Subscribe to flux Le Journal du Net Le Journal du Net
JDN : Derniers contenus
Mis à jour : il y a 49 min 14 sec

WAAM Cosmetics lève 1,5 million d'euros pour élargir son catalogue

ven, 14/02/2020 - 17:50

La DNVB spécialiste de la cosmétique personnalisable et d'origine naturelle WAAM Cosmetics, annonce une levée de 1,5 million d'euros auprès de Karot Capital et Bpifrance.  Avec ses produits à base d'huiles et beurres végétaux, eaux florales, huiles essentielles, argiles, soins neutres, actifs naturels, WAAM Cosmetics a été créé il y a quatre ans par Dieynaba Ndoye et affiche une croissance soutenue. Avec un chiffre d'affaires cumulé supérieur à 3 millions d'euros depuis ses débuts, et une croissance au-delà de 60% en 2019, la marque a connu un développement régulier, sans investissement privé. "Nous avons réussi à nous autofinancer car j'ai toujours fait en sorte d'optimiser les ressources et les coûts. Mais cette levée de fonds est indispensable car nous continuons de grossir et nous ne sommes plus capables d'assurer seuls les investissements", explique la fondatrice.

Parmi les marques digitales de la beauté, WAAM Cosmetics mise de son côté sur le fait-maison en permettant aux clientes de composer leurs propres soins à partir d'une sélection de produits naturels, originaires de multiples pays, servant de base de confection. Les consommatrices sont ainsi libres de concevoir leurs produits personnalisés, selon leurs envies : crèmes de jour, shampooings, soins, déodorants, sérums, baumes à lèvres etc. Dans la même veine, la marque partage régulièrement de nombreuses recettes do-it-yourself.

Grâce à cette première levée de fonds, WAAM Cosmetics espère devenir leader sur le marché du cosmétique et doubler son chiffre d'affaires dès 2020. Une ambition qui implique un catalogue plus étoffé. "Nous voulons augmenter notre offre de produits. Même si nous nous concentrons sur le végétal, la base neutre, le beurre et l'eau florale, nous comptons élargir notre gamme de 150 à 500 produits le plus rapidement possible", détaille Dieynaba Ndoye. Initialement lancée via son site internet, WAAM Cosmetics n'a pas tardé à séduire les retailers traditionnels tels que Monoprix, Di Beauty & Care en Belgique ainsi qu'un grand nombre de pharmacies et parapharmacies. Au total, la marque est disponible à travers 700 points de vente mais vise l'ouverture de 800 points de ventes supplémentaires à l'international. "Nous comptons renforcer nos équipes et recruter dix personnes grâce à cette levée de fonds car notre catalogue et l'acquisition de nouveaux clients sur le digital constituent de véritables enjeux."

Ces acteurs de poids qui misent déjà sur la finance décentralisée

ven, 14/02/2020 - 17:30

Un milliard de dollars. C'est le montant qui circule actuellement dans la DeFi, ce tout jeune concept regroupant des produits et services financiers développés sur la blockchain (trading décentralisé, prêts crypto, stablecoins…) Ce seuil symbolique a été atteint en à peine deux ans. "C'est un des thèmes majeurs d'Ethereum (la plupart de ces produits sont basés sur Ethereum, ndlr). En dehors de la DeFi, les applications décentralisées ne sont pas très utilisées", note Clément Jeanneau, cofondateur du cabinet spécialisé Blockchain Partner.

