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Disney+ enfin lancé en France : voici comment s'abonner !

il y a 5 heures 26 min
Sommaire

[Mise à jour du 7 avril 2020 à 0h01] C'est parti ! Les Français peuvent désormais s'abonner à Disney+. Le tout nouveau service de SVOD du groupe Disney donne moyennant 6,99 euros par mois accès aux univers Disney, Marvel, Pixar, Star Wars et National Geographic.  Les internautes français peuvent dès à présent découvrir la série inspirée de l'univers Star Wars, au budget faramineux, The Mandalorian. Pour en profiter, c'est ici.

Ce 7 avril  est le jour J pour Disney+, le service de SVOD du groupe Disney. En préparation depuis 2017 et lancée le 12 novembre 2019 aux Etats-Unis, au Canada et aux Pays-Bas, la plateforme de vidéos par abonnement se lance finalement en France le 7 avril. C'est deux semaines après la date de lancement initialement prévue, le 24 mars. Mais Disney a dû céder aux requêtes du gouvernement français qui avait peur que le lancement du service de SVOD encombre un peu plus des réseaux déjà bien sollicités en cette période de confinement. 

Disney+ regroupe des milliers d'épisodes et de films classés par genre. La plateforme met en avant les marques fortes du groupe – Disney, Marvel, Pixar et National Geographic – dont les contenus affiliés sont accessibles en un clic. L'une des séries les plus attendues est inspirée de l'univers Star Wars et intitulée The Mandalorian. Alors que Netflix a fait du binge watching sa marque de fabrique, en diffusant chaque nouvelle saison d'une série dans son intégralité, dès le début, Disney veut lui créer des rendez-vous. Les nouveautés seront intégrées à la plateforme une fois par semaine, le vendredi. Avec déjà 28,6 millions d'abonnés revendiqués dans le monde début février, la plateforme de SVOD s'est imposée dans un marché ultra compétitif. "C'est un vrai succès car, plus de trois mois après le lancement, on n'est plus dans l'effet nouveauté. L'objectif initial de 60 à 90 millions d'abonnés dans le monde, d'ici 2024, devrait être facilement atteint", estime Gilles Pezet, analyste média chez NPA Conseil.

En France, marché que Netflix domine avec près de 6,7 millions d'abonnés, Disney+ a une belle carte à jouer. "S'il y a une cinquantaine de services dans l'Hexagone, il y a pour l'instant Netflix et les autres, observe Gilles Pezet.  Disney+ a, de par la force de sa marque et de son catalogue, les moyens de faire passer le marché de la SVOD premium d'un monopole à duopole." Le projet Disney+, fruit de plusieurs années de préparation, est des plus stratégiques. "Il s'agit d'une réorientation à l'échelle du groupe Disney, pour devenir un acteur de poids dans le streaming et le direct-to-consumer, pas d'un simple test", rappelle Gilles Pezet.

Disney+ : prix 

"La politique tarifaire de Disney+ est, au vu du catalogue proposé, délirante. Une série comme The Mandalorian, est d'un tout autre acabit que le Morning Show d'Apple.", analyse Gilles Pezet. La plateforme a en effet opté pour un tarif très agressif de 6,99 euros par mois ou 69,99 euros par an, avec une période d'essai gratuit de 7 jours. A ce prix, l'abonné peut visionner les contenus en 4K, les télécharger à l'envie et les consulter sur quatre écrans en simultané.  Preuve du positionnement familial de la plateforme, un même abonnement permet de créer jusqu'à 7 profils (contre 4 chez Netflix). Pour en profiter, c'est ici.

"La politique tarifaire de Disney+ est, au vu du catalogue proposé, délirante. Une série comme The Mandalorian, est d'un tout autre acabit que le Morning Show d'Apple"

L'offre est donc bien plus avantageuse que celle de son principal concurrent. Le prix d'un abonnement à Netflix est compris entre 7,99 et 15,99 euros par mois en France. "Cette stratégie tarifaire doit permettre à Disney+ d'engranger un maximum d'abonnés très rapidement. Tout l'enjeu pour la plateforme sera ensuite de se rendre incontournable, en renouvelant son catalogue et en travaillant la rétention de ses abonnés", prévient Gilles Pezet. Il ne serait toutefois pas étonnant que Disney+ s'inspire de Netflix en augmentant le tarif de ses abonnements d'ici un ou deux ans. "Les prix augmenteront sans doute de deux à trois dollars", estime Gilles Pezet.

Disney+ catalogue

Le catalogue de Disney+ s'articule autour des principales marques du groupe Disney : Walt Disney Pictures, Pixar, Marvel Studios, Lucasfilm et National Geographic. Au programme : plus de 1 000 films, séries et contenus courts issus de ces 5 mondes. Côté Star Wars, les 7 premiers films de la saga seront évidemment proposés, de même que la série très attendue "The Mandalorian". Les trente premières saisons des Simpson, soit plus de 600 épisodes, seront également mis en ligne.  Une soixantaine de productions Pixar (Toys Story, Cars, Nemo, Ratatouille...) seront également à l'affiche, de même que des programmes du National Geographic. On retrouve également les grands classiques de l'univers animé de Walt Disney (Blanche Neige et les 7 nains, Les 101 dalmatiens, Les Aristochats...) et toute la galaxie Marvel (Avengers, Captain America, Iron Man, Thor...).

La série The Mandalorian est la tête de pont des productions originales made in Disney+. © Disney+

Disney prévoit de dépenser un milliard de dollars la première année en production puis de monter à 2,5 milliards annuels d'ici à 2024. Le groupe a promis 25 séries et 10 films / documentaires originaux d'ici novembre 2020. Plusieurs projets ont déjà été évoqués, dont une série issue de l'univers Marvel, Winter Soldier, et une autre de l'univers Star Wars, centrée sur le personnage d'Obi-Wan Kenobi. Le groupe espère séduire 60 à 90 millions d'abonnés dans les cinq ans, dont les deux tiers en dehors des Etats-Unis.  En France, il devrait composer avec la chronologie des médias, qui impose un délai d'au moins 15 mois entre la sortie d'un film au cinéma et sa diffusion au sein d'un service de SVOD. "Je vois mal Disney, au vu de la place qu'il occupe dans l'écosystème français, prendre le risque de s'en affranchir. On peut toutefois s'attendre à des sorties de film via Disney+, plutôt qu'en salle", analyse Gilles Pezet. C'est le cas, 'par exemple, de l'adaptation en prise de vue réelle de "La belle et le  clochard".

Disney+ sur Canal +

En France, Canal + a obtenu un accord avec Disney en vue d'obtenir les droits de diffusion exclusifs de son service de streaming dans l'Hexagone. L'accès à la plateforme est, comme c'est déjà le cas pour Netflix, intégré à une offre bundle regroupant tous les contenus liés au cinéma et aux séries. Les abonnés doivent bien évidemment payer un peu plus pour y accéder. Le pack Famille+ comprend Disney+ ainsi qu'une soixantaine de chaînes thématiques pour 29,99 euros par mois (puis 34,99 euros au bout de deux ans). Le pack Ciné Séries+ est, lui, proposé avec Disney+, OCS et Netflix à 34,90 euros par mois (puis 49,99 euros). Le pack + de Canal+, avec un accès à l'ensemble des chaînes Canal + et à Disney+, coûte 24,99 euros par mois (puis 34,99 euros). Enfin compter 89,90 euros par mois pour profiter de l''offre Intégrale+ qui comprend toutes les chaînes et services de Canal+ ainsi que Disney+ (puis 99,90 euros). A noter que tous les abonnés de Canal + bénéficient d'un an d'abonnement offert à Disney+ au lancement. 

"Disney+ devra, à terme, être présent dans les boxes d'Orange, Altice, Bouygues Telecom et Free"

"Disney privilégie, sans doute pour des raisons économiques, ses partenaires traditionnels. Ceux auxquels il vend déjà des programmes ou avec lesquels il fait des chaînes spéciales", observe Gille Pezet. Sky au UK, Telefonica en Espagne et Canal + en France. Le service de SVOD devra sans doute également se rapprocher des opérateurs télécoms, comme l'a fait avant lui Netflix. Ces derniers équipent en effet près de 50% des foyers français avec leurs boxes. "Disney+ devra, à terme, être présent dans les boxes", estime Gilles Pezet.

Disney+ : date de sortie France

La plateforme de SVOD lancée le 12 novembre 2019 outre-Atlantique arrive dans l'Hexagone le 7 avril 2020. Alors que le géant du divertissement voulait, malgré la demande du gouvernement français, maintenir sa date de lancement au 24 mars, il fait finalement marche arrière. Une demande qui fait suite aux pressions exercées par les opérateurs télécoms, qui sont confrontés à un engorgement jamais vu de leur réseau en cette période de confinement et de télétravail. Netflix, vient d'ailleurs annoncer qu'il allait réduire son débit pendant 30 jours en Europe.  La France est un cas à part, les autres marchés européens (Royaume-Uni, Irlande, Allemagne, Italie, Espagne, Autriche et Suisse) étant lancés comme prévus. L'application y a été téléchargée 5 millions de fois en 24 heures sur iOS et Android selon AppAnnie.

Amazon Prime : l'alternative moins chère

Disney+ devra composer avec une rude concurrence. Outre Netflix, Amazon propose son propre service de SVOD, Amazon Prime Video. L'offre est proposée en complément du service de livraison gratuite et au stockage de photos illimité notamment, le tout regroupé sous la bannière Amazon Prime. Pour tester gratuitement le service (puis payer 49 euros par an), cliquez ici.

SEO : les vraies raisons pour lesquelles Qwant a lancé le concours Qwanturank

lun, 06/04/2020 - 19:11

Des concours SEO sont régulièrement organisés par des fournisseurs de solutions et de services digitaux dans le cadre desquels les participants doivent se positionner sur une requête inventée en respectant un certain nombre de règles. Les objectifs des organisateurs sont à la fois de bénéficier d'une visibilité à peu de frais et de générer des leads qualifiés.

Qwanturank : le premier concours SEO jamais organisé par un moteur de recherche 

Lorsque le moteur de recherche Qwant a lancé son propre concours SEO fin 2019 il a provoqué la surprise générale : c'était la première fois qu'un moteur de recherche encourageait ouvertement des référenceurs à manipuler ses propres résultats.

Avec 50 000 euros de dotations, l'ambition du concours Qwanturank est officiellement de "tester en condition réelle les algorithmes anti-spam de Qwant". D'abord critiqué pour sa configuration inédite (le moteur étant juge et parti, rien ne garantit que ni les algorithmes ni les résultats de recherche ne seront manipulés par les équipes de Qwant), le concours a ensuite été pointé du doigt face à la léthargie qui s'est emparée de ses SERP. 
En effet, les mises à jour des 50 premiers résultats de Qwant sur la requête Qwanturank sont rares, et il se passe régulièrement plus de 10 jours sans le moindre mouvement significatif.

Un manque de communication et des remaniement internes chez Qwant qui font craindre une annulation du concours

Plusieurs signaux ont également inquiété les participants. Eric Léandri, co-fondateur et directeur de Qwant était à l'initiative de ce concours inédit. Or il a été remplacé au poste de PDG en janvier 2020 par un autre des co-fondateurs de la société, Jean-Claude Ghinozzi.

Les SERP toujours aussi statiques, la quasi-absence de communication de Qwant, y compris via le compte Twitter officiel du concours, ajoutée aux récentes mesures de confinement liées au Coronavirus qui bouleversent le quotidien des français, n'ont pas aidé à rassurer les participants.
 

Qwanturank : un concours dans lequel les participants ont investi plus de temps et d'argent que d'habitude

Une rapide analyse des sites qui campent le haut du classement (source : https://qwanturank.news/classement/) permet de constater qu'un travail très conséquent a été abattu aussi bien en terme de temps que de budget dépensé. Certains de ces sites ont plusieurs milliers de pages et des centaines de backlinks, d'autres sont architecturés selon un maillage interne complexe sur base de cocon sémantique,et la plupart sont également propulsés par des PBN constitués de dizaines de domaines expirés.
Avec 50 000 euros de dotations on comprend que certains référenceurs aient investi beaucoup de temps et d'argent, et soient donc inquiets d'une possible annulation du concours...

Même si le concours Qwanturank était interrompu maintenant, Qwant aurait déjà amorti les dotations

Rien ne permet d'indiquer avec certitude que les ingénieurs en charge de la R&D de Qwant travaillent encore à analyser les stratégies mises en oeuvre par les participants. Pour autant, même si le concours était interrompu aujourd’hui (c'est à dire sans que les algorithmes du moteur ne soient améliorés d'ici juin 2020), il est probable que Qwant serait déjà largement rentré dans ses frais.

D'une part 50 000 euros reste un montant assez faible à l'échelle d'une entreprise, et même si les professionnels du SEO n'ont pas forcément une meilleure image du moteur de recherche français à aujourd'hui, les participants ont déjà créé de nombreux contenus et posé de nombreux liens vers Qwant, pour une valeur déjà supérieure à 50 000 euros.


Un test en conditions réelles de nouveaux algorithmes coûte bien plus de 50.000 euros

Mais ce n'est pas selon nous le vrai calcul des organisateurs du concours. En effet, le processus de lancement d'un outil, d'un CMS, d'un ERP ou d'un moteur de recherche, passe avant toute mise en production par une phase de sansbox (bac à sable en français) puis des alpha et beta versions.

Pour ce qui concerne la sandbox, il est généralement nécessaire de mettre en place des scénarios de test, de dérouler les cahiers de tests et de remonter les bugs rencontrés aux équipes de développement pour leur permettre de développer une nouvelle version, et ainsi de suite.

Sans entrer dans des calculs savants, en imaginant une équipe réduite de 5 personnes travaillant sur ce projet il est réaliste de le budgéter bien au delà de 50 000 euros sur 6 mois. 
Dit autrement si Qwant avait missionné une équipe interne ou externe pour tester en conditions réelles de nouveaux algorithmes, le budget aurait très largement dépassé le volume de dotations du concours.

Le concours Qwanturank est une excellente opération d'un point de vue financier pour Qwant


Au prisme de ces analyses, il nous parait très improbable que Qwant annule son concours, quand bien même il serait laissé à l'abandon d'ici juin 2020. 
Au contraire, cette initiative inédite est selon nous à un vrai coup de génie de la part d'Eric Léandri, quelle que soit l'issue du concours Qwanturank. 

Comment les e-commerçants français dépendants de la Chine gèrent la crise

lun, 06/04/2020 - 18:15

Avec des premiers cas avérés de coronavirus dès le mois de novembre, la crise sanitaire a touché la Chine avant le reste du monde. Or l'empire du Milieu compte 2 100 entreprises françaises présentes sur son sol, qui ont donc dû organiser leur activité en amont de la propagation du virus en Europe. A l'image de la marque de lunettes Polette, propriétaire de deux laboratoires d'assemblage et actionnaire d'une usine de verres en Chine depuis ses débuts en 2011. "Fin janvier, la situation s'est accélérée avec l'annonce des mesures de confinement et la fermeture des usines, retrace le cofondateur, Pierre Wizman. Durant les deux premières semaines, nous avons eu peur pour notre business car nous n'avions aucune visibilité. Pendant ce temps-là, les commandes se sont accumulées et nous ne pouvions livrer aucun client. C'était très compliqué." Fort de son expérience en tant qu'expatrié en Chine durant 12 ans, Pierre Wizman a gardé en tête l'adage local "Méi wènti", autrement dit "pas de problème". 

