurer l'ouverture de nos magasins et notre service de livraison à domicile pour vous servir au mieux"

Louis Vuitton - Un message pour vous de la part de Louis Vuitton "La crise sanitaire actuelle touche chacun de nous : vous, nos chers clients, nos collaborateurs en magasin et l'ensemble de la population. Pour préserver le bien-être de la grande famille Louis Vuitton, nous avons décidé de fermer nos magasins jusqu'à nouvel ordre. Sur les réseaux sociaux, au téléphone, nos conseillers du Service Clients restent plus que jamais à votre écoute pour vous accompagner".

Tignes – De vous à nous "Rester chez nous alors que la tentation est si grande en regardant par la fenêtre ? Soyons honnête : ce n'est pas facile... mais c'est nécessaire. En attendant, nous adaptons notre contenu sur les réseaux sociaux : en vous donnant des idées pour vous occuper à la maison, en réfléchissant ensemble à nos pratiques pour chouchouter encore mieux demain celle qui nous manque déjà tellement aujourd'hui : la nature !"

A la fin du fin, ne reste que la relation

Ce que ce confinement nous enseigne c'est qu'à la fin du fin, ne reste que la relation.Celle que la marque entretient avec ses clients, celle qui lui permet d'affirmer que la marque est ouverte, présente, protège ses collaborateurs et ses clients… et de maintenir son activité… ou d'énoncer que celle-ci reprendra bientôt.

Tout faire pour garder le lien. Tout faire pour affirmer sa relation, la qualifier, donner à voir d'autres dimensions. Dépasser le promotionnel et rendre (enfin) perceptible le relationnel. Une posture forcément plus proche, plus attentionnée et servicielle. Une posture du "care" comme le disent si bien les anglo-saxons.

A ceux qui doutent de l'utilité d'investir dans l'accroissement de leur base de données en volume et en qualité, le confinement rappelle que le 1er capital de la marque est sa capacité à entrer en contact avec ses clients et ses prospects

A ceux qui affirment que le relationnel n'est pas profitable, la chute de fréquentation, révèle qu'au-delà de l'interaction commerciale ce qu'attendent aujourd'hui les clients c'est du lien. Qu'au-delà du distributeur, qu'au-delà du banquier, qu'au-delà du fabricant, ce que recherche le consommateur c'est une marque de confiance, de lien social et d'attention bien sûr dans cette situation inédite.

Cette crise agrandit le fossé entre les négligents de la relation et les performants.

A ceux qui négligent leur relation et communiquent - par défaut ou facilité - de façon normalisée, automatisée, standardisée, la distanciation montre que le fossé s'agrandit entre les marques qui se servent de la relation (uniquement) pour leurs interactions commerciales et les autres. Celles qui ont pris les devants, celles qui ont commencé à bâtir et développer des "relations d'exception" avec leurs clients.

Les crises cristallisent les enjeux, accélèrent les mutations. Sur la relation, on voit aujourd'hui que les marques s'exercent à de nouveaux leviers. Elles développent et scénarisent une relation d'exception avec leurs publics. Rappelons-le, une relation d'exception poursuit un bénéfice client. Ils sont 6, ils s'orchestrent, se complètent et se nourrissent entre eux : simplicité, singularité, personnalisation, enrichissement, engagement, multi-accès.

1.     Simple comme ses e-mails bienveillants qui informent, rassurent sur la présence de la marque, les mesures prises pour protéger collaborateurs et clients.

2.     Singulière comme les mots de Lego qui nous proposent d'exploiter ce temps suspendu, pour construire quelque chose en famille.

3.     Personnelle comme ces messages contextualisés dont le pied d'appui est avant tout la situation du client, ce qu'il vit, ses besoins, pour ensuite venir lui proposer des choses utiles, qui le touchent.

4.     Enrichissante comme cette communication de Volkswagen qui propose à ses clients de "tuer le temps" en retrouvant le nom de ses voitures (qu'on ne peut venir voir en concession…) dans une grille de mots mélangés

5.     Engageante, comme Petit Bateau et d'autres qui mobilisent leurs équipes et leur outil industriel pour produire des masques

6.     Multi-accès comme Chipotle qui, pour garder le lien, organise des déjeuners virtuels "Chipotle Together" avec ses clients et y invite des célébrités pour échanger et poser des questions. La convivialité du repas… sans le repas.

En période de "distanciation sociale", les marques se démarquent par la relation.

Que retiendrons-nous de cette crise ? Que la relation fonde plus que jamais les échanges entre marque et clients. C'est elle qui engage le client et maintient l'acte d'achat. C'est elle qui, à qualité et prix équivalents, fait la différence et renforce la préférence. C'est elle qui, pendant le confinement et la distanciation, pérennise le lien… et in fine sécurise le retour et la fidélité des clients.

Quel type de marketing est le mieux adapté pour votre entreprise ?

mar, 31/03/2020 - 15:58

Il est toujours compliqué de trouver le type de marketing parfaitement adapté à notre entreprise et aux valeurs que nous voulons transmettre. En effet, il existe des dizaines de types de marketing qui répondent tous aux mêmes objectifs: fidéliser ses clients, en attirer des nouveaux, vendre ses produits ou services, identifier et analyser les tendances du marché et ses consommateurs… Choisir vers quel marketing vous voulez vous orienter définira l’image de votre marque et la qualité de vos biens et services. Il faut donc bien prendre le temps de la réflexion pour ne pas foncer dans le mur. Nous n’allons pas vous donnez un cours de marketing, pour cela vous pouvez aller sur des sites spécialisés. En revanche nous allons vous parlez des principaux types de marketing que vous pourrez appliquer, selon ce que votre entreprise désire refléter:

Marketing d’influence

Les influenceurs sur les réseaux sociaux font partie des moyens de communication les plus forts au sein de notre société actuelle. Si une entreprise veut exister, promouvoir sa notoriété elle se doit d’être présente sur les réseaux sociaux et d’entretenir des partenariats avec ses influenceurs. Les influenceurs sont là pour mettre en avant vos biens et services au sein de leur communauté. Notamment à travers des placements de produit, des sponsorisations de contenus, des interviews …  Cela permet de créer de l’intention, mais également d’établir une relation de confiance entre la communauté de l’influenceur et votre entreprise.

Marketing des objets publicitaires

Tout le monde aime recevoir des cadeaux. Le fait d’offrir des goodies personnalisés à vos clients permet de les familiariser avec le nom et le logo de votre entreprise. Dans le but qu’ils viennent ou reviennent acheter chez vous. Le branding n’est pas dérangeant pour eux, mais extrêmement bénéfique pour vous, car c’est également l’opportunité d’acquérir de nouveaux clients. En effet ces produits seront en contact avec l’entourage de vos clients, ce qui améliorera la notoriété et l’image de votre marque à plus grande échelle. De plus, contrairement à une action marketing à la télévision ou à la radio, les objets publicitaires personnalisés ont une durée de vie de 6 mois entre les mains de vos clients.