Cette nouvelle économie attire déjà de gros poissons, à l'image bien sûr des principaux acteurs de la crypto-monnaie. L'exchange américain Coinbase a lancé fin 2018 avec l'autre géant US Circle un stablecoin baptisé USDC, qui vaut, et vaudra toujours, un dollar. De quoi séduire certains professionnels de la finance qui doivent se protéger des fortes fluctuations des marchés crypto. En septembre 2019, Coinbase a lancé un fonds pour investir dans les protocoles DeFi et a déjà mis des tickets dans Compound et Dydx, tous deux spécialisés dans le prêt décentralisé. "Coinbase veut être la gateway des tokens et de la finance décentralisée. Quand vous voulez faire de la finance décentralisée, vous avez forcément besoin de tokens. Et pour en acheter, il faut une plateforme fiat/crypto", explique Gabriel Rebibo, cofondateur d'Atka. A noter également que l'exchange US liste lui-même plusieurs stablecoins sur sa plateforme.

Le géant asiatique Binance (plus de 2 milliards de dollars échangés par jour) est allé encore plus loin en lançant un exchange décentralisé, un stablecoin (le BNB) et du prêt. Mais la société hongkongaise ne tire presque pas de revenus de ces produits. "Pour l'instant, on cherche juste à mieux comprendre le futur de DeFi. Binance pourrait à l'avenir travailler avec des protocoles existants pour créer des services DeFI", indique un responsable de Binance Research. "Binance voit très loin. Il veut prendre la place de leader d'un nouveau système financier alors que Coinbase veut faire le pont entre la sphère traditionnelle et la crypto", décrypte Clément Jeanneau. "Binance exécute à une vitesse impressionnante, il a la croissance et la capacité d'exécution la plus folle dans le monde crypto. Mais il a une réputation sulfureuse. Il est mal vu dans la DeFi pour ses méthodes agressives", complète-t-il.

Quand l'equity rencontre la DeFi 

Certaines sociétés de gestion commencent aussi à mettre un pied dans la DeFi, et pas des moindres. Andreessen Horowitz, un des plus gros fonds de capital-risque du monde, a mené le tour de table du protocole de prêts crypto Compound (25 millions de dollars) en novembre dernier et a aussi investi dans son concurrent, MakerDAO. L'Américain a un fonds dédié à la crypto depuis l'été 2018. "Nous croyons que les crypto-monnaies seront de plus en plus utilisées pour toute une série de services financiers dans les années à venir", est-il écrit sur leur site. D'autres fonds comme Dragonfly Capital, Multicoin Capital ou encore Fabric Venture mettent régulièrement des tickets dans des projets de la DeFi. "Les VC américains ont compris que ces crypto réseaux sont des protocoles et pas des plateformes et que cette nouvelle économie numérique fonctionne avec des règles différentes. Andressen Horowitz a d'ailleurs changé sa nature juridique pour investir dans ce type de projets", fait remarquer Clément Jeanneau. Les fonds d'investissements ne peuvent pas investir dans le protocole directement, comme on ne peut pas investir en equity dans le réseau Bitcoin car ce n'est pas une entreprise. Il existe souvent des sociétés derrière ces protocoles, mais qui n'ont pas le contrôle sur le réseau.

L'implication de gros VC n'a pas que des conséquences financières et économiques. "A16z (le raccourci pour Andressen Horowitz, ndlr) a une grosse équipe de lobbying qui est en contact avec tous les autres investisseurs et les régulateurs. Avoir ces investisseurs dans l'écosystème apporte du poids d'un point de vue légal", souligne Clément Jeanneau.

Investisseurs et géants de la crypto ont pu se croiser au CES 2020 où il y avait pour la première fois un petit pavillon dédié à la finance décentralisée. Etaient présents les représentants des grands protocoles comme MakerDAO. Dans l'Hexagone, le meet-up DeFi France a été lancé en octobre dernier et réunit chaque mois une centaine de personnes de l'écosystème. "Il y a des Français dans presque tous les projets DeFi", assure Arthur Micoulet, organisateur de l'événement. Quelques banques françaises se renseignent également sur le sujet. Le cabinet Atka prépare d'ailleurs un workshop spécial Defi pour le compte d'une grande banque française. Owen Simonin, fondateur de Just Mining, société proposant des solutions d'investissements dans les crypto-monnaies, intervient aussi dans des banques françaises pour vulgariser les concepts de la blockchain. Il a introduit un volet sur la finance décentralisée. "Je leur montre que je peux emprunter et prêter sans eux", lâche-t-il non sans plaisir.