Polette : la solidarité pour maintenir l'activité

Polette mise alors sur la transparence auprès de ses clients. La DNVB communique sur des délais de livraison rallongés et offre à ses clients un bon de réduction pour leur prochain achat tandis que les 400 employés de Polette en Chine vivent le confinement. "Certains clients ont mal réagi au fait de ne pas recevoir leur commande dans les temps et nous avons essuyé quelques critiques. A ce moment-là, seule la Chine était confrontée à l'épidémie et l'Europe n'avait pris aucune mesure", se remémore Pierre Wizman. Mais l'activité de Polette n'a pas été au point mort pour autant. Pour le siège social situé à Hong Kong, l'équipe de designers basée à Amsterdam et les showrooms disséminés entre la France, l'Angleterre, la Belgique et les Pays-Bas, la solidarité envers les salariés de Polette en Chine est restée la priorité. "Nous avons envoyé du gel hydroalcoolique, des masques et de la nourriture pour soutenir nos équipes sur place. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, ce soutien nous a été rendu, sourit le cofondateur. En Chine, la culture est différente, les habitants sont soudés et d'un naturel très impliqué." Ainsi, les salariés de Shanghai se sont mobilisés pour assembler des lunettes en tournant à bas régime malgré le confinement, dans le respect des règles d'hygiène en vigueur. Sur les mois de janvier et février, les ventes de Polette en Chine ont été en hausse de 40% par rapport à la normale. Et depuis la fin du déconfinement officiel le 25 mars, la production redémarre à 80% de son potentiel contre 10% pendant le confinement. 

Dans l'intervalle, le coronavirus a gagné l'Europe, et en France, les mesures de confinement sont entrées en vigueur le 16 mars. "Je ne suis pas inquiet. Tous nos showrooms européens sont fermés mais notre production et nos ateliers asiatiques sont désormais opérationnels. Nous avons constaté une chute des ventes importantes au début du confinement européen mais nous sommes en train de remonter la pente", souligne Pierre Wizman, optimiste. Surtout, le cofondateur de Polette, confronté à la peur du virus en Chine, a pu anticiper les réactions des salariés européens. "Le fait d'annoncer que nous sommes en guerre inquiète les gens. Nous avons pris du recul sur la situation pour rassurer au mieux nos équipes."

Miliboo : la gestion des stocks du Nouvel An chinois 

Dans le secteur du mobilier, le site marchand Miliboo en service depuis 2005 (70 salariés au total), a noué des relations étroites avec la Chine en y implantant sa filiale à Hangzhou en 2011. "La Chine est un pays stratégique dans notre activité, elle représente la moitié de nos approvisionnements et toutes les opérations du continent asiatique sont pilotées depuis la Chine", explique Guillaume Lachenal, PDG et cofondateur de Miliboo.

Si le site de e-commerce n'a pas échappé au confinement de son équipe chinoise, l'activité des salariés s'est poursuivie. "Quand la crise est arrivée en Chine, nous avons basculé l'équipe d'une dizaine de personnes en télétravail sans que cela nécessite une organisation complexe car la plupart de nos outils sont basés en France sur un cloud propre à l'entreprise. Au moment où la crise s'est déplacée en France, la situation avait comme un air de déjà-vu", relate Guillaume Lachenal, qui a anticipé le télétravail des salariés de Miliboo en France avant les annonces officielles du confinement. Un moyen de préserver la continuité de l'activité sans rien arrêter. Relation avec les usines et suivi du contrôle qualité, mise en production, la filiale chinoise de Miliboo n'a pas subi de contrecoup dû au contexte. Il faut dire que le Nouvel An chinois, célébré aux prémisses de la crise sanitaire, est une période traditionnellement intense pour le site marchand qui a l'habitude de surstocker. "Nous savons gérer l'aléa et notre stock de sécurité a bien fonctionné. Selon les références, notre approvisionnement est garanti entre 4 à 7 mois", complète Guillaume Lachenal. Si l'activité se porte bien, le PDG porte un regard attentif sur l'Inde où les usines sont fermées, et en Malaisie. "Nous avons anticipé notre organisation du travail en France car la Chine nous a sans doute préparé mais personne ne connaît la durée de cette situation et si ce contexte devait s'allonger on finirait par être impacté", admet le cofondateur. 

Dualist : les pré-commandes pour compenser le retard d'approvisionnement

Autre marque, autre approche. Née en octobre 2019, la marque végane de parkas et doudounes réversibles pour hommes et femmes, Dualist a connu un début d'année chaotique. "Une bonne partie de notre approvisionnement vient de Chine et un grand nombre des productions engagées ont pris du retard en raison de la crise sanitaire", témoigne Déborah Janicek, fondatrice de la DNVB. Une usine en particulier, près de Shanghai, n'a pu livrer les produits finis de Dualist. "Nous avons vécu cette situation en deux temps, car lorsque la Chine a été prête à livrer la production, c'est l'Europe qui a été bloquée", abonde Déborah Janicek. En tout, le retard des livraisons en provenance de la Chine pourrait atteindre quatre mois. De quoi mettre en péril le démarrage de la saison été et des parkas légères. Afin d'éviter le pire, la fondatrice de Dualist a décidé de lancer des précommandes à partir des premiers échantillons en provenance de Chine et des photos de la nouvelle collection prises avant le confinement. "Nous dévoilerons un nouveau produit chaque semaine et toutes les commandes seront livrées à la fin de la crise. Le système des précommandes permet de ne pas rompre le lien avec la communauté", assure Déborah Janicek. Pour elle, "il n'y a pas de problèmes, il n'y a que des solutions".

Fake news au Maroc : une loi nécessaire

lun, 06/04/2020 - 17:15

Les forces de l’ordre n’auront pas chômé. Jeudi 19 mars, la DGSN marocaine annonçait une douzaine d’arrestations sur des fake news liées au coronavirus. Une femme, qui avait proféré des théories du complot sur YouTube quant à l’origine du Covid-19, a ainsi été interpellée et placée en garde à vue. Le prédicateur salafiste Abou Naïm, connu pour ses positions radicales, a connu le même destin pour avoir relayé une vidéo « relevant de l’incitation à la haine et à la violence » et appelant à boycotter la décision gouvernementale de fermer les mosquées, pour cause de confinement.

Derrière ces multiples arrestations, les mécanismes habituels du complotisme sont à l’œuvre : en pleine crise, l’Etat marocain est en effet accusé de dissimuler la vérité, voire, dans certains cas, de tirer profit de la situation.

Nouvelles criminalités

Ces arrestations ont été réalisées dans le cadre d’une loi contre les fake news entrée en vigueur le jour même. Le projet de loi n° 22.2, votée par les députés marocains, n’a pourtant pas été construit dans la précipitation. Il s’agit d’une réponse construite depuis deux ans face à une montée inquiétante de l’extrémisme et de la diffusion de fake news.

Le boycott d’avril 2018 est incontestablement l’un des points de départ de ces manipulations. Obscur, complexe et révélateur des inégalités de la locomotive du Maghreb, l’action avait alors visé trois entreprises privées (Afriquia, Sidi Ali et Centrale Danone), preuve étant que les entreprises ne sont pas épargnées par les « infox ». En pleine période de Ramadan, Danone, en particulier, accusa un contrecoup économique terrible, avec une baisse du chiffre d’affaires de plus de 80 %.

Or, sous le vernis d’un portrait qui se nourrit de la nostalgie du Printemps arabe, la réalité est tout autre. Ce qui s’apparentait au départ comme une action spontanée n’a pas su résister à l’analyse des experts. Ainsi, plusieurs études de think tanks ont largement battu en brèche la thèse du mouvement populaire, pour retenir celle d’une campagne d’influence orchestrée en partie par des mouvements islamistes souterrains.

Les conclusions ont été validées par l’éminent CESE, le Conseil Economique et Social du Maroc, qui dressait en parallèle un constat accablant de la situation : l’usage des réseaux sociaux a affaibli les partis politiques et les syndicats, et l’existence d’un malaise social généralisé avait permis à des acteurs aux intentions hostiles d’instrumentaliser la colère des plus démunis.

Des manipulations de l’information toujours présentes

Las, depuis ce douloureux inventaire, les fake news n’ont pas diminué. En démontre la récente rumeur qui avait émergé sur les réseaux sociaux concernant le président du RNI, Aziz Akhannouch. Au cœur de la tempête depuis qu’il a pris les rênes du parti de la Colombe (l’autre nom du RNI), le ministre de l’Agriculture essuie régulièrement des attaques d’une rare violence. Malgré un bilan salué par de nombreux pays africains sur l’agriculture, le candidat fait l’objet d’attaques des plus complotistes au plus fantaisistes : accusations de détournements de fonds et mensonges pleuvent au sein de pages Facebook anonymes, quand il n’est pas accusé de fomenter un coup d’Etat. Démentie en bloc par les médias, la dernière rumeur sur la démission d’Akhannouch semble, cette fois encore, s’inscrire dans la liste de ces campagnes politiques aux donneurs d’ordre dissimulés.

Mais le président du RNI n’est pas la seule cible de la vindicte, qui touche tous les pans de la société. Ainsi, le festival Mawazine est la cible d’appels au boycott et de fake news incessantes. Cet événement musical fameux, qui accueille des stars mondiales chaque année à Rabat, est depuis longtemps dans le viseur des franges traditionalistes pour la promiscuité supposée qu’il entraîne.

Le coronavirus, instrumentalisé ?

Dans ces conditions, alors que la pandémie de Covid-19 échauffe les esprits, l’entrée en vigueur de la loi fake news donne un avantage certain aux forces de police marocaines, qui manquaient jusque-là d’un arsenal juridique solide pour faire face à la montée soudaine de l’activisme digital et des fake news dans le pays. Le timing est parfait, à l’heure où la pandémie déclenche déjà des torrents de désinformation à l’échelle globale. Cette loi devrait également permettre d’arracher le voile numérique qui couvre depuis trop longtemps les actions d’une mouvance turbulente et agressive. Alors que le pays s’achemine doucement vers des élections législatives en 2021, il reste encore au Maroc plus d’un an pour éviter un scénario à l’américaine : la confiscation pure et simple de leurs élections par des forces cachées, aux intentions toujours plus néfastes.

Sud Ouest lance sa place de marché pour aider les commerces face au Covid-19

lun, 06/04/2020 - 17:02

Alors que les commerces de proximité subissent le contrecoup des mesures de confinement, le groupe Sud Ouest veut les aider à relancer leur activité commerciale. Le groupe média a lancé le 30 mars une place de marché en ligne baptisée "Courses contre la montre", qui permet aux artisans, commerces de bouche et producteurs du territoire de mettre en vente un leurs produits. Il s'agit pour ceux qui ont dû fermer boutique de proposer des bons d'achat à activer une fois la période de confinement terminée et pour ceux qui le peuvent de relancer leur activité en proposant un produit à la livraison ou à emporter.

C'est aussi pour le groupe de PQR un moyen de cultiver la relation de proximité qui le lie à ses lecteurs, les particuliers comme les professionnels, dans cette situation sans précédent. "La vocation d'un groupe média local comme le nôtre n'est pas uniquement de raconter ce qui se passe sur le territoire mais aussi d'y jouer les intermédiaires", estime son chief digital officer, Guillaume Vasse. Le groupe de PQR ne réclame d'ailleurs aucune contrepartie financière, seuls les frais incompressibles du prestataire de paiement sont facturés.

Déjà 500 entreprises inscrites

Près de 500 entreprises ont rejoint la plateforme avec un profil validé par les équipes de Sud Ouest. Le groupe média a pu compter sur le soutien des acteurs institutionnels de la région pour faire connaître sa démarche. "Les chambres de commerce, les associations de commerçants et les associations interprofessionnelles nous aident à communiquer auprès des entreprises du territoire", détaille Guillaume Vasse. Le groupe a également mis ses supports de communication à contribution : le journal papier de ses titres (Sud Ouest, mais aussi La Charente Libre et La République des Pyrénées), de même que leurs sites Internet et leurs comptes sur les réseaux sociaux.

Démarche solidaire oblige, il n'est pas question pour Sud Ouest de se poser la question de la rentabilité. "C'est, au vu de la situation actuelle, indispensable pour le tissu économique de notre territoire", selon Guillaume Vasse. Le CDO relativise toutefois les coûts engendrés par une telle opération. "Il s'agit surtout de mobiliser des ressources humaines pour assurer le bon fonctionnement de la plateforme et le recrutement des commerçants", confie-t-il.

Coronavirus ou non, la démarche du groupe Sud Ouest rappelle que les groupes médias ont, avec la bascule des usages vers le digital, l'opportunité de se diversifier. Un pivot qui est d'autant plus nécessaire que les revenus du papier s'effondrent et que le Web reste compliqué à monétiser avec de la publicité. Il est toutefois trop tôt pour réfléchir à l'avenir de cette place de marché, estime Guillaume Vasse. "Nous avons lancé l'opération sans arrière-pensée, dans l'optique d'aider notre communauté." Mais il n'est pas impossible, une fois la période de confinement levée, qu'un tel service puisse être pérennisé. "Ça peut effectivement nous donner des idées", convient Guillaume Vasse. Une telle place de marché aurait toute légitimité dans un territoire où les Uber Eats, Deliveroo et autres services de livraison sont absents, à l'exception d'une grande ville comme Bordeaux.

La newsletter, un lien unique entre un éditeur, son audience et ses clients

lun, 06/04/2020 - 15:52

D’aussi loin que l’on s’en souvienne, la newsletter a toujours fait partie de l’écosystème du marketing online. Une raison pour laquelle elle semble être devenue au fil des années un levier peu original et daté, et ce à tort. Car la newsletter fait bel et bien son come-back ! Contre toute attente, elle est aujourd’hui le socle de la stratégie d’acquisition de trafic d’entreprises innovantes qui ont su moderniser son image traditionnelle. Elle connaît une renaissance à laquelle les éditeurs ont tout intérêt à prêter attention.

Si en 2020 la newsletter ne passionne plus personne, c’est qu’en plus de faire partie des leviers les plus anciens, sa forme a peu évolué. Cependant, 25 ans après que Hotmail ne lance le premier service en ligne et que l’envoi de courriel ne se généralise, elle est toujours le pilier de la communication online des éditeurs et des marques. Depuis, aucun autre support n’a encore occupé sa place de levier le plus intime, et le lien de proximité qu’elle a créé entre les consommateurs et les marques n’a fait que s’intensifier avec l’avènement du smartphone. 80% des utilisateurs consultent leur smartphone au saut du lit ; difficile en effet de faire plus intime. Aujourd’hui, en pleine crise sanitaire du Covid-19, ce lien n’a jamais été aussi fort. Avec une augmentation de 150% du nombre de lecteurs et des pics de consultation le matin, le midi et le soir (source : ividence), la newsletter permet de répondre au besoin constant d’information des Français en période de confinement.

A l’heure où les éditeurs sont confrontés au défi de l’abonnement dans un environnement très concurrentiel, la newsletter représente plus qu’un incontournable. Très fidèles, les lecteurs de la newsletter sont aussi parmi les utilisateurs les plus engagés et donc ceux qui génèrent le plus de revenus. Non seulement ils interagissent régulièrement avec les contenus des emails mais ils consomment également beaucoup de pages vues et sont donc plus susceptibles de passer à l’étape de l’abonnement. Pour exemple, en 2019, 1 abonnement du Daily Beast sur 5 provenait de leurs abonnés à la newsletter. En outre, au-delà des abonnements, les éditeurs tirent entre 30 et 70 % de leur trafic des newsletters selon le type d’audience. D’après la CRO Mia Libby du Daily Beast, "Cheat Sheet", leur newsletter la plus populaire (diffusée deux fois par jour à ses 234 000 abonnés) génère un taux d'ouverture de 50% parmi ses utilisateurs les plus fidèles (visitant le site 5 fois par mois ou plus).

Néanmoins, les bénéfices tout comme les perspectives qu’offre la newsletter en terme de performances sont trop souvent sous-évalués. Résultat : peu d’efforts sont fournis pour la développer chez les éditeurs. La plupart du temps, les newsletters sont en effet gérées par une unique ressource, en charge de l’intégration et du routage. Les éditeurs ne dédiant pas d’équipe à leur optimisation, les newsletters restent archaïques aussi bien en terme de format que de technologie. La personnalisation quant à elle est au mieux basique... Toutefois, dans le cadre de la gestion des espaces sur leurs sites, les éditeurs font appel à des partenaires tels qu’Outbrain pour gérer leurs feeds (abritant des contenus organiques et des contenus sponsorisés) et créer une expérience unique. Il devrait en être de même pour les newsletters. Une simple synchronisation des cookies et adresses e-mail anonymisées permettrait par exemple d’être en mesure d’offrir aux utilisateurs une expérience 100% personnalisée à leur boîte de réception. En alliant la personnalisation de l’expérience de contenu à la personnalisation d’annonces natives, les éditeurs peuvent par ailleurs susciter l’engagement des utilisateurs qui ont le plus de valeur et générer des revenus incrémentaux.