Marketing relationnel

On a tous besoin de reconnaissance. Avec le marketing relationnel une entreprise souhaite tisser un lien rapproché et spécial avec son public, elle veut le fidéliser à tout prix.  Il faut savoir séduire votre cible en lui montrant que vous vous intéressez à elle, que vous la comprenez, et que vous êtes capable de répondre à ses envies. Notamment en créant des produits et des services personnalisés spécialement pour elle.

Street marketing

Si vous voulez marquer les esprits et créer le buzz, il n’y a rien de mieux que le street marketing. Ce type de marketing va toucher ses cibles dans leur quotidien que ce soit dans le métro, dans la rue, dans les lieux publics, sur les trottoirs, sur les passages piétons. Quand votre public est surpris il a le réflex de le partager sur ses réseaux sociaux ou d’en parler avec son entourage: l’image de votre marque est décuplée.

Vous avez toutes les cartes en mains pour choisir le type de marketing le mieux adapté à votre entreprise. A vous de jouer !

L'acquisition BtoB : penser au-delà du business plan pour remplir ses objectifs

mar, 31/03/2020 - 15:55

Qui dit nouvelle année dit nouveaux objectifs ! Comme vous avez bien travaillé l'an dernier, les attentes vont croissant ! Mais votre business plan est éprouvé, vous ne savez plus où investir pour augmenter vos résultats. Avant de vous lancer à la découverte d'un nouveau levier ou d'augmenter les budgets inconsidérément, avez-vous réellement exploré tout le potentiel de vos différents leviers d'acquisition ?  

La simple multiplication des leviers ne suffit pas

La première question que pose un responsable acquisition BtoB est invariablement la même : où trouver de nouveaux leads ? Selon le degré de maturité de la société, le business plan est souvent le même depuis des années avec des performances satisfaisantes mais une croissance limitée. Les équipes se sentent souvent un peu découragées, estimant avoir fait le tour des leviers et ne sachant plus que faire pour relancer la machine. Tester de nouveaux leviers ? S'il est toujours intéressant de diversifier son mix media, l'investissement pur ne suffit pas.

Quand on se penche sur la stratégie d'acquisition des acteurs du BtoB, on découvre souvent un manque de nuance, une volonté de faire du volume au détriment de la qualité. Un très bon exemple est le retargeting des visiteurs du site. S'il est indispensable de travailler des prospects qui ont déjà été en contact avec votre marque et sont donc plus susceptibles de s'engager avec vous, il faut le faire intelligemment. A minima l'adresser par des messages plus spécifiques et, surtout, capper le nombre de diffusions pour éviter l'effet spam. Car au-delà du levier, il vous faudra bien penser au message que vous souhaitez adresser à votre audience.

Quelle est la promesse ? Demandez à vos équipes !

Il ne suffit pas d'être visible pour booster l'acquisition. Votre business plan va vous assurer une présence sur les bons canaux afin de toucher vos potentiels prospects mais comment convaincre l'internaute de sauter le pas ? L'univers BtoB est très concurrentiel, il est donc important de raconter la bonne histoire à vos visiteurs pour les convertir.

Mettez-vous à la place de votre prospect qui n'a pas toujours beaucoup de temps à vous consacrer : évitez les processus d'inscription ou de demande trop compliqués, trop longs. Multipliez les landing pages pour lui permettre d'atterrir sur la page la plus pertinente pour lui. Car on ne s'adresse pas de la même façon à un responsable d'achat d'un grand groupe qu'à un gérant de petite TPE. Les besoins ne sont pas les mêmes, le temps disponible non plus.

Cependant, attention aux discours creux et aux promesses qui n'en sont pas. Ne mettez pas en avant un argument qui va de soi (de type "droit de rétractation de 14 jours"... ce n'est pas une promesse, c'est la loi). Mais mettez en valeur ce que vos clients apprécient vraiment chez vous. Et pour identifier vos points forts... parlez à vos forces de vente ! Ces équipes, en contact avec les clients, vont non seulement recueillir leurs impressions mais également ce qui a pu les pousser à changer de prestataire. Car les conversions les plus rapides sont souvent le fait d'un client mécontent d'un de vos concurrents ! Ecoutez ces récriminations ainsi que les retours de vos clients pour identifier vos forces et les faire apparaître dès la landing page. N'hésitez pas également à faire figurer quelques verbatims clients car dans le commerce BtoB, on réfléchit à deux fois avant de s'engager. La réassurance est un élément indispensable de réussite.

Méfiez-vous de l'automatisation

L'acquisition digitale permet, en quelques clics, de créer une campagne de communication. SEA, réseaux sociaux, affiliation, programmatique... il est relativement simple de s'adresser au plus grand nombre. Et c'est souvent là l'erreur. Si les leads seront bien au rendez-vous car vous diffusez sur de gros volumes, la performance, elle, reste à revoir.

Posez-vous la question : qui est votre cible ? Pas simplement les TPE/PME mais qui, au sein de ces structures, est intéressé par votre produit ? Qui est susceptible de remplir un formulaire ? A trop cibler large, on dépense du budget sur des personnes qui ne seront ni prescriptrices, ni décisionnaires et ne transformeront pas. Avant de vous lancer dans la diffusion large de vos annonces, réfléchissez bien : à qui devez-vous vous adresser et surtout quel est le message que vous devez leur envoyer ?

Comprenez vos performances... et vos contre-performances

La tentation est souvent grande de tout miser sur des leviers éprouvés et de rapidement abandonner les leviers qui ne transforment pas ou peu. Avant de fermer une source potentielle de leads car elle n'a pas rempli ses objectifs après quelques mois, posez-vous la question : l'avez-vous réellement travaillé correctement ? Le message était-il impactant ? Bien calibré par rapport à l'audience et l'environnement ? Par exemple, les native ads peuvent être une source très intéressante de leads mais c'est un format qui demande particulièrement de travailler son message.

Surveillez particulièrement votre taux de leads par visiteur et par levier. Plus le taux est bas, plus il doit vous interpeller : pourquoi les visiteurs n'ont pas transformé ? Simple prise d'information ou réel frein à la navigation ? Mauvais ciblage ?

Concrètement ?

Avant de multiplier les leviers d'acquisition, reprenez la base :

●       Qui sont vos acheteurs ?

●       Quels sont les arguments auxquels ils sont sensibles ?

●       Quels sont leur besoin au-delà de l'achat (simplicité, rapidité, fiabilité...) ?

●       Comment simplifier la démarche au maximum pour ne pas les perdre en cours de visite. Exemple : le formulaire de demande de devis est-il immédiatement accessible ? N'y a-t-il pas trop de champs à renseigner ?

●       Analysez vos performances en échangeant avec les forces de vente. Quel levier ramène les leads les plus qualifiés ? Quels sont les points de friction qui peuvent être remontés ?