Prix de la cigarette 2020 : prix de votre paquet à compter de mars

ven, 14/02/2020 - 17:29
Sommaire

[Mise à jour du vendredi 14 février 2020à 17h29] A compter du 1er janvier 2020, le prix de certains paquets de cigarettes augmente. Un changement de tarifs qui intervient après la hausse moyenne de 0,5 euro par paquet intervenue le 1er novembre dernier. Certaines marques de cigarettes voient ainsi leur prix atteindre les 11 euros le paquet de 20. Une nouvelle hausse est attendue pour novembre 2020. Le prix d'un paquet de cigarettes atteindra alors les 10 euros en moyenne.

Le prix du paquet de cigarettes est, et a toujours été, un enjeu de taille. D'abord parce qu'il s'agit d'une mesure de santé publique vouée à inciter les fumeurs à consommer moins, voire plus du tout, de tabac. Ensuite parce que les taxes sur le tabac rapportent beaucoup d'argent à l'Etat. En 2018, les recettes fiscales sur le tabac ont augmenté de 702 millions d'euros pour dépasser les 15 milliards, d'après les calculs de BFM Business sur la base des chiffres de ventes publiés par Logista. En mars 2018, le gouvernement avait fortement alourdi la fiscalité sur le tabac afin d'amener les industriels à appliquer une hausse d'un euro par paquet de cigarettes, la première d'une série destinée à porter le prix d'un paquet de cigarettes à 10 euros d'ici 2020.

Quel est le prix d'un paquet de cigarettes en France ?

Les prix de certaines marques de cigarettes augmentent de nouveau au 1er mars 2020. Cinquante à soixante-dix centimes d'euro de hausse sur un paquet de 20 cigarettes sont à prévoir, comme le montre le tableau ci-dessous (hors départements d'outre-mer).

Prix d'un paquet de 20 cigarettes au 1er mars 2020 Paquet de 20 cigarettes Prix de vente après la révision Prix de vente avant la révision des tarifs Hausse des tarifs Benson & Hedges blue 9,40 € 8,90 € 0,50 € Camel (sans filtre) 9,80 € 9,10 € 0,70 € Camel Black 9,60 € 9,10 € 0,50 € Camel Blue 9,60 € 9,10 € 0,50 € Camel Essential 9,60 € 9,10 € 0,50 € Camel Filters (paquet rigide) 9,60 € 9,10 € 0,50 € Camel Filters (paquet souple) 9,60 € 9,10 € 0,50 € Camel Shift 9,60 € 9,10 € 0,50 € Camel Silver 9,80 € 9,10 € 0,70 € Chesterfield blue 9,50 € 8,90 € 0,60 € Chesterfield C-Press 9,50 € 8,90 € 0,60 € Chesterfield Original Blue 9,50 € 8,90 € 0,60 € Chesterfield Original Red 9,50 € 8,90 € 0,60 € Chesterfield red 9,50 € 8,90 € 0,60 € Chesterfield Slims Blue 9,50 € 8,90 € 0,60 € Chesterfield Slims Ice 9,50 € 8,90 € 0,60 € Craven A Rouge 9,80 € 9,30 € 0,50 € Dunhill argent 9,80 € 9,30 € 0,50 € Dunhill Black Series 9,80 € 9,30 € 0,50 € Dunhill bleu 9,80 € 9,30 € 0,50 € Dunhill rouge 9,80 € 9,30 € 0,50 € Dunhill rouge Select 9,90 € 9,40 € 0,50 € Gauloises Blondes Blanc 9,50 € 9,00 € 0,50 € Gauloises Blondes Bleu 9,50 € 9,00 € 0,50 € Gauloises Blondes Rouge 9,50 € 9,00 € 0,50 € Gauloises Brunes 10,60 € 10,00 € 0,60 € Gauloises Marron 9,50 € 9,00 € 0,50 € Gitanes 11 € 10,50 € 0,50 € Gitanes Blanc (filtre) 11 € 10,50 € 0,50 € Gitanes Bleu & Blanc (filtre) 11 € 10,50 € 0,50 € Gitanes Bleu (filtre) 11 € 10,50 € 0,50 € Gitanes Bleu nuit 11 € 10,50 € 0,50 € Gitanes Filtre 11 € 10,50 € 0,50 € Gitanes Jaune - Filtre 11 € 10,50 € 0,50 € Lucky Strike Bleu 9,40 € 8,90 € 0,50 € Lucky Strike Gold 9,50 € 9,00 € 0,50 € Lucky Strike Ice X Series Bleu (ex Lucky Strike Ice Bleu) 9,40 € 8,90 € 0,50 € Lucky Strike Ice X Series Vert (ex Lucky Strike Ice Vert) 9,50 € 8,90 € 0,60 € Lucky Strike red 9,40 € 8,90 € 0,50 € Marlboro Advance blue 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Beyond Black Ice 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Beyond Double Ice 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Beyond Gold Ice 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Beyond Red Ice 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Beyond Slims Ice 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Gold (paquet rigide) 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro gold (paquet souple) 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Gold Slims 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Mix 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Red (paquet rigide) 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Red (paquet souple) 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Red 100s (paquet rigide) 10 € 9,30 € 0,70 € Philip Morris Filter Kings (paquet rigide) 9,80 € 9,10 € 0,70 € Philip Morris Filter Kings (paquet souple) 9,80 € 9,10 € 0,70 € Vogue L'Essentielle bleue 9,90 € 9,40 € 0,50 € Vogue L'Essentielle verte 9,90 € 9,40 € 0,50 € Vogue L'Originale Blanche 9,90 € 9,40 € 0,50 € Vogue L'Originale Bleue 9,90 € 9,40 € 0,50 € Vogue L'Originale Pastel 9,90 € 9,40 € 0,50 € Vogue L'Originale Verte 9,90 € 9,40 € 0,50 € Winfield rouge 9,60 € 9,10 € 0,50 € Winston Authentic 9,60 € 9,00 € 0,60 € Winston Blue 9,40 € 8,90 € 0,50 € Winston Classic (paquet rigide) 9,40 € 8,90 € 0,50 € Winston Classic (paquet souple) 9,60 € 9,00 € 0,60 € Winston Silver 9,60 € 9,00 € 0,60 € Winston Ssl 9,40 € 8,90 € 0,50 € Winston White 9,40 € 8,90 € 0,50 € Winston Xsphere 9,40 € 8,90 € 0,50 €

En 2019, le prix des cigarettes a augmenté de 10% sur un an en France métropolitaine, selon l'Insee, après +13% en 2018. Sur dix ans, la hausse du prix des cigarettes dépasse les 68%.

© JDN Quel est le prix d'un paquet de Marlboro ? Prix des paquets de cigarettes de la marque Marlboro au 1er mars 2020 Paquet de 20 cigarettes Prix de vente après la révision Prix de vente avant la révision des tarifs Hausse des tarifs Marlboro Advance blue 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Beyond Black Ice 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Beyond Double Ice 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Beyond Gold Ice 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Beyond Red Ice 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Beyond Slims Ice 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Gold (paquet rigide) 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro gold (paquet souple) 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Gold Slims 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Mix 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Red (paquet rigide) 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Red (paquet souple) 10 € 9,30 € 0,70 € Marlboro Red 100s (paquet rigide) 10 € 9,30 € 0,70 € Prix de la cigarette en Europe Prix d'un paquet de cigarettes dans une sélection de pays européens Pays Prix moyen d'un paquet de 20 cigarettes en 2017 Allemagne 5,50 € Belgique 5,80 € Bulgarie 2,60 € Danemark 5,60 € Espagne 4,40 € France 6,40 € Grèce 3,80 € Italie 4,90 € Pologne 3,20 € Roumanie 3,50 € Royaume-Uni 11,20 € Suède 6,20 € Luxembourg 4,80 €

La hausse des prix du tabac peut inciter certains fumeurs français à acheter leurs cigarettes dans les pays voisins plutôt que dans l'Hexagone. Attention toutefois à respecter la réglementation en vigueur. La quantité de tabac qu'il est possible de ramener légalement peut être sujette à des limitations. C'est notamment le cas de l'achat de tabac en Espagne, en Belgique ou encore au Luxembourg. En cas de contrôle douanier, la personne qui transporte plus de 4 cartouches de cigarettes (une cartouche comporte généralement 10 paquets de 20 cigarettes chacun) est amenée à justifier l'usage auquel elles sont destinées. S'il est établi que l'usage n'est pas la consommation personnelle mais la revente, la personne risque de se voir infliger une amende de 750 euros. Si elle décide de ramener tout de même la marchandise, la personne devra également s'acquitter des taxes françaises (840 euros pour 20 cartouches).

Quel est le prix des cigarettes en Andorre ?

Le parlement de la principauté d'Andorre a voté dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 février 2019 une loi qui instaure un tarif minimum pour les cigarettes. Leur prix ne pourra plus être inférieur de plus de 35% au tarif applicable en France et en Espagne. L'objectif de ce texte est de lutter contre le trafic, a expliqué le ministre des Finances de la principauté, Jordi Cinca. Actuellement, le prix des cigarettes en Andorre est deux fois moins élevé qu'en France. Le prix moyen d'un paquet de cigarettes s'établit aux alentours de 4 euros en Andorre. Par ailleurs, des tarifs préférentiels sont consentis aux clients qui achètent des cigarettes en grande quantité.

Quel est le prix des cigarettes en Espagne ?

Le prix d'un paquet de cigarettes atteindra les 10 euros en France d'ici 2020, grâce à plusieurs hausses successives. Un niveau de tarif qui placera la France dans le trio de tête des pays européens où le prix du tabac est le plus élevé. A titre de comparaison, un paquet de 20 cigarettes coûte en moyenne 4,40 euros en Espagne (tarif 2017), selon la Tobacco Manufacturers Association (TMA).

Quel est le prix des cigarettes en Belgique ?

Le prix de la cigarette en Belgique est un peu plus élevé qu'en Espagne mais les tarifs restent largement plus abordables que ceux pratiqués en France. Un paquet de 20 cigarettes coûte en effet en moyenne 5,80 euros chez nos voisins belges en 2017.

Quel est le prix des cigarettes en Italie ?

Le coût d'un paquet de 20 cigarettes en Italie s'élève en moyenne à 4,90 euros, d'après les chiffres publiés par la Tobacco Manufacturers Association pour l'année 2017.

Quel est le prix des cigarettes au Luxembourg ?

Au Luxembourg, un paquet de 20 cigarettes coûte en moyenne 4,80 euros en 2017. En 2012, le prix d'un paquet de cigarettes au Luxembourg atteignait 4,24 euros, d'après Eurostat.

Quel est le prix du tabac à rouler ?

Découvrez ci-dessous les prix des blagues de 30 grammes pour quelques marques de tabac à rouler.

Prix d'une sélection de blagues en 30 grammes de tabac à rouler au 1er mars 2020 Blague en 30 grammes Prix Chesterfield Red Spécial à rouler 14 € Marlboro Red Cigarette Tobacco à rouler 14 € Philip Morris Cigarette Tobacco à rouler 14 € Philip Morris Green Cigarette Tobacco à rouler 14 € JPS à rouler 13€

La logistique en demande de multiconnectivité IoT

ven, 14/02/2020 - 17:21

Un système ouvert standardisé pour effectuer un inventaire des biens à chaque étape de leur chaîne de transport. Telle est l'offre que va présenter le fournisseur suédois Wirepas lors du salon Embedded World, du 25 au 27 février à Nuremberg, et qui sera disponible à partir du premier trimestre 2020. Concrètement, le protocole radio permettra à un objet connecté de passer d'un réseau IoT à l'autre et, d'autre part, des API ouvertes aux partenaires garantiront le partage des informations sur le cloud. "Les acteurs ont besoin d'avoir une vision sur toute la chaîne de transport et la connectivité sera forcément différente selon l'usage : pour le tracking en mer il faut du satellite, pour le transport en camion, du cellulaire, en entrepôt les réseaux bas débit LPWAN sont privilégiés, tandis que la RFID ou le mesh sont plus avantageux au niveau de l'objet individuel", explique Youssef Kamel, SVP ecosystem partners chez Wirepas.

"Jusqu'à présent, il y avait une demande de tracking distincte entre le transport, l'emballage ou le produit. Aujourd'hui, on observe une volonté de convergence", rapporte Olivier Guilbaud, président et fondateur d'Ineo-Sense, une start-up nîmoise spécialisée dans la conception de systèmes IoT industriels. Une volonté grandissante en raison des besoins en traçabilité. "Les maisons de luxe avec lesquelles nous travaillons souhaitent savoir où sont leurs produits, en combien de temps ils peuvent transiter entre deux entrepôts et s'ils ont passé les contrôles qualité au bon endroit. La traçabilité de bout en bout leur permet de certifier leurs produits", témoigne Estelle Huynh, VP product chez l'éditeur Mojix avant d'ajouter : "Nous comptons intégrer des technologies autres que la RFID sur notre plateforme car la multiconnectivité est la suite logique des choses." L'optimisation des processus est également un facteur de ROI.

Le tracking est par ailleurs un atout dans les démarches RSE. "De plus en plus d'entreprise veulent mesurer précisément leur empreinte carbone, un suivi de bout en bout de leur chaîne logistique permet de répondre à cette exigence", note Ouassim Driouchi, senior manager chez le cabinet de conseil BearingPoint.

La solution la plus économique pour mettre en place une multiconnectivité consiste à agréger les réseaux sur une plateforme IoT, c'est-à-dire les réunir au niveau logiciel plutôt que hardware, selon Olivier Guilbaud, d'Ineo-Sense. "Aujourd'hui, les intégrateurs peuvent faire l'un ou l'autre au cas par cas, mais ce sont des solutions non réplicables donc coûteuses", souligne Youssef Kamel chez Wirepas.

Sigfox décline son réseau à différents niveaux

Utiliser plusieurs connectivités implique une collaboration avec divers opérateurs. Pour rester le seul interlocuteur des entreprises, Sigfox travaille de son côté sur la déclinaison de son réseau afin de l'appliquer à des usages variés. L'opérateur va proposer à la fois un réseau IoT satellitaire avec Eutelsat pour le tracking maritime, son réseau LPWAN mais aussi des mini-émetteurs de faible puissance pour des usages en entrepôt proches de la RFID. "Nous élaborons un plan de continuité de couverture pour qu'il n'y ait aucune rupture selon les besoins", résumé Christophe Fourtet, directeur technique et cofondateur de Sigfox.

Le principal frein dans la mise en place d'un suivi en multiconnectivité tient dans la multitude de partenaires impliqués en logistique. "Aux Etats-Unis, l'un de nos clients traite avec plus de dix transporteurs différents pour l'acheminement de ses produits", confie Youssef Kamel chez Wirepas.

Autre défi, traquer chaque produit pose la question en entrepôt d'un nombre élevé d'objets connectés dans un périmètre restreint. