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Mis à jour : il y a 28 min 50 sec

Attestation Covid : téléchargez l'attestation couvre-feu

il y a 39 min 40 sec

A compter du samedi 16 janvier et pour quinze jours au moins, le couvre-feu débute à 18 heures partout en France. Jusque-là, le couvre-feu à 18 heures n'était appliqué que dans 25 départements. Pour rappel, seuls quelques déplacements sont autorisés aux horaires de couvre-feu. Pour ces rares motifs de sortie permis, il faut présenter un document en cas de contrôle : l'attestation couvre-feu. L'article ci-dessous concerne l'attestation de déplacement dérogatoire qui était valable pendant le confinement. Pour télécharger ou générer l'attestation couvre-feu, cliquez ici.

Sommaire

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La nouvelle attestation de déplacement dérogatoire pendant le confinement, rétabli à compter du 29 octobre à minuit, est disponible. Ci-dessous la liste des déplacements autorisés pendant ce deuxième confinement ainsi que le modèle à télécharger (Word ou PDF) ou à recopier à la main. L'attestation de déplacement dérogatoire peut également être présentée aux autorités au format numérique sur mobile, en cliquant sur le générateur ci-dessous. Ce générateur d'attestation est également accessible depuis l'application TousAntiCovid. Pour rappel, l'attestation est nominative et valable pour une durée d'une heure dans le cadre des déplacements brefs liés à l'activité physique des personnes ou aux besoins des animaux de compagnie. A noter que les travailleurs non-salariés doivent se munir de ce document lorsqu'ils ne peuvent disposer d'un justificatif de déplacement permanent établi par leur employeur. Pour les déplacements nécessaires à la scolarité des enfants, un autre document permanent est disponible : le justificatif de déplacement scolaire. Les parents qui n'ont pas fait apposer le cachet de l'établissement scolaire peuvent télécharger l'attestation et choisir le dernier motif : "déplacement pour chercher les enfants à l'école et à l'occasion de leurs activités périscolaires".

Créer son attestation de déplacement numérique Attestation de déplacement dérogatoire en ligne

L'attestation de déplacement dérogatoire est nécessaire à partir du jeudi 29 octobre à minuit, pour toute sortie du domicile. Tout justificatif permettant de prouver le caractère nécessaire du déplacement, lorsqu'il ne s'agit pas d'un déplacement d'une heure pour faire du sport (seul), s'aérer ou pour les besoins des animaux de compagnie, est le bienvenu et est à présenter aux forces de l'ordre en cas de contrôle (voir ci-dessous les sanctions en cas de non-respect du confinement). Comme au printemps, l'exécutif a mis en ligne un outil officiel permettant de générer le formulaire en ligne directement depuis son smartphone, qu'il s'agisse d'un iPhone ou d'un téléphone sous Android. Pour y accéder, cliquez sur le bouton "Créer son attestation de déplacement numérique" ci-dessus. Le formulaire ainsi produit comporte un QR code que les forces de l'ordre n'ont plus qu'à scanner.

A noter qu'il reste toutefois indispensable de se munir d'une pièce d'identité et de fournir une nouvelle attestation à chaque nouvelle sortie. Par ailleurs, un dispositif anti-fraude permet aux policiers d'accéder à l'heure à laquelle le formulaire a été édité via le générateur d'attestations et ainsi éviter que les promeneurs ne le génèrent au dernier moment à la vue des forces de l'ordre. Aucune donnée personnelle n'est cependant conservée. Il est également possible de présenter le document imprimé ou recopié à la main.

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Bon à savoir : il est désormais possible d'enregistrer sur son smartphone les informations à renseigner dans l'attestation de déplacement dérogatoire à générer en ligne. Pour ce faire, la prochaine fois que vous créez une attestation de déplacement depuis le générateur en ligne, dont le lien d'accès figure ci-dessous, cochez la case "Mon téléphone se souvient de moi". La fois suivante, vos nom, prénom, date et lieu de naissance et adresse seront automatiquement pré-remplis. Vous n'aurez plus qu'à indiquer l'heure de sortie et choisir parmi les motifs de déplacement.

Attestation de déplacement PDF

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Quels sont les déplacements autorisés pendant le confinement ?

Pendant la durée du confinement, tout déplacement est interdit, sauf ceux listés ci-dessous et à condition d'être muni d'une attestation de déplacement dérogatoire :

  • Déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle ou un établissement d'enseignement ou de formation ; déplacements professionnels ne pouvant être différés ; déplacements pour un concours ou un examen.
  • Déplacements pour se rendre dans un établissement culturel autorisé ou un lieu de culte ; déplacements pour effectuer des achats de biens, pour des services dont la fourniture est autorisée, pour les retraits de commandes et les livraisons à domicile.
  • Consultations, examens et soins ne pouvant être assurés à distance et achats de médicaments.
  • Déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables et précaires ou la garde d'enfants.
  • Déplacements des personnes en situation de handicap et leur accompagnant.
  • Déplacements en plein air ou vers un lieu de plein air, sans changement du lieu de résidence, dans la limite de trois heures quotidiennes et dans un rayon maximal de vingt kilomètres autour du domicile, liés soit à l'activité physique ou aux loisirs individuels, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.
  • Convocations judiciaires ou administratives et déplacements pour se rendre dans un service public.
  • Participation à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative.
  • Déplacements pour chercher les enfants à l'école et à l'occasion de leurs activités périscolaires.

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20 km autour de chez moi : comment calculer la distance autorisée ?

A compter du 28 novembre 2020 et jusqu'au 15 décembre 2020, date à partir de laquelle l'attestation de déplacement ne sera plus obligatoire en journée, la limite pour les déplacements brefs autour du domicile est étendue à 20 kilomètre. Comment calculer le périmètre autorisé de 20 kilomètres autour du domicile ? Plusieurs applications sont disponibles. Cependant, nombreuses sont les solutions qui cherchent à récolter les données personnelles des utilisateurs. Pour éviter d'avoir à les communiquer, le mieux est de passer par l'outil dédié développé par l'Institut géographique national (IGN) sur son site Géoportail. Pour y accéder, cliquez sur ce lien. Il ne vous reste plus qu'à entrer votre adresse et le périmètre au sein duquel vous pouvez vous déplacer sans attestation apparaît, matérialisé par un cercle vert.

Comment écrire une attestation de déplacement manuscrite ?

En l'absence d'imprimante, le modèle d'attestation de déplacement dérogatoire disponible ici est à recopier à la main sur papier libre. Mais nul besoin de recopier l'intégralité du document. Il suffit de reproduire la partie correspondant à votre identité, d'indiquer la mention "Certifie que mon déplacement est lié au motif suivant autorisé par l'article 3 du décret du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire" et la ou les lignes correspondant au(x) motif(s) de sortie. Il faut également indiquer le lieu, la date et signer le document.

Comment remplir l'attestation de déplacement ?

Veillez à produire une nouvelle attestation pour chaque déplacement. Donc ne pas la remplir au crayon de papier mais à l'encre indélébile. Si l'on n'effectue pas une sortie seul mais accompagné, chacun doit remplir une attestation de déplacement différente, en précisant le motif, la date et l'heure de la sortie. Chacune des personnes doit aussi disposer d'un justificatif d'identité. En revanche, une seule attestation de sortie suffit pour un adulte qui se déplace avec des enfants. Le non respect de ces règles expose à des sanctions : 135 euros d'amende en cas de première infraction, 200 euros d'amende en cas de récidive dans les 15 jours (450 euros en cas de majoration). La verbalisation à plus de 3 reprises dans un délai de 30 jours est constitutive d'un délit puni d'une amende de 3 750 euros et passible de 6 mois d'emprisonnement. 

Justificatif de déplacement professionnel

Le justificatif de déplacement professionnel est un document dédié, à faire remplir par l'employeur, pour les salariés pour leurs trajets habituels entre le domicile et le lieu de travail, comme pour les déplacements entre les différents lieux de travail lorsque la nature de leurs fonctions l'exige ou les déplacements de nature professionnelle qui ne peuvent pas être différés, à la demande de l'employeur. Ce justificatif de déplacement professionnel permet de se passer de l'attestation de déplacement dérogatoire qui, elle, doit être remplie à chaque nouvelle sortie. Les travailleurs non-salariés (fonctionnaires et indépendants) pour lesquels ce justificatif professionnel ne peut, par définition, être établi, doivent, quant à eux, fournir l'attestation de déplacement dérogatoire en cochant le premier motif de déplacement.

Justificatif de déplacement scolaire

Pour éviter d'avoir à remplir une nouvelle attestation de déplacement dérogatoire à chaque déplacement pour déposer ou aller chercher les enfants à l'école, un nouveau justificatif a vu le jour avec le deuxième confinement : le justificatif de déplacement scolaire. Il nécessite nécessite les coordonnées et le cachet de l'établissement dans lequel l'enfant est scolarisé.

Attestation couvre-feu : couvre-feu à 18 heures, téléchargez l'attestation

il y a 44 min 40 sec
Sommaire

Le couvre-feu est avancé à 18 heures dans tous les départements à compter du samedi 16 janvier. La mesure est effective pendant 15 jours au moins, a précisé le Premier ministre en conférence de presse le 14 janvier dernier. Pour rappel, pendant les horaires de couvre-feu, seuls quelques motifs de déplacement sont autorisés et les personnes qui peuvent s'en prévaloir doivent présenter l'attestation ci-dessous aux autorités en cas de contrôle. A 18 heures, les commerces fermeront, les activités extra-scolaires en extérieur seront suspendues (les activités sportives scolaires et extra-scolaires en intérieur sont suspendues en journée également). En revanche, les cours se poursuivront dans les écoles, collèges et lycées où ils sont dispensés même après 18 heures. Il est possible d'imprimer le document, de le générer sur mobile pour avoir une attestation couvre-feu numérique ou de la rédiger à la main sur papier libre. L'attestation couvre-feu est nominative et à usage unique.

Créer son attestation de déplacement numérique Télécharger l'attestation couvre-feu

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ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE
DURANT LES HORAIRES DU COUVRE-FEU

En application de l'article 4 du décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de COVID-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire

Je soussigné(e)
Mme/M. :
Né(e) le :                                                             à :
Demeurant :

certifie que mon déplacement est lié au motif suivant (cocher la case) autorisé en application des mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de COVID-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire1 :

[ ]        Déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle ou le lieu d'enseignement et de formation, déplacements professionnels ne pouvant être différés
[ ]        Déplacements pour des consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ou pour l'achat de produits de santé
[ ]        Déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables ou précaires ou pour la garde d'enfants
[ ]        Déplacements des personnes en situation de handicap et de leur accompagnant
[ ]        Déplacements pour répondre à une convocation judiciaire ou administrative
[ ]        Déplacements pour participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative
[ ]        Déplacements liés à des transits ferroviaires ou aériens pour des déplacements de longues distances
[ ]        Déplacements brefs, dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile pour les besoins des animaux de compagnie

Fait à :
Le :                                                                      à :
(Date et heure de début de sortie à mentionner obligatoirement)

Signature :

(1) Les personnes souhaitant bénéficier de l'une de ces exceptions doivent se munir s'il y a lieu, lors de leurs déplacements hors de leur domicile, d'un document leur permettant de justifier que le déplacement considéré entre dans le champ de l'une de ces exceptions.

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Quelle est l'heure du couvre-feu ?

A compter du 16 janvier, le couvre-feu démarre à 18 heures et non plus à 20 heures dans tous les départements. Le couvre-feu se termine à 6 heures du matin. Jusqu'au vendredi 15 janvier inclus, le couvre-feu à 18 heures ne concernait que les départements suivants : Allier, Alpes de Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Ardennes, Bas-Rhin, Bouches-du-Rhône, Cher, Côte d'Or, Doubs, Drôme, Haute-Marne, Hautes-Alpes, Haute-Saône, Haut-Rhin, Jura, Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nièvre, Saône-et-Loire, Territoire de Belfort, Var, Vaucluse, Vosges.

Quels sont les déplacements autorisés pendant le couvre-feu ?

Des dérogations seront possibles pour se déplacer pendant les horaires du couvre-feu dans certains cas :

  • Les déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle ou le lieu d'enseignement et de formation, déplacements professionnels ne pouvant être différés
  • Les déplacements pour des consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ou pour l'achat de produits de santé
  • Les déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables ou précaires ou pour la garde d'enfants
  • Les déplacements des personnes en situation de handicap et de leur accompagnant
  • Les déplacements pour répondre à une convocation judiciaire ou administrative
  • Les déplacements pour participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative
  • Les déplacements liés à des transits ferroviaires ou aériens pour des déplacements de longues distances. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a indiqué que les personnes voyageant à bord de véhicules particuliers pendant la période de couvre-feu devaient faire en sorte d'arriver sur leur lieu de destination avant le début du couvre-feu
  • Les déplacements brefs, dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile pour les besoins des animaux de compagnie. Les déplacements liés à l'activité physique ne sont pas autorisés aux horaires de couvre-feu, étant donné qu'ils sont permis en journée, a précisé le ministre de l'Intérieur.

De manière générale, les personnes qui se prévalent de l'un des motifs cités ci-dessus doivent, en plus de l'attestation, se munir s'il y a lieu d'un document qui leur permette de justifier que le déplacement considéré fait partie de ces exceptions. Le billet (papier ou électronique) peut servir de justificatif pour voyager à bord d'un train ou d'un avion qui arrive ou qui part après le début du couvre-feu.

Où télécharger l'attestation de couvre-feu ?

L'attestation officielle de déplacement pendant le couvre-feu est disponible sur le site Internet du ministère de l'Intérieur. Elle est également téléchargeable ici.

Attestation couvre-feu numérique

Comme l'attestation de déplacement dérogatoire pendant le confinement, il est possible d'imprimer l'attestation couvre-feu, de la générer sur mobile via le formulaire officiel, accessible ci-dessous, pour avoir une attestation de déplacement dérogatoire pendant le couvre-feu numérique, ou encore de la rédiger à la main sur papier libre.

Créer son attestation de déplacement numérique Quelles sanctions en cas de non-respect du couvre-feu ?

Pour les contrevenants qui décident de sortir pendant les horaires du couvre-feu et hors motifs dérogatoires listés ci-dessus, des sanctions seront applicables. Une amende de 135 euros (majorée à 375 euros), 200 euros en cas de récidive est prévue (majorée à 400 euros). En cas de double récidive (trois infractions consécutives) sous 30 jours, la sanction applicable atteint 3 750 euros d'amende et 6 mois d'emprisonnement.