●       Échangez régulièrement entre équipes car certaines opportunités peuvent apparaître par surprise. Par exemple : un concurrent qui augmente les tarifs, entraînant un fort mécontentement chez leurs clients. Une information connue par vos forces de vente car un prospect déjà engagé par ailleurs ne manquera pas d’en parler.

N'oubliez pas que si, dans le commerce BtoB on parle d'entreprise à entreprise, vos prospects restent des individus qui seront particulièrement attentifs au choix de leur prestataire. En adaptant correctement vos contenus d'acquisition aux bonnes cibles et en recentrant vos campagnes, vos résultats augmenteront sans avoir forcément besoin d'investir sur de nouveaux leviers.

Comment développer une publicité plus acceptable pour les écrans mobiles ?

mar, 31/03/2020 - 15:50

Chaque jour, nous sommes en contact avec 1 200 messages publicitaires en moyenne. Que ce soit dans la rue, à son domicile ou sur son téléphone, la publicité est devenue au fil des années de plus en plus présente dans notre quotidien. Alors quels sont les bons critères pour développer une publicité non intrusive et plus engageante sur un écran mobile ?

L’adblocking grandit sur les mobiles

Tout le monde a déjà expérimenté une page web sur mobile trop longue à s’ouvrir, une publicité vidéo trop longue et l’impossibilité de cliquer sur une minuscule croix pour la faire disparaitre… Ces mauvaises expériences ont fait grimper en flèche l’adblocking sur mobile ces dernières années. Selon un récent rapport de Blockthrough, le blocage des publicités sur mobile est en augmentation. En effet, deux fois plus de personnes dans le monde bloqueraient les publicités sur leurs téléphones portables qu’ils ne le font sur leurs ordinateurs.

En effet, 763 millions d’appareils ont un Adblocker et parmi eux 527 millions sont des mobiles, soit +64% depuis la fin 2016 selon le dernier rapport Blockthrough. L'utilisation d'adblockers sur les ordinateurs diminue lentement, car les utilisateurs passent de plus en plus au mobile (-16% sur les ordinateurs). Alors comment équilibrer l’échange de valeurs entre éditeurs et utilisateurs de smartphone, sans gêner leur navigation ?

Quel format pour une publicité non intrusive sur mobile ?

Après avoir tenté de contourner les adblockers en réintégrant les annonces bloquées ou en bloquant l'accès de leur site aux utilisateurs d'adblockers, les principaux éditeurs américains financés par la publicité ont adopté les publicités acceptables comme le canal le plus fiable et le plus durable pour monétiser leurs audiences d'adblocking.

Ainsi, les critères d’une publicité acceptables sur mobile doivent répondre à certaines exigences relatives à l’emplacement et à la taille. Côté animation, une surprise à la suite de l'étude menée auprès des utilisateurs : un format est autorisé sur mobile, il s’agit du sticky qui est visible par l'utilisateur tout le temps. Une publicité acceptable n’est ni intrusive ni dérangeante. Elles sont respectueuses, ne s’immiscent pas dans le contenu et sont clairement identifiées par le mot « publicité » ou un équivalent. Lorsque les critères ont été élaborés par les parties prenantes du Comité des publicités acceptables et testés par les utilisateurs, le plus surprenant était que ces derniers approuvaient certaines animations comme acceptables sur mobiles alors qu’elles ne le sont pas sur ordinateur.

En conclusion, les publicités acceptables se sont révélées comme le nouveau concept permettant de transformer le blocage des publicités en filtrage depuis 2011. Au fur et à mesure du temps, elles ont été adoptées par les consommateurs qui, de plus en plus, souhaitent contrôler leur expérience en ligne. Aujourd’hui, les internautes filtrant les publicités acceptables sont plus nombreux que ceux bloquant l’ensemble des contenus publicitaires. Le filtrage étant directement dirigé par le consommateur, cela lui permet de garder le contrôle sur sa navigation. Il s’agit donc en réalité d’un simple ajustement du marché qui est venu satisfaire la demande des internautes. Ces derniers savent que la publicité est essentielle pour garantir la gratuité des contenus et ils sont prêts à l’accepter, mais uniquement lorsqu’ils ont leur mot à dire dans l’échange de valeur avec les éditeurs.

Infographie : les fintech françaises se mobilisent pendant la crise

mar, 31/03/2020 - 15:40

Les banques et assureurs sont sur le pied de guerre. Notamment pour aider les PME à traverser la crise économique provoquée par le coronavirus. Les fintech font aussi partie de la bataille. Depuis l'annonce du confinement, de nombreuses start-up de la finance ont planché sur des initiatives et offres pour soutenir les entreprises et les particuliers. Pour regrouper tous ces projets, le JDN a réalisé une infographie interactive.

Vous pouvez notamment retrouver le cas de Lydia, qui facilite l'enrôlement des professionnels dans son application Lydia Pro et a supprimé les frais de transaction. Le prêteur pour indépendants Mansa a lancé avec l'assurtech Wemind et Bridge (activité BtoB de Bankin') la plateforme gratuite solidarite-independant.fr pour permettre aux indépendants de calculer la baisse de leur activité liée à la crise du covid-19. Et donc de savoir s'ils sont éligibles au fonds de solidarité qui est conditionné à une baisse d'activité de plus de 70%.

Méthodologie : la liste des start-up n'est pas exhaustive. Le JDN a contacté une dizaine de fintech et a également récupéré des informations sur les sites, applications et blogs de plusieurs start-up.

Compromission d'emails professionnels : dans les coulisses d'une menace estimée à plus de 1.6 milliards d'euros par an.

mar, 31/03/2020 - 14:29

Ce qui rend ces attaques si inquiétantes aujourd’hui n'est pas uniquement leur inexorable montée en puissance, mais surtout leur lourd impact financier. Selon le FBI, les attaques BEC auraient coûté environ 1.6 milliards d’euros, représentant plus la moitié des pertes totales en 2019 (3.2 milliards d’euros par an de pertes totales estimée en 2019 d’après le rapport) aux entreprises du monde entier. Pourtant, malgré les mises en garde officielles et la notoriété du phénomène, les entreprises peinent à se protéger efficacement contre cette menace.

Analyse d'une attaque BEC

Pour se protéger contre la menace BEC, il est nécessaire de comprendre la mécanique d'une attaque.

Le principe consiste à se focaliser sur des personnes ciblées - généralement le directeur financier, des employés des ressources humaines ou de la comptabilité. À l'aide d'une technique d’usurpation d’identité (spoofing), les cybercriminels font croire à leur cible qu'elle a reçu un email de leur supérieur, d'un collègue, d'un fournisseur ou d'un partenaire pour leur demander d’effectuer un virement important, ou d’envoyer en urgence des informations financières ou autres données sensibles.