La newsletter a trop longtemps été le héros méconnu de l’acquisition de trafic et des abonnements. Pourtant, certains éditeurs tels que Veepee, pour ne citer qu’un exemple en France, ont placé la newsletter au coeur de leur stratégie et ont réussi à bâtir une entreprise prospère. Il est grand temps pour les éditeurs de redonner à la newsletter ses lettres de noblesse et de faire évoluer le modèle traditionnel pour tirer pleinement parti de son potentiel.

Construisez les bases de votre réussite future

lun, 06/04/2020 - 15:50

La pandémie de COVID-19 affecte tous les business. Vous devez tout oublier. Tirer un trait sur la stratégie marketing mise en place il y a quelques mois. Faire comme si vous redémarriez de zéro, comme s’il s’agissait d’un nouveau job. Que feriez-vous compte tenu de la situation actuelle ?

Dans un premier temps il est nécessaire de revoir vos prévisions de ventes, marketing 2019 et votre ARR. Ensuite il faudra construire un plan marketing court terme de 3 à 6 mois.

Voici quelques conseils pour survivre dans le contexte actuel.

1) Réalisez plusieurs scénarios : Un pour les événements annulés jusqu'en mai, un pour tous les événements annulés au deuxième trimestre et un pour certains des événements annulés au troisième trimestre.

2) Vérifiez vos données : Nous avons examiné chacun de nos canaux inbound & outbound. Nous avons utilisé ces données pour prévoir une diminution et anticiper les targets des 3 prochains mois.

3) Hypothèses : Soyez clair à 100% sur vos hypothèses. Certaines sont recommandées :

> Diminution de 30 à 40 % de la conversion au deuxième trimestre et de 20 à 30 % au troisième trimestre pour les publicités payantes, en considérant que tout le monde fera des publicités en ligne,

> Diminution de 20 à 30 % du taux de conversion du deuxième trimestre pour toute tactique liée à l’emailing.

4) Demandez un budget supplémentaire pour l'avenir :  

> Growth & Product Marketing pour expérimenter davantage,

> Content Marketing pour créer et tester d’autres canaux (point 4).

5) Comparez vos modèles : Le département commercial a construit un modèle différent avec d'autres variables. Nous avons été heureux de voir que nous avons obtenu des chiffres similaires

6) Profitez de cette période pour être créatif.

Ce n'est pas parce que les gens n'achètent pas dans votre secteur qu'ils ne veulent pas de divertissement ou d'éducation. Dans de tels moments, les décisions d'achat se font rares et le fait d'avoir un contenu de qualité augmente les probabilités de vente. Le contenu est la chose qui permet aux gens de connaître, d'aimer et de faire confiance à votre marque.  Et si vous faites du contenu correctement au cours des 3 à 6 prochains mois, vous pourrez nouer des relations avec des personnes qui seront vos futurs acheteurs au quatrième trimestre et au-delà.

> Travaillez ou révisez votre document plateforme de marque pour que tous vos nouveaux contenus y soient alignés,

> Analysez en profondeur vos campagnes marketing et votre site web pour savoir où affiner votre stratégie,

> Nettoyez et enrichissez vos données prospects/clients pour avoir une meilleure segmentation dans vos campagnes emailing et marketing automation,

> Affinez les processus et évaluez les outils qui vous aideront à vendre plus rapidement,

> Lancez votre podcast en interrogeant des experts de votre secteur pour savoir ce qu’ils font pour s’adapter,

> Développez une communauté pour vos clients/ICP qui vivent la même chose que vous en ce moment (Slack, Facebook, LinkedIn),

> Collectez des avis sur les plateformes qui vous paraissent pertinentes,

> Demandez à vos meilleurs clients de vous recommander (connaissez-vous quelqu’un qui pourrait être intéressé ?) ou demandez-leur simplement de partager votre contenu sur les réseaux sociaux,

> Doublez la cadence de production de contenu. C’est le meilleur moment pour qu’on lise votre contenu,

> Lancez la newsletter que vous avez toujours voulu lancer,

> Contactez 10 de vos meilleurs clients et demandez-leur de vous envoyer un témoignage vidéo de 30 secondes. Vous en récolterez peut-être juste 4 mais ce vecteur de communication est le meilleur que vous puissiez avoir car ils sont authentiques,

> Vous avez toujours voulu écrire, mais vous n’avez jamais eu le temps. Commencez l’aventure dès à présent et lorsque le budget vous le permettra, vous serez prêt à le promouvoir,

> Améliorez votre personal branding sur la plateforme qui aura le plus de sens pour vous. Créez-y une audience avec du contenu original.

RESET 2020 !

Médias Sociaux: 4 conseils pour les dirigeants pendant la crise du Covid-19

lun, 06/04/2020 - 15:48

Pour les chefs d'entreprise, la communication - transparente et réactive - est un élément essentiel dans la réponse au coronavirus. Des plateformes comme Instagram, Twitter, Facebook et LinkedIn peuvent jouer, dans cette perspective, un rôle essentiel. Voici quelques unes des attitudes à adopter.

Mobiliser et rassurer les employés 

La propagation du coronavirus a obligé les employeurs et les employés à s'adapter à un nouveau rythme rapidement. Inutile de dire que les changements en termes de personnel et d'horaire, les fermetures d'entreprises et d'écoles et le travail à distance peuvent être très déroutants et ajouter de l'anxiété dans une période déjà stressante. 

Les managers et les dirigeants peuvent ne pas avoir toutes les réponses. Mais communiquer avec honnêteté et transparence les informations disponibles peut grandement contribuer à rassurer le personnel et montrer que nous sommes tous solidaires. Les médias sociaux sont un moyen puissant de diffuser ce message, rapidement et efficacement. 

Il n'y a jamais eu de moment plus important pour que les dirigeants soient visibles et engagés sur les médias sociaux. Surtout que le travail à distance devient de plus en plus courant, des outils comme la vidéo en direct et les réunions d’information en visio conférence peuvent être essentiels pour préserver ce sentiment de connexion interpersonnelle. 

Connectez-vous avec vos clients et tenez-les au courant 

La crise du coronavirus a considérablement affecté la capacité de nombreuses entreprises à fournir des services à leurs clients. Les perturbations et les retards dans la chaîne d'approvisionnement ont entraîné des étagères vides et de longs délais d'attente pour les livraisons. Les commerçants et les restaurants ont dû modifier leurs horaires dans certains pays ou, dans certains cas, complètement fermer boutique, comme c’est le cas en France. Les restrictions de voyage ont obligé les compagnies aériennes et d’autres entreprises liées au tourisme à remanier leurs horaires du jour au lendemain. Ces interruptions sont toujours difficiles. Mais une communication active et ouverte sur les médias sociaux de la part des chefs d'entreprise peut aider à renforcer la compréhension et la solidarité. Le partage actif des mises à jour et la réponse aux questions et préoccupations des clients, peuvent aider à préserver les relations et à atténuer l'incertitude. 

Les petites entreprises peuvent également tirer parti des médias sociaux pour se connecter et tenir leurs clients informés. Si l’on regarde vers l’Amérique du Nord, le restaurant haut de gamme Canlis à Seattle a remplacé son restaurant physique par des bagels et des hamburgers à emporter et un service de livraison de repas. "La gastronomie haut de gamme n'est pas ce dont Seattle a besoin en ce moment", a expliqué le restaurant sur Facebook. «C'est notre façon de continuer à faire travailler nos salariés en toute sécurité tout en étant le plus utile possible à la ville. » 

C’est lors de crises exceptionnelles et des interruptions de service que les relations avec les clients sont testées. Mais c'est également à ce moment-là que les liens créés et la fidélité à long terme peuvent passer au premier plan. Pour les dirigeants, avoir une voix active sur les réseaux sociaux – en utilisant par exemple les livestreams sur Facebook ou les stories sur Instagram - peut faire toute la différence. 

Soutenez la santé de votre entreprise 

En tant que fondateur et PDG, je sais que derrière la crise sanitaire immédiate se cache un autre défi tout aussi important. Même si le monde lutte contre ce virus, les rouages ​​des entreprises doivent continuer de tourner. L’économie mondiale doit absolument s’adapter en réponse aux problèmes de santé, mais elle ne peut pas tout simplement s’arrêter. Et c'est là que les réseaux sociaux et les outils de connectivité modernes s'avèrent clairement indispensables pour les chefs d'entreprise. 

De nouvelles approches ont émergé en Chine - qui a été la première à être touchée par le virus. Par exemple, la marque de cosmétiques Lin Qingxuan a dû fermer 40% de ses magasins physiques au plus fort de la crise. Plutôt que de licencier des employés, l’entreprise a redéployé plus de 100 conseillers beauté en tant qu'influenceurs sur les réseaux sociaux. En tirant parti des outils sociaux comme WeChat pour atteindre les clients et générer des achats, Lin Quingxuan a pu tripler ses ventes par rapport à l'année dernière. 

Être agile en réponse à l'évolution des habitudes de consommation peut s'avérer vital dans les semaines et les mois à venir. Il est probable que même après le confinement les magasins physiques et les centres commerciaux ne retrouveront pas leur affluence habituelle. S'engager physiquement avec les clients et réaliser des ventes en personne représentera toujours un véritable défi. 

 Loin d'être un simple outil de marketing, les médias sociaux ont le potentiel d'être une véritable plateforme de vente et d'assistance à distance. En l’absence d’échanges physiques, les dirigeants peuvent utiliser des réseaux comme Twitter, Facebook et Instagram pour informer les consommateurs sur comment et où accéder aux produits et leur fournir une assistance à distance. 

Soyez une source de vérité (et d'espoir) 

En fin de compte, les médias sociaux sont un outil. Ils peuvent être utilisés pour le bien ou pour le mal. En période de crise, les rumeurs et la désinformation se propagent comme une traînée de poudre sur et c'est un risque dont nous devons être conscients. Cela dit, j'ai vu tellement d'exemples où les réseaux sociaux ont été utilisés pour fournir des informations précises, voire vitales, aux personnes dans le besoin. Et c’est là que réside leur véritable potentiel. 

Par exemple la vidéo 7 étapes pour empêcher la propagation du coronavirus de l'Organisation mondiale de la Santé sur Instagram a été vue plus de 2 millions de fois. Elle présente en images et textes plusieurs étapes pratiques que nous pouvons tous appliquer pour faire notre part. J'ai vu cette vidéo être partagée par d'innombrables collègues. Cela illustre le pouvoir que nous avons d’amplifier la diffusion d’informations importantes dans des moments comme ceux-ci. 

D’autre part, je pense que les médias sociaux ont une autre fonction importante en ce moment : véhiculer un message d'espoir. La menace du coronavirus est réelle. Il y a des jours difficiles à venir et nous sommes tous appelés à faire des sacrifices. Mais au milieu de ces défis, les gens se ressaisissent et vont au-delà de ces sacrifices pour s'entraider. 

Le rituel des applaudissements à 20h pour remercier les personnels de santé est en train prend de l’ampleur tous les jours. Venu d’Italie cette idée s’est propagée sur les réseaux sociaux grâce à des vidéos notamment. C'est une petite mais nécessaire dose d'optimisme en temps de crise. 

Les défis auxquels nous sommes confrontés sont sans précédent et les réseaux sociaux ne sont pas une panacée. Mais pour les chefs d'entreprise qui cherchent à rester en contact avec leurs collaborateurs et clients en période de crise, les médias sociaux sont un moyen puissant de faire passer le mot, de contrer les angoisses, de continuer à travailler et de répandre un peu d'espoir. Nous avons plus que jamais besoin d'un bon leadership digital. Montrons la voie et utilisons les médias sociaux à bon escient pour faire la différence. 

4 conseils pour nourrir le lien avec ses consommateurs-citoyens confinés, en adaptant sa communication aux canaux digitaux

lun, 06/04/2020 - 15:46
Conseil n°1 : entretenir le lien entre les marques et les individus

Un point positif à court terme…

En tant qu’individu, on a tous besoin d’interactions sociales. Plus que jamais, on souhaite être informé, conseillé, rassuré et les marques y contribuent en nous délivrant les informations dont on a besoin. Mais les actions de communication et de marketing se doivent d’être adaptées à la situation. Sinon, le risque est grand d’échouer, d’être contre-productif, voire de nuire à l’image de son entreprise.

… pour des effets à long-terme

Grâce à cette approche, les marques auront gagné en sympathie, en affinité, en présence à l’esprit auprès de leurs clients car elles auront su les accompagner et les aider durant cette période de confinement. Autant d’atouts pour bénéficier du redémarrage de la consommation.

Conseil n°2 : concevoir des messages et des contenus pertinents

Partons d’un constat : +150%[1] du nombre de lecteurs de newsletters durant la seule première semaine de confinement !

Les marques disposent donc là d’un véritable vivier de nouveaux lecteurs et des lecteurs qui ont a priori du temps pour lire. Une opportunité dont les marques doivent s’emparer pour produire davantage de contenus et continuer à communiquer.

Comment être pertinent ? Combiner un contenu à valeur ajoutée et un ton plus empathique qu’à l’accoutumé

En fonction de leur secteur, les marques devront développer des contenus informatifs, pragmatiques, aspirationnels, rassurants ou caritatifs. En résumé, des contenus qui soient utiles ou divertissants au regard du contexte vécu par tous. Pour identifier les sujets, il est intéressant d’analyser ce que les consommateurs tapent actuellement comme mots-clés sur les moteurs de recherche en lien avec son secteur ou encore d’analyser les questions fréquemment posées sur les chatbots de la marque ou auprès des Services clients / SAV par exemple.

Certaines marques ont ainsi déjà commencé à développer des contenus visant à occuper les enfants, à divertir la famille, à faire rêver, à entretenir sa forme physique, etc.

Conseil n°3 : opérer un choix judicieux des canaux digitaux à exploiter

Une seule règle : choisir le bon canal, au bon moment avec le bon message en fonction du client qu’on souhaite adresser

Le choix des points de contacts digitaux ne doit rien au hasard et demande aux marques de réaliser un travail approfondi en ce sens.

Si la communication par e-mail, vers les clients ou les prospects opt-in, reste le canal de contact le plus courant, la communication par sms peut s’avérer plus efficace car assurément lue. Enfin, à l’heure où tout le monde est obligé de rester chez soi, les appels téléphoniques sur personnes consentantes (hors liste d'opposition téléphonique - Bloctel) peuvent être un moyen de prendre des nouvelles et d’intensifier la relation client.

Profiter de cette période pour revoir ses bases de données

Pour les marques qui ne disposent pas de l’ensemble des informations concernant leurs clients, grâce à un audit rapide de leur base, elles peuvent retrouver l’ensemble des données de contacts opt-in et ainsi compléter les données manquantes.

Ce travail effectué, il s’avèrera gagnant immédiatement. Il permettra de mieux communiquer avec les prospects et clients. Et il sera fort utile après la crise.

Conseil n°4 : anticiper l’après-crise et le redémarrage de la consommation

Animer la relation client

Il faut mettre à profit l’ensemble des canaux de contacts pour nourrir le lien avec les clients confinés et animer la relation client. Et ce, d’autant plus, si la marque dispose de l’ensemble des données de contact. Elle pourra ainsi mener d’autres types d’actions qui plairont aux consommateurs-citoyens enfermés chez eux.

Réactiver les clients inactifs

Les marques peuvent mettre en place une campagne de réactivation par e-mail ou sms des clients inactifs si leur dernière interaction avec la marque ou leur dernier achat date de moins de 36 mois. Ces derniers peuvent également être contactés par téléphone (hors Bloctel). Ils seront en effet probablement plus facilement joignables en cette période.

Toucher de nouvelles cibles, futurs prospects

Actuellement, les internautes sont particulièrement présents sur le web. Cela représente l’opportunité d’effectuer une campagne de coregistration visant à abonner de nouvelles personnes à des newsletters et ainsi enrichir la base de prospects de la marque.
 