Paiement fractionné : Alma lève 49 millions d'euros pour s'attaquer aux grands marchands

il y a 1 heure 40 min

Une ascension fulgurante. Seulement deux ans après son lancement, le spécialiste du paiement fractionné Alma annonce une troisième levée de fonds (et pas des moindres) d'un montant de 49 millions d'euros auprès de Cathay Innovation et Idinvest. Le discret fonds britannique Hedosophia a également remis au pot, selon nos informations. Au total, la fintech a levé 64,8 millions d'euros, dont 12,7 millions il y a moins d'un an. Les caisses étaient-elles donc déjà vides ? "Pas du tout. Nous avons à peine commencé à l'entamer. Nous avions besoin de plus de fonds car nous avons clairement un enjeu de vitesse et de taille", confie Louis Chatriot, cofondateur et CEO d'Alma. A noter que son encours de dette s'élève à 21 millions d'euros (70% d'investisseurs intentionnels) pour avancer le montant total des paiements aux marchands.

La start-up fait partie des fintech qui n'ont pas souffert de la crise et qui en ont donc profité pour lever des fonds. "En 2020, nous avions prévu de multiplier nos volumes de paiement par 4. Nous avons finalement fait x6", se réjouit Louis Chatriot qui indique au JDN réaliser un chiffre d'affaires de "l'ordre de 10 millions d'euros". Son objectif de 4 000 clients à fin 2020 a été atteint (elle ne communique pas le nombre exact de client à ce jour). La fraude a progressivement baissé. "Fin 2019, c'était compliqué. Après, on s'est retrouvé dans une sorte de no man's land dans lequel nous n'avions pas encore mis en place toutes les procédures. Ce qui nous a valu de grosses pertes. Mais désormais, ça va beaucoup mieux, on a recruté des équipes dédiées à la fraude", raconte le dirigeant. Concernant le taux de défaut, Alma ne donne aucun chiffre mais répond "qu'il est plus élevé que le crédit conso. Pour avoir un taux d'acceptation élevé, il faut prendre plus de risques, il y a donc plus de défaut. Mais il est hors de question d'endetter le consommateur". Contrairement à un crédit qui peut être valider en un ou deux jours, il faut pouvoir valider un paiement fractionné en quelques secondes.

Au-delà du 3 ou 4 fois

A l'origine focalisée sur les petits et moyens marchands, Alma a décidé de s'attaquer aux grandes enseignes. Elle a d'ailleurs déjà signé avec Devred, Kookaï ou encore La Fée Maraboutée. Avec cette nouvelle cible, la fintech vient donc directement concurrencer les acteurs historiques du secteur que sont Floa (ex-Banque Casino), Oney, Cofidis ou encore Cetelem. Et qui sont très bien financés car ils appartiennent tous à des banques (à noter que Floa est en vente). "Je ne dirais pas qu'on est meilleur qu'eux partout mais on est clairement une alternative très moderne à ses solutions sur le marché français", lâche Louis Chatriot, qui précise ne pas abandonner les PME. Le paiement étant un business de volumes, il devenait nécessaire pour Alma de s'adresser aux grands marchands.

La levée de fonds servira à investir dans trois nouveaux produits. Le premier est le paiement différé (appelé aussi pay later) qui vient tout juste d'être lancé. Il permet aux clients d'acheter des biens et de les payer deux semaines à un mois après. Pour les marchands, cet outil permet de limiter les reports d'achat en fin de mois, augmenter le panier moyen et fidéliser sa clientèle. Comme pour sa solution de paiement fractionné, Alma avance le montant total de l'achat au commerçant. Pour l'instant, seulement quelques clients d'Alma utilisent la solution. "C'est le moment de le déployer à une plus grande échelle car il y a une forte demande du marché", indique Louis Chatriot. Le deuxième produit est un crédit allant jusque 12 mois. Pour ce faire, la start-up a demandé un agrément de société de financement, qu'elle espère obtenir cette année. Ce crédit long va lui permettre de jouer "à armes égales" avec les acteurs historiques qui proposent ce type de produit depuis longtemps. Elle attend également un agrément de paiement car pour l'instant elle passe par Wakam (ex-La Parisienne Assurances), de la même manière que Lydia et Shine passent par Treezor.

Dernier produit sur lequel mise Alma : le paiement fractionné en BtoB. En novembre dernier, Alma a signé un partenariat avec Ankorstore, marketplace BtoB qui connecte les marques aux boutiques.

Tâtonner l'Europe

Ce dernier tour de table permettra aussi à la fintech de mettre un pied à l'international, en accompagnant dans un premier temps ses clients qui ont des implantations en dehors de France. "On ne s'interdit pas de travailler avec des commerçants allemands, italiens ou autre mais on ne va pas les chercher de manière active", explique Louis Chatriot. Et pas de visée non plus sur les Etats-Unis ou l'Asie car "il y a des solutions qui marchent très bien sur ces continents", souligne le dirigeant. L'américain Affirm, fondé par un ancien de PayPal, a par exemple levé 1,2 milliard de dollars lors de son entrée en Bourse à la mi-janvier. Il existe aussi des solutions concurrentes d'Alma en Europe dont le plus connu est le Suédois Klarna, valorisé 10,7 milliards de dollars suite à une levée de fonds de 650 millions de dollars en septembre 2020. Mais la fintech nordique a préféré se focaliser sur le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Sans compter qu'elle n'a pas réussi à venir en France en raison de l'absence de fichier positif (registre destiné aux prêteurs recensant l'ensemble des crédits signés par les ménages) et des taux d'usure bas. 

Les nouveaux fonds financeront également les recrutements. Aujourd'hui composée d'une cinquantaine de salariée, la start-up compte en accueillir le triple en 2021. Autres objectifs : traiter un volume annuel de paiements de plus d'un milliard d'euros d'ici deux ans (versus une centaine de millions actuellement). Alma a de quoi y parvenir puisqu'il existe 600 000 commerçants en France.

Signature électronique : tendances du marché pour 2021

il y a 1 heure 59 min
Hypercroissance du marché de la signature électronique

La crise du Covid et les entraves aux déplacements professionnels et aux rencontres physiques qu’elle a entraînées ont provoqué une explosion de la demande pour la signature électronique. Les entreprises de toute taille ont ainsi pu découvrir les bénéfices de la digitalisation complète de leurs transactions professionnelles : gains de temps, économies à tous les étages et impact écologique immédiat et mesurable.

Le marché de la signature électronique a ainsi augmenté d’au moins 25% (selon Forrester) en quelques semaines (+53% chez DocuSign sur le 3ème trimestre). 

Dans le même temps, la crise et la baisse continue des taux d’intérêts ont conduit à une abondance de capitaux à investir, alors que dans le même temps la visibilité était très faible sur les performances futures dans la plupart des secteurs économiques. Ces capitaux ont donc cherché à s’investir dans les secteurs épargnés, voire favorisés, par le contexte actuel.

Cela se traduit par une forte augmentation de la valorisation des entreprises de la tech, des GAFA à AirBnb, qui pourtant durement touché par la crise dans son activité a vu le cours de son action flamber de +150% le jour de son introduction en bourse début décembre. Le leader du secteur de la signature électronique, l’Américain DocuSign, a ainsi vu son cours de bourse tripler - avec un pic à +276% - depuis le 13 mars 2020, tout en accusant une perte d’exploitation de près de 50 millions de dollars sur 3 mois.

Les grandes manoeuvres

Dans ce contexte, les opérations capitalistiques des acteurs du secteur se sont brusquement accélérées.  

Les fonds d’investissement en quête de croissance se sont jetés avec appétit sur les acteurs matures ou en fin de cycle comme l’Espagnol Signaturit, dans lequel le fonds de Private Equity Providence Equity Partners vient de prendre la majorité ou les acteurs plus généralistes profitant de la vague vers la digitalisation des transactions, tels que le Français Septeo, spécialiste des logiciels métier repris par le fonds Hg Capital en novembre.

Dans le même temps, les “pure players” du secteur anticipent dans une consolidation sur un marché européen très fragmenté, comptant de nombreuses pépites qui doivent s’organiser pour faire face au géant américain DocuSign, et luttent pour y prendre une place de leader. 

C’est ainsi que l’on a vu Docaposte, la filiale numérique du groupe La Poste, racheter coup sur coup le spécialiste des courriers recommandés électroniques français AR24 et son compatriote Arkhineo, ex-filiale de la Caisse des Dépôts spécialisée dans l’archivage légal de documents électroniques, dont l’un des principaux clients est justement DocuSign. Docaposte a également repris via sa filiale Certinomis l’activité historique de certification qualifiée de celui-ci en septembre. On notera aussi le rachat en 2019 par Atos d’Idnomic, qui n’est autre que la branche PKI d’OpenTrust, scindée en 2015 lors de la cession de son activité de certification et de signature électronique à DocuSign, tentative du géant US de s’adapter à un cadre juridique européen exigeant et bien peu familier.

Ce dernier n’est pas en reste et poursuit sa stratégie d’extension dans les services à destination des directions juridiques en amont et en aval de la signature du contrat, avec le rachat de son compatriote Seal Software en février 2020 pour 188 millions de dollars, après SpringCM en 2018 pour 220 millions de dollars. 

La troisième catégorie de prédateurs dans cette consolidation est constituée des spécialistes du partage et de la sécurisation de documents électroniques qui souhaitent étendre leur offre en y ajoutant des capacités de signature électronique. Adobe et Citrix ont largement anticipé ce mouvement en rachetant respectivement EchoSign et RightSignature il y a plusieurs années déjà. Dropbox a relancé le mouvement en rachetant HelloSign en 2019, distançant son concurrent Box pour 230 millions de dollars.

Tendance : vers les transactions digitales intégrées

Cette frénésie s’inscrit dans une tendance de fond vers les transactions digitales intégrées (Embedded Digital Transactions ou eDTM), pour répondre au besoin des entreprises de rapprocher le plus possible le service de transactions à valeur légale de leur métier, de leurs données et des outils qu’ils utilisent pour les gérer. Hors fonds d’investissement, tous les acteurs prenant part à ces opérations de rapprochement le font dans ce but d’intégration des précieuses transactions digitales à valeur juridique dans les plateformes d’information et les outils métier de leurs clients, mis à part DocuSign qui tente de faire émerger une nouvelle catégorie à part entière qui lui serait dévolue.

On peut donc s’attendre à une poursuite de ce mouvement en 2021 et à une intégration verticale de plus en plus poussée des transactions digitales dans les outils logiciels et cloud, leur conférant ainsi une place centrale dans le quotidien de millions d’utilisateurs et permettant l’automatisation et l’accélération de leur activité professionnelle, et un renforcement de la sécurité de ces transactions à forte valeur ajoutée qui se font de plus en plus sous forme dématérialisée. Rendez-vous en 2022.

Reconfinement : un discours de Macron mercredi évoqué

dim, 24/01/2021 - 09:29

[Mise à jour du dimanche 24 janvier 2021 à 09h29] Le reconfinement "n'est plus qu'une question de jours", titre le JDD ce dimanche. "La décision est sur le point d'être prise", d'après "plusieurs sources haut placées au sein de l'exécutif" et citées par l'hebdomadaire, qui précise que seuls le calendrier et les modalités restent en débat. Ce troisième confinement devrait entrer en vigueur avant la fin de la semaine et le rester "au moins pour trois semaines", selon un "ministre important". Le président de la République devrait l'annoncer aux Français via une nouvelle allocution télévisée. "La date de mercredi, jour du prochain conseil de défense, est évoquée", poursuit le JDD, qui ajoute que les écoles pourraient rester ouvertes. Contrairement aux deux premiers confinements, les commerces non essentiels ne devraient fermer que partiellement - le JDD évoque une réduction des horaires d'ouverture.

Quelques jours plus tôt, le magazine Entreprendre évoquait un troisième confinement généralisé d'une durée de quatre semaines minimum à compter du 15 février 2021 et une annonce en début de mois, tenant ses informations d'un proche de Jean Castex.

Invité au 20 heures de TF1 ce jeudi 21 janvier, le ministre de la Santé Olivier Véran a assuré que le gouvernement souhaitait "donner sa chance au couvre-feu", avancé à 18 heures dans tous les départements depuis le 16 janvier dernier. Toutefois, si la situation sanitaire s'aggrave, les restrictions de déplacement seront durcies, a assuré le ministre. "Cela peut aller jusqu'à un confinement si la situation doit l'exiger", a-t-il précisé. Sur la question du maintien de l'ouverture des écoles, le ministre de la Santé a rappelé que l'exécutif avait "toujours fait le choix, après le premier confinement, de ne pas fermer les écoles. L'éducation de nos enfants est absolument cruciale".

Les infectiologues fatalistes

72% des Français s'attendent à un prochain reconfinement, d'après un sondage OpinionWay-Square pour Les Echos, dont les résultats ont été dévoilés le 18 janvier dernier. Les propos tenus par les professionnels de la santé, nombreux à qualifier cette hypothèse d'inévitable, et relayés dans la presse ces derniers jours, laissent à penser qu'ils ont raison : "On n'échappera pas à un reconfinement" en France, estime ce jeudi 21 janvier Renaud Piarroux, chercheur en épidémiologie à l'institut Pierre Louis et chef de service à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, sur France Info. Le chercheur plaide même auprès du gouvernement pour un confinement "plus tôt, plus efficace, plus court".

Le nombre de soignants contaminés à l'AP-HP recommence à augmenter, souligne Martin Hirsch

"Un troisième confinement est inévitable", a également estimé sur France Inter le 19 janvier dernier le chef de service des maladies infectieuses de l'Hôpital Henri-Mondor à Créteil Jean-Daniel Lelièvre. Même son de cloche émis sur RMC par le professeur Axel Kahn, médecin généticien : le reconfinement est "totalement indispensable et inévitable". Martin Hirsch, le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), expliquait quant à lui mercredi 20 janvier sur France Info que le nombre de soignants contaminés à l'AP-HP recommençait à augmenter. On risque ainsi de se voir se développer le début d'une courbe exponentielle "dans 2-3 jours", a-t-il précisé. D'où la nécessite, d'après lui, de "peut-être aller au-delà du couvre-feu". C'est par ailleurs ce qu'avait préconisé le Conseil scientifique la semaine précédente.

La fermeture des écoles en cas de reconfinement ?