Le succès de ces attaques BEC repose principalement sur la qualité des contenus envoyés. Les cybercriminels réussissent à créer des emails faussement similaires à des messages légitimes et demandent aux victimes d'accomplir des tâches qui relèvent de leurs tâches professionnelles habituelles. Les emails réussissent ainsi à passer entre les mailles de la plupart des solutions de cybersécurité.

Une attaque BEC se déroule généralement en quatre étapes :

·        La recherche préliminaire : contrairement aux attaques massives, les auteurs d'une attaque BEC prennent généralement le temps d'identifier des individus spécifiques au sein de l’entreprise choisie : des personnes avec de hautes responsabilités, décisionnaires ou en position d'autorité ainsi que les personnes plus opérationnelles, en charge des virements financiers par exemple.

·        Le travail préparatoire : les cybercriminels se font ensuite passer pour une personne de confiance pour tromper leur interlocuteur. Cette étape peut se dérouler sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines ou mois.

·        Le piège : une fois que le cybercriminel a compromis un ou plusieurs comptes et qu'il est convaincu que la victime les croit authentiques, il passe à l'action. Dans la plupart des cas, il est demandé à la cible d'effectuer un virement bancaire ou de modifier les détails d'un paiement en cours.

·        La fraude : croyant que la demande est authentique, la victime envoie des fonds sur le compte du fraudeur. Ces fonds sont généralement retransférés rapidement, ce qui rend leur récupération plus difficile une fois la fraude découverte.

Une détection peu évidente

Contrairement à d'autres vecteurs de menace régulièrement utilisés, les emails de type BEC ne contiennent aucune charge utile, pas de logiciels frauduleux ou d'URL malveillantes - rien qui puisse déclencher une alerte technique. Ils misent plutôt sur la vulnérabilité des individus en s’appuyant sur des techniques avancées d'ingénierie sociale. Les employés ciblés par des demandes frauduleuses sont moins enclins à remettre en cause l'autorité d’un supérieur hiérarchique ou d’un partenaire traditionnellement de confiance.

Et une fois qu'un compte a été compromis, le cybercriminel se retrouve à l'intérieur même des défenses mises en place par l’entreprise. Sans pièce jointe douteuse ni lien à risque, les demandes frauduleuses peuvent passer sous le radar de la sécurité de messagerie électronique traditionnelle la plus solide et se retrouver dans la boîte de réception d'une victime involontaire.

Une défense centrée sur l’humain

Les attaques BEC ciblant uniquement l’humain, une défense adaptée s’impose. Les entreprises doivent désormais s’assurer que tous leurs employés sont préparés à reconnaître ce type de menace.

La première étape essentielle est la formation, pour entraîner les employés à repérer de potentiels changements de comportement de leurs interlocuteurs. Toute demande sortant de l'ordinaire doit générer vigilance et entraîner des vérifications.

La mise en œuvre de bonnes pratiques est une suite logique, comme l’utilisation de mots de passe forts et uniques pour tous les comptes (conseil valable même en dehors du bureau) ou une double authentification. L’essentiel pour les organisations est de pouvoir identifier les personnes les plus susceptibles d’être visées par une cyberattaque pour pouvoir agir plus efficacement sur la menace.

Pour compléter la ligne de défense, une étape supplémentaire peut être ajoutée, afin qu’une tentative d’attaque ne se transforme pas en une attaque réussie. Cela se joue au niveau de la politique de l’entreprise. L’un des axes est d'introduire des systèmes de vérification pour certaines demandes, telles que les modifications des détails de paiement par exemple. Ou encore que toute action ayant un impact financier ne puisse être validée par messagerie électronique. Cette simple mesure peut annuler des semaines, voire des mois de travail acharné d’un cybercriminel et l’empêcher ainsi de dérober des fonds.

Contre les méthodes invisibles et sournoises des cybercriminels, formation, bonnes pratiques et actions de prévention sont les réponses les plus efficaces. 

Une meilleure cyber-résilience en cinq étapes vitales

mar, 31/03/2020 - 14:23

Ce début 2020 connaît déjà un flux constant de violations de données, de révélations de bugs critiques ou encore d'attaques de ransomware. Récemment, la société internationale de devises étrangères Travelex, victime d’une cyber-attaque, a été mise à l’arrêt pendant plusieurs semaines en raison d’une faille non corrigée. Cet exemple illustre les enjeux importants auxquels sont désormais soumis les RSSI (Responsables de la Sécurité des Systèmes d’Informations).

Des SI plus fluides et volatiles

Les systèmes informatiques (SI) traversent une période de changement fondamental, les entreprises cherchant à générer de la croissance de leurs projets de transformation numérique. Les environnements traditionnels gagnent en fluidité et volatilité, dominés par le cloud, les machines virtuelles et les conteneurs. La priorité est l'agilité : les équipes DevOps s'appuient sur l'infrastructure-as-code pour tester et déployer rapidement les applications, permettant ainsi l’entreprise de répondre aux demandes du marché en constante évolution. Mais ces tendances créent également de nouveaux risques. Les systèmes cloud, les processus DevOps, les architectures de micro-services ainsi que l'explosion des points de terminaison de l'IoT ont considérablement élargi la surface d'attaque. Les collaborateurs à distance introduisent de nouvelles menaces quel que soit le moment et quel que soit l’endroit où ils se connectent au réseau de l'entreprise. Des équipes de cybersécurité débordées peinent à gérer les bases d’hygiène informatique, et encore davantage à traquer les attaques sophistiquées

Quelle différence entre sécurité et résilience

La sécurité implique un état binaire : quelque chose est sûr ou ne l'est pas. La cyber-résilience est plus holistique. Cette approche admet qu'aucune organisation ne peut être à 100% à l'abri d'un agresseur déterminé. Au contraire, la résilience consiste non seulement à mettre en place les meilleures défenses possibles, mais aussi à s’assurer qu'une organisation victime puisse continuer à fonctionner normalement, même lors d'un incident majeur. Elle implique aussi que l’organisation puisse apprendre, s'adapter et s'améliorer lorsque tout est rentré dans l’ordre.

La cyber-résilience en 5 étapes

La cyber-résistance consiste à rendre les systèmes informatiques aussi sûrs que possible, à minimiser l'erreur humaine, puis à accélérer la réponse aux attaques et à limiter l'impact en cas de coup direct. Il n’y a pas de solution miracle pour y parvenir, mais les cinq étapes suivantes y contribuent précisément.

1- Sécuriser les systèmes par leur conception s’avère l’une des meilleures pratiques préconisées dans toute l'Europe par les régulateurs des directives RGPD et NIS (Network and Information System Security). Déployer des systèmes d'exploitation en utilisant des modèles sécurisés comme ceux fournis par le CIS (Center for Internet Security) et auditer tout ce qui est destiné aux environnements de production et continuer par la suite. Cette approche continue est la seule façon de gérer les risques étant donné la volatilité de traitements dans le cloud.