[1] Source Ividence-ADLPerformance – 26/03/2020 – sur la base de 12 millions d’individus uniques inscrits à plusieurs newsletters

Contre le coronavirus, Dahua Technology livre ses caméras intelligentes à la France

lun, 06/04/2020 - 15:26

Pour s'assurer que les personnes se rendant dans un centre commercial ou une usine de production ne présentent pas de fièvre, Dahua Technology prend leur température à distance. Et ce à l'aide de ses caméras. Le fournisseur chinois de solutions de sécurité a réadapté ses produits pour répondre à l'urgence de l'épidémie du Covid-19. "Nos solutions thermographiques offraient une vision de température à 2 degrés près. Nous nous sommes appuyés sur notre savoir-faire pour obtenir une précision à 0,3°C", explique Didier Duhaubois, ingénieur chez Dahua Technology. Les équipes de l'entreprise, qui ont planché sur le sujet dès janvier, ont mis une quinzaine de jours pour y parvenir et garantir la fiabilité de l'appareil. Deux capteurs équipent les caméras, l'un pour offrir une vue globale qui capte les visages, l'autre pour définir la température de couleur dans une zone définie afin d'isoler les personnes à risques.

Dahua Technology a déployé massivement sa solution en Chine dès février, notamment à Wuhan, mais aussi en Italie sur plus de 200 sites, et en Allemagne. Analyser près de 5 000 personnes lui demande 30 minutes, soit trois individus par seconde, contre 4,2 heures avec un thermomètre, d'après ses premiers bilans. "En France, nous ne communiquons sur ce produit pour de la prévention que depuis deux semaines, quand le gouvernement a demandé à certaines industries de continuer à produire, raconte Régis Avenel, responsable commercial.

Des caméras privacy by design 

Dahua Technology s'adresse aussi bien aux lieux publics qu'aux sites de production, qui veulent surveiller l'état de santé des opérateurs venant travailler. Le groupe, présent en France depuis quatre ans, passe par un réseau de sept distributeurs pour commercialiser ses solutions. "La demande est journalière dans toutes les régions, et pour les caméras thermiques, et pour celles permettant le comptage de personnes puisque les centres commerciaux doivent limiter l'accès aux surfaces de vente à une centaine de personnes." La production, qui a repris en Chine, est effectuée à flux tendu. L'urgence permet au groupe chinois de distribuer ses produits en France dans des délais de deux semaines contre huit avant la crise, cela grâce à un passage en douane plus rapide.

Avec la crise sanitaire, diverses solutions thermiques sont proposées par les fabricants. Pour faire valoir ses produits, Dahua Technology met en avant l'anonymisation des données relevées. "Aucune information n'est stockée. La température d'une personne est une donnée à caractère personnelle, elle n'est pas transmise à nos clients. Seule l'intelligence dans la caméra déclenche une alerte en temps réel sur l'écran de l'opérateur si une personne à risque est détectée. Si cette personne fiévreuse sort de l'écran de surveillance, l'alerte disparaît", explique Didier Duhaubois. C'est à l'entreprise cliente de définir les paramètres de températures souhaitées afin de recevoir une alerte visuelle ou sonore sur ses écrans de contrôle.

Dahua Technology consacre 10% de son chiffre d'affaires (de 3,73 milliards de dollars en 2019) à la R&D, composée de près de 6 000 personnes, pour développer des projets en fonction de la demande. Pour le marché des Ehpad, les caméras de Dahua Technology sont dotées de capteurs de verticalité pour détecter la chute de personnes. "Notre principal défi est le deep learning pour rendre les caméras plus intelligentes. Ces dernières doivent créer de plus en plus de métadonnées sur ce qui est visible afin de simplifier l'exploitation des images", précise Didier Duhaubois. L'entreprise, dont les activités en France s'accroissent d'une année sur l'autre, voit l'adoption de ses solutions accélérées par la crise.

Attestation de sortie : comment la générer sur mobile

lun, 06/04/2020 - 15:22

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[Mise à jour du lundi 6 avril 2020 à 15h22] A compter de ce lundi 6 avril, l'attestation de déplacement dérogatoire version numérique est autorisée. Il est désormais possible de générer le formulaire depuis son smartphone et le présenter aux forces de l'ordre qui scanneront un QR code. Pour ce faire, aucune application n'est à installer. Il suffit de cliquer sur ce lien, conduisant vers la page dédiée du ministère de l'Intérieur, et de remplir les différents renseignements demandés relatifs à l'identité (prénom, nom, date de naissance, lieu de naissance, adresse, ville, code postal), choisir un ou plusieurs motifs de sortie, sélectionner la date de sortie et l'heure de sortie, Appuyer sur "Générer mon attestation" et récupérer le document PDF ainsi généré. Si vous le faites directement depuis votre smartphone, vous n'avez plus qu'à enregistrer le fichier PDF généré. Si vous le faites depuis votre ordinateur ou depuis votre tablette, il faudra vous l'envoyer, par mail par exemple, afin de le récupérer sur votre smartphone. Un dispositif anti-fraude est mis en place : l'heure à laquelle le formulaire a été édité est accessible aux policiers, prévient le ministre dans les colonnes du Parisien. Aucune donnée personnelle n'est conservée, assure l'exécutif.

A noter que l'attestation numérique ne remplace pas l'attestation papier : il est toujours possible de présenter le document imprimé ou recopié à la main. Il s'agit juste d'une option complémentaire. En l'absence d'imprimante, le modèle d'attestation de déplacement dérogatoire disponible ici aux formats Word et PDF est à recopier à la main sur papier libre. Mais nul besoin de recopier l'intégralité du document. Il suffit de reproduire la partie correspondant à votre identité, d'indiquer la mention "Certifie que mon déplacement est lié au motif suivant autorisé par l'article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire" et la ou les lignes correspondant au(x) motif(s) de sortie. Il faut également indiquer le lieu, la date et signer le document.

Jusqu'au 15 avril 2020, date jusqu'à laquelle le confinement a été prolongé, une attestation de sortie est nécessaire pour les déplacements autorisés (liste ci-dessous). Par exemple, faire ses courses alimentaires ou effectuer un déplacement bref, seul et dans un rayon d'un kilomètre autour de son domicile, pour une durée d'une heure maximum. De quoi promener son chien ou faire son jogging, par exemple (voir les alternatives pour faire du sport à la maison). Il est donc nécessaire de renseigner l'horaire de départ sur son attestation. Le nouveau modèle d'attestation de sortie, disponible depuis le 25 mars 2020, contient un champ dédié à cet effet. Veillez à produire une nouvelle attestation pour chaque déplacement. Donc ne pas la remplir au crayon de papier mais à l'encre indélébile. Si l'on n'effectue pas une sortie seul mais accompagné, chacun doit remplir une attestation de déplacement différente, en précisant le motif, la date et l'heure de la sortie. Chacune des personnes doit aussi disposer d'un justificatif d'identité. En revanche, une seule attestation de sortie suffit pour un adulte qui se déplace avec des enfants. Le non respect de ces règles expose à des sanctions : 135 euros d'amende en cas de première infraction, 200 euros d'amende en cas de récidive dans les 15 jours (450 euros en cas de majoration). La verbalisation à plus de 3 reprises dans un délai de 30 jours est constitutive d'un délit puni d'une amende de 3 750 euros et passible de 6 mois d'emprisonnement. A compter du mardi 17 mars 2020 à 12h00 et jusqu'au 15 avril 2020, l'heure est donc au confinement total, sauf exceptions pour :

  • Les déplacements entre le domicile et le lieu de travail lorsque le télétravail n'est pas possible
  • Les déplacements professionnels lorsque ceux-ci ne peuvent être reportés
  • Les déplacements liés aux achats de première nécessité dans des commerces autorisés
  • Les déplacements pour raison de santé
  • Les déplacements pour raison familiale, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants
  • La pratique d'activité physique à titre individuel, à proximité du domicile
  • Les déplacements à proximité du domicile, à titre individuel là encore, liés aux besoins des animaux de compagnie
  • Les déplacements pour se présenter aux services de police ou de gendarmerie nationales ou à tout autre service ou professionnel lorsque cela est imposé par l'autorité de police administrative ou l'autorité judiciaire
  • Les déplacements pour une convocation émanant d'une juridiction administrative ou de l'autorité judiciaire
  • Les déplacements pour participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative et dans les conditions qu'elle précise.

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ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE

En application de l'article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire

 

Je soussigné(e),

 

Mme/M. :

Né(e) le :

À :

Demeurant :

 

certifie que mon déplacement est lié au motif suivant (cocher la case) autorisé par l'article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire (1) :

 

[ ] Déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle, lorsqu'ils sont indispensables à l'exercice d'activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés (2).

 

[ ] Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l'activité professionnelle et des achats de première nécessité (3) dans des établissements dont les activités demeurent autorisées (liste sur gouvernement.fr).

 

[ ] Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ; consultations et soins des patients atteints d'une affection de longue durée.

 

[ ] Déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables ou la garde d'enfants.

 

[ ] Déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.

 

[ ] Convocation judiciaire ou administrative.

 

[ ] Participation à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative.

 

 

Fait à :

 

Le :                               à           h

(Date et heure de début de sortie à mentionner obligatoirement)

 

 

Signature :

 

(1) Les personnes souhaitant bénéficier de l'une de ces exceptions doivent se munir s'il y a lieu, lors de leurs déplacements hors de leur domicile, d'un document leur permettant de justifier que le déplacement considéré entre dans le champ de l'une de ces exceptions.

(2) A utiliser par les travailleurs non-salariés, lorsqu'ils ne peuvent disposer d'un justificatif de déplacement établi par leur employeur.

(3) Y compris les acquisitions à titre gratuit (distribution de denrées alimentaires…) et les déplacements liés à la perception de prestations sociales et au retrait d'espèces.

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Des dérogations sont donc autorisées pour les motifs de déplacement ci-dessus, à condition de remplir l'attestation disponible ici (différente de l'attestation sur l'honneur à compléter pour demander un arrêt de travail indemnisé pour garde d'enfants).

Coronavirus : entreprises, préparons " l'après " !

lun, 06/04/2020 - 15:11
A défaut de visibilité, de la vision

La crise actuelle, et ses impacts économiques, sociaux et politiques qui s’annoncent vertigineux, réduisent fortement la visibilité des entreprises. Bien sûr, il faut actionner les différents mécanismes de soutien mis en place ces derniers jours par le gouvernement. Et revoir les priorités : il ne s’agit plus d’engranger de la croissance, mais d’assurer la sécurité des salariés et de préserver la trésorerie.

En revanche, il ne s’agit pas systématiquement de cesser toute action commerciale, toute recherche et développement, toute communication. La peur ne doit pas nous paralyser et amoindrir notre valeur ajoutée de dirigeant : la vision. Où est-ce que je veux emmener mes collaborateurs, quels sont les points forts de mon activité, comment pourra-t-elle survivre et être utile demain ?

Citoyens, acteurs politiques, dirigeants, nous pensons tous que de cette crise il sortira un monde différent, peut-être même meilleur. Mais ce monde n’arrivera pas tout seul. Il n’existera que si nous allons le chercher, en réunissant dès aujourd’hui les concepts, processus, équipes et stratégies nécessaires.

Protéger les collaborateurs à court terme… et à long terme

Les entreprises ont joué le jeu de la sécurité et la santé des collaborateurs. Elles ont, pour une grande majorité d’entre elles, rapidement relayé les consignes, organisé le télétravail, encouragé le confinement. Mais l’attention portée à l’humain ne doit pas s’arrêter à ces premiers instants. La fameuse continuité de service que nous assurons à  nos clients doit s’appliquer, de manière tout à fait symétrique, à nos salariés : réunions téléphoniques hebdomadaires, questions en direct au CEO, communication responsable et transparente… Il est plus que jamais l’heure de pratiquer ce nouveau paradigme managérial prôné depuis plusieurs années, particulièrement par nous les start-up !

A plus long terme, penser "l’après" constitue la manière la plus efficace et pérenne de protéger nos salariés. Sans mentir aux équipes, sans minimiser ni les incertitudes qui nous agitent, ni les risques qui pèsent l’entreprise, nous pouvons les mobiliser autour d’une ambition collective forte – "surfer" sur la crise. Par ailleurs, travailler sa vision, c’est se donner toutes les chances de pouvoir réintégrer, lors de la reprise, ceux qu’il a fallu mettre au chômage partiel !

A cet égard, les start-up et jeunes PME peuvent sembler les plus fragiles, et la tentation est grande de mettre immédiatement 50%, 80%, voire 100% des collaborateurs, en chômage partiel. Bien sûr, chaque situation est différente, et le manque de trésorerie sera peut-être le critère décisionnaire pour la majorité. Mais nous, les entreprises innovantes, sommes peut-être les mieux armées pour naviguer en période trouble et rebondir dans ce monde de demain qui sera plus digital, rapide et fluide que jamais.

Comment se réinventer au milieu du gué ?

Être en capacité de "frapper fort" une fois que le virus sera derrière nous, oui. Pour préparer l’avenir des salariés et contribuer au redressement de l’économie du pays. Mais comment ? En tant qu’entrepreneurs, nous sommes au croisement d’un nombre incalculable de stimuli incessants. Marchés, investisseurs, collaborateurs, médias, conseils, camarades start-up, tous nous disent que l’heure est grave. Mais ne nous interdisons pas de penser qu’il y a toujours plusieurs lectures possibles. Tout en intégrant ces stimuli, autorisons-nous à les examiner soigneusement, et tenter d’y débusquer la pépite, l’opportunité enfouie sous le tsunami de mauvaises nouvelles.

C’est ainsi que chez WIZBII, nous avons globalement réduit nos dépenses par prudence, sur la base d’un business plan plus conservateur,  mais qui nous laisse un horizon raisonnable en termes de trésorerie. Nous avons conservé 75% de nos équipes. Seuls les effectifs directement affectés par les mesures de confinement – en l’occurrence, ceux en charge de notre pôle événementiel – sont au chômage partiel, et nous espérons que l’activité nous permettra de les réintégrer rapidement. Nous sommes dans l’action, nous accélérons nos activités B2C et 100% digitale, nous transformons nos métiers et  nos actifs pour soutenir la croissance de ces activités.

Est-ce que cette stratégie sera gagnante ? Nous y croyons et nous nous battrons pour ça. Nous abordons ce moment avec entrain et optimisme, dans une période entrepreneuriale où de nouvelles opportunités s’écriront. Evidemment, tout le monde ne trouvera pas les clés du rebond. Mais en ces temps troublés, tout le monde a le devoir de se lancer à leur recherche.

Neuf conseils pour soigner sa trésorerie pendant la crise

lun, 06/04/2020 - 14:58

Sauver sa trésorerie. C'est aujourd'hui le problème numéro un des entreprises. Certaines sont déjà dans le rouge tandis que d'autres ont un peu d'avance... mais jusqu'à quand ? Pour l'heure, aucune date sur la fin du confinement ou la réouverture des commerces jugés non essentiels n'est annoncée. Et donc aucune date de reprise globale de l'activité économique n'est envisagée. Le JDN a contacté plusieurs professionnels de la gestion et de la prévision de trésorerie afin de vous aider à passer au mieux cette période critique qui risque de durer. 

Conseil n° 1 : prévoyez le pire

Vous devez imaginer le pire scénario pour votre entreprise... en espérant qu'il ne se passe pas. Et le pire n'est pas un confinement d'un ou deux mois. "Si on regarde la Chine et l'Italie, on parle plutôt d'un confinement de trois mois, d'une réouverture des restaurants au bout de six mois avec une sortie de crise qui mettra du temps à arriver", observe Sébastien Beyet, PDG d'Agicap, solution de gestion et de prévision de trésorerie pour les TPE et PME. "Il faut donc prévoir une forte baisse d'entrée d'argent pendant longtemps. Anticiper cette baisse permet de prendre des décisions pour repartir sur de bonnes bases", ajoute-t-il. Ne prévoyez pas non plus que le pire. "Il faut faire en sorte d'avoir des scénarios différents en fonction de ce que pourrait donner la crise : un optimiste, un pessimiste et un intermédiaire. "Pour chaque scénario, il faut y associer des projections de cash flow et voir si c'est réaliste ou non", recommande Guillaume Roudeau, senior director au sein du pôle treasury advisory du cabinet spécialisé Redbridge.  

Conseil n°2 : réduisez vos coûts 

Il est important de surveiller les rentrées d'argent mais aussi les sorties. En premier lieu, les experts interrogés conseillent de réduire certains coûts. "Je préconise de supprimer les dépenses marketing et autres dépenses bonus comme les abonnements en ligne, des prestataires pas indispensables… Plus tôt vous le ferez et plus tôt ce sera impactant sur votre trésorerie", fait remarquer Sébastien Beyet. "Sur les autres dépenses, il faut réduire la voilure, regarder poste par poste ce que vous dépensez. Mis tout bout à bout, vous ferez des économies et en quelques mois, vous aurez peut-être un mois de cash en plus", complète-t-il

"Plus tôt vous supprimez dépenses, plus tôt ce sera impactant sur votre trésorerie"

Vous pouvez également réduire vos charges fiscales. A la mi-mars, le gouvernement a annoncé une série de mesures permettant aux entreprises de reporter, sans pénalité, des charges fiscales et sociales. L'Etat a également négocié avec EDF, Engie ou encore le Centre national des centres commerciaux pour reporter le paiement des factures de gaz, d'électricité et les loyers. Enfin, c'est aussi l'occasion de renégocier votre prêt avec votre banque, si vous en avez un, afin de le rééchelonner. 

Conseil n°3 : envisagez le chômage partiel 

Le recours au chômage partiel n'est évidemment pas une décision facile à prendre. Toutefois, nos experts recommandent d'y recourir rapidement car sa mise en place effective n'est pas instantanée. "Il faut se créer un compte sur le site de la Direccte, ce qui peut prendre plusieurs jours. Faire la demande n'engage à rien. En fin de mois, vous déclarerez le nombre d'heures chômées", explique Sébastien Beyet. N'en abusez pas non plus puisqu'il y aura des contrôles a posteriori.

Conseil n°4 : cherchez des financements 

Suite à l'annonce du confinement, l'Etat a mis en place plusieurs dispositifs, notamment avec Bpifrance, pour permettre aux entreprises d'obtenir rapidement des prêts auprès de leur banque. "Il ne faut pas faire les choses au dernier moment quand vous êtes dans le rouge. Tant que les vannes sont un peu ouvertes, il faut y aller. Il se peut que les conditions d'obtention de crédit se durcissent à terme", fait remarquer Tiffany Tinperman, CEO de Trésoria, service de recherche de financements dédié aux TPE et PME. "Pour s'assurer d'avoir une réponse positive de la banque, il faut faire appel aux mécanismes mis en place par l'Etat, surtout si votre business est dégradé. Nous conseillons de mettre en place des prévisions de trésorerie d'un, deux ou trois mois très rapidement pour que la banque puisse prendre une décision le plus vite possible", préconise de son côté Guillaume Roudeau. 

"Tant que les vannes sont un peu ouvertes, il faut y aller. Il se peut que les conditions d'obtention de crédit se durcissent à terme"

 

Si votre banque refuse de vous accorder un crédit, vous pouvez vous tourner vers d'autres acteurs financiers. Le JDN a dressé la liste des financements de trésorerie à court terme dont certains sont proposés par des start-up "Il existe de nombreuses solutions de financement méconnues du chef d'entreprise comme le crowdlending, le financement du bon de commande, l'affacturage, le leaseback (vendre un actif et le récupérer en location pour une longue durée, ndlr)", énumère Tiffany Tinperman. 

Conseil numéro 5 : sélectionnez les factures à régler 

Ne refusez pas de payer toutes les factures, même si la situation est compliquée pour vous.  "Les factures déjà émises doivent être payées pour éviter un effet boule de neige dans l'économie, surtout si votre fournisseur est plus petit que vous. Si vous ne pouvez pas, essayez de négocier avec eux", conseille Sébastien Beyet. "Il y a une interdépendance forte entre tous les acteurs. On est tous le client et le fournisseur de quelqu'un. Il faut éviter d'avoir des réflexes égocentrés. N'allez pas suspendre vos paiements fournisseurs ou encaisser trop vite. Optez pour du cas par cas", renchérit Guillaume Roudeau. En revanche, pas de panique pour les factures destinées aux grandes entreprises, qui sont compréhensives en ces temps de crise puisqu'elles ont souvent de grosses poches de trésorerie. Prévenez-les que vous devez décaler le paiement de vos factures. 

Conseil n°6 : dotez-vous de bons outils

Pour bien prévoir et suivre votre trésorerie, et fournir des données claires à votre banquier si vous souhaitez contracter un prêt, utilisez de bons outils. Si vous êtes à l'aise avec Excel, vous pouvez très bien vous en servir pour visionner votre trésorerie. Sinon, il existe plusieurs solutions, qui sont d'ailleurs partiellement ou entièrement gratuites depuis le début de la crise. En voici une sélection non exhaustive : 

Conseil numéro 7 : demandez des conseils autour de vous 

Vous n'êtes pas la seule personne à vous posez beaucoup de questions en ces temps difficiles. "Les entrepreneurs doivent échanger avec leur pairs. C'est toujours bien de se confronter à d'autres, avoir un avis extérieur. Surtout quand on a peur de prendre une décision. Le chômage partiel, par exemple, est violent. On a besoin d'être rassuré", illustre Tiffany Tinperman.

"Il faut mettre en place des mécanismes, actions et leviers à horizon 6, 8 ou 12 mois."

 

Contactez donc d'autres entrepreneurs et entrez dans des communautés sur Facebook ou Slack. Agicap a par exemple créé le canal Slack "Cash is king" pour échanger sur les problématiques de gestion de trésorerie. Vous pouvez également assister à des webinars organisés par des start-up (Clémentine, Evoliz, Dougs, …) ou des organismes comme le Village by CA ou The Family

Conseil n°8 : trouvez de nouveaux revenus 

Profitez-en pour plancher sur de nouvelles sources de revenus ou de nouveaux business models. Si vous n'avez pas d'activité e-commerce, peut-être est-il temps de s'y mettre, si c'est possible bien sûr. Certains commerces de proximité ont récemment lancé des offres en ligne par exemple. 

Conseil n°9 : anticipez la sortie de crise 

Même si l'issue de la crise est incertaine, il faut l'anticiper d'un point de vue financier mais aussi business. "Il faut mettre en place des mécanismes, actions et leviers non plus sur du court terme mais à horizon 6, 8 ou 12 mois. Il faut se demander comment sera le monde de demain, voir dans quelle mesure le business va évoluer et quel sera l'impact sur le cash flow", insiste Guillaume Roudeau. C'est aussi le moment de revoir sa stratégie financière."C'est le moment de prendre de la hauteur car en général un entrepreneur n'a pas le temps quand son activité tourne. Il faut par exemple repenser à la saisonnalité de sa trésorerie, définir le financement de ses stocks aux bonnes dates...", indique Tiffany Tinperman. En trois mots : anticipez, anticipez, anticipez. 

Comment la formation à distance change les règles d'apprentissage

lun, 06/04/2020 - 14:57

Non la visio-conférence (ou webinaire) dans laquelle le formateur ou enseignant développe et commente son PowerPoint pendant 3 heures n'est pas de l'enseignement à distance ou de la formation en e-learning.

Comment s'assurer par une simple viso-conférence et un questionnaire basique à valider, que l'apprenant acquière les connaissances de la formation ou du cours ? Il y a là un enjeu essentiel : transformer l'expérience d'apprentissage à distance pour assurer l'acquisition des connaissances.

Que cela soit pour un public d'adultes dans la formation professionnelle ou dans l'enseignement il faut rendre l'apprentissage en ligne ludique pour maintenir l'attention et s'assurer de l'acquis des connaissances.

L'attention en formation à distance

Dans la formation à distance il est bien difficile de s'assurer que derrière son écran l'apprenant est bien entrain de suivre le cours. Surtout si l'on est en visio-conférence pour présenter un Powerpoint de 3 heures, comme on l'aurait fait en présentiel. Il serait d'ailleurs normal, qu'en utilisant les codes d'enseignements traditionnels aux outils du numérique, l'apprenant serait plutôt entrain de visionner sa série Netflix, plutôt que d'écouter le formateur.

Afin de garder l'attention des apprenants dans une formation à distance, il faut jouer sur les formats. Jongler entre textes, articles, vidéos, images pour créer un effet de surprise et susciter la curiosité de l'apprenant à poursuivre le cours.

"Gamifier" la formation à distance

Le principal avantage de certains outils du numérique est de pouvoir rendre les activités d'apprentissage ludiques. En réalisant des "aventures" dans lesquelles on immerge l'apprenant pour qu'il s'intègre dans un univers au sein duquel il doit réaliser des tâches (quiz, sondages, avis, etc.). Il faut alors découper la formation en différents "niveaux" que doit passer l'apprenant pour poursuivre la formation.

L'effet Zeigarnik au profit de l'apprentissage

L'effet Zeigarnik mis en évidence par la psychologue russe Bluma Zeigarnik stipule que le fait de s'engager dans la réalisation d'une tâche crée une motivation d'achèvement qui restera insatisfaite tant que la tâche en question ne sera pas terminée. En utilisant ce biais cognitif, nous pouvons ainsi pousser l'apprenant à réaliser des activités ludiques pour lesquelles la motivation d'achèvement sera engagée.

Lors de mes sessions de formations mes apprenants sont amenés à réaliser des "Missions" dan lesquelles ils doivent passer des "niveaux", chaque action (lire un texte, consulter une vidéo, répondre à des questions) fait gagner des points. Grâce à ces points, ils évoluent dans le classement général en fonction de leurs collègues. La plupart gagne le même nombre de points car l'effet Zeigarnik fait que chacun est motivé à réaliser l'ensemble des activités pour terminer la mission avec sérieux.

Suivre les acquis des connaissances

Le référentiel qualité des centres de formation impose de prouver que les apprenants ont bien acquis les connaissances de chaque cours. En réalisant cette méthode pédagogique, il est alors possible de suivre les acquis des apprenants en leur demandant de compléter l'intégralité de la mission et répondre au quiz final. De nombreux outils numériques permettent l'exportation des données justifiant le fait que chaque participant a bien consulté le contenu proposé et validé les questions liées aux acquis de connaissance.

Les outils au service de la pédagogie et pas l'inverse

De nombreux centres et établissements ont recherché ces dernières semaines quels outils pour permettre aux apprenants de poursuivre leur formation. Mais il y a encore de nombreux enseignants et formateurs qui demandent à être formés aux contraintes que l'écran impose à un enseignement à distance. Il faut à présent prendre en considération l'enjeu qui repose dans la formation des formateurs et enseignants à la mise en place d'une pédagogie numérique au service de l'apprenant. 

Le jour d'après, une illusion de plus ?

lun, 06/04/2020 - 13:23

La prédiction, une discipline olympique pratiquée tant par les élites qui façonnent notre monde que par les masses qui s’adonnent aux paris sportifs. "Prédire c’est deviner" nous dit Nassim Nicholas Taleb ("The black swan").

Et si la leçon principale de cette crise sanitaire que nous traversons était avant tout une leçon d’humilité ? Nos systèmes construits sur la planification et la prévision sont défaillants. Notre histoire n’est qu’une infinie succession de cygnes noirs (Attentats du World Trade Center, Brexit, élection de Donald Trump, mouvement des Gilets Jaunes, pandémie du Covid-19...).  Ce ne serait pas si grave si cette culture de la prédiction permanente n’était pas l’alpha et l'oméga des décisions que nous prenons dans la seule temporalité qui prévaut : le présent.

Une fois de plus, l’univers, la nature et un charmant organisme nanoscopique s’interposent avec nos abstractions, nos illusions, nos constructions humaines, nos prévisions et pour les dirigeants que nous sommes, avec tous nos business plans.

Pensons le jour de "maintenant" - Just do it here & now!

Entrepreneurs, dirigeants, managers, profitons de ce moment pour prendre des décisions qui auront des impacts positifs sur notre société. La planète nous harcèle de signaux et nos sociétés modernes semblent à bout de souffle d’un capitalisme financier qui comme le communisme en son temps, s’est échoué sur l’écueil de la nature humaine. Le bon sens et l’altruisme n’ont pas d’étiquette idéologique et ne sont l’apanage d’aucune catégorie sociale. Le bon sens ne devrait pas avoir besoin d’une hypothèse cataclysmique pour l’emporter.

Chacun à son niveau peut prendre des mesures déterminantes pour avoir un impact sociétal positif. Le mythe de la croissance infinie et de la surconsommation est en train de s’effondrer. Les consciences collectives sont prêtes et les attentes des populations sont fortes. Ce moment est parfait pour agir dans le sens de nos valeurs profondes (partage, solidarité, équité...), pour rapprocher autant que faire se peut nos ambitions économiques et notre quête de sens. Pour écarter dirigeants et responsables animés par le seul appât du gain ou de la posture sociale. Nous sommes si nombreux à nous interroger sur le sens de nos professions, de nos actions et de nos entreprises. Il faut agir maintenant et en fin tacticien pour adapter nos modèles économiques en profondeur. Transformons cette épreuve en force créatrice immédiatement.

© Retreeb

Concrètement, cette action consiste à prendre des mesures solides visant à faire contribuer nos entreprises aux enjeux sociétaux et ce à la hauteur de leurs justes poids économiques.

Comment ? En faisant le choix d’une plus forte intégration de la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) à son modèle économique. Car la quintessence de la RSE c’est une responsabilité intégrée au modèle d’affaire. Rappelons-le, cela consiste pour une entreprise à mettre en place des actions concrètes pour avoir un impact positif sur l'environnement et la société (communauté, nation, peuple...) et ce, au-delà du périmètre de son but social.

Les entreprises doivent se transformer radicalement pour répondre à présent à une équation tripartite :

- Répondre à une problématique de marché

- Répondre à une problématique de viabilité économique

- Répondre à une problématique sociétale forte

L‘heure n’est plus au greenwashing et aux déclarations d’intentions ! Puisqu’il en va de la survie de nos modèles de société, cela va de pair avec la survie de nos marchés et donc de nos modèles économiques. Le capitalisme financier détruira notre écosystème jusqu’à destruction de son propre marché.  Ne devrions-nous pas tenter par tous les moyens d'éviter cet écueil ?

Avoir une prise de responsabilité sociétale impactante implique d’avoir une éthique, une conscience, une morale. La mainmise de l’industrie financière sur l’économie réelle a fait de la croissance à tout prix, une norme. Il faut rompre immédiatement avec ce mythe et accepter de gagner moins pour gagner ensemble et durablement.  

Et les impôts alors me direz-vous ? Le sujet n’est pas de traiter de l’impôt qui ne relève pas du ressort de l’entrepreneur, mais bien de ce qui relève de son champ d’action immédiat car il semblerait bien que malgré l’impôt, le succès commercial et financier soit très largement accessible. Fort heureusement d’ailleurs.

Si cette pandémie du Covid-19 n’est que la tête d’épingle qui fait éclater l’illusion de nos économies financialisées, elle peut également se révéler être la source d’une nouvelle ère économique. Une ère d’économie responsable portée par des "entreprises morales".

L’entreprise morale : l’évolution salutaire de la personne morale.

La personne morale est le prolongement de la vision de ses dirigeants. Elle s’y conforme, quels que soient les enjeux. Les TPE/PME portent en elles cette vision et ont donc une responsabilité sociétale (RSE) à curseur variable selon la nature du dirigeant/fondateur. En revanche, dès qu’il s’agit d’une entreprise de plus grande taille, l’asymétrie entre impact et prise de responsabilité sociétale se creuse de façon abyssale. Ces grands groupes cumulent toutes les caractéristiques qui les prédisposent à une défaillance sociétale : dilution de la responsabilité individuelle des dirigeants, distanciation organique entre décision et conséquence, dirigeants imprégnés du mythe de la croissance infinie, dépendance aux marchés financiers, culture de l’endettement chronique, vision statistique du monde, compétition mondialisée, etc. Le meilleur (ou le pire) des exemples est celui concernant les acteurs de l’industrie financière. Mais à leur décharge, toutes ces entreprises n’ont pas été pensées pour porter cette responsabilité sociétale. Elles sont conçues pour faire un maximum de profit (prédisposition à la cupidité humaine), et ensuite évaluées sur leur capacité à générer des dividendes pour les thésauriseurs (épargnes) que nous sommes (valorisation de l’avarice).

Il faut penser aujourd’hui comment bâtir, ou transformer la personne morale en entreprise morale. La RSE devant en devenir la conscience intégrée. C’est un changement de paradigme économique qui est plus que jamais indispensable à la survie de l’entreprise.

Pour les start-up, l’enjeu se situe dans la compréhension profonde de ce changement, de ces implications et dans la capacité à répondre à l’équation tripartite évoquée précédemment. Trop souvent encore, les fondateurs ne répondent qu’à deux des questions posées. Le plus fréquemment avec les combos : marché + viabilité économique ou marché + responsabilité sociétale.

Pour y parvenir, le moyen le plus direct est d’inclure cette responsabilité sociétale à la racine du business model et de faire de la viabilité économique le moteur et pourvoyeur de responsabilité sociétale. En résumé, chaque usage, chaque action, chaque consommation du service, chaque euro de croissance doit contribuer à proportion non négligeable à répondre aux enjeux sociaux et environnementaux de notre époque.

Pour cela, il faut corréler de manière structurelle les résultats économiques à l‘action sociétale

On ne parle pas là d’un engagement sociétal à la marge, de crise ponctuelle ou totalement factice comme nous l’observons le plus fréquemment. Souvent drapé de louable intention, il ne s’agit pas non plus de déporter sa prise de responsabilité sur ses clients en les mettant directement à contribution ou en leur répercutant le coût de cette action dans le prix de vente (arrondi de facture, arrondi de salaire, micro-donation, taxe carbone...). La responsabilité du consommateur, du client, de l’usager (différente de celle du citoyen) étant de choisir les solutions, les produits, les services, ou plus largement les entreprises qui agissent et portent cette responsabilité sociétale. Les enjeux de communication et d’acculturation à travers les interfaces entreprises<->consommateurs sont donc centraux pour que ces derniers puissent faire les choix qui s’imposent. Savoir-faire et faire savoir doivent trouver leur point d’équilibre.

Imaginez que Mark Zuckerberg décide là maintenant et unilatéralement que Facebook, (Instagram et WhatsApp) reversera à présent 10% de chaque euros, dollars, pesos générés par ses revenus publicitaires à des hôpitaux publics ? Imaginez que Alexandre Bompard (PDG du groupe Carrefour) décide que son entreprise, versera chaque mois 1% du prix de chaque caddie aux équipes de caisse et de rayon qui sont les plus précaires et en première ligne face au coronavirus ? Imaginez que le conseil d’administration de Sanofi décide que, pour l’achat de chaque boîte de Doliprane, ce soit x% de la marge qui soit reversé à la recherche contre le cancer ou Alzheimer ? Ce ne sont que des exemples déconnectés d’étude de viabilité économique mais qui illustrent l’intention et la démarche. 

Cette économie de l’entreprise responsable fait de l’usage et de la consommation les moteurs d’une meilleure redistribution. Peu d’entreprises ont pour but social d’avoir un impact sociétal, mais toutes peuvent faire le choix volontaire d’avoir un impact positif néanmoins. C’est une forme de ruissellement structurel qui se met en œuvre pour permettre d’améliorer la situation écologique, de réduire les inégalités, de subvenir aux besoins des plus démunis, de favoriser les développements des pays les plus pauvres, de relocaliser des emplois, de lutter contre les discriminations, de favoriser l’inclusion sociale, etc. C’est ainsi que nous pouvons tendre vers une croissance économique vertueuse, une croissance corrélée au partage.

Pour tous les dirigeants d’entreprises établies, des PME/TPE et surtout des grands groupes industriels et financiers, l’exercice est tout autre. Si partir d’une feuille blanche n’est pas simple, transformer le modèle économique de son entreprise est d’une toute autre difficulté. Dure est la transformation numérique des entreprises. Transformation nécessaire pour survivre économiquement mais porteuse de la promesse de plus de croissance. Plus dure encore sera la transformation responsable des entreprises car porteuse de la promesse à court terme (seulement) de décroissance contrôlée. Décroissance contrôlée pour mieux distribuer, mieux s’engager, mieux contribuer, ou encore mieux se retirer totalement ou progressivement de certains marchés par sens des responsabilités (énergie fossile, huile de palme, délocalisation, conditions de travail, circuit court...). La responsabilité sociétale a un coût et tous les actionnaires doivent l’accepter s’ils veulent voir leurs investissements pérenniser.

Dans le contexte de cette pandémie, où la survie de nombreuses entreprises ne tient qu’à un fil, parler de décroissance contrôlée peut interroger. Cygne noir par excellence, le Covid-19 n’est pas le responsable de nos défaillances structurelles, de nos systèmes de pensées biaisées et de nos fragilités économiques. Il n’est que le facteur x imprévisible qui les met en évidence et nous impose l’humilité.

Que tous les fondateurs de start-up qui souhaitent changer le monde profitent de ce moment pour repenser leurs business model et intégrer à leurs ambitieux business plan une part non négligeable à la redistribution et au partage. Que tous les dirigeants et cadres en quête de sens dans leur vie professionnelle fassent de cet instant, à haute charge émotionnelle, une source de motivation supplémentaire pour imaginer et façonner l’impact sociétal de leur entreprise. Que les hauts fonctionnaires qui sont censés être en première ligne du bien commun, en profitent également pour repenser leurs administrations respectives et répondre également à cette équation tripartite. Si elles n’ont pas de but lucratif, elles se doivent de chercher une forme de viabilité économique. Enfin que les gouvernements créent des mécanismes d’évaluation (labels, certifications...) et de contrepartie (subventions, exonérations, marchés publics...).

L’heure n’est pas au pessimisme, ni même à l’optimisme. Il est au pragmatisme, au réalisme et à l’action. Faisons ensemble de cette menace, une opportunité. J’ignore ce que sera le monde d’après mais nous évaluons aujourd’hui et maintenant quelle menace pèse sur nous, quelle épreuve notre espèce traverse et ce que le bon sens impose à tous les créateurs que nous sommes. Ce moment est propice au changement et à la prise de gouvernance par les ambitieux responsables.

Le jour d'après, une illusion de plus ?

lun, 06/04/2020 - 13:23

La prédiction, une discipline olympique pratiquée tant par les élites qui façonnent notre monde que par les masses qui s’adonnent aux paris sportifs. "Prédire c’est deviner" nous dit Nassim Nicholas Taleb ("The black swan").

Et si la leçon principale de cette crise sanitaire que nous traversons était avant tout une leçon d’humilité ? Nos systèmes construits sur la planification et la prévision sont défaillants. Notre histoire n’est qu’une infinie succession de cygnes noirs (Attentats du World Trade Center, Brexit, élection de Donald Trump, mouvement des Gilets Jaunes, pandémie du Covid-19...).  Ce ne serait pas si grave si cette culture de la prédiction permanente n’était pas l’alpha et l'oméga des décisions que nous prenons dans la seule temporalité qui prévaut : le présent.

Une fois de plus, l’univers, la nature et un charmant organisme nanoscopique s’interposent avec nos abstractions, nos illusions, nos constructions humaines, nos prévisions et pour les dirigeants que nous sommes, avec tous nos business plans.

Pensons le jour de "maintenant" - Just do it here & now!

Entrepreneurs, dirigeants, managers, profitons de ce moment pour prendre des décisions qui auront des impacts positifs sur notre société. La planète nous harcèle de signaux et nos sociétés modernes semblent à bout de souffle d’un capitalisme financier qui comme le communisme en son temps, s’est échoué sur l’écueil de la nature humaine. Le bon sens et l’altruisme n’ont pas d’étiquette idéologique et ne sont l’apanage d’aucune catégorie sociale. Le bon sens ne devrait pas avoir besoin d’une hypothèse cataclysmique pour l’emporter.

Chacun à son niveau peut prendre des mesures déterminantes pour avoir un impact sociétal positif. Le mythe de la croissance infinie et de la surconsommation est en train de s’effondrer. Les consciences collectives sont prêtes et les attentes des populations sont fortes. Ce moment est parfait pour agir dans le sens de nos valeurs profondes (partage, solidarité, équité...), pour rapprocher autant que faire se peut nos ambitions économiques et notre quête de sens. Pour écarter dirigeants et responsables animés par le seul appât du gain ou de la posture sociale. Nous sommes si nombreux à nous interroger sur le sens de nos professions, de nos actions et de nos entreprises. Il faut agir maintenant et en fin tacticien pour adapter nos modèles économiques en profondeur. Transformons cette épreuve en force créatrice immédiatement.

Concrètement, cette action consiste à prendre des mesures solides visant à faire contribuer nos entreprises aux enjeux sociétaux et ce à la hauteur de leurs justes poids économiques.

Comment ? En faisant le choix d’une plus forte intégration de la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) à son modèle économique. Car la quintessence de la RSE c’est une responsabilité intégrée au modèle d’affaire. Rappelons-le, cela consiste pour une entreprise à mettre en place des actions concrètes pour avoir un impact positif sur l'environnement et la société (communauté, nation, peuple...) et ce, au-delà du périmètre de son but social.

Les entreprises doivent se transformer radicalement pour répondre à présent à une équation tripartite :

- Répondre à une problématique de marché

- Répondre à une problématique de viabilité économique

- Répondre à une problématique sociétale forte

L‘heure n’est plus au greenwashing et aux déclarations d’intentions ! Puisqu’il en va de la survie de nos modèles de société, cela va de pair avec la survie de nos marchés et donc de nos modèles économiques. Le capitalisme financier détruira notre écosystème jusqu’à destruction de son propre marché.  Ne devrions-nous pas tenter par tous les moyens d'éviter cet écueil ?

Avoir une prise de responsabilité sociétale impactante implique d’avoir une éthique, une conscience, une morale. La mainmise de l’industrie financière sur l’économie réelle a fait de la croissance à tout prix, une norme. Il faut rompre immédiatement avec ce mythe et accepter de gagner moins pour gagner ensemble et durablement.  

Et les impôts alors me direz-vous ? Le sujet n’est pas de traiter de l’impôt qui ne relève pas du ressort de l’entrepreneur, mais bien de ce qui relève de son champ d’action immédiat car il semblerait bien que malgré l’impôt, le succès commercial et financier soit très largement accessible. Fort heureusement d’ailleurs.

Si cette pandémie du Covid-19 n’est que la tête d’épingle qui fait éclater l’illusion de nos économies financialisées, elle peut également se révéler être la source d’une nouvelle ère économique. Une ère d’économie responsable portée par des "entreprises morales".

L’entreprise morale : l’évolution salutaire de la personne morale.

La personne morale est le prolongement de la vision de ses dirigeants. Elle s’y conforme, quels que soient les enjeux. Les TPE/PME portent en elles cette vision et ont donc une responsabilité sociétale (RSE) à curseur variable selon la nature du dirigeant/fondateur. En revanche, dès qu’il s’agit d’une entreprise de plus grande taille, l’asymétrie entre impact et prise de responsabilité sociétale se creuse de façon abyssale. Ces grands groupes cumulent toutes les caractéristiques qui les prédisposent à une défaillance sociétale : dilution de la responsabilité individuelle des dirigeants, distanciation organique entre décision et conséquence, dirigeants imprégnés du mythe de la croissance infinie, dépendance aux marchés financiers, culture de l’endettement chronique, vision statistique du monde, compétition mondialisée, etc. Le meilleur (ou le pire) des exemples est celui concernant les acteurs de l’industrie financière. Mais à leur décharge, toutes ces entreprises n’ont pas été pensées pour porter cette responsabilité sociétale. Elles sont conçues pour faire un maximum de profit (prédisposition à la cupidité humaine), et ensuite évaluées sur leur capacité à générer des dividendes pour les thésauriseurs (épargnes) que nous sommes (valorisation de l’avarice).

Il faut penser aujourd’hui comment bâtir, ou transformer la personne morale en entreprise morale. La RSE devant en devenir la conscience intégrée. C’est un changement de paradigme économique qui est plus que jamais indispensable à la survie de l’entreprise.

Pour les start-up, l’enjeu se situe dans la compréhension profonde de ce changement, de ces implications et dans la capacité à répondre à l’équation tripartite évoquée précédemment. Trop souvent encore, les fondateurs ne répondent qu’à deux des questions posées. Le plus fréquemment avec les combos : marché + viabilité économique ou marché + responsabilité sociétale.

Pour y parvenir, le moyen le plus direct est d’inclure cette responsabilité sociétale à la racine du business model et de faire de la viabilité économique le moteur et pourvoyeur de responsabilité sociétale. En résumé, chaque usage, chaque action, chaque consommation du service, chaque euro de croissance doit contribuer à proportion non négligeable à répondre aux enjeux sociaux et environnementaux de notre époque.

Pour cela, il faut corréler de manière structurelle les résultats économiques à l‘action sociétale

On ne parle pas là d’un engagement sociétal à la marge, de crise ponctuelle ou totalement factice comme nous l’observons le plus fréquemment. Souvent drapé de louable intention, il ne s’agit pas non plus de déporter sa prise de responsabilité sur ses clients en les mettant directement à contribution ou en leur répercutant le coût de cette action dans le prix de vente (arrondi de facture, arrondi de salaire, micro-donation, taxe carbone...). La responsabilité du consommateur, du client, de l’usager (différente de celle du citoyen) étant de choisir les solutions, les produits, les services, ou plus largement les entreprises qui agissent et portent cette responsabilité sociétale. Les enjeux de communication et d’acculturation à travers les interfaces entreprises<->consommateurs sont donc centraux pour que ces derniers puissent faire les choix qui s’imposent. Savoir-faire et faire savoir doivent trouver leur point d’équilibre.

Imaginez que Mark Zuckerberg décide là maintenant et unilatéralement que Facebook, (Instagram et WhatsApp) reversera à présent 10% de chaque euros, dollars, pesos générés par ses revenus publicitaires à des hôpitaux publics ? Imaginez que Alexandre Bompard (PDG du groupe Carrefour) décide que son entreprise, versera chaque mois 1% du prix de chaque caddie aux équipes de caisse et de rayon qui sont les plus précaires et en première ligne face au coronavirus ? Imaginez que le conseil d’administration de Sanofi décide que, pour l’achat de chaque boîte de Doliprane, ce soit x% de la marge qui soit reversé à la recherche contre le cancer ou Alzheimer ? Ce ne sont que des exemples déconnectés d’étude de viabilité économique mais qui illustrent l’intention et la démarche. 

Cette économie de l’entreprise responsable fait de l’usage et de la consommation les moteurs d’une meilleure redistribution. Peu d’entreprises ont pour but social d’avoir un impact sociétal, mais toutes peuvent faire le choix volontaire d’avoir un impact positif néanmoins. C’est une forme de ruissellement structurel qui se met en œuvre pour permettre d’améliorer la situation écologique, de réduire les inégalités, de subvenir aux besoins des plus démunis, de favoriser les développements des pays les plus pauvres, de relocaliser des emplois, de lutter contre les discriminations, de favoriser l’inclusion sociale, etc. C’est ainsi que nous pouvons tendre vers une croissance économique vertueuse, une croissance corrélée au partage.

Pour tous les dirigeants d’entreprises établies, des PME/TPE et surtout des grands groupes industriels et financiers, l’exercice est tout autre. Si partir d’une feuille blanche n’est pas simple, transformer le modèle économique de son entreprise est d’une toute autre difficulté. Dure est la transformation numérique des entreprises. Transformation nécessaire pour survivre économiquement mais porteuse de la promesse de plus de croissance. Plus dure encore sera la transformation responsable des entreprises car porteuse de la promesse à court terme (seulement) de décroissance contrôlée. Décroissance contrôlée pour mieux distribuer, mieux s’engager, mieux contribuer, ou encore mieux se retirer totalement ou progressivement de certains marchés par sens des responsabilités (énergie fossile, huile de palme, délocalisation, conditions de travail, circuit court...). La responsabilité sociétale a un coût et tous les actionnaires doivent l’accepter s’ils veulent voir leurs investissements pérenniser.

Dans le contexte de cette pandémie, où la survie de nombreuses entreprises ne tient qu’à un fil, parler de décroissance contrôlée peut interroger. Cygne noir par excellence, le Covid-19 n’est pas le responsable de nos défaillances structurelles, de nos systèmes de pensées biaisées et de nos fragilités économiques. Il n’est que le facteur x imprévisible qui les met en évidence et nous impose l’humilité.

Que tous les fondateurs de start-up qui souhaitent changer le monde profitent de ce moment pour repenser leurs business model et intégrer à leurs ambitieux business plan une part non négligeable à la redistribution et au partage. Que tous les dirigeants et cadres en quête de sens dans leur vie professionnelle fassent de cet instant, à haute charge émotionnelle, une source de motivation supplémentaire pour imaginer et façonner l’impact sociétal de leur entreprise. Que les hauts fonctionnaires qui sont censés être en première ligne du bien commun, en profitent également pour repenser leurs administrations respectives et répondre également à cette équation tripartite. Si elles n’ont pas de but lucratif, elles se doivent de chercher une forme de viabilité économique. Enfin que les gouvernements créent des mécanismes d’évaluation (labels, certifications...) et de contrepartie (subventions, exonérations, marchés publics...).

L’heure n’est pas au pessimisme, ni même à l’optimisme. Il est au pragmatisme, au réalisme et à l’action. Faisons ensemble de cette menace, une opportunité. J’ignore ce que sera le monde d’après mais nous évaluons aujourd’hui et maintenant quelle menace pèse sur nous, quelle épreuve notre espèce traverse et ce que le bon sens impose à tous les créateurs que nous sommes. Ce moment est propice au changement et à la prise de gouvernance par les ambitieux responsables.

Bitcoin : explosion des volumes de transaction au premier trimestre

lun, 06/04/2020 - 12:55
Sommaire

[Article mis à jour le 06 avril à 12h55] Malgré la crise, le bitcoin résiste plutôt bien. La star des cryptomonnaies a enregistré l'équivalent de 154 milliards de dollars de volumes au premier trimestre 2020, soit 61% de plus qu'au trimestre précédent, d'après des données récoltées par le site spécialisé The Block. Le cours moyen du bitcoin n'a quant à lui augmenté que de 4% entre ces deux périodes (il s'élevait à environ 8 311 au premier trimestre 2020). Le mois de mars a évidemment été le plus actif avec en moyenne 1,7 milliard de dollars échangés par jour (le record est à 4,77 milliards le 12 mars), d'après l'agrégateur Messari. L'année commence donc bien pour les plateformes d'échange de cryptomonnaies qui facturent des commissions à chaque transaction. En revanche, ce premier trimestre n'est pas non plus un record. Au deuxième trimestre 2019, le volume de transactions de bitcoin a atteint 169 milliards de dollars avec un cours moyen à 7 277 dollars. Aujourd'hui, la valorisation du bitcoin s'élève à environ 130 milliards de dollars. 

Définition du bitcoin

Le bitcoin est une monnaie virtuelle créée en 2009 par une personne non identifiée dont le pseudonyme est Satoshi Nakamoto. Contrairement aux monnaies classiques (également appelées monnaie fiat), le bitcoin n'est pas émis et administré par une autorité bancaire. Il est émis sur le protocole blockchain du même nom. Cette technologie permet de stocker et transmettre des informations de manière transparente, sécurisée et sans organe central de contrôle. Le bitcoin, comme beaucoup d'autres crypto-monnaies, est mis en circulation via le minage. Les "mineurs", des personnes réparties partout dans le monde, effectuent des calculs mathématiques avec leur matériel informatique pour le réseau bitcoin afin de confirmer les transactions et augmenter leur sécurité. En échange, ils reçoivent des bitcoins. Ils peuvent ensuite être convertis en monnaie fiat ou être échangés contre d'autres crypto-monnaies sur des plateformes d'échange.

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L'émission de bitcoins est limitée à 21 millions d'unités, comme il a été prévu dans le code initial. Ce montant devrait être atteint en 2140. Début 2018, le nombre de bitcoin émis a passé la barre des 17 millions, soit 80% du total.  En raison de la difficulté croissance de calculs, le bitcoin se crée à un rythme décroissant : 12,5 bitcoins toutes les dix minutes aujourd'hui (contre 50 bitcoins en 2009). A noter que la plus petite division du bitcoin est le satoshi. 1 satoshi = 0,00000001 bitcoin.

Cours du bitcoin en euros

Il n'existe pas de valeur officielle du bitcoin. Cet indicateur est seulement une moyenne des cours du bitcoin (en général en dollars) sur l'ensemble des plateformes d'échange de crypto-monnaies du monde. Il existe plusieurs sites qui ont recours à cette méthode dont le plus célèbre est CoinmarketCap. Comment est déterminé le cours du bitcoin ? Tout simplement par la loi de l'offre et la demande. Le 1er avril 2020, le cours du bitcoin s'élevait à 5 847 euros.

Depuis sa création, le cours du bitcoin a connu des grandes variations. L'année 2017 a été particulièrement mouvementée pour la star des crypto-monnaies. Après avoir passé la barre des 1 000 dollars début 2017 et augmenté progressivement pendant plusieurs mois, son cours a atteint un niveau historique en décembre dernier : 19 000 dollars (16 000 euros). Il s'est ensuite effondré fin décembre 2017 puis a continué de baisser progressivement au premier semestre 2018 pour atteindre environ 6 500 dollars (5 500 euros). 

Historique du cours du bitcoin

Le cours du bitcoin a commencé à être répertorié début 2011, soit deux ans après sa création. Il est le plus souvent exprimé en dollar ou en euro mais il peut aussi se trouver en yen ou yuan car les Asiatiques sont très friands des crypto-monnaies. Voici l'historique du cours du bitcoin en dollars.  

  Comment acheter des bitcoins ?

Avant d'acheter des bitcoins, il est important de garder à l'esprit que, comme pour tout actif risqué, il ne faut pas investir plus que ce qu'on peut se permettre de perdre. Il n'existe pas de compte bitcoin à proprement parler comme il existe des comptes bancaires. Pour se procurer des bitcoins, il faut ouvrir un compte sur une plateforme d'échange de crypto-monnaies (on en dénombre une centaine aujourd'hui dans le monde). En général, il est possible de les acheter par carte ou par virement bancaire. En France, il existe une poignée d'acteurs : les exchanges Paymium (échange bitcoin/euro), Zebitex (multi-crypto/euros),  Savitar et les courtiers Coinhouse et ZeBitcoin. Ce dernier dispose également d'un bureau de change dans le 2ème arrondissement de Paris qui s'appelle "Coinhouse Paris Store" (ex-La Maison du bitcoin). Mais les citoyens français peuvent acheter des bitcoins sur des plateformes étrangères comme l'Américaine Coinbase qui est disponible en langue française. Certaines sont plus ergonomiques que d'autres. Les commissions varient également d'une plateforme à l'autre. Le site bitcoin.fr met régulièrement à jour un classement des plateformes en listant notamment le nombre d'avis positifs et négatifs.

Lire l'article Les ICO les plus improbables Les walllets bitcoin

Une fois que vous avez acheté des bitcoins, il est possible de les conserver dans un wallet, un portefeuille électronique physique ou numérique. Il permet d'éviter les risques de piratage dont peuvent être victimes les plateformes de crypto-monnaies. Il comprend deux éléments : une clé publique, connue de tous, qui correspond à une adresse bitcoin, et une clé privée, connue seulement du détenteur du wallet. Les wallets physiques ressemblent à des clés USB. Deux gros acteurs se disputent le marché, le Français Ledger et le Tchèque Trezor. Les wallets numériques, des portefeuilles logiciels, peuvent être accessibles sur ordinateur, mobile et desktop. Quelques exemples de software wallets : ArcBit, BitGo, Electrum, Mycelium…

Le Ledger Nano S est le produit phare de Ledger. © Ledger Des dates qui ont marqué l'histoire du bitcoin Date Evénement  19-août-08 Satoshi Nakamoto réserve le nom de domaine bitcoin.org  03-janv-09 Création du premier bloc de transaction de la blockchain bitcoin. 12-janv-09 Première transaction bitcoins entre Satoshi Nakamoto et Hal Finney. Son montant est de 10 BTC. 21-mai-10 Un programmeur, Laszlo Hanyecz, achète deux pizzas pour 10 000 bitcoins. 17-juil-10 Création d'une plateforme d'échange de cartes à collectionner, nommée MtGox, qui deviendra ensuite une place d'échange de bitcoins.  15-juin-11 Pour contourner les sanctions américaines, Wikileaks décide d'accepter les dons en bitcoins. juin-11 La plateforme MtGox est hackée.  27-sept-12 La Fondation Bitcoin est créée afin de standardiser, protéger et promouvoir le bitcoin. 10-déc-13 Apple interdit l'utilisation de bitcoins via ses applications.  25-févr-14 Fermeture de MtGox. 18-juil-14 Dell devient la plus grande entreprise du monde qui adopte bitcoin. 19-mai-15 Le New York Stock Exchange intègre le cours du bitcoin sous l'indice NYXBT.  1er août 2015 Arrestation de Mark Karpeles, ex-PDG de MtGox. 22-oct-15 La Cour de Justice de l'Union européenne se prononce en faveur d'une exonération de la TVA sur les échanges euro/bitcoins. 1er janvier 2017 Le cours du bitcoin  atteint pour la première fois  les 1 000 dollars.  1er avril 2017 Le Japon reconnait le bitcoin et les monnaies virtuelles comme des moyens de paiement légaux.  1er août 2017 Un "fork" (un embranchement) de bitcoin donne naissance au bitcoin cash. 31-oct-17 CME Group, bourse d'échange de marché à terme, annonce son intention de lancer des contrats à terme en bitcoins. 19-avr-18 Le Parlement européen vote une directive pour encadrer plus strictement l'activité des plateformes d'échange de crypto-monnaies. 3 août 2018 La maison mère du NYSE, Intercontinental Exchange, annonce la création d'une plateforme d'échange de bitcoins   23 sept 2019 Lancement de Bakkt, la plateforme de futures bitcoin (gérée par la maison-mère du NewYork Stock Exchange)  Le bitcoin cash

Le bitcoin cash (dont le sigle est BCH) est une crypto-monnaie née le 1er août 2017, suite à un fork du bitcoin. Un fork est une nouvelle branche créée à partir du code source d'un logiciel existant. Depuis quelques années, la communauté bitcoin débattait sur l'évolution du bitcoin, qui a plusieurs faiblesses dont la capacité de transactions par seconde. La limite de taille d'un bloc de bitcoin équivaut à un mégaoctet, ce qui permet d'effectuer environ 250 000 transactions par jour. Le bitcoin cash lui a une limite de 8 Mo, ce qui permet de traiter environ deux millions de transactions par jour. L'augmentation de la taille d'un bloc permet des paiements plus rapides et des frais de transactions moins élevés. Seul bémol, le bitcoin cash mobilise une puissance de calcul bien plus importante que son cousin pour valider les transactions. 

Le bitcoin cash est la quatrième crypto-monnaie la plus valorisée, derrière le bitcoin, l'ether et le ripple. Début juin 2018, sa capitalisation atteignait 14 milliards de dollars, l'équivalent de celle du Crédit Agricole. Son cours oscillait autour de 850 dollars à la même période. Il est possible de s'en procurer sur des grandes plateformes d'échange comme Coinbase ou Binance.

Les logos de bitcoin et bitcoin cash sont presque similaires © JDN Le bitcoin en France Date Evènement 15-janv-14 Le Sénat organise une audition sur les enjeux liés au développement des monnaies virtuelles de type bitcoin.  29-janv-14 L'ACPR fixe le cadre dans lequel il est autorisé de vendre des bitcoins en France. 08-avr-14 L'enseigne française Monoprix annonce dans le JDN qu'elle projette d'accepter bitcoin. Le projet est enterré quelques mois plus tard. 13-mai-14 Inauguration à Paris de la Maison du bitcoin.  30-juin-14 Paymium lance la première solution d'acceptation des paiements en bitcoins en France. 04-juil-14 L'Autorité des marchés financiers met en garde contre les crypto-monnaies mais évoque aussi une possible régulation. 11-juil-14 Tracfin publie un rapport sur "l'encadrement des monnaies virtuelles" 11-juil-14 Le Bulletin Officiel des Finances Publiques fixe le régime fiscal du bitcoin en France. 1-août-15 Arrestation du Français Mark Karpeles, ex-PDG de la plateforme MtGox 10-oct-17 Le ministère de l'Economie et des Finances répertorie le bitcoin dans sa liste des moyens de paiement alternatifs. 15-nov-17 L'AMF publie une série de recommandations destinées aux investisseurs s'intéressant au bitcoin.  15-janv-18 Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, confie à Jean-Pierre Landau, ancien de la Banque de France, une mission sur les crypto-monnaies. 26-avr-18 Le Conseil d'Etat estime que les produits tirés de la cession de bitcoins relèvent de la catégorie des plus-values de biens meubles. 28-sept-18 L'Assemblée nationale adopte un article qui met en place un visa pour les émetteurs d'ICO et pour les plateformes de crypto-monnaies  15-nov-18 L'Assemblée Nationale adopte un amendement qui soumet les plus-values issues de la vente de crypto-monnaies à titre occasionnel au taux global de 30%. Les opérations d'échange entre crypto-monnaies sont exonérées. 

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Disney+ se lance en France le 7 avril : prix, catalogue... tout ce qu'il faut savoir

lun, 06/04/2020 - 12:48
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Ce 7 avril  est le jour J pour Disney+, le service de SVOD du groupe Disney. En préparation depuis 2017 et lancée le 12 novembre 2019 aux Etats-Unis, au Canada et aux Pays-Bas, la plateforme de vidéos par abonnement se lance finalement en France le 7 avril. C'est deux semaines après la date de lancement initialement prévue, le 24 mars. Mais Disney a dû céder aux requêtes du gouvernement français qui avait peur que le lancement du service de SVOD encombre un peu plus des réseaux déjà bien sollicités en cette période de confinement. 

Disney+ regroupe des milliers d'épisodes et de films classés par genre. La plateforme met en avant les marques fortes du groupe – Disney, Marvel, Pixar et National Geographic – dont les contenus affiliés sont accessibles en un clic. L'une des séries les plus attendues est inspirée de l'univers Star Wars et intitulée The Mandalorian. Alors que Netflix a fait du binge watching sa marque de fabrique, en diffusant chaque nouvelle saison d'une série dans son intégralité, dès le début, Disney veut lui créer des rendez-vous. Les nouveautés seront intégrées à la plateforme une fois par semaine, le vendredi. Avec déjà 28,6 millions d'abonnés revendiqués dans le monde début février, la plateforme de SVOD s'est imposée dans un marché ultra compétitif. "C'est un vrai succès car, plus de trois mois après le lancement, on n'est plus dans l'effet nouveauté. L'objectif initial de 60 à 90 millions d'abonnés dans le monde, d'ici 2024, devrait être facilement atteint", estime Gilles Pezet, analyste média chez NPA Conseil.

En France, marché que Netflix domine avec près de 6,7 millions d'abonnés, Disney+ a une belle carte à jouer. "S'il y a une cinquantaine de services dans l'Hexagone, il y a pour l'instant Netflix et les autres, observe Gilles Pezet.  Disney+ a, de par la force de sa marque et de son catalogue, les moyens de faire passer le marché de la SVOD premium d'un monopole à duopole." Le projet Disney+, fruit de plusieurs années de préparation, est des plus stratégiques. "Il s'agit d'une réorientation à l'échelle du groupe Disney, pour devenir un acteur de poids dans le streaming et le direct-to-consumer, pas d'un simple test", rappelle Gilles Pezet.

Disney+ : prix 

"La politique tarifaire de Disney+ est, au vu du catalogue proposé, délirante. Une série comme The Mandalorian, est d'un tout autre acabit que le Morning Show d'Apple.", analyse Gilles Pezet. La plateforme a en effet opté pour un tarif très agressif de 6,99 euros par mois ou 69,99 euros par an, avec une période d'essai gratuit de 7 jours. A ce prix, l'abonné peut visionner les contenus en 4K, les télécharger à l'envie et les consulter sur quatre écrans en simultané.  Preuve du positionnement familial de la plateforme, un même abonnement permet de créer jusqu'à 7 profils (contre 4 chez Netflix). Pour en profiter, c'est ici.

"La politique tarifaire de Disney+ est, au vu du catalogue proposé, délirante. Une série comme The Mandalorian, est d'un tout autre acabit que le Morning Show d'Apple"

L'offre est donc bien plus avantageuse que celle de son principal concurrent. Le prix d'un abonnement à Netflix est compris entre 7,99 et 15,99 euros par mois en France. "Cette stratégie tarifaire doit permettre à Disney+ d'engranger un maximum d'abonnés très rapidement. Tout l'enjeu pour la plateforme sera ensuite de se rendre incontournable, en renouvelant son catalogue et en travaillant la rétention de ses abonnés", prévient Gilles Pezet. Il ne serait toutefois pas étonnant que Disney+ s'inspire de Netflix en augmentant le tarif de ses abonnements d'ici un ou deux ans. "Les prix augmenteront sans doute de deux à trois dollars", estime Gilles Pezet.

Disney+ catalogue

Le catalogue de Disney+ s'articule autour des principales marques du groupe Disney : Walt Disney Pictures, Pixar, Marvel Studios, Lucasfilm et National Geographic. Au programme : plus de 1 000 films, séries et contenus courts issus de ces 5 mondes. Côté Star Wars, les 7 premiers films de la saga seront évidemment proposés, de même que la série très attendue "The Mandalorian". Les trente premières saisons des Simpson, soit plus de 600 épisodes, seront également mis en ligne.  Une soixantaine de productions Pixar (Toys Story, Cars, Nemo, Ratatouille...) seront également à l'affiche, de même que des programmes du National Geographic. On retrouve également les grands classiques de l'univers animé de Walt Disney (Blanche Neige et les 7 nains, Les 101 dalmatiens, Les Aristochats...) et toute la galaxie Marvel (Avengers, Captain America, Iron Man, Thor...).

La série The Mandalorian est la tête de pont des productions originales made in Disney+. © Disney+

Disney prévoit de dépenser un milliard de dollars la première année en production puis de monter à 2,5 milliards annuels d'ici à 2024. Le groupe a promis 25 séries et 10 films / documentaires originaux d'ici novembre 2020. Plusieurs projets ont déjà été évoqués, dont une série issue de l'univers Marvel, Winter Soldier, et une autre de l'univers Star Wars, centrée sur le personnage d'Obi-Wan Kenobi. Le groupe espère séduire 60 à 90 millions d'abonnés dans les cinq ans, dont les deux tiers en dehors des Etats-Unis.  En France, il devrait composer avec la chronologie des médias, qui impose un délai d'au moins 15 mois entre la sortie d'un film au cinéma et sa diffusion au sein d'un service de SVOD. "Je vois mal Disney, au vu de la place qu'il occupe dans l'écosystème français, prendre le risque de s'en affranchir. On peut toutefois s'attendre à des sorties de film via Disney+, plutôt qu'en salle", analyse Gilles Pezet. C'est le cas, 'par exemple, de l'adaptation en prise de vue réelle de "La belle et le  clochard".

Disney+ sur Canal +

En France, Canal + a obtenu un accord avec Disney en vue d'obtenir les droits de diffusion exclusifs de son service de streaming dans l'Hexagone. L'accès à la plateforme est, comme c'est déjà le cas pour Netflix, intégré à une offre bundle regroupant tous les contenus liés au cinéma et aux séries. Les abonnés doivent bien évidemment payer un peu plus pour y accéder. Le pack Famille+ comprend Disney+ ainsi qu'une soixantaine de chaînes thématiques pour 29,99 euros par mois (puis 34,99 euros au bout de deux ans). Le pack Ciné Séries+ est, lui, proposé avec Disney+, OCS et Netflix à 34,90 euros par mois (puis 49,99 euros). Le pack + de Canal+, avec un accès à l'ensemble des chaînes Canal + et à Disney+, coûte 24,99 euros par mois (puis 34,99 euros). Enfin compter 89,90 euros par mois pour profiter de l''offre Intégrale+ qui comprend toutes les chaînes et services de Canal+ ainsi que Disney+ (puis 99,90 euros). A noter que tous les abonnés de Canal + bénéficient d'un an d'abonnement offert à Disney+ au lancement. 

"Disney+ devra, à terme, être présent dans les boxes d'Orange, Altice, Bouygues Telecom et Free"

"Disney privilégie, sans doute pour des raisons économiques, ses partenaires traditionnels. Ceux auxquels il vend déjà des programmes ou avec lesquels il fait des chaînes spéciales", observe Gille Pezet. Sky au UK, Telefonica en Espagne et Canal + en France. Le service de SVOD devra sans doute également se rapprocher des opérateurs télécoms, comme l'a fait avant lui Netflix. Ces derniers équipent en effet près de 50% des foyers français avec leurs boxes. "Disney+ devra, à terme, être présent dans les boxes", estime Gilles Pezet.

Disney+ : date de sortie France

La plateforme de SVOD lancée le 12 novembre 2019 outre-Atlantique arrive dans l'Hexagone le 7 avril 2020. Alors que le géant du divertissement voulait, malgré la demande du gouvernement français, maintenir sa date de lancement au 24 mars, il fait finalement marche arrière. Une demande qui fait suite aux pressions exercées par les opérateurs télécoms, qui sont confrontés à un engorgement jamais vu de leur réseau en cette période de confinement et de télétravail. Netflix, vient d'ailleurs annoncer qu'il allait réduire son débit pendant 30 jours en Europe.  La France est un cas à part, les autres marchés européens (Royaume-Uni, Irlande, Allemagne, Italie, Espagne, Autriche et Suisse) étant lancés comme prévus. L'application y a été téléchargée 5 millions de fois en 24 heures sur iOS et Android selon AppAnnie.

Amazon Prime : l'alternative moins chère

Disney+ devra composer avec une rude concurrence. Outre Netflix, Amazon propose son propre service de SVOD, Amazon Prime Video. L'offre est proposée en complément du service de livraison gratuite et au stockage de photos illimité notamment, le tout regroupé sous la bannière Amazon Prime. Pour tester gratuitement le service (puis payer 49 euros par an), cliquez ici.

Zoom : des milliers de vidéos privées disponibles en ligne

lun, 06/04/2020 - 12:00
Sommaire

[Mise à jour le lundi 6 mai 2020 à 12h00] Discussions business confidentielles, calls médicaux, échanges entre amis... Des milliers de réunions Zoom de tout type se sont retrouvées en libre accès sur internet. Dévoilée par le Washington Post et Mashable, l'information  survient alors que l'application de visioconférence a enregistré un pic jamais atteint de 200 millions d'utilisateurs actifs quotidiens en mars, contre 10 millions lors du précédent record. L'origine du problème ? Zoom donne la possibilité à ses utilisateurs de télécharger leurs réunions sur les systèmes de leur choix. Seul problème, les serveurs en question ne sont pas toujours sécurisés. Dans le même temps, les noms des fichiers vidéo et audio de l'outil de web conférence répondent à la même convention de nommage. Du coup, il est aisé ensuite de retrouver et d'accéder à ceux qui ont été ainsi stockés sans être chiffrés. "Dans le cas où les clients décident de télécharger leurs conversations vidéo ailleurs, nous les exhortons à le faire avec une extrême précaution et à être transparents vis-à-vis des autres participants, en examinant attentivement si la réunion contient des informations sensibles et en tenant compte des attentes des participants", indique zoom suite à l'incident. Le 1er avril, la plateforme annonçait avoir corrigé trois failles de sécurité critiques. A l'occasion de la publication de ces patchs, la société de San José dévoilait plusieurs initiatives visant à renforcer la sécurité de sa plateforme.  

A l'heure où les salariés contraints au confinement face à l'épidémie de coronavirus sont en quête de solutions de télétravail, l'application de visioconférence Zoom enregistre un pic jamais atteint de 200 millions d'utilisateurs actifs quotidiens en mars, contre 10 millions lors du précédent record.

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Zoom, qu’est-ce que c’est ?

Arborant une ergonomie simple et moderne, Zoom recouvre les principaux cas d'usage de la web conférence, du chat et la réunion en ligne au séminaire digital pouvant accueillir jusqu'à 10 000 participants. Zoom permet de créer une salle virtuelle dans laquelle les collaborateurs peuvent interagir aussi bien depuis leur ordinateur que depuis leur tablette ou leur smartphone. 

Dans sa version gratuite, Zoom permet de prendre en charge jusqu'à 100 utilisateurs simultanés. © JDN / Capture

Fondé par Eric S. Yuan, ex-vice-président ingénierie de WebEx (un autre outil de visioconférence), Zoom a levé pas moins de 145,5 millions de dollars depuis sa création en 2011.  Dans son dernier Magic Quadrant sur les technologies de web conférence (voir ci-dessus), le Gartner classe Zoom dans son carré des leaders. 

Comment utiliser Zoom pour le meeting en visio ?

Mis en œuvre par quelque 65 000 organisations à travers le monde, Zoom offre une expérience et une ergonomie des plus intuitives. Pour l'utiliser, il suffit d'ouvrir un compte sur Zoom.us puis de lancer une vidéoconférence via laquelle on pourra rassembler différents collaborateurs distants.

Comment télécharger Zoom ?

Pour obtenir Zoom, il suffit de télécharger l'application sur le site de Zoom, simplement en procédant à une inscription. La version gratuite de la solution permet une utilisation professionnelle, avec un nombre de meetings illimités, mais affiche une limitation à 100 utilisateurs et des réunions plafonnées à 40 minutes.

App Zoom

L'application Zoom offre une réelle simplicité d'utilisation. En fonction des besoins, plusieurs offres sont disponibles, avec différentes options, comme l'intégration de l'application avec les outils de planification tel Google Agenda ou encore la monétisation et la mise en place de sondages. La solution Zoom est simple, mais son potentiel est impressionnant.

Enregistreur Zoom

Zoom propose une option qui permet d'enregistrer une réunion ou une intervention, avec la possibilité d'utiliser un tableau blanc virtuel, ce qui est idéal pour des formations en ligne par exemple. Les réunions en ligne peuvent également être enregistrées sur le cloud pour être visionnées plus tard.

Zoom en France

La solution Zoom est en plein essor depuis quelques années dans le monde, et notamment en France où elle séduit de plus en plus d’entreprises de différents secteurs. Parmi ses références clients dans l'Hexagone, Zoom compte notamment Deezer, Havas ou encore Sanofi.

Quel est le prix de Zoom ?

L’un des atouts de Zoom réside dans sa version gratuite. Principales limitations de cette dernière : un nombre d'utilisateurs plafonné à 100 et des réunions plafonnées à 40 minutes, comme indiqué plus haut. Des forfaits payants sont évidemment disponibles, selon la taille de l’entreprise et les besoins en matière de réunions et de vidéoconférences. Ils vont jusqu'à 19 euros par mois et par animateur, et une capacité de 1 000 participants par réunion, avec possibilité notamment de prendre en charge la téléphonie. "Le coût d'achat des solutions de réunion de Zoom est généralement inférieur à celui de la plupart des concurrents", précise le Gartner dans son étude de marché 2019 sur les outils de visioconférence.

Magic Quadrant 2019 du Gartner sur les technologies de web conférence.  © Gartner

Plusieurs options plus spécifiques sont également proposées, notamment le webinaire vidéo qui permet de rediffuser en direct une réunion sur YouTube par exemple, ou encore des intégrations aux système de téléprésence de Polycom ou de Cisco. 

Zoom vs Teams

Là où Zoom se concentre sur la visioconférence, Microsoft Teams est avant tout une messagerie collaborative conçue pour le travail en équipe. Zoom est d'ailleurs utilisable dans Teams via une extension ad hoc. Reste que Microsoft Teams intègre lui-aussi des fonctionnalités de visioconférence, notamment celles issues de Skype for Business. Les deux offres sont donc de plus en plus concurrentes. Dans son Magic Quadrant 2019 centré sur les solutions de conférences à distance, le Gartner classe d'ailleurs également Microsoft parmi les leaders du secteur (voir ci-dessus).

Sécuriser les réseaux pour protéger l'Internet des objets

lun, 06/04/2020 - 10:18

Récemment, une liste d’identifiants Telnet de 500 000 serveurs, routeurs de foyers ou d’appareils connectés a fuité, exposant tous ces terminaux aux risques de cyberattaques. Le même jour, les laboratoires de menace d’Avast ont repéré 347 476 tentatives d’infiltration par des cybercriminels dans près de 500 "honey pots" - des appareils informatiques vulnérables délibérément déployés dans le monde pour étudier les tentatives d’attaques ; preuve que les bots sont constamment à la recherche d’appareils connectés peu protégés afin de les infecter et de les ajouter au réseau malveillant de robots.

Notre collaboration avec l’Université de Stanford a en outre montré qu’il n’y a pas un seul et unique écosystème IoT. Par exemple, les caméras de surveillance sont les plus populaires en Asie du Sud et du Sud-Est, tandis que les appareils de bureau tels que les fax sont prisés en Asie de l’Est et en Afrique subsaharienne. Les assistants personnels sont quant à eux plus répandus en Amérique du Nord. Il ne s’agit donc pas d’un écosystème simple, mais divers et varié, qui souffre d’un manque alarmant de standardisation.

Les recherches ont aussi dévoilé que les plus grands cyber-risques n’émanent pas des nouveaux appareils flambants neufs mais plutôt des appareils anciens, probablement déjà oubliés par les fabricants et les distributeurs. Or, tous les objets devraient être sécurisés avec un mot de passe, de même que le routeur sur lequel ils sont connectés. Une vieille imprimante peut par exemple être comparée à une porte au loquet cassé, offrant une entrée discrète vers le réseau professionnel ou domestique.

De plus, une des idées récurrentes propagées par Hollywood est que plus l’appareil est sophistiqué et "intelligent", plus il est dangereux, à l’instar de robots avancés qui finissent par se retourner contre l’homme. Les experts ne sont pas de cet avis : la sophistication n’a rien à voir avec les risques. N’importe quel objet connecté doté d’une faible sécurité peut rendre vulnérable toute une entreprise ou une maison.

Enfin, si on ne laisse jamais des outils dans un jardin, au risque de voir un enfant marcher sur un râteau ou un cambrioleur se servir d’un marteau pour briser les fenêtres de la maison, la logique doit être la même dans la sphère digitale. Les appareils connectés peuvent être facilement comparés à des outils dangereux, éparpillés dans la nature, accessibles à tous et donc dangereux s’ils tombent entre de mauvaises mains.

La place de plus en plus grande de l’IoT dans les maisons et les entreprises, autant que sa grande diversité, l’ont aujourd’hui transformé en terrain d’action privilégié pour les cybercriminels. Protéger un ensemble d’appareils connectés de natures variées peut sembler complexe, mais des outils existent désormais pour obtenir une visibilité en temps réel sur les réseaux, afin d’identifier les vulnérabilités, repérer les comportements à risque, mais aussi déceler les attaques.

L’IoT ne se résume pas au cliché hollywoodien et se révèle bien plus complexe. Il s’apparente plutôt à un vaste écosystème composé de millions d’appareils aux vulnérabilités uniques. Mais il est possible de protéger son réseau en plaçant l’ensemble des appareils connectés d’un foyer sous la houlette d’un seul autre. La sophistication grandissante des attaques, et le nombre croissant de celles couronnées de succès, rendent aujourd’hui l’adoption de moyens de sécurité adaptés, fiables et simples d’utilisation plus que jamais nécessaire.

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