En cas de reconfinement, les écoles resteront-elles ouvertes ? Leur fermeture ne sera envisagée qu'en cas de "situation gravissime", a fait savoir Jean Castex en conférence de presse le 7 janvier dernier. Un dernier recours auquel la vitesse de propagation des variants du virus, notamment du variant britannique, pourrait toutefois conduire le gouvernement. Jean-Daniel Lelièvre s'est quant à lui dit sceptique face à une telle hypothèse au micro de France Inter : "Je pense qu'il faut les garder ouvertes parce que les enfants ne sont pas les vecteurs majeurs de cette infection. On sait qu'il y a des catastrophes psychologiques chez les enfants quand on ferme les écoles, des retards à l'apprentissage pour un certain nombre d'entre eux." Sans compter les difficultés des familles monoparentales à faire garder les enfants.

Les directeurs financiers doivent anticiper l'avenir et travailler en équipe pour réussir dans un contexte incertain

ven, 22/01/2021 - 17:41

Il y a quelques années, quand j’ai demandé à un DAF avec lequel je travaillais son avis sur la planification à long terme, il m’a répondu sans hésiter : "Je la supprime dès qu’elle pointe son nez."

Cette boutade souligne un phénomène bien réel : à l’ère de la transformation numérique, dans un monde où les logiciels envahissent nos vies, où les entreprises s’appuient sur des codes binaires, et où des situations géopolitiques complexes viennent s’ajouter à une pandémie mondiale, qui peut vraiment savoir ce qu’il va se passer demain ? Et ne parlons même pas d’une vision à cinq ans.

Mais le fait que cette question soit posée à un directeur financier illustre parfaitement à quel point cette fonction est devenue aujourd’hui bien plus que qu’une simple comptabilité montée en grade. Le directeur financier moderne doit non seulement être une source d’informations, mais il doit également pouvoir prédire l’avenir, peu importe les circonstances.

Un contexte élargi

Ces nouvelles attributions découlent d’un changement plus profond au niveau de la direction générale. Désormais, le DSI ne se cantonne plus à réparer les problèmes informatiques et à veiller au bon fonctionnement des centres de données. Le DRH n’est plus un simple recruteur, mais la personne qui sait faire jaillir les talents de l’entreprise, qui les aide à s’épanouir, leur fixe des objectifs, les aide à les dépasser et leur permet de donner le meilleur d’eux-mêmes. Et tous ces décideurs doivent travailler ensemble et comprendre ce qui se passe dans les autres services de l’entreprise. Il suffit de voir  le rapprochement entre les directions commerciale et marketing pour s’en rendre compte.

À l’instar des services IT qui adoptent des solutions agiles et des procédures accélérées pour leurs développements logiciels et leurs gestions de projets, les DAF modernes vont adopter la méthode Scrum, soit une mentalité de groupe, afin d’optimiser la planification d’entreprise, l’innovation, et le développement des produits. Plus l’environnement est incertain, plus la planification devient urgente, mais tout comme avec le Scrum en informatique, les plans devront être itératifs, rapides, et répartis en éléments composants, tout comme il devra être possible d’adapter leur trajectoire, de les dissocier et de les recomposer à la volée.

Il faudra sans doute encore du temps avant que nous puissions à nouveau nous projeter plusieurs années dans l’avenir, mais cela étant, le directeur financier consciencieux devrait disposer d’une budgétisation et d’une série de mesures sur un an, ainsi que des plans A, B, C et au-delà, prêts à être utilisés lorsque des décisions rapides devront être prises.

Avoir un plan unique, gravé dans le marbre et ne jamais en dévier est désormais une approche obsolète. Il est impératif de pouvoir réagir rapidement pour profiter de nouvelles opportunités, et il est devenu impossible d’exister en vase clos : il incombe aux décideurs et aux dirigeants de mettre en pratique leurs connaissances à tous les niveaux de l’entreprise. Le directeur financier n’aura peut-être pas toujours besoin de se faire entendre, mais il devra systématiquement garder un œil sur son environnement. Les dépenses marketing génèrent-elles des prospects pour les ventes et donc de la valeur ? La communication de l’entreprise génère-t-elle de la demande ? La R&D génère-t-elle la vente de nouveaux produits ? Certes, il ne s’agit pas là de questions habituellement considérées comme essentielles, mais elles sont liées à des services où la connaissance du bilan comptable, de la planification financière, de l’amortissement et des indicateurs de performance est un véritable atout.

L’entreprise à grande vitesse

Le rythme des affaires n’a jamais été aussi rapide. Les informations circulent en temps réel. Les start-up jaillissent à une vitesse fulgurante profitant de flux de capitaux qui les rendent instantanément crédibles. La concurrence surgit de marchés voisins. Les secteurs se transforment en un clin d’œil, tout comme les canaux de distribution. Si l’on songe un instant à l’expérience utilisateur et à l’adoption des réseaux sociaux dans la collaboration en entreprise, on s’aperçoit que le monde du B2C nous offre aujourd’hui un aperçu de ce qui attend le B2B.

Ce que Bill Gates qualifiait de "travail à la vitesse de la pensée" se retrouve désormais dans le monde des logiciels, là où les applications d’entreprise sont différentes selon la fonction, le secteur industriel, ou l’activité, et où l’on se rend compte que la meilleure interface utilisateur est celle où il n’y en a pas. Le paradigme a subtilement glissé vers le sentiment que le logiciel devrait se présenter à l’utilisateur sous la forme d’un assistant numérique intelligent : c’est au code de faire le plus dur du travail et d’anticiper les actions à venir sur la base des interactions passées. L’utilisateur n’a plus qu’à superviser et approuver les actions, en se gardant du temps pour l’innovation et l’amélioration plutôt que la recherche et la saisie de données.

Mais certaines choses restent immuables : le directeur financier reste encore et toujours le filet de sécurité, la voix de la raison et celui qui prévient des dangers dans les comités de direction. Il doit avoir une réponse toute prête lorsqu’un incident survient, et même une pandémie mondiale n’est pas sans précédent, quoi qu’en pense certains. Mais, ils doivent aussi être des meneurs et des entraîneurs, toujours présents pour soutenir les objectifs stratégiques et pour analyser les chiffres afin d’identifier les nouvelles opportunités que des confrères ou la concurrence auraient pu manquer ou rejeter.

Pour cela, ils doivent conserver une profonde curiosité pour le fonctionnement des choses et pour la façon de les améliorer. Pour y parvenir, ils doivent sortir de leur bureau et passer du temps avec des personnes qui ne travaillent pas dans la finance. Ils doivent défendre l’entreprise, mais aussi passer à l’attaque. Les objectifs sur trois ans ne sont peut-être plus d’actualité pour le moment, mais cela laisse du temps pour développer une approche plus dynamique en attendant de connaître la suite des évènements.

Gaia-X, l'Airbus du cloud, dévoile sa feuille de route 2021

ven, 22/01/2021 - 17:12

Le jeudi 22 janvier 2020 s'est tenue la première plénière du French Gaia-X Hub en visioconférence. Porté par le Cigref, le pôle de compétitivité Systematic, l'Académie des technologies et la Direction générale des Entreprises, il a pour ambition de coordonner l'effort français au sein du consortium Gaia-X. Une organisation qui, rappelons-le, vise à aboutir à un écosystème européen d'offres cloud intégrées, permettant à la fois le portage d'applications et le partage de données d'un fournisseur à l'autre. Cette présentation a été l'occasion de préciser la feuille de route de Gaia-X pour 2021 (voir capture ci-dessous). 

Pour concrétiser sa stratégie, Gaia-X veut aboutir à un méta-cloud référençant les offres par types de service, géographies, certification... L'idée étant de guider l'utilisateur dans ses choix. Ce méta-cloud sera basé sur une infrastructure d'une dizaine de services à base d'open source : gestion fédérée du catalogue de solutions, gestion de l'identification des applications et des fournisseurs, gestion des accréditations, monitoring, gestion de la souveraineté des données, gestion de la compliance... Autre chantier de Gaia-X : promouvoir des espaces de données sectoriels (data spaces), basés sur une architecture et une sémantique de data fédérées, permettant de favoriser le partage d'informations et les synergies entre domaines d'activité.

Partant de là, la feuille de route de Gaia-X se précise. Le consortium compte aboutir à une première version de son architecture technique en mars, notamment sur le terrain de la standardisation des data spaces. "C'est aussi en mars que la Commission européenne lancera un premier appel d'offres sur la mutualisation des données en France", indique Hubert Tardieu, PDG par intérim de Gaia-X. L'objectif est évidemment de faire en sorte que certains des membres de l'organisation y répondent. Quant aux spécifications des services conçus pour devenir le socle du futur méta-cloud, elles seront finalisées en mai. 

Les hyperscalers US interdits au CA

Créée en septembre 2020 sous la forme d'une association internationale sans but lucratif (AISBL), Gaia-X tiendra sa première assemblée générale le 7 juin prochain. "Il a été décidé que les sociétés membres n'ayant pas leur siège en Europe ne feront pas partie du conseil d'administration", précise Hubert Tardieu. Mais comment ne pas intégrer les providers américains et asiatiques si la finalité est bien de faire du cloud un écosystème standardisé, évitant le vendor lock-in et favorisant la libre concurrence et les synergies ? "Il fallait donc convaincre les hyperscalers de rester", résume Hubert Tardieu. Pari tenu. Alibaba Cloud, AWS, Google et Microsoft sont à ce jour tous membres du consortium.

Gaia-X prévoit de présenter ses premiers prototypes à partir du mois de septembre prochain. En ligne de mire : aboutir début 2021 à une première place de marché de services cloud.

En France, des projets de data space issus de plusieurs secteurs d'activité ont déjà rejoint Gaia-X, chacun porté par un ou plusieurs acteurs. C'est le cas dans la finance et l'assurance (avec la Caisse des dépôts et consignation), dans l'énergie (EDF), dans la mobilité (Amadeus et Air France KLM), dans le spatial et les données satellitaires (Dassault Systèmes, EBRC), dans l'aérospatial (Airbus, Thales Alenia Space), dans le green (Engie), dans l'agriculture (Association générale des producteurs de blé) ou encore dans la santé via le Health Data Hub. 

Une structure de gouvernance

Gaia-X regroupe 22 membres fondateurs originaires, à parts égales, de France et d'Allemagne. Les principaux acteurs du cloud français sont autour de la table : OVHCloud, Orange, Scaleway et 3DS Outscale (filiale de Dassault Systèmes). A leurs côtés, on retrouve d'autres groupes hexagonaux tels l'ESN Atos ou l'industriel Safran. Outre-Rhin, Deutsche Telekom, SAP ou encore Siemens ont répondu présents. Après la France et l'Allemagne, d'autres pays européens ont rejoint le mouvement et mis en place des hubs Gaia-X nationaux, dont la Belgique, la Finlande, l'Italie ou les Pays-Bas. "L'objectif est de parvenir à la création d'un hub par pays de l'Union européenne d'ici la fin de l'année", précise Hubert Tardieu. 

En attendant, Gaia-X commence à structurer sa gouvernance. L'association s'est dotée de comités de pilotage avec une série de groupes de travail. L'enjeu : coordonner la collaboration de plusieurs milliers de professionnels issus des organisations membres : providers, entreprises utilisatrices, associations professionnelles, fondations open source, instituts de recherche… Le consortium entend se donner les moyens de ses ambitions. "Le taux de pénétration du cloud est de quelque 25% en Europe. Notre défi est de doubler ce chiffre d'ici 4 à 5 ans", souligne Hubert Tardieu.

Vincent Rotger (Haier) : "Tous les produits des marques Haier annoncés en 2021 partageront la même plateforme IoT"

ven, 22/01/2021 - 16:45
Vincent Rotger, chief strategy officer chez Haier Europe. © HaierJDN. Au 1er janvier 2021, vous avez regroupé vos marques Haier, Candy, Rosières et Hoover sur une même plateforme IoT. Pourquoi ce choix ?

Vincent Rotger. Depuis la fusion-acquisition de Candy Hoover en 2019, nous disposons de marques très complémentaires qui nous permettent de proposer différents produits connectés aussi bien abordables que premium. Notre plateforme hOn, commune au groupe, est désormais au cœur de notre stratégie. Tous les produits du groupe annoncés en 2021 seront rattachés à notre plateforme. Elle était déjà existante chez Haier et proposait plusieurs applications mais elle n'avait pas la maturité nécessaire pour l'usage que nous voulions en faire depuis l'acquisition de Candy Hoover.

En 2019, nous avons donc créé une équipe IoT d'une trentaine de personnes en Italie qui travaillent sur l'architecture et l'infrastructure IoT et une autre équipe développe des scénarii par produit. Cela nous a permis d'améliorer la plateforme en interne pour qu'elle structure l'architecture du groupe et nous permette de repenser les usages connectés en allant au-delà de la simple notion de connectivité. On peut fournir par exemple, à partir de la plateforme, une maintenance assistée aux clients. La plateforme sert également de socle à l'écosystème que l'on entend bâtir avec nos partenaires, car notre philosophie est d'avoir un système ouvert et ce sont les partenariats qui feront la différence sur le marché.

Avez-vous déjà noué des partenariats en France ?

La première étape pour construire cet écosystème réside dans notre programme Hideas. Son objectif est de nous permettre de soutenir et de travailler avec des start-up de la vie quotidienne qui pourraient enrichir l'écosystème Haier. Nous avons ainsi des contacts avec une dizaine d'entreprises, dont Avène, qui propose un aérateur de vin connecté, ou Sous les fraises, qui développe des fermes verticales urbaines. Nous avons conclu en décembre dernier un premier partenariat à grande échelle avec Vivino, une des plus grandes places de marché de vins au monde, pour connecter nos caves à vin Haier et utiliser, via notre plateforme hOn, le moteur de recherche Vivino pour la gestion de la cave, les recommandations ou les achats. En interne, nous allons mettre en place des responsables de produits digitaux pour développer des expertises liées aux usages. Haier évolue du statut d'industriel à celui d'entreprise connectée.   

Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?

"Sur la marque Hoover, on se lance dans le traitement de l'air."

Sur la marque Hoover, on se lance dans le traitement de l'air. On propose un système qui s'appelle "H habitat" qui est composé de trois unités : un aspirateur robot, un purificateur d'air et un capteur de qualité de l'air. Le capteur va mesurer chez vous en temps réel la pureté de l'air et du sol et décider en fonction de la situation de lancer l'aspirateur robot ou le purificateur d'air. Grâce à l'application, vous pourrez renseigner votre profil et, si vous êtes allergique, cela permettra au purificateur d'air d'anticiper les actions à mener en fonction de la saison. L'objectif est toujours d'avoir des usages complets. Les premières livraisons sur ce sujet auront lieu au mois d'avril. Nous avons commencé à traiter ce sujet avant la crise sanitaire et la situation nous conforte dans notre choix car cette problématique prend aujourd'hui toute son importance et s'impose comme une tendance de fond.

Comment évolue le marché de la maison connectée au sein du groupe Haier ?

Le groupe enregistre ces dernières années une croissance à deux chiffres et le marché de la smart home s'accélère. La crise sanitaire représente pour nous un regain d'activités car les Français se sont recentrés sur leur foyer et veulent plus de confort. La France représente 7% de part de marché et 360 millions d'euros de chiffre d'affaires. Nous visons un gain de part de marché d'un point et demi par an pendant trois ans pour arriver dans le top 3 des groupes d'électroménager en France, en étant la première marque connectée du marché. Au total, nous enregistrons en Europe plus de deux millions de clients connectés, et nous en gagnons entre 150 000 et 200 000 par mois. Près de 20% de nos utilisateurs de lave-linge Candy utilisent leur smartphone pour lancer leur appareil, ce qui est quatre fois plus qu'il y a deux ans. Et 70% d'entre eux le font pour aller au-delà des programmes définis sur l'appareil et lancer des programmes personnalisés créés sur l'application. Nous voulons devenir en 2023 le premier choix des consommateurs pour leurs produits de maison connectée. A cette date, 100% de nos produits seront connectés (60% le sont aujourd'hui, ndlr), quelle que soit la marque.

Quelles sont vos perspectives ?

La prochaine étape pour Haier sera de développer de la maintenance prédictive pour prévoir ce qui pourrait se passer sur une machine avant que toute panne ne survienne. La connectivité est un outil fantastique pour répondre à cette notion de durabilité et réparabilité des produits. Là encore, la plateforme hOn sera au centre de cet usage. Nous étudions également les connectivités IoT. Pour l'heure, nos produits sont uniquement connectés en Wifi, à l'avenir ils pourraient intégrer d'autres protocoles.

Après 19 ans passé chez Whirpool, Vincent Rotger rejoint Haier Europe en septembre 2015. Nommé directeur général avec pour objectif de repositionner la marque dans le premium, il est actuellement en charge de piloter la feuille de route stratégique de la nouvelle organisation Haier Europe. La marque de gros électroménager est présente en France depuis 2005 et entend devenir d'ici 2023 le premier choix des consommateurs dans son secteur.

Le boom du bitcoin était prévisible

ven, 22/01/2021 - 16:22

Inventé il y a 12 ans en tant que nouveau système de paiement électronique basé sur Internet, de manière à ce qu'aucune personne, entreprise ou gouvernement ne puisse le contrôler, le bitcoin est encore à peine adolescent. Et pourtant : décentralisé, accessible et simple, il a déjà résisté à diverses crises et a même réussi à prospérer.

En 2021, le prix du bitcoin a atteint des sommets historiques, dépassant les 40 000 dollars en moins d'un mois après avoir franchi pour la première fois la barre des 20 000 dollars. Ce rallye est suivi avec beaucoup d'intérêt par de nombreux observateurs, attirant de plus en plus l’attention des profanes et des investisseurs institutionnels, au même titre que celle des médias économiques et des réseaux sociaux qui décortiquent les tendances de fond derrière l’émergence du bitcoin.

Une réelle émergence du bitcoin à partir de 2013

Un an après la première réduction de moitié de la prime de minage du bitcoin, qui a eu lieu le 29 novembre 2012, une hausse de plus de 8 000% du prix des bitcoins a été constatée, celui-ci atteignant alors environ 1 000 dollars. Certains, qui avaient pu acheter du bitcoin pour environ 12 dollars et les avaient gardés s’en sont réjouis alors que d’autres ont été frustrés en vendant trop tôt. De nouvelles attitudes ont commencé à apparaître, comme la peur de passer à côté de l’opportunité et de rater une nouvelle hausse, et le regret de ne pas avoir acheté plus tôt et d’avoir ainsi manqué sa chance.

Un renforcement progressif de la crédibilité auprès des investisseurs

En octobre 2015, on observe une tendance à la hausse similaire sur le marché due notamment à la nouvelle réduction de moitié de la prime de minage qui a eu lieu le 9 juillet 2016. Les bitcoins ont connu une augmentation (plus faible) de 112% par rapport à la période précédente, et le prix s'est établi à environ 650 dollars par bitcoin. L'actif est alors entré dans un cycle haussier sur l’année 2017 en atteignant 1000 dollars pour la première fois en trois ans. Les investisseurs ont pu alors réaliser tout le potentiel de cet actif.

Un doublement récent du bitcoin en moins d’un mois

Nous sommes entrés dans la troisième hausse du bitcoin à la fin de l'année 2020, notamment suite à la nouvelle réduction de moitié de la prime de minage en mai 2020. Depuis le début du mois d’octobre surtout, sa valeur a quadruplé. L'adoption des cryptomonnaies par les investisseurs institutionnels et les sociétés de services financiers a largement porté cette hausse. Cela se voit particulièrement dans le cadre de la stratégie d'allocation recommandée pour les investisseurs institutionnels et les banques d'investissement. Ce qui n'était autrefois qu'un actif de niche sur des plateformes spécialisées a été crédibilisé et le phénomène a encore été renforcé avec l'ajout des cryptomonnaies par Paypal à ses services, qui offre désormais la possibilité d'envoyer des cryptos entre utilisateurs.

Le bitcoin devient le nouvel or du 21ème siècle

Les investisseurs doivent s'adapter au monde de la cryptomonnaie pour rester en phase avec le marché, les attentes de leurs clients en termes de diversification et de performance, et adopter ainsi un actif qui est devenu largement visible aux yeux des médias et même du grand public. Cette adoption souligne à quel point les actifs numériques sont devenus clés dans le monde de l'investissement.

Lou.Yetu, un scandale du made in France ?

ven, 22/01/2021 - 15:58

C'est un petit séisme qui ébranle l'univers des marques digitales depuis quelques jours. La marque de bijoux Lou.Yetu, créée en 2015, est dans la tourmente après les retours d'expérience d'anciens salariés et stagiaires évoquant un "harcèlement moral" et contestant la fabrication made in France de ses produits. Le compte instagram @balancetastartup, actif depuis décembre 2020 et par ailleurs injoignable, a publié plusieurs témoignages depuis le 19 janvier.

Si la boutique en ligne est actuellement "fermée temporairement" d'après la fiche Google My Business de la marque, le compte Instagram de la fondatrice Camille Riou est quant à lui désactivé depuis le 20 janvier. Quant au compte Instagram de la marque, celui-ci a perdu plus de 20 000 abonnés depuis le 20 janvier. Mais qu'en est-il réellement de l'origine française des bijoux commercialisés par Lou.Yetu ? Eléments de réponses.

S'il existe de nombreuses manières de produire un bijou, une ancienne salariée de Lou.Yetu  nous a confirmé par écrit que certains bijoux "étaient achetés déjà montés et conditionnés pour être vendus sous la marque." Toutefois, résumer toute l'activité de Lou.Yetu au passage de commandes auprès de grossistes basés à l'autre bout du monde, serait faux. "Les matières premières qui composent certains bijoux proviennent de partout dans le monde, aussi bien de France, que du reste de l'Europe ou d'Asie", enchaîne l'ex-employée. Car c'est un fait, la France ne dispose pas de tous les savoir-faire en matière de fabrication d'éléments en laiton, d'extraction et façonnage de pierres, de création de design d'estampes etc. "Même si on se fournit en France, cela ne garantit pas pour autant que la fabrication a bien eu lieu en France. Et cette situation est commune à beaucoup de marques de bijoux", détaille l'ancienne salariée. 

Selon la fondatrice d'une marque concurrente, le made in France intégral est de toute façon impossible dans l'univers du bijou. "Certaines matières premières ne sont pas sourcées en France et nous réalisons le plaquage en Espagne, par exemple. Il faut aussi savoir que la création de bijoux coûte cher et dans le monde de l'accessoire, il n'est pas rare de commencer par de l'achat-vente." Comprendre : une marque de bijoux se fournit auprès de grossistes qui ont pour clientes d'autres marques exerçant la même activité. Par conséquent, certains fournisseurs sont donc communs à plusieurs marques. A l'arrivée, les consommatrices peuvent croiser des modèles similaires d'une marque à une autre. Seule différence ? Le prix, et in fine, les marges réalisées par les marques. 
Dans la soirée du 20 janvier, @balancetastartup a relayé la réaction de Lou.Yetu. La marque nie toute collaboration avec des grossistes qui livreraient des produits finis sur catalogue.

Dans la soirée du 20 janvier, le compte Instagram @louyetuparis a envoyé des captures d'écran "Notes" en guise de communiqué de presse au compte Instagram @balancetastartup. © @balancetastartup

Une journaliste qui nous a certifié avoir visité l'atelier installé dans les locaux parisiens de la marque à l'été 2020, confirme avoir assisté à l'assemblage de bijoux par les équipes. "Je veux bien croire que le ratio concernant les pièces fabriquées en France ne soit pas exact puisque tous les bijoux ne sont pas réalisés dans cet atelier", réagit-elle. D'après l'ancienne salariée de Lou.Yetu, un pôle entièrement dédié à la création et au design existe bel et bien chez Lou.Yetu. "Certains bijoux étaient de création française car designés et développés dans les bureaux parisiens mais effectivement la fabrication avait lieu en Asie, assure-t-elle. Quant à la fabrication "made in France" en tant que tel, celle-ci n'était pas minime : soudure et dorure par des partenaires parisiens et assemblage dans les locaux de Lou Yetu." Cette dimension "locale" mobiliserait de nombreux postes comme l'indique l'ex-salariée de la marque : gestionnaire de production, chef d'atelier, responsables de la soudure et dorure, contrôleuses qualité, monteuses et une personne pour l'aspect conditionnement. 

Quid de la transparence et du discours marketing ? 

Ainsi donc, les matières premières nécessaires à la conception des bijoux de Lou.Yetu ne seraient pas toutes d'origine française et certains bijoux, bien que dessinés dans les bureaux parisiens, seraient fabriqués en Asie. Une situation qui serait banale si la communication de la marque était transparente. Sur le site Internet de Lou.Yetu, on peut notamment lire que "13 louves développent les collections de leur dessin jusqu'à la production." La fabrication des bijoux en Asie n'est mentionnée nulle part sur le site. 

L'ex-salariée de la marque expose sa vision : "A mon sens, le problème de Lou.Yetu sur le volet produit réside dans l'orientation de sa communication. La marque a choisi de mettre en avant ce qui touche les consommateurs et ce qui les fait acheter, à savoir le local et l'éthique. Mais est-ce qu'avec tous les éléments, ils auraient acheté chez Lou.Yetu ? Pas sûr." Une chose est certaine, une partie de la clientèle ciblée par Lou.Yetu en quête de transparence et/ou de made in France se sent trahie. Et plus de transparence de la part de la marque aurait sans doute évité la désillusion des consommateurs. "Beaucoup de marques jouent sur l'ambiguïté du made in France avec la dimension de l'assemblage des produits, et ce n'est pas toujours facile de démêler le vrai du faux", affirme l'ex-employée. "L'aspect marketing est non négligeable mais cela n'empêche pas d'être transparent, souligne la fondatrice d'une marque concurrente. Nous ne faisons pas que de la création et nous l'avons toujours précisé à nos clientes via notre site Internet. Forcément nous mettons en avant nos créations sur les réseaux sociaux car c'est plus valorisant pour notre image de marque. De même, nous n'avons jamais dissimulé le fait que nous faisions du produit fini et que nous montons une bonne partie de nos bijoux en France." Ainsi, sur le site de cette marque de bijoux, la provenance des matières premières est indiquée explicitement et les clientes sont au rendez-vous. Reste à savoir si Lou.Yetu reverra sa copie dans ce sens, à l'ère où les consommateurs n'ont jamais été aussi attentifs à la traçabilité des produits qu'ils achètent. C'est l'une des questions que l'on souhaitait poser à la fondatrice, qui n'a pas donné suite à notre demande d'interview.

Le référencement Youtube expliqué par les Youtubeurs

ven, 22/01/2021 - 15:47

S'il existe de bonnes pratiques fondamentales comme une ligne éditoriale de qualité et le fait de bien renseigner les descriptions de ses vidéos, les Youtubeurs professionnels vont plus loin pour générer des vues. Ils consacrent notamment une grande partie du temps à l'optimisation du taux de clic.

Des communautés privées de test & Learn

Chez les Youtubers, le test & learn est la norme. Et pas uniquement dans son coin. Les créateurs de contenus s'organisent autour de communautés : au sein de groupes Facebook en accès privé et de canaux de discussion, ils s'organisent pour communiquer les derniers tests, leurs résultats, et débattre sur les dernières bonnes pratiques référencement à saisir. Henri Griesmar de la chaîne Hardisk (257 000 abonnés) commente : "Nous faisons beaucoup de tests en comparant les chiffres entre chaînes de Youtubeurs qui se connaissent. On compare les chiffres en fonction des réactions et des statistiques. Cela nous donne une idée des critères de référencement. Mais cela change tout le temps." Paul Clouzet, de La chaîne de P.A.U.L (351 000 abonnés), confirme : "Youtube change souvent sa façon de fonctionner pour que l'on n'abuse pas des techniques. A une époque, on disait que les pouces bleus fonctionnaient, puis cela a changé.".

Optimiser la recherche ou la suggestion

La stratégie de référencement est différente selon le type de contenus mis en ligne. Entre le commentaire d'une actualité, l'unboxing de produit (déballer un produit et le commenter en vidéo), le tutoriel, et le documentaire, les méthodes varient largement. Tandis que Paul Clouzet souhaite remonter sur les termes liés aux sujets de ses documentaires, Henri Griesmar vise les fonctionnalités navigation de Youtube. Ce sont les suggestions de contenus autour de vidéos d'autres créateurs. "Mon trafic vient à 58% de la navigation, et 5% de la recherche Youtube. Pour la plupart des Youtubeurs divertissement, la suggestion est très importante. Il y a une différence entre le contenu que les gens recherchent et les contenus sur lesquels les gens tombent. [...] La fonctionnalité de suggestion de vidéos est le centre névralgique de notre chaîne. C'est différent pour des vidéos qui sont des tutoriels de cuisine ou de bricolage, qui sont faits pour la recherche."

Différencier la visibilité dans Google de la visibilité dans Youtube.