 2- Automatiser tout ce qui peut l’être. La négligence et l'erreur humaine, cause majeure des incidents de violation de données, nécessitent d’améliorer la fiabilité et de réduire les risques par une utilisation judicieuse des systèmes technologiques. Tout peut être automatisé, de la gestion de vos certificats TLS (Transport Layer Security) à la gestion des correctifs et même de l'infrastructure en tant que telle. Les sauvegardes automatiques peuvent constituer une protection utile contre les attaques paralysantes par des ransomwares.

3- Mettre en œuvre une politique de contrôle d'accès stricte basée sur les fonctions, selon le principe du moindre privilège, pour mieux verrouiller les risques. Combiner cela à une authentification multifactorielle pour tous les comptes afin d'éviter les attaques de type phishing et d'ingénierie sociale (manipulation psychologique) qui constituent la première étape de tant de violations de la sécurité. Enregistrer tous les changements de systèmes et de groupes afin d'avoir une visibilité sur les éventuelles activités suspectes.

4- Envisager d'ajouter des contrôles physiques à votre dispositif de cybersécurité. Il peut s'agir de vidéosurveillance et de cartes magnétiques utilisées pour entrer physiquement dans les bâtiments et les zones d'accès restreint. Les données provenant de ces contrôles doivent également être enregistrées de manière centralisée pour monitorer l'activité, et notamment celles des visiteurs au sein d’un bâtiment.

5- Collecter autant de données que possible, telles que les logs au niveau des systèmes et des applications, les métriques relatives aux systèmes, et bien plus encore. Puis à l’aide un outil de recherche conçu pour tout type de données, complété par des techniques de machine learning et de data science, donner un sens à cet énorme volume d'informations collectées qui renforcent les systèmes SIEM pour améliorer la détection et la réponse aux incidents, et ainsi construire une architecture plus résiliente aux menaces futures.

Zoom retire son code iOS envoyant des données utilisateurs à Facebook

mar, 31/03/2020 - 13:30
Sommaire

[Mis à jour le lundi 30 mars 2020 à 8h30] L'application iOS de Zoom renvoyait des données utilisateurs à Facebook. L'information est révélée le lundi 23 mars dernier par le site américain Motherboard, alors que le service de web conférence est littéralement pris d'assaut par des milliers de salariés contraints au télétravail par l'épidémie de coronavirus. Suite à cette révélation, Zoom publie une mise à jour le 27 mars, avec pour objectif d'éviter tout transfert de données vers le réseau social. "Nous avions initialement implémenté la fonctionnalité 'Connexion avec Facebook' via le kit de développement du réseau social pour offrir un moyen alternatif pratique d'accéder à notre plateforme. Cependant, nous avons récemment été informés que ce SDK collectait des données utilisateurs [...]", reconnait Zoom. "Les données en question n'incluaient aucune information personnelle, mais des éléments sur les appareils des utilisateurs telles que le type et la version de l'OS mobile, le fuseau horaire du terminal, le modèle et la marque de l'appareil, la taille de l'écran, le processeur et l'espace disque." A l'occasion de la mise à jour, le SDK de Facebook a donc été supprimé de l'application iOS de Zoom. 

Le 26 février 2020, Zoom indiquait avoir gagné 2,22 millions d'utilisateurs mensuels depuis le début de l'année, contre une hausse de 1,99 million sur l'ensemble de 2019.  Une explosion qui porte le volume d'utilisateurs mensuels de la plateforme à plus de 15 millions. Et c'est pas fini. Mercredi 18 mars 2020, Zoom se hissait en tête des applications les plus téléchargées aux Etats-Unis sur l'App Store et Google Play. D'après des chiffres de Learnbonds.com, glanés à partir du service d'analytics Appfigures, la déclinaison mobile de l'outil de webconférence a vu son volume quotidien de téléchargements exploser de 1 270% entre le 22 février et le 22 mars 2020, pour atteindre un pic de 2 millions de downloads lors de cette dernière journée. Sur les trois premières semaines de la période, la version de l'application pour Android reste largement en deçà de son équivalente pour iOS (voir la courbe ci-dessous).  Mais à partir du 17 mars, elle passe en tête. Le 22 mars, elle se hisse à 1,3 million de téléchargements, contre 0,7 million pour l'app iOS. 

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Zoom, qu’est-ce que c’est ?

Arborant une ergonomie simple et moderne, Zoom recouvre les principaux cas d'usage de la web conférence, du chat et la réunion en ligne au séminaire digital pouvant accueillir jusqu'à 10 000 participants. Zoom permet de créer une salle virtuelle dans laquelle les collaborateurs peuvent interagir aussi bien depuis leur ordinateur que depuis leur tablette ou leur smartphone. 

Dans sa version gratuite, Zoom permet de prendre en charge jusqu'à 100 utilisateurs simultanés. © JDN / Capture

Fondé par Eric S. Yuan, ex-vice-président ingénierie de WebEx (un autre outil de visioconférence), Zoom a levé pas moins de 145,5 millions de dollars depuis sa création en 2011.  Dans son dernier Magic Quadrant sur les technologies de web conférence (voir ci-dessus), le Gartner classe Zoom dans son carré des leaders. 

Comment utiliser Zoom pour le meeting en visio ?

Mis en œuvre par quelque 65 000 organisations à travers le monde, Zoom offre une expérience et une ergonomie des plus intuitives. Pour l'utiliser, il suffit d'ouvrir un compte sur Zoom.us puis de lancer une vidéoconférence via laquelle on pourra rassembler différents collaborateurs distants.

Comment télécharger Zoom ?

Pour obtenir Zoom, il suffit de télécharger l'application sur le site de Zoom, simplement en procédant à une inscription. La version gratuite de la solution permet une utilisation professionnelle, avec un nombre de meetings illimités, mais affiche une limitation à 100 utilisateurs et des réunions plafonnées à 40 minutes.

App Zoom

L'application Zoom offre une réelle simplicité d'utilisation. En fonction des besoins, plusieurs offres sont disponibles, avec différentes options, comme l'intégration de l'application avec les outils de planification tel Google Agenda ou encore la monétisation et la mise en place de sondages. La solution Zoom est simple, mais son potentiel est impressionnant.

Enregistreur Zoom

Zoom propose une option qui permet d'enregistrer une réunion ou une intervention, avec la possibilité d'utiliser un tableau blanc virtuel, ce qui est idéal pour des formations en ligne par exemple. Les réunions en ligne peuvent également être enregistrées sur le cloud pour être visionnées plus tard.

Zoom en France

La solution Zoom est en plein essor depuis quelques années dans le monde, et notamment en France où elle séduit de plus en plus d’entreprises de différents secteurs. Parmi ses références clients dans l'Hexagone, Zoom compte notamment Deezer, Havas ou encore Sanofi.

Quel est le prix de Zoom ?

L’un des atouts de Zoom réside dans sa version gratuite. Principales limitations de cette dernière : un nombre d'utilisateurs plafonné à 100 et des réunions plafonnées à 40 minutes, comme indiqué plus haut. Des forfaits payants sont évidemment disponibles, selon la taille de l’entreprise et les besoins en matière de réunions et de vidéoconférences. Ils vont jusqu'à 19 euros par mois et par animateur, et une capacité de 1 000 participants par réunion, avec possibilité notamment de prendre en charge la téléphonie. "Le coût d'achat des solutions de réunion de Zoom est généralement inférieur à celui de la plupart des concurrents", précise le Gartner dans son étude de marché 2019 sur les outils de visioconférence.

Magic Quadrant 2019 du Gartner sur les technologies de web conférence.  © Gartner

Plusieurs options plus spécifiques sont également proposées, notamment le webinaire vidéo qui permet de rediffuser en direct une réunion sur YouTube par exemple, ou encore des intégrations aux système de téléprésence de Polycom ou de Cisco. 

Zoom vs Teams

Là où Zoom se concentre sur la visioconférence, Microsoft Teams est avant tout une messagerie collaborative conçue pour le travail en équipe. Zoom est d'ailleurs utilisable dans Teams via une extension ad hoc. Reste que Microsoft Teams intègre lui-aussi des fonctionnalités de visioconférence, notamment celles issues de Skype for Business. Les deux offres sont donc de plus en plus concurrentes. Dans son Magic Quadrant 2019 centré sur les solutions de conférences à distance, le Gartner classe d'ailleurs également Microsoft parmi les leaders du secteur (voir ci-dessus).

Les start-up françaises ont levé 381 millions d'euros en février

mar, 31/03/2020 - 12:23

Petite performance pour l'écosystème start-up français. En février, les jeunes pousses de l'Hexagone ont levé seulement 381 millions d'euros via 54 tours de table, contre 592 millions le mois dernier et 452 millions en février 2019. Le secteur le plus prisé du mois est l'IoT, avec 106 millions d'euros levés, suivi par les biotech (53 millions), puis les mobilités (44 millions).

Secteurs ayant levé le plus de fonds en février 2020   Montant levé (en millions d'euros) Part du montant global (en %) Nombre d'opérations IoT 106,00 27,8 4 Biotech 53,00 13,9 4 Mobilités 44,60 11,7 3 Adtech / Martech / Publishers 24,13 6,3 6 Fintech 17,70 4,6 4 Retail 5,59 1,5 4 e-RH 4,50 1,2 4 Cloud 1,70 0,4 1 Autres 123,96 32,5 24 Total 381,18   54

La plus grosse opération revient à Kinéis et ses 100 millions d'euros levés. Cette start-up veut mettre en orbite une constellation de 25 nano satellites qui offriront une connexion Internet aux capteurs IoT. Le numéro deux vient du monde de la cybersécurité : CybelAngel a levé 34 millions d'euros pour développer sa solution de détection des fuites de données à destination des grands groupes. Cityscoot clôt le podium, avec un tour de table à 23,6 millions d'euros. Des fonds qui permettront à la start-up de location de scooters en libre-service de financer son expansion européenne.

Les levées de fonds des start-up françaises en février 2020 Société Montant levé (en millions d'euros) Investisseurs Secteur Kinéis 100 CLS, CNES, Bpifrance, Ifremer, Thales, CELAD, BNP Paribas Développement, Hemeria IoT CybelAngel 33 Prime Ventures, TempoCap, Bpifrance, Open CNP, business angels Autres Cityscoot 23,6 Allianz France, Demeter, RATP, Banque des Territoires Mobilités Stilla Technologies 20 Illumina Ventures, Kurma Partners, LBO France, Paris Saclay Seed Funds, BNP Paribas Développement, Idinvest Biotech Shippeo 20 NGP Capital, ETF Partners, Partech, Bpifrance Mobilités MaaT Pharma 18 SymBiosis, Seventure Partners, Crédit Mutuel Innovation, Biocodex Biotech Eskimoz 17 Momentum Invest Adtech / Martech / Publishers In Sun We Trust 17 Axel Johnson Autres Tinubu Square 15 Long Arc Capital, Bpifrance Fintech NawaTechnologies 13,3 Demeter, Supernova Invest, Région Sud Investissement, Eurowatt, Davaniere Capital Partenaire, InnoEnergy, Kouros, Caap Création, Bpifrance Autres Inato 12,6 Obvious Ventures, Cathay Innovation, Serena, Fly Ventures Autres FlexiFleet 10 Trocadero Capital Partners Autres Advanced Biodesign 9 Xerys Biotech Convelio 9 Global Founders Capital, Innoport, Acton Capital Autres Scipio Bioscience 6 Merck, Seventure Partners, High-Tech Gründerfonds, Financière Arbevel, Investiere. Biotech CerbAir 5,5 Boundary Holding, Aubé Management, business angels Autres Vulkam 3,5 Supernova Invest, Sofimac Innovation, BNP Paribas Développement, Crédit Agricole Sud Rhône Alpes Capital Autres Stonly 3 Accel et business angels Adtech / Martech / Publishers Otodo 3 Breega, 123-Investment Managers, Idinvest Partners IoT Avoloi 2,5 West Web Valley, SWEN Capital Partners, Naoleb Autres Connecting Food 2,1 LeadBlock Partners, business angels Autres Qwarry 2 Apicap, Normandie Participations, West Web Valley, CA Innove en Normandie Adtech / Martech / Publishers Les Nouveaux Affineurs 2 Demeter Ventures, Newfund Retail Shotgun 2 Newfund, Venrex Autres Fluicity 2 Business angels Autres EvidenceB 2 Finorpa, IRD-Gestion, Nord France Amorçage, Lita.co Autres BtoBradio.Tv  1,8 business angels Adtech / Martech / Publishers JeStocke 1,7 Banque des Territoires, Leansquare, Maif Avenir, AB Box SA Autres DataGalaxy 1,7 Newfund, Evolem Start Cloud Seaver 1,5 Peiker Consumer Electronics Evolution IoT Tousfacteurs 1,5 Outlierz Ventures, INSEAD Alumni Business Angels Autres Humanroads 1,5 Région Sud Investissement, CAAP, Alumni Business Angels, business angels e-RH Waam Cosmetics 1,5 Karot Capital Retail Paygreen 1,5 Vegeo Capital, NFactory, Fair West, NCI, Leonis investissement Fintech IoTerop 1,5 Breega, Irdi Soridec et business angel IoT T-Zic 1,1 WeLikeAngels-Investessor, Provence Business Angels, investisseurs privés via Wiseed Autres 1083 1,09 Lita.co Retail Flitdesk 1 Kima Ventures, business angels e-RH Basil 1 Turenne Groupe, CAAP Création, Région Sud Investissement, Occipac Retail Flipr 1 IOTA Autres Ambuliz 1 West Web Valley, business angels Mobilités Aster  1 Kreaxi, Crédit Agricole Création, business angels e-RH Watcha 1 Club Holnest, Caméléon Invest, Badge, business angels e-RH Transchain 1 Investisseurs privés Autres Akryvia 0,9 Go Capital, Crédit Agricole, Pays de La Loire Participations, business angels Autres Sinao 0,7 C2AD, business angels Fintech LinkyVet 0,55 Kreaxi, Crédit Agricole, business angels Autres Estimeo 0,5 Business angels Fintech Meal Canteen 0,5 NC Autres Peek'In 0,5 Pays de la Loire Développement, Pays de la Loire Participations, business angels Autres Picto Access 0,4 Finovam, IRD Autres Lanslot 0,33 Business Angels WeLike Adtech / Martech / Publishers ZE Combi 0,31 Business angels via Capitole Angels Autres Toucan Toco NC Isai, Capgemini Adtech / Martech / Publishers

Le top 10 de l'assurtech en Asie

mar, 31/03/2020 - 12:16

Une fois n’est pas coutume. Comme dans de nombreux secteurs, l’assurtech en Asie est encore en retrait par rapport aux phénomènes européens ou nord-américains. Ceci dit, de gros efforts des gouvernements locaux, via des incubateurs publics ou semi-publics, de nombreuses start-up régionales, et surtout un accès croissant à l’Internet via le mobile de plus de 4 milliards d’asiatiques promettent au secteur des lendemains qui chantent…

Selon l’étude du cabinet de recherche anglais Willis Towers Watson, si les Etats Unis captent toujours plus de la moitié de l’investissement en capital de l’assurtech, la Chine fait partie désormais partie du top 5 des pays investis avec l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France.

Et ce n’est que le début d’un phénomène croissant dans la région. En termes de nombre de start-up, le plus grand centre assurtech de la région est Singapour (17), suivi des villes indiennes Mumbai (16) et Gurgaon (10). Parallèlement, en tees de financement total collecté, Shanghai prend la tête (1,4 milliard de dollars), suivie de Gurgaon (161,6 millions de dollars) et de Mumbai (103,8 millions de dollars), selon Venture Scanner.

Voici le classement des acteurs de l’assurtech asiatique, classées en fonction du financement total collecté:

1. ZhongAn Insurance (Chine) fondé en 2013

Financement total : 5,8 milliards de yens CN, soit environ 836,2 millions de dollars (Source : Crunchbase). 

ZhongAn Insurance est une société d'assurances en ligne en Chine qui développe des solutions d'assurance axées sur le digital. Elle a également développé des capacités avancées d'IA pour renforcer la gestion des risques, optimiser rapidement les fonctionnalités des produits et améliorer l'expérience client.

2. Policy Bazaar (Inde) fondé en 2008

Financement total : 496 millions de dollars

Policybazaar est un agrégateur d'assurance indien, fondée en juin 2008 par Yashish Dahiya, Alok Bansal et Avaneesh Nirjar. Il fournit une plateforme numérique - site Web et application - où les utilisateurs comparent les services financiers des principales compagnies d’assurance d’Inde.

3. SingLife (Singapour) fondé en 2014

Financement total : 173 millions de dollars (Source : Crunchbase)

SingLife (Singapore Life), une compagnie d'assurance-vie en ligne répond aux besoins de protection, d'épargne, d'investissement, de retraite et de style de vie des Singapouriens de tous horizons. Il offre une assurance-vie temporaire abordable, des régimes d'assurance maladie divers.

4. CXA Group (Singapour) fondé en 2013

Financement total : 58 millions de dollars (Source :  Crunchbase)

Basé à Singapour, le groupe Connexions Asia (CXA) est le premier écosystème de santé et de bien-être des employés en Asie. Utilisant l'IA pour gérer les risques de santé physique, mentale et financière des employés, il offre ses services à plus de 400 000 utilisateurs dans 600 entreprises dans 20 pays. La plateforme de CXA permet aux utilisateurs de réduire leurs coûts par des actions de prévention personnalisée, à l'aide de l'IA et du portefeuille électronique.

5. Assurance Coverfox (Inde) fondé en 2013

Financement total : 47,3 millions de dollars (Source : Crunchbase) 

Coverfox est une société de courtage d’assurances agréée par l’Assurance Regulatory and Development Authority of India (IRDAI) et la plus grande plateforme d’assurtech en Inde. La société fournit des services de courtage d'assurance en ligne et s'est associée à plus de 30 fournisseurs d'assurance pour offrir les meilleurs plans et politiques aux meilleures primes possibles. Il propose une assurance vélo, une assurance auto, une assurance générale, une assurance maladie, une assurance-vie, une assurance voyage et une assurance temporaire.

6. PolicyPal (Singapour) fondé en 2016

Financement total : 20 millions de dollars (Source : Crunchbase)

PolicyPal est un courtier d'assurance et un conseiller financier en ligne. Outre son activité de courtier d'assurance, PolicyPal exploite également PAL Network, un protocole de blockchain pour le secteur de l'assurance, depuis 2017.

7. AppMan (Thaïlande)

Financement total : 8 millions de dollars (Source : Pitchbook)

AppMan a été fondée pour aider les entreprises à développer des applications mobiles de haute qualité et s'est ensuite spécialisée dans la création d'applications mobiles pour ses clients assureurs. Ses produits de plateforme permettent aux assureurs en Thaïlande de mobiliser leurs agents commerciaux numériquement et de passer du travail manuel à un processus automatisé.

8. Ins For Renascence (Chine)

Financement total : 100 millions de yens CN, soit environ 14,4 millions de dollars (Source : Crunchbase)

Ins For Renascence est une société de technologie qui fournit des solutions et des services d'assurance sur Internet. La start-up basée à Shanghai aide les compagnies d'assurance à améliorer la compétitivité des risques et l'expérience du service client grâce à des évaluations du contrôle des risques et à la personnalisation des produits d'assurance.

9. PolicyStreet (Malaisie)

Financement total : 535 000 de dollars (Source : Crunchbase)

PolicyStreet est une assurtech basée en Malaisie qui a été créé pour rendre l’assurance accessible et abordable pour la Malaisie, où 45% de la population n’a pas de couverture d’assurance. PolicyStreet propose une assurance entreprise, une assurance-vie, une assurance médicale, une assurance automobile, une assurance pour animaux de compagnie et une assurance voyage par le biais d'options de contrat simples et à bas prix.

10. PasarPolis (Indonésie)

Financement total : 2 rounds, mais valeurs non communiquées

PasarPolis est une assurtech leader en Asie du Sud-Est soutenue par les trois célèbres licornes indonésiennes : Gojek, Tokopedia et Traveloka. La start-up basée en Indonésie propose des solutions d'assurance personnalisées via des canaux digitaux de distribution B2B et B2C.

La souplesse des DevOps permet l'efficacité et la sécurité

mar, 31/03/2020 - 12:08
DevOps : Simple tendance ou nouvelle norme ?

Il y a encore quelques années, une démarche DevOps se résumait, grosso-modo, à donner aux développeurs l’accès direct à l’environnement de production. Cette première étape a permis d’extraire le développeur de son silo et l’associer à la mise en œuvre des opérations IT ; ce fut le début d’un consensus mutuel entre « Ops » et « Devs » sur la nécessité d’automatiser les tâches répétitives de mise en production. Accélération numérique oblige, la démarche DevOps a profondément modifié l’organisation même du travail. Dans sa définition la plus simple, DevOps est un ensemble de pratiques permettant de livrer des applications, des logiciels ou d’autres outils informatiques en production, de manière plus rapide et plus fiable. Les fondamentaux sont l’automatisation, mais également la collaboration et le partage. Là où auparavant les équipes se passaient la main, elles doivent maintenant travailler ensemble et se faciliter mutuellement le travail.

Une nouvelle répartition des responsabilités

DevOps est une approche et non pas une famille d’outils. Ce vocable n’est donc pas juste une mode ou le buzzword de ces 10 dernières années, malgré certains abus de langage et la généralisation des titres « ingénieur DevOps ». Il serait plus juste de parler du concept de Site Reliability Engineer (SRE) qui reflète bien mieux la nouvelle répartition des responsabilités. Le rôle des Ops est de créer l'autoroute permettant le déploiement rapide et simple (donc automatisé) du code depuis le repository vers la production et d’identifier les solutions architecturales. À ce titre, l'évolution la plus symptomatique de l'environnement de travail des Ops a été le recul de l'importance de l'outil de service desk/ticketing et l'adoption des outils de gestion de version. Les Ops ont ainsi adopté des techniques de Dev.

DevOps et sécurité : un alliage nécessaire

L'approche DevOps est devenue une nécessité dans un environnement économique en constante accélération et qui fait la part belle aux start-ups et aux géants de la tech. Pour rester dans la course, les entreprises doivent opter pour le cloud, le SaaS et l'ouverture de leurs systèmes d'information via des Apps mobiles ou des APIs. Mais cette médaille a un revers.  Les organisations font face à des risques sécuritaires majeurs car leurs applications sont exposées sur le web. Elles sont composées majoritairement de briques logicielles open source qui érigent, à raison, la transparence comme argument principal de la sécurité et de la confiance. Dès lors, la communauté informatique a dû remettre en question les dogmes mêmes sur lesquels elle avait bâti son fonctionnement. Elle a été obligée de renoncer à placer l'environnement de production dans une bulle de protection au nom de la sacro-sainte croyance : « moins on y touche, plus on garantit la sécurité ». 

Donner la priorité à la réactivité

Voilà pourquoi l’impératif de réactivité, essentiel à la survie des entreprises, doit s’imposer dans l’agenda des DSI ! Par exemple, ne pas mettre à jour ses environnements de production régulièrement, voire de manière réactive et à la demande, c'est laisser la possibilité aux hackers, même novices, d'exploiter des failles, sachant qu’elles sont connues et documentées car déjà corrigées dans les versions récentes. En 2017, avec un coût (amendes, remédiations, indemnités…) estimé à 1.4 Milliards de dollars[i], une entreprise comme Equifax a payé au prix fort cette passivité. Les différentes études sur DevOps (State of DevOps par DORA notamment) montrent que, contrairement aux habitudes et croyances héritées du passé, ce sont les équipes qui déploient le plus fréquemment qui obtiennent la meilleure stabilité.  Même les applications sont concernées, une fois finalisées : la découverte d’une vulnérabilité telle que « Zip Slip », par exemple, nécessite un examen immédiat du code applicatif, ainsi que la correction et le déploiement d’une nouvelle version pour lui éviter d’être prise pour cible.

Une rencontre multidisciplinaire

Pour aller plus loin dans la démarche DevOps, les entreprises ne doivent plus attendre que le code soit considéré comme « prêt pour la production » avant d’être déployé. En d’autres termes, elles doivent être capable de tester en production afin de valider des hypothèses métier et technique. Cette approche requiert des fonctions d’observabilité, d’aiguillage/filtrage d’accès aux fonctionnalités (feature toggle) et d’isolation du code. Celles-ci sont déjà disponibles sur le marché mais pas assez répandues. Grâce à ces techniques, on dissocie l’action de mise en production du code d’avec l’événement de mise à disposition d’une fonctionnalité. La granularité des déploiements est plus fine, avec des impacts moindres et plus facilement identifiables. Mais, au-delà des bénéfices techniques, ce niveau de maturité DevOps apporte véritablement un nouveau levier d’agilité. La notion de sprint disparaît. De plus, un réel partenariat entre le métier et les développeurs peut se mettre en place. Il est ainsi possible d’expérimenter rapidement, tester des implémentations ou dissocier des expériences en fonction des utilisateurs.

Unifier les échanges pour une communication transparente

Depuis une dizaine d’années, les Dev sont décisionnaires en matière de choix d’outils et d’environnement informatique, auparavant du ressort des Ops, qu’il s’agisse de serveurs applicatifs, puis de bases de données et maintenant, avec l'essor des micro services et des conteneurs, d’architectures d'exploitation complète. Paradoxalement, alors que dans l'idéal les équipes Ops auraient dû faire disparaître l’infrastructure et les problématiques de déploiement du quotidien des développeurs, ces derniers s’engouffrent massivement dans la vague Kubernetes. Le processus de développement doit donc, plus que jamais, être un système qui favorise et unifie les échanges entre développeurs, métier, sécurité et Ops. Ce n’est plus ce quelque chose de mystérieux qu’on alimente avec des pizzas et des post-it. Les principes de visibilité et traçabilité du code, qu'il soit applicatif ou d'infrastructure, doivent également s'appliquer aux décisions architecturales et fonctionnelles car leur impact est omniprésent. Au-delà de la technique, une communication fluide et transparente est le signe extérieur ultime de la maturité DevOps.  

Bien plus qu’un mot à la mode, DevOps est devenu une véritable nécessité. Véritable levier d’agilité, cette approche représente une opportunité unique de faire bouger les lignes dans la relation entre métier et technique, au-delà des pratiques Agiles stéréotypées habituelles. Néanmoins, DevOps ne peut pas faire l’impasse sur la sécurité qu’il contribue d’ailleurs à améliorer en favorisant son intégration tout au long du cycle de développement. La sécurité doit donc faire partie intégrante de la collaboration entre développeurs, opérationnels et experts de ce domaine.


 

[i] https://www.bankinfosecurity.com/equifaxs-data-breach-costs-hit-14-billion-a-12473

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