Pour des tutoriels en vidéos, il est important de traiter différemment la visibilité acquise grâce aux résultats SEO dans Google et ceux issus des résultats de recherche du moteur interne à Youtube.

Si les classements pour le même mot-clé sont similaires, le potentiel de trafic et de vues n'est pas du tout le même. Axelle, de la chaîne Heliox, dédiée à l'impression 3D (270 000 abonnés), indique qu'un quart des vues générées par ses vidéos proviennent du trafic SEO depuis Google (source externe). En ce qui concerne les vues acquises dans Youtube (source interne), moins de 5 % résultent d'une recherche. Encore une fois, ce sont les fonctionnalités de navigation qui apportent la moitié des visionnages.

© Capture JDNRésultats pour “tutoriel impression 3D” dans le moteur de recherche interne de Youtube. © Capture JDNLe poids des titres et des miniatures

L'affichage dans les résultats de recherche de Youtube est un bon début, mais les Youtubeurs insistent sur le besoin d'avoir des titres et des miniatures de vidéos impactantes. Selon Axelle de la chaîne Heliox, "tant que l'internaute n'a pas cliqué, il ne connaît pas la vidéo. Il faut convaincre ici comme pour la couverture d'un livre". C'est là le point différenciant pour obtenir de bonnes performances, encore plus lorsque le niveau de concurrence est élevé.

Le nombre de contenus relatifs à Minecraft est à l'image du succès du jeu vidéo. Des sous-catégories montrent la densité des vidéos. © Capture JDN

Paul Clouzet cite en exemple l'optimisation de ces éléments pour une vidéo peu performante consacrée au créateur de Minecraft, un sujet extrêmement concurrentiel. Le simple changement de titre lui a permis de dépasser le million de vues pour un contenu qui ne rencontrait pas son public.

Le copywriting des titres et des miniatures fait la différence. © Capture JDN

L'importance de ces éléments est confirmée par Henri Griesmar. Le Youtubeur adepte de nouvelles technologies analyse et change les miniatures toutes les 4 à 5 heures après chaque mise en ligne jusqu'à atteindre des performances satisfaisantes. Ce mode de fonctionnement itératif peut aller jusqu'à créer 8 à 9 miniatures différentes pour une même vidéo. Il faut monitorer et perfectionner en continu tout ce qui peut inciter au visionnage.

L'influence de la communauté sur les performances.

Avoir une communauté active et assidue est un critère majeur pour le référencement Youtube. Dans les vidéos, il n'est pas rare que les Youtubeurs sollicitent leurs communautés pour interagir. Un pouce bleu, un commentaire, un abonnement, un partage, chacune des interactions influence le référencement d'un contenu sur Youtube. Faire réagir est devenu un véritable objectif pour les vidéastes.

En chiffres, Paul Clouzet constate que sa "vidéo la plus haïe est celle qui a le mieux fonctionné, et qui est toujours très bien référencée". Ses 45 minutes dédiées à l'acteur Jean-Claude Van Damne ont comptabilisé près de 10 % de dislikes, tandis que les autres contenus de la chaîne dépassent rarement les 3 % de notes négatives. Cette vidéo a dépassé les 2 millions de vues. Elle continue de générer de l'audience deux ans après sa mise en ligne.

Le documentariste souligne tout de même qu'il faut faire la part des choses entre les contenus qui font réagir et le projet éditorial que l'on mène sur sa chaîne. Attirer les vues grâce à des sujets populaires est aussi une stratégie pour parler de sujets moins connus, mais qui font toute la richesse du contenu produit. C'est pour lui en produisant des contenus qualifiés que l'on acquiert de nouveaux abonnés qu'il faut ensuite fidéliser.

La production de vidéos populaires est un levier pour attirer de nouveaux internautes vers des sujets plus approfondis. © Capture JDN

Cette stratégie est confirmée par Thomas App (6 700 abonnés sur la chaîne du même nom) pour qui "les Top 5 ou les '5 astuces et conseils' fonctionnent très bien. Ce sont des vidéos faciles à faire et qui rapportent davantage de visibilité. J'utilise ces vidéos pour me faire connaître auprès  du plus grand nombre. En parallèle, je consacre mon énergie sur des concepts de vidéos plus approfondies (rencontre avec photographes, reportages, etc.) qui me permettent de faire quelque chose qui me plaît !".

Emploi : les start-up françaises ne connaissent pas (encore ?) la crise

ven, 22/01/2021 - 15:12

Malgré une baisse de la demande dans certains secteurs et toutes les incertitudes que la pandémie fait peser sur l'avenir, les start-up présentes en France semblent confiantes. Preuve en est : elles ont continué d'embaucher en 2020. Selon les données de Motherbase.ai, fournies en exclusivité au JDN dans le cadre d'un partenariat avec le Syntec Numérique, leur effectif total a crû de 7% entre mars et décembre 2020. Motherbase est une plateforme qui agrège des données économiques sur les entreprises en scannant leurs sites web et les réseaux sociaux.

Attention cependant. Si l'emploi progresse dans les start-up, c'est certes parce que certains secteurs profitent de la crise (voir plus bas). Mais c'est aussi parce que les plus sinistrés bénéficient des nombreuses mesures d'aide mises en place, dont le chômage partiel. Il faudra donc attendre que l'Etat retire son filet de sécurité pour voir la réelle étendue des dégâts.

Pour obtenir ces données sur l'emploi, Motherbase se base sur les profils LinkedIn des salariés déclarant travailler en France pour des entreprises répertoriées comme des start-up. Ces données sont à périmètre constant, c'est-à-dire que nous avons comparé l'évolution du nombre d'employés dans un échantillon de plus de 6 000 start-up entre le premier mois de la crise, mars 2020, et le reste de l'année. Ces chiffres n'incluent donc pas les créations ou suppressions d'emplois par de nouvelles start-up lancées entre mars et décembre 2020, mais seulement celles qui existaient déjà aux premiers jours de la crise et étaient déjà répertoriées par Motherbase.

Cette hausse des emplois dans les start-up n'est pas également répartie sur le territoire. Deux régions sont proches de la stagnation, l'Occitanie (+1,1%) et les Hauts-de-France (+2,8%). L'Ile-de-France se trouve dans la moyenne, à 6,3%. Ce qui n'est pas étonnant, puisqu'elle concentre près des deux tiers des emplois dans des start-up du pays. Mais de nombreux territoires font mieux, s'approchant ou dépassant les 10% de croissance du nombre d'emplois dans leurs start-up : l'Auvergne Rhône-Alpes (+9,6%), la Normandie (+10,3%), le Grand-Est (+11,7%) ou encore la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (+13,6%).  

Les inégalités sont encore plus criantes lorsque l'on s'intéresse aux secteurs dans lesquels opèrent les start-up. On retrouve parmi les plus belles progressions d'effectifs des secteurs naissants ou bien qui ont profité de la crise pour mettre en avant leurs solutions numériques. Notamment les proptech (+18,1% d'employés), les fintech et assurtech (+15,3%) ou encore le retail et l'e-commerce (+11,7%). A l'inverse, les emplois augmentent peu ou diminuent dans trois secteurs en difficultés : les mobilités (+3,7%), le martech (-0,2%) et surtout la smart city (-8%).

L'importance de la cybersécurité dans le systèmes de vidéosurveillance

ven, 22/01/2021 - 11:59

Aujourd'hui, l'imagerie vidéo est de plus en plus associée à d'autres types de données sensorielles telles que la température, le son, le mouvement et les systèmes d'intelligence artificielle capables de déclencher automatiquement des alarmes et des procédures. De simple outil de réception passive, la vidéo est devenue un support automatisé, connecté et intelligent capable d'effectuer des tâches basées sur l'observation de faits. Toutefois, cette omniprésence de la vidéo s'accompagne d'une augmentation des attaques de pirates informatiques et de groupes d'action qui exploitent et perturbent les plateformes de vidéosurveillance pour servir leurs propres objectifs. 

Les experts en sécurité ont découvert des vulnérabilités dans les caméras qui affectent les grandes marques internationales ainsi que les acteurs régionaux avec un nombre croissant d'incidents. Des millions d'appareils sont touchés par ces vulnérabilités et touchent de nombreux distributeurs de technologies sous licence. Alors que des correctifs sont régulièrement publiés par les grands fournisseurs réputés, de nombreux petits revendeurs ont tendance à (encore) ignorer le problème et ne mettent pas activement à jour ou n'effectuent pas de contrôles sur le système pour s'assurer que la solution est sûre.

Les systèmes de vidéosurveillance ne sont pas à l’abri des cybermenaces

Même si elle rappelle le scénario des films à succès d'Hollywood, la probabilité qu'un système complet de vidéosurveillance d'un site sensible soit détruit n'est pas une fiction. Le réseau convergent est une autre occasion pour les cybercriminels de s'introduire dans un dispositif associé, une caméra par exemple, et de l'utiliser ensuite comme point d'authentification pour accéder à d'autres ressources connectées. Bien que les protections des réseaux soient généralement conçues pour bloquer ce type d'attaque, la demande croissante de caméras et d'autres dispositifs IoT dotés de processus intelligents augmente le risque d'intrusion. Mais les attaques contre les caméras elles-mêmes ne sont pas le seul problème. Récemment, des caméras ont été détournées et utilisées comme moyen de lancer des attaques par déni de service distribué (DDoS)

C'est un fait, les cyber-attaques sont de plus en plus fréquentes et de plus en plus dirigées vers les systèmes de vidéosurveillance et de contrôle d'accès. Les attaques de ces dernières années, en partie dues à un réseau de dispositifs de vidéosurveillance, ont touché plusieurs géants du web. Le botnet était principalement constitué de caméras IP et d'enregistreurs vidéo numériques fabriqués par une entreprise de haute technologie. 

Les caméras sont des objets connectés, donc à risque ...

On estime que 35 milliards d'objets seront connectés à l'Internet d'ici 2030 dans le monde entier. Ces objets présentent des vulnérabilités et des risques intrinsèques liés à leur connexion à l'Internet. S'ils sont conçus sans mécanisme de sécurité intégré, les vulnérabilités augmentent et permettent de multiples points d'entrée dans les réseaux privés et publics . La cybersécurité est dans l'esprit de tous. D'autant plus que les attaques par rebond, trop souvent négligées, se multiplient, obligeant les services de sécurité à s'y intéresser. Nous arrivons enfin à une phase où la cybersécurité est prise plus au sérieux que jamais, mais toujours pas assez.

Il convient de noter qu'au-delà des risques pour la continuité des activités de l'entreprise, si un système de vidéosurveillance devient inopérant en raison d'une cyberattaque évitable et qu'un crime est commis et non enregistré par la caméra, les assureurs peuvent refuser un sinistre en raison du non-respect des conditions de la police. 

… pour la protection de la vie privée

Bien que les questions de responsabilité pénale et financière liées au piratage des dispositifs de vidéosurveillance soient toujours débattues, la plupart des pays développés ont intégré la protection de la vie privée des citoyens dans leur législation. Hormis quelques différences d'un pays à l'autre, toutes les données personnelles relatives à la santé, aux finances, à l'orientation sexuelle, aux opinions politiques et à divers autres aspects doivent être collectées et stockées dans des conditions de sécurité optimales. 

Cette obligation s'applique également aux données vidéo 

Par exemple, les enregistrements vidéo d'un patient se rendant dans une clinique psychiatrique ou à un rassemblement politique doivent être conservés en lieu sûr et hors du domaine public. En cas de cyberattaque contre un dispositif ou un réseau de vidéosurveillance en circuit fermé, il existe un risque très élevé que des informations privées - images et autres données - soient ciblées sur des personnes spécifiques et volées, puis diffusées sans autorisation. 

Cela porterait atteinte aux droits des utilisateurs à la protection de la vie privée par le biais du système et pourrait entraîner des poursuites judiciaires contre la personne responsable du traitement des données à caractère personnel. 

La sécurisation des appareils n'a de sens que si l'environnement global est protégé

L'utilisation croissante de la vidéosurveillance et d'autres applications vidéo ne montre aucun signe de ralentissement. Comme ces dispositifs deviennent inévitables, d'autres processus tels que le contrôle d'accès, la surveillance de l'environnement et les systèmes d'analyse comme la reconnaissance faciale seront de plus en plus pris pour cible par les cybercriminels. 

Cependant, les dispositifs de sécurité n'ont de sens que si l'environnement global est protégé. Il ne sert à rien de verrouiller la porte si la fenêtre reste ouverte. C'est pourquoi les spécificateurs et les opérateurs de télévision en circuit fermé ainsi que les réseaux IoT étendus doivent évaluer d'autres éléments tels que le réseau sous-jacent, l'infrastructure de stockage et, surtout, l'élément humain qui est souvent le maillon le plus faible de la chaîne. Plusieurs groupes industriels tels que le SANS Institute ont élaboré des recommandations utiles, notamment les contrôles de sécurité critiques mis au point par le Centre for Internet Security (CIS). Il s'agit d'un ensemble de mesures de cyberdéfense proposées comme moyens ciblés et efficaces pour mettre fin aux attaques les plus dangereuses qui se répandent aujourd'hui. 

À l'avenir, il est clair que la sécurité des appareils et des plates-formes deviendra un facteur clé dans les grands projets vidéo. À mesure que la sensibilisation aux questions liées à l'IoT se développe, il est impératif que les professionnels de l'industrie travaillent avec leurs pairs, leurs clients et les agences gouvernementales pour protéger les technologies et les systèmes essentiels qui contribuent à rendre la société plus sûre pour nous tous. 

Attestation couvre-feu : couvre-feu avancé, téléchargez l'attestation

ven, 22/01/2021 - 11:29
Sommaire

Le couvre-feu est avancé à 18 heures dans tous les départements à compter du samedi 16 janvier. La mesure est effective pendant 15 jours au moins, a précisé le Premier ministre en conférence de presse le 14 janvier dernier. Pour rappel, pendant les horaires de couvre-feu, seuls quelques motifs de déplacement sont autorisés et les personnes qui peuvent s'en prévaloir doivent présenter l'attestation ci-dessous aux autorités en cas de contrôle. A 18 heures, les commerces fermeront, les activités extra-scolaires en extérieur seront suspendues (les activités sportives scolaires et extra-scolaires en intérieur sont suspendues en journée également). En revanche, les cours se poursuivront dans les écoles, collèges et lycées où ils sont dispensés même après 18 heures. Il est possible d'imprimer le document, de le générer sur mobile pour avoir une attestation couvre-feu numérique ou de la rédiger à la main sur papier libre. L'attestation couvre-feu est nominative et à usage unique.

Créer son attestation de déplacement numérique Télécharger l'attestation couvre-feu

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ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE
DURANT LES HORAIRES DU COUVRE-FEU

En application de l'article 4 du décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de COVID-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire

Je soussigné(e)
Mme/M. :
Né(e) le :                                                             à :
Demeurant :

certifie que mon déplacement est lié au motif suivant (cocher la case) autorisé en application des mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de COVID-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire1 :

[ ]        Déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle ou le lieu d'enseignement et de formation, déplacements professionnels ne pouvant être différés
[ ]        Déplacements pour des consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ou pour l'achat de produits de santé
[ ]        Déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables ou précaires ou pour la garde d'enfants
[ ]        Déplacements des personnes en situation de handicap et de leur accompagnant
[ ]        Déplacements pour répondre à une convocation judiciaire ou administrative
[ ]        Déplacements pour participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative
[ ]        Déplacements liés à des transits ferroviaires ou aériens pour des déplacements de longues distances
[ ]        Déplacements brefs, dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile pour les besoins des animaux de compagnie

Fait à :
Le :                                                                      à :
(Date et heure de début de sortie à mentionner obligatoirement)

Signature :

(1) Les personnes souhaitant bénéficier de l'une de ces exceptions doivent se munir s'il y a lieu, lors de leurs déplacements hors de leur domicile, d'un document leur permettant de justifier que le déplacement considéré entre dans le champ de l'une de ces exceptions.

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Quelle est l'heure du couvre-feu ?

A compter du 16 janvier, le couvre-feu démarre à 18 heures et non plus à 20 heures dans tous les départements. Le couvre-feu se termine à 6 heures du matin. Jusqu'au vendredi 15 janvier inclus, le couvre-feu à 18 heures ne concernait que les départements suivants : Allier, Alpes de Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Ardennes, Bas-Rhin, Bouches-du-Rhône, Cher, Côte d'Or, Doubs, Drôme, Haute-Marne, Hautes-Alpes, Haute-Saône, Haut-Rhin, Jura, Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nièvre, Saône-et-Loire, Territoire de Belfort, Var, Vaucluse, Vosges.

Quels sont les déplacements autorisés pendant le couvre-feu ?

Des dérogations seront possibles pour se déplacer pendant les horaires du couvre-feu dans certains cas :

  • Les déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle ou le lieu d'enseignement et de formation, déplacements professionnels ne pouvant être différés
  • Les déplacements pour des consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ou pour l'achat de produits de santé
  • Les déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables ou précaires ou pour la garde d'enfants
  • Les déplacements des personnes en situation de handicap et de leur accompagnant
  • Les déplacements pour répondre à une convocation judiciaire ou administrative
  • Les déplacements pour participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative
  • Les déplacements liés à des transits ferroviaires ou aériens pour des déplacements de longues distances. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a indiqué que les personnes voyageant à bord de véhicules particuliers pendant la période de couvre-feu devaient faire en sorte d'arriver sur leur lieu de destination avant le début du couvre-feu
  • Les déplacements brefs, dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile pour les besoins des animaux de compagnie. Les déplacements liés à l'activité physique ne sont pas autorisés aux horaires de couvre-feu, étant donné qu'ils sont permis en journée, a précisé le ministre de l'Intérieur.

De manière générale, les personnes qui se prévalent de l'un des motifs cités ci-dessus doivent, en plus de l'attestation, se munir s'il y a lieu d'un document qui leur permette de justifier que le déplacement considéré fait partie de ces exceptions. Le billet (papier ou électronique) peut servir de justificatif pour voyager à bord d'un train ou d'un avion qui arrive ou qui part après le début du couvre-feu.

Où télécharger l'attestation de couvre-feu ?

L'attestation officielle de déplacement pendant le couvre-feu est disponible sur le site Internet du ministère de l'Intérieur. Elle est également téléchargeable ici.

Attestation couvre-feu numérique

Comme l'attestation de déplacement dérogatoire pendant le confinement, il est possible d'imprimer l'attestation couvre-feu, de la générer sur mobile via le formulaire officiel, accessible ci-dessous, pour avoir une attestation de déplacement dérogatoire pendant le couvre-feu numérique, ou encore de la rédiger à la main sur papier libre.

Créer son attestation de déplacement numérique Quelles sanctions en cas de non-respect du couvre-feu ?

Pour les contrevenants qui décident de sortir pendant les horaires du couvre-feu et hors motifs dérogatoires listés ci-dessus, des sanctions seront applicables. Une amende de 135 euros (majorée à 375 euros), 200 euros en cas de récidive est prévue (majorée à 400 euros). En cas de double récidive (trois infractions consécutives) sous 30 jours, la sanction applicable atteint 3 750 euros d'amende et 6 mois d'emprisonnement.

Attestation Covid : téléchargez l'attestation couvre-feu

ven, 22/01/2021 - 11:24

A compter du samedi 16 janvier et pour quinze jours au moins, le couvre-feu débute à 18 heures partout en France. Jusque-là, le couvre-feu à 18 heures n'était appliqué que dans 25 départements. Pour rappel, seuls quelques déplacements sont autorisés aux horaires de couvre-feu. Pour ces rares motifs de sortie permis, il faut présenter un document en cas de contrôle : l'attestation couvre-feu. L'article ci-dessous concerne l'attestation de déplacement dérogatoire qui était valable pendant le confinement. Pour télécharger ou générer l'attestation couvre-feu, cliquez ici.

Sommaire

Générer en ligne Télécharger le document

La nouvelle attestation de déplacement dérogatoire pendant le confinement, rétabli à compter du 29 octobre à minuit, est disponible. Ci-dessous la liste des déplacements autorisés pendant ce deuxième confinement ainsi que le modèle à télécharger (Word ou PDF) ou à recopier à la main. L'attestation de déplacement dérogatoire peut également être présentée aux autorités au format numérique sur mobile, en cliquant sur le générateur ci-dessous. Ce générateur d'attestation est également accessible depuis l'application TousAntiCovid. Pour rappel, l'attestation est nominative et valable pour une durée d'une heure dans le cadre des déplacements brefs liés à l'activité physique des personnes ou aux besoins des animaux de compagnie. A noter que les travailleurs non-salariés doivent se munir de ce document lorsqu'ils ne peuvent disposer d'un justificatif de déplacement permanent établi par leur employeur. Pour les déplacements nécessaires à la scolarité des enfants, un autre document permanent est disponible : le justificatif de déplacement scolaire. Les parents qui n'ont pas fait apposer le cachet de l'établissement scolaire peuvent télécharger l'attestation et choisir le dernier motif : "déplacement pour chercher les enfants à l'école et à l'occasion de leurs activités périscolaires".

Créer son attestation de déplacement numérique Attestation de déplacement dérogatoire en ligne

L'attestation de déplacement dérogatoire est nécessaire à partir du jeudi 29 octobre à minuit, pour toute sortie du domicile. Tout justificatif permettant de prouver le caractère nécessaire du déplacement, lorsqu'il ne s'agit pas d'un déplacement d'une heure pour faire du sport (seul), s'aérer ou pour les besoins des animaux de compagnie, est le bienvenu et est à présenter aux forces de l'ordre en cas de contrôle (voir ci-dessous les sanctions en cas de non-respect du confinement). Comme au printemps, l'exécutif a mis en ligne un outil officiel permettant de générer le formulaire en ligne directement depuis son smartphone, qu'il s'agisse d'un iPhone ou d'un téléphone sous Android. Pour y accéder, cliquez sur le bouton "Créer son attestation de déplacement numérique" ci-dessus. Le formulaire ainsi produit comporte un QR code que les forces de l'ordre n'ont plus qu'à scanner.

A noter qu'il reste toutefois indispensable de se munir d'une pièce d'identité et de fournir une nouvelle attestation à chaque nouvelle sortie. Par ailleurs, un dispositif anti-fraude permet aux policiers d'accéder à l'heure à laquelle le formulaire a été édité via le générateur d'attestations et ainsi éviter que les promeneurs ne le génèrent au dernier moment à la vue des forces de l'ordre. Aucune donnée personnelle n'est cependant conservée. Il est également possible de présenter le document imprimé ou recopié à la main.

Générer en ligne Télécharger le document

Bon à savoir : il est désormais possible d'enregistrer sur son smartphone les informations à renseigner dans l'attestation de déplacement dérogatoire à générer en ligne. Pour ce faire, la prochaine fois que vous créez une attestation de déplacement depuis le générateur en ligne, dont le lien d'accès figure ci-dessous, cochez la case "Mon téléphone se souvient de moi". La fois suivante, vos nom, prénom, date et lieu de naissance et adresse seront automatiquement pré-remplis. Vous n'aurez plus qu'à indiquer l'heure de sortie et choisir parmi les motifs de déplacement.

Attestation de déplacement PDF

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Quels sont les déplacements autorisés pendant le confinement ?

Pendant la durée du confinement, tout déplacement est interdit, sauf ceux listés ci-dessous et à condition d'être muni d'une attestation de déplacement dérogatoire :

  • Déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle ou un établissement d'enseignement ou de formation ; déplacements professionnels ne pouvant être différés ; déplacements pour un concours ou un examen.
  • Déplacements pour se rendre dans un établissement culturel autorisé ou un lieu de culte ; déplacements pour effectuer des achats de biens, pour des services dont la fourniture est autorisée, pour les retraits de commandes et les livraisons à domicile.
  • Consultations, examens et soins ne pouvant être assurés à distance et achats de médicaments.
  • Déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables et précaires ou la garde d'enfants.
  • Déplacements des personnes en situation de handicap et leur accompagnant.
  • Déplacements en plein air ou vers un lieu de plein air, sans changement du lieu de résidence, dans la limite de trois heures quotidiennes et dans un rayon maximal de vingt kilomètres autour du domicile, liés soit à l'activité physique ou aux loisirs individuels, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.
  • Convocations judiciaires ou administratives et déplacements pour se rendre dans un service public.
  • Participation à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative.
  • Déplacements pour chercher les enfants à l'école et à l'occasion de leurs activités périscolaires.

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20 km autour de chez moi : comment calculer la distance autorisée ?

A compter du 28 novembre 2020 et jusqu'au 15 décembre 2020, date à partir de laquelle l'attestation de déplacement ne sera plus obligatoire en journée, la limite pour les déplacements brefs autour du domicile est étendue à 20 kilomètre. Comment calculer le périmètre autorisé de 20 kilomètres autour du domicile ? Plusieurs applications sont disponibles. Cependant, nombreuses sont les solutions qui cherchent à récolter les données personnelles des utilisateurs. Pour éviter d'avoir à les communiquer, le mieux est de passer par l'outil dédié développé par l'Institut géographique national (IGN) sur son site Géoportail. Pour y accéder, cliquez sur ce lien. Il ne vous reste plus qu'à entrer votre adresse et le périmètre au sein duquel vous pouvez vous déplacer sans attestation apparaît, matérialisé par un cercle vert.

Comment écrire une attestation de déplacement manuscrite ?

En l'absence d'imprimante, le modèle d'attestation de déplacement dérogatoire disponible ici est à recopier à la main sur papier libre. Mais nul besoin de recopier l'intégralité du document. Il suffit de reproduire la partie correspondant à votre identité, d'indiquer la mention "Certifie que mon déplacement est lié au motif suivant autorisé par l'article 3 du décret du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire" et la ou les lignes correspondant au(x) motif(s) de sortie. Il faut également indiquer le lieu, la date et signer le document.

Comment remplir l'attestation de déplacement ?

Veillez à produire une nouvelle attestation pour chaque déplacement. Donc ne pas la remplir au crayon de papier mais à l'encre indélébile. Si l'on n'effectue pas une sortie seul mais accompagné, chacun doit remplir une attestation de déplacement différente, en précisant le motif, la date et l'heure de la sortie. Chacune des personnes doit aussi disposer d'un justificatif d'identité. En revanche, une seule attestation de sortie suffit pour un adulte qui se déplace avec des enfants. Le non respect de ces règles expose à des sanctions : 135 euros d'amende en cas de première infraction, 200 euros d'amende en cas de récidive dans les 15 jours (450 euros en cas de majoration). La verbalisation à plus de 3 reprises dans un délai de 30 jours est constitutive d'un délit puni d'une amende de 3 750 euros et passible de 6 mois d'emprisonnement. 

Justificatif de déplacement professionnel

Le justificatif de déplacement professionnel est un document dédié, à faire remplir par l'employeur, pour les salariés pour leurs trajets habituels entre le domicile et le lieu de travail, comme pour les déplacements entre les différents lieux de travail lorsque la nature de leurs fonctions l'exige ou les déplacements de nature professionnelle qui ne peuvent pas être différés, à la demande de l'employeur. Ce justificatif de déplacement professionnel permet de se passer de l'attestation de déplacement dérogatoire qui, elle, doit être remplie à chaque nouvelle sortie. Les travailleurs non-salariés (fonctionnaires et indépendants) pour lesquels ce justificatif professionnel ne peut, par définition, être établi, doivent, quant à eux, fournir l'attestation de déplacement dérogatoire en cochant le premier motif de déplacement.

Justificatif de déplacement scolaire

Pour éviter d'avoir à remplir une nouvelle attestation de déplacement dérogatoire à chaque déplacement pour déposer ou aller chercher les enfants à l'école, un nouveau justificatif a vu le jour avec le deuxième confinement : le justificatif de déplacement scolaire. Il nécessite nécessite les coordonnées et le cachet de l'établissement dans lequel l'enfant est scolarisé.

Reconfinement : les rumeurs de dates qui comment à circuler

ven, 22/01/2021 - 11:09

[Mise à jour du vendredi 22 janvier 2021 à 11h09] Matignon aurait pris la décision d'un troisième confinement généralisé à compter du 15 février 2021, d'après le magazine Entreprendre, qui tient ses informations d'un proche de Jean Castex. Selon cette source, "le Premier Ministre sait que seul un confinement général pourrait mettre un coup d'arrêt à la pandémie. Dans le cas contraire, les restaurants et les bars ne pourront sans doute pas rouvrir avant l'été. Et encore, dans le meilleur des cas." Le reconfinement pourrait être annoncé début février, entrer en vigueur le 15 février et durer quatre semaines au moins, précise le site d'informations. 

Invité au 20 heures de TF1 ce jeudi, le ministre de la Santé Olivier Véran a pourtant assuré que le gouvernement souhaitait "donner sa chance au couvre-feu", avancé à 18 heures dans tous les départements depuis le 16 janvier dernier. Toutefois, si la situation sanitaire s'aggrave, les restrictions de déplacement seront durcies, a assuré le ministre. "Cela peut aller jusqu'à un confinement si la situation doit l'exiger", a-t-il précisé. Sur la question du maintien de l'ouverture des écoles, le ministre de la Santé a rappelé que l'exécutif avait "toujours fait le choix, après le premier confinement, de ne pas fermer les écoles. L'éducation de nos enfants est absolument cruciale." Même en cas de reconfinement, les écoles pourraient donc rester ouvertes. En attendant, les voix en faveur d'un troisième confinement continuent de s'élever : "On n'échappera pas à un reconfinement (...) Je dis au gouvernement, faites-le maintenant, faites-le moins longtemps, mais faites-le", a défendu ce jeudi le professeur Renaud Piarroux, épidémiologiste et chef du service de parasitologie à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière, sur France Info.

Pas de grand-messe animée par Jean Castex ce jeudi 21 janvier, comme c'était le cas les deux dernières semaines, mais une intervention du ministre de la Santé Olivier Véran au 20 heures de TF1. Certains s'en réjouissent, déduisant de cette absence de conférence de presse qu'il n'y a pas de durcissement des restrictions de circulation à attendre dans l'immédiat. D'autres s'en inquiètent et redoutent d'apprendre que c'est finalement une prise de parole du chef de l'Etat qui est prévue dans les prochains jours, car cela aurait alors toutes les chances de signifier un nouveau reconfinement.

Nombreux sont les infectiologues à qualifier le troisième confinement d'inéluctable

Va-t-on effectivement au-devant d'un troisième confinement et, si oui, à partir de quand ? 72% des Français s'attendent à un prochain reconfinement, d'après un sondage OpinionWay-Square pour Les Echos, dont les résultats ont été dévoilés ce lundi. Les propos tenus par les professionnels de la santé, nombreux à qualifier cette hypothèse d'inévitable, et relayés dans la presse ces derniers jours, laissent à penser qu'ils ont raison : "On n'échappera pas à un reconfinement" en France, estime ce jeudi 21 janvier Renaud Piarroux, chercheur en épidémiologie à l'institut Pierre Louis et chef de service à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, sur France Info. Le chercheur plaide même auprès du gouvernement pour un confinement "plus tôt, plus efficace, plus court".

Le nombre de soignants contaminés à l'AP-HP recommence à augmenter, souligne Martin Hirsch

"Un troisième confinement est inévitable", a également estimé sur France Inter ce mardi le chef de service des maladies infectieuses de l'Hôpital Henri-Mondor à Créteil Jean-Daniel Lelièvre. Même son de cloche émis sur RMC par le professeur Axel Kahn, médecin généticien : le reconfinement est "totalement indispensable et inévitable". Martin Hirsch, le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), expliquait quant à lui ce mercredi sur France Info que le nombre de soignants contaminés à l'AP-HP recommençait à augmenter. On risque ainsi de se voir se développer le début d'une courbe exponentielle "dans 2-3 jours", a-t-il précisé. D'où la nécessite, d'après lui, de "peut-être aller au-delà du couvre-feu". C'est par ailleurs ce que préconisait le Conseil scientifique la semaine dernière.

Avant de passer éventuellement à l'étape suivante, l'exécutif se laisse le temps d'apprécier les effets de l'extension à tout le territoire du couvre-feu à 18 heures, lesquels devraient être pleinement palpables dans les prochains jours. Il n'y aura "pas d'évolution des restrictions nationales cette semaine", a assuré ce mercredi 20 janvier le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. "Il est possible que cette mesure (le couvre-feu à 18 heures, ndlr) permette de freiner la circulation du virus encore davantage dans notre pays", a-t-il ajouté.

La fermeture des écoles en cas de reconfinement ?

En cas de reconfinement, les écoles resteront-elles ouvertes ? Leur fermeture ne sera envisagée qu'en cas de "situation gravissime", a fait savoir Jean Castex en conférence de presse le 7 janvier dernier. Un dernier recours auquel la vitesse de propagation des variants du virus, notamment du variant britannique, pourrait toutefois conduire le gouvernement. Jean-Daniel Lelièvre s'est quant à lui dit sceptique face à une telle hypothèse au micro de France Inter : "Je pense qu'il faut les garder ouvertes parce que les enfants ne sont pas les vecteurs majeurs de cette infection. On sait qu'il y a des catastrophes psychologiques chez les enfants quand on ferme les écoles, des retards à l'apprentissage pour un certain nombre d'entre eux." Sans compter les difficultés des familles monoparentales à faire garder les enfants. Ce mercredi 20 janvier, le nombre de nouveaux cas confirmés s'élève à 26 784, d'après les chiffres mis en ligne en fin de journée par Santé Publique France.

Quelles perspectives 2021 pour les robots conversationnels ?

ven, 22/01/2021 - 11:01

Les marchés de l'IA conversationnelle et des chatbots sont attendus avec une forte accélération sur les années à venir : +30% de croissance annuelle en moyenne au niveau mondial entre 2019 et 2024*. Largement utilisés pour gérer des questions 24h/24 , les bots se sont avérés particulièrement agiles ces derniers mois, pour absorber des fluctuations de charges inattendues dans les services IT, RH, Service Client... Chatbot, callbot, voicebot : quelles évolutions nous attendent encore en 2021 ?

L'agrégation des bots via un métabot.

La démocratisation des bots va de pair avec une sophistication continue de la qualité des services rendus. Les chatbots sont capables de gérer des cas d’usage nombreux et complexes. C’est l’intérêt de l’IA et des algorithmes apprenants. Les compétences de ces logiciels se développent sans cesse et les NLP sont de plus en plus performants. Avec un robot, la valeur d’une conversation ne tient pas tant à l’échange informationnel qu’à ce qu’elle permet de faire. Les capacités de connexion aux systèmes d’information de l’entreprise, à des services web externes, ou la liaison avec d’autres technologies comme le RPA (Robot Processing Automation), permettent d’aller plus loin dans la prise en charge automatique de transactions qui, hier encore, devaient passer par des processus contraignants pour l’utilisateur et lourds pour les équipes. Déclarer un sinistre, consulter un compte bancaire ou son solde de congés, modifier un contrat, changer une réservation, poser des congés ou libérer à distance un véhicule de location… le champ des possibles est infini. L'agrégation des bots via un métabot pour permettre des services unifiés et personnalisés va se généraliser. Demain, il sera ainsi possible de regrouper les assistances RH, IT, juridique par exemple. 

Vers un développement de la voix pour une meilleure inclusion.

Langage châtié ou familier, phrases longues ou style télégraphique, avec des fautes de frappe, d'orthographe ou d’expression ? Quel que soit le mode d’expression, les performances de l’IA en matière de reconnaissance du langage naturel continuent de se développer pour permettre d’adresser tous les utilisateurs dans leur diversité. Les bots se démarquent donc des simples FAQ en s’adaptant à l’utilisateur. Également, pour toutes les personnes que la digitalisation générale peut effrayer ou rebuter, le chatbot permet de demander plutôt que de chercher. Via une même fenêtre conversationnelle, de nombreuses possibilités existent pour “prendre par la main” les utilisateurs, et les aider à remplir des formulaires ou exprimer des réclamations. Enfin, le développement de la voix via des callbots ou des voicebots est et sera important dans les prochains mois, car pour certains, il est plus aisé ou pratique de parler que d’écrire. L’adoption des normes RGAA, déjà obligatoires dans les administrations et les services publics, devrait se généraliser dans de plus en plus d’entreprises qui pourront ainsi bien mieux embrasser toute la diversité de leurs clients et de leurs collaborateurs.

Au plus proche du mode de fonctionnement de l’humain, les robots conversationnels sont une porte d’entrée immédiate et facile à l’information. Utiliser un robot conversationnel est un vrai pas significatif dans une démarche d’inclusion, et s’avère également être un canal digital extrêmement précieux pour les marques qui peuvent engager leurs clients et prospects dans une expérience personnalisée plus poussée et guidée. 

* Sources : Marketsandmarkets, CapGemini Research Institute.

L'économie de la transformation : chiffrer l'évolution du réseau et de sa sécurité

ven, 22/01/2021 - 10:34

Les principales raisons qui poussent les entreprises à passer au "cloud" sont 1) la réduction des coûts et 2) la possibilité pour les services d'être pris en charge par une tierce partie qui peut adapter et améliorer les fonctionnalités à grande échelle. Alors que de plus en plus d'entreprises adoptent une stratégie cloud first pour profiter de ces avantages, le modèle traditionnel de gestion et de soutien d'un réseau d'entreprise commence à montrer des rendements décroissants.

En fait, jusqu'à récemment, de nombreuses entreprises avaient pour objectif de développer et d'améliorer continuellement leur réseau. Cependant, comme la majorité des applications et des services sont désormais fournis à partir du cloud et utilisés par les employés sur des appareils mobiles (ordinateurs portables, tablettes, smartphones, etc.), l'acheminement de cet accès et la gestion de la connectivité via un centre de données d'entreprise deviennent un goulot d'étranglement. Par analogie, cela revient à réserver un vol vers une destination, mais à choisir une multitude de vols de correspondance en zigzaguant à travers le monde tout en payant un supplément pour la durée accrue du voyage. La décision la plus intelligente est de choisir une option directe rapide et plus rentable.

Pour la plupart des entreprises, plus de 50% du trafic WAN est destiné à l'internet et ce chiffre augmente chaque année. Pour chaque application héritée remplacée par le SaaS, cela augmente le volume du trafic destiné au cloud. En fait, plus de 85% du trafic internet des entreprises est déjà passé du web au cloud. De nombreuses entreprises réalisent aujourd'hui les conséquences de l'absence de transformation de leur réseau pour servir au mieux leur infrastructure informatique en mutation. Quels sont donc les coûts de la transformation du réseau et par où une entreprise doit-elle commencer ?

Les chiffres à prendre en compte dans les calculs

Il va être nécessaire de s’intéresser aux coûts actuels suivants :

  • Coût du WAN (siège et filiales), y compris MPLS, SD-WAN et coûts des agrégateurs de bande passante.
  • Appareils de réseau et de sécurité requis par site (points de rupture du réseau, y compris les passerelles web sécurisées (SWG), appareils d'inspection SSL/TLS, dispositifs sandbox anti-malware, pare-feu de nouvelle génération, systèmes de prévention des intrusions (IPS), réseaux privés virtuels (VPN), etc.
  • Temps nécessaire au personnel de sécurité informatique pour l'administration de la gestion des changements et l'application de correctifs, la mise à jour et la gestion des systèmes, y compris le remplacement des équipements tous les 3 à 5 ans.
  • Temps et coûts de formation des collaborateurs.
  • Consommation d'énergie et impact environnemental du fonctionnement de plusieurs silos d'appareils à chaque borne d'accès.

Pour l'entreprise moyenne, ces coûts peuvent rapidement augmenter et il n'est pas surprenant de voir les coûts annuels de fonctionnement d'un réseau d'entreprise (même sans inclure les coûts des applications) atteindre un montant à 7 chiffres.

Il convient de revoir les coûts de ces composants de réseau et le temps nécessaire pour les gérer, et d'initier une stratégie pour pérenniser cette architecture.

S’intéresser à la performance

Les équipes informatiques et de sécurité s'efforcent toujours de trouver un équilibre entre des performances de sécurité optimales et la nécessité de perturber le moins possible la productivité des collaborateurs. Ces derniers donnent la priorité à la productivité plutôt qu'à la sécurité, en se montrant résilients et adaptables lorsqu'ils sont confrontés à des problèmes de sécurité dans leurs flux de travail, d'où l'essor de l'informatique parallèle.

La sécurité, malheureusement, ajoute de la latence avec un contrôle TLS supplémentaire du trafic, et les moteurs critiques de protection des règles, des menaces et des données ralentissent encore les activités.  L'acheminement du trafic distant via un réseau d'entreprise entraîne également une latence supplémentaire en raison de l'utilisation du VPN vers un réseau d'entreprise, via une liaison MPLS, via le FAI vers le CSP, puis en ramenant ce trafic. Non seulement c'est un mauvais choix pour le trafic destiné au cloud, mais cela entraîne également une confusion chez les employés quant aux applications qui nécessitent une connexion VPN. Les équipes modernes de réseau et de sécurité devraient prendre cette décision au nom de l'employé, afin qu'elles soient dictées par la stratégie mise en place par l’entreprise plutôt que d'avoir besoin des connaissances nécessaires pour prendre une décision elles-mêmes. 

Ces problèmes de latence doivent - et peuvent - être résolus. La convergence du marché du SD-WAN, du CDN, de l'optimisation du WAN et des agrégateurs de bande passante, ainsi que du CASB, du Cloud SWG et du ZTNA.  Ces tendances du marché offrent aux entreprises de nouvelles approches pour accélérer le trafic, réduire les temps de latence et renforcer la sécurité.

Le modèle SASE (Security Access Service Edge), présenté par Gartner au début de l'année, est un modèle de référence valable qui peut être utilisé pour faciliter les décisions de transformation du réseau.

Mettre en place un calendrier réaliste

Alors que les budgets annuels sont actuellement examinés à la fin de l'exercice financier, le moment est peut-être venu de réfléchir au plan budgétaire sur 3 à 5 ans et à l'opportunité de convergence des réseaux et de la sécurité. Il semble plus que certain qu'entre 2020 et 2025, la plupart des entreprises choisiront non seulement une stratégie de cloud first pour les applications et les infrastructures, mais beaucoup seront également guidées par des raisons à la fois économiques et techniques pour décider que l'avenir de la sécurité des réseaux est dans le cloud. Le modèle traditionnel de hub and spoke sur lequel nous nous sommes appuyés relève désormais du passé. Il est maintenant temps de s'asseoir avec les équipes de réseau et de sécurité pour ré-imaginer à la fois le réseau et son périmètre.

Soldes 2021 : les bons plans à ne pas rater ce vendredi 22 janvier

ven, 22/01/2021 - 10:27
Sommaire

Comme les soldes d'été 2020, les soldes d'hiver 2021 ont été repoussées en raison de la crise du coronavirus pour débuter ce mercredi 20 janvier. Ci-dessous, découvrez la date de fin des soldes d'hiver 2021 dans votre département de résidence ainsi qu'une sélection de bons plans à ne pas rater.

Quels sont les bons plans du jour à ne pas rater ?

Difficile parfois de faire le tri entre ce qui relève des bons plans accessibles toutes l'année et les promotions uniquement appliquées dans le cadre des soldes. Pour vous aider, le JDN vous propose chaque jour sa sélection de bons plans :

Quelles sont les dates des soldes d'hiver 2021 ?

L'arrêté fixant les dates et heures de début des soldes d'hiver 2021 a été publié au Journal Officiel du 29 décembre 2020. Les soldes d'hiver débuteront le mercredi 20 janvier 2021 sur la plupart du territoire, soit avec deux semaines de retard par rapport au calendrier initialement fixé. Le report de la date des soldes d'hiver 2021 est lié à la crise du Covid-19. Certains départements métropolitains bénéficient d'ordinaire de dates dérogatoires en raison de leur situation géographique limitrophe mais ces dérogations sont supprimées avec le report. Seuls la Guyane, La Réunion, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy et Saint-Martin bénéficient de dates dérogatoires.

Soldes d'hiver 2021 : la date des soldes par départementVous résidez dans le département Numéro du départementLa date des soldesAin01Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Aisne02Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Allier03Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Alpes-de-Haute-Provence04Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Alpes-Maritimes06Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Ardèche07Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Ardennes08Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Ariège09Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Aube10Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Aude11Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Aveyron12Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Bas-Rhin67Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Bouches-du-Rhône13Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Calvados14Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Cantal15Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Charente16Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Charente-Maritime17Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Cher18Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Corrèze19Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Corse-du-Sud2AMercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Côte-d'Or21Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Côtes-d'Armor22Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Creuse23Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Deux-Sèvres79Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Dordogne24Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Doubs25Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Drôme26Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Essonne91Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Eure27Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Eure-et-Loir28Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Finistère29Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Gard30Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Gers32Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Gironde33Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Guadeloupe971Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Haute-Corse2BMercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Haute-Garonne31Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Haute-Loire43Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Haute-Marne52Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Hautes-Alpes05Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Haute-Saône70Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Haute-Savoie74Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Hautes-Pyrénées65Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Haute-Vienne87Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Haut-Rhin68Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Hauts-de-Seine92Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Hérault34Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Ille-et-Vilaine35Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Indre36Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Indre-et-Loire37Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Isère38Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Jura39Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 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2021Nord59Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Oise60Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Orne61Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Paris75Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Pas-de-Calais62Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Puy-de-Dôme63Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Pyrénées-Atlantiques64Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Pyrénées-Orientales66Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Rhône69Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Saône-et-Loire71Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Sarthe72Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Savoie73Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Seine-et-Marne77Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Seine-Maritime76Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Seine-Saint-Denis93Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Somme80Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Tarn81Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Tarn-et-Garonne82Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Territoire de Belfort90Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Val-de-Marne94Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Val-d'Oise95Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Var83Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Vaucluse84Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Vendée85Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Vienne86Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Vosges88Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Yonne89Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021Yvelines78Mercredi 20 janvier au mardi 16 février 2021OAS_AD('native_mtf');Quelle est la date des soldes sur Internet ?

Les dates des soldes chez les acteurs du commerce en ligne sont alignées sur les dates des soldes nationales du commerce physique, quel que soit le lieu du siège de l'entreprise. Les soldes sur Amazon en France, par exemple, débutent le même jour que les soldes chez le commerçant de quartier.

Périodes de soldes : comment sont-elles fixées ?

La loi Pacte, votée en septembre 2018, prévoit des soldes plus concentrés dans le temps, passant de 6 semaines à 4 semaines par période de soldes. La réforme entre en vigueur pour les soldes d'hiver 2020. 

Autre changement : la période de "soldes flottants" a été supprimée en janvier 2015. Instaurée en 2009, cette pratique laissait aux commerçants une période de soldes de deux semaines organisée librement. Cette dernière n'aurait pas fait preuve de son efficacité économique et provoqué "une confusion supplémentaire pour les consommateurs", selon les rapporteurs de l'amendement supprimant le dispositif.

Les soldes répondent à trois caractéristiques, selon le ministère de l'Economie. Tout d'abord, ils sont accompagnés ou précédés de publicité. Ensuite, ils comportent une annonce de réduction de prix, qui peut aller jusqu'à la revente à perte, dans la limite du stock à écouler. Enfin, ils sont pratiqués durant une période fixe, comme prévu dans le code du commerce.

Les articles soldés doivent clairement afficher une réduction de prix

Pas question pour un commerçant de se réapprovisionner pendant ces opérations commerciales, contrairement aux promotions. Les marchands ne peuvent solder en effet que des articles payés et proposés depuis au moins un mois à la date de début de soldes.

Lors des soldes, les articles concernés doivent clairement afficher une réduction de prix. "Ces annonces pratiquées pendant les soldes ne doivent pas constituer une pratique commerciale déloyale au sens de l'article L.121-1 du Code de la consommation", explique la DGCCRF. Par exemple, les marchands ne doivent pas faire des allégations de nature à induire en erreur le consommateur sur le prix et sur son mode de calcul. 

L'annonce "ni repris ni échangé" ne dispense pas le vendeur d'échanger ou de rembourser l'article en cas de vice caché

Les articles achetés en soldes bénéficient des mêmes garanties que les autres articles. L'annonce "ni repris ni échangé" ne dispense donc pas le vendeur d'échanger ou de rembourser l'article en cas de vice caché, comme le rappelle l'article 1641 du Code civil. "Les limitations de garanties sur les soldes sont illégales", précise même la DGCCRF. En cas de vice caché, le vendeur est tenu de remplacer l'article ou de le rembourser. En cas de défaut de conformité identifié dans les deux ans après l'achat, le vendeur doit réparer, remplacer ou rembourser. Dans les autres cas, le commerçant n'est pas obligé de rembourser ou d'échanger le produit, sauf s'il en fait la publicité en magasin ou sur les tickets de caisse. 

Pour résumer,  la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes rappelle que :

  • Durant ces six semaines de soldes, les commerçants ne doivent pas réapprovisionner leurs étals de nouveaux produits soldés.
  • Gonfler artificiellement les rabais par une hausse des prix juste avant le lancement de l'événement est prohibé.
  • Le vendeur doit clairement indiquer le rabais sur l'étiquette et les articles soldés ou non. 
  • La mention "ni repris, ni échangé" est interdite par la loi.

En dehors des périodes de soldes, les commerçants peuvent proposer des opérations promotionnelles, mais n'ont pas le droit de pratiquer de vente à perte ni d'utiliser le terme "solde(s)".

Quant aux dates des soldes, pourquoi varient-elles selon les départements ? Parce que certains ont demandé des dérogations. L'hiver, les quatre départements lorrains souhaitent démarrer plus tôt pour ne pas se laisser distancer par le Luxembourg, tout proche, où les soldes commencent plus tôt qu'en France. Les départements et collectivités d'outre-mer se calent, eux, sur les saisons, qui ne sont pas les mêmes qu'en métropole. Quant à la Corse et aux Alpes-Maritimes, ils préfèrent, l'été, aligner les dates de leurs soldes sur les périodes de forte affluence touristique.

Droits voisins : Google signe un accord… et déchire la presse française

jeu, 21/01/2021 - 18:33

"Cette accord est un vrai scandale !". Ce patron de presse, qui préfère rester anonyme, ne mâche pas ses mots au moments de commenter l'accord annoncé ce 21 janvier entre Google et une partie de la presse française. La cause de son courroux ? Google a fait le choix de ne négocier qu'avec les titres d'information politique et générale (IPG), tels Le Figaro, Le Monde et Les Echos. L'accord signé avec l'Association de la presse d'information générale (APIG) exclut donc quelques-uns des plus emblématiques médias de France : L'Equipe (membre de l'APIG mais non IPG), Le Point, Paris Match, RTL, LCI, Voici, Femme Actuelle, Vanity Fair, Vogue…

Pour rappel, le géant de la publicité avait été sommé en avril dernier par l'Autorité de la concurrence de négocier avec les éditeurs et agences de presse au sujet de la rémunération des contenus repris par son moteur de recherche. Un injonction qui faisait suite à l'entrée en vigueur de la loi française sur le droit d'auteur. GEt forcément, du côté des laissés-pour-compte, on fait grise mine.

"Les représentants de l'APIG n'ont vu que leur intérêt"

"Les représentants de l'APIG n'ont vu que leur intérêt dans cette interprétation arbitraire de Google", peste ce patron contestataire. Peu de temps après l'officialisation de cet accord, le Syndicat des éditeurs de presse magazine (SEPM), qui représente la majorité des médias oubliés, a laissé transparaître son mécontentement dans un communiqué de presse où il précise maintenir sa plainte devant l'Autorité de la concurrence. Il y assure également qu'il poursuivra son combat "pour l'ensemble de la presse, qu'elle soit IPG ou non, quelle que soit sa famille de presse ou son organisation représentative." Pas vraiment surprenant venant d'un syndicat dont les membres gèrent autant des titres d'information politique et générale que des titres de mode, sport, cuisine ou autres.

Le SNPTV, qui représente les groupes audiovisuels, a lui préféré ne pas prendre part à ces guerres intestines. "Il faut dire que TF1 et M6 ont toujours été contre le fait de demander de l'argent à Google, incitant les médias à simplement faire leur boulot'", commente un proche du dossier. Une position que le syndicat de la presse en ligne, le Spiil, qui doute de l'efficacité sur le long terme d'une nouvelle rente pour la presse, semble partager.

Même au sein de l'APIG, certaines voix s'élèvent pour dénoncer un accord qui pourrait s'avérer "perdant sur le long terme", à en croire un des membres. C'est d'abord le montant récolté qui pose question, bien que non dévoilé pour le moment. Le Monde évoquait, alors que Google et l'APIG étaient proches d'un accord en octobre dernier, une somme proche des 25 millions d'euros. Loin de la centaine de millions d'euros que l'APIG escomptait récupérer au début des négociations. Certes, le contexte économique ne permet plus aux médias français de faire la fine bouche… Mais l'écart est significatif. D'autant que l'accord validé par le conseil d'administration de l'APIG est, à en croire un autre membre, en quasi tous points semblable à une première proposition faite par Google en juillet 2020. Proposition que les quatre médias chargés de représenter le secteur avait alors jugée insatisfaisante. Sollicité par le JDN en septembre dernier, Pierre Louette, président de l'APIG et du groupe Les Echos-Parisien, avait assuré que l'écart par rapport aux attentes des médias était trop important.

"Ils ont chacun négocié, dans leur coin, entre 1 et 2 millions d'euros annuels de la part de Google"

Alors, qu'est-ce qui a changé depuis ? Les intérêts financiers des uns ont-ils pris le pas sur le bien commun. Le Monde, Le Figaro et Le Parisien, qui ont géré les discussions avec Google pour le compte de l'APIG, sont plus particulièrement pointés du doigt. "Ils ont chacun négocié, dans leur coin, entre 1 et 2 millions d'euros annuels de la part de Google au titre de cette loi sur les droits voisins", déplore notre patron mécontent. Ce revirement a mis la pression sur l'APIG qui, pour préserver l'unité au sein de son association, s'est retrouvé face à la nécessité de signer le plus rapidement possible un accord cadre avec Google, sous peine de voir l'essentiel de ses membres suivre l'exemple du trio. D'autant que, dans le même laps de temps, le géant de la publicité a enfin accepté de reconnaître explicitement le droit voisin. "C'est la vraie différence avec les propositions de juillet et d'octobre", se félicite le directeur général de l'APIG, Pierre Petillault. 

L'APIG a néanmoins, elle aussi, du mettre un peu d'eau dans son vin pour parvenir à un accord. Alors que l'association a longtemps eu pour ambition d'aboutir à un accord de licence globale, plutôt qu'une négociation entre chaque titre et Google, comme le voulait ce dernier, le deal final introduit un concept un peu hybride "d'accords individuels de licence", écrit Google. L'APIG a, en effet, négocié un cadre contractuel au sein duquel chacun de ses membres peut s'entendre avec Google. Ces tractations individuelles se feront sur la base de critères quantitatifs comme le volume quotidien de publications et l'audience mensuelle. Exit donc le principe d'un organisme indépendant, chargé comme le fait la Sacem auprès de l'industrie musicale, de récolter et redistribuer l'argent au titre des droits voisins. Un modus operandi qui aurait sans doute permis de mieux défendre les intérêts des plus petits. "L'accord garantit une rémunération aux plus petits titres d'IPG, c'est une vraie victoire",  tempère Pierre Petillaultn qui rappelle que le retrait de la plainte déposée devant l'Autorité de la concurrence est conditionné au respect par Google du cadre mis en place. Ce qui évite les mauvaises surprises.

Une vraie surprise, en revanche, c'est que l'accord passé avec Google donne aux membres de l'APIG l'accès au programme News Showcase. Ce programme de licence de publications de presse sera, selon nos informations, lancé en France en mai ou juin prochain par Google. L'APIG a, malgré l'insistance de Google, longtemps refusé de l'associer au sujet de la rémunération au titre des droits voisins, estimant que les deux sujets n'étaient pas liés et qu'il était dangereux de négocier un accord qui ne survivrait pas à News Showcase. Elle a pourtant fait marche arrière. "Il nous a fallu être pragmatique, l'essentiel étant d'obtenir cet accord de licence, défend un membre de l'APIG satisfait par le deal. La France est le seul pays européen à avoir transposé la directive sur le droit d'auteur. Le sujet des droits voisins ne concerne donc pour l'instant que notre pays alors que Google est une plateforme mondiale, qui déploie News Showcase dans des dizaines de pays. La position n'était pas tenable."

"Il nous a fallu être pragmatique, l'essentiel étant d'obtenir cet accord "

Encore plus étonnant, l'APIG a consenti à Google, qui veut faire de Showcase un espace qui apporte une véritable valeur ajoutée par rapport à son onglet News, une faveur aussi stratégique que symbolique : les médias signataires s'engagent à proposer en accès libre au sein de Showcase des articles payants sur leur site.

Showcase sera, si Google maintient sa position de ne négocier qu'avec l'APIG, uniquement réservé aux titres d'informations politique et générale. Et c'est là encore problématique, à en croire notre patron de presse contestataire. "Les médias membres du programme y parleront de tout, people, sport ou culture, compris. C'est donc complètement anti-concurrentiel vis-à-vis de ceux qui traitent aussi de ces thématiques et qui ne pourront pas en être." Notre patron est d'autant plus amer qu'il craint désormais que Facebook, qui négocie lui aussi avec les médias français, suive l'exemple de Google. "On avait de bonnes discussions dans le cadre du lancement de Facebook News en France. Mais ils ont tout arrêté, nous faisant comprendre qu'ils préféraient attendre de voir ce que Google ferait." 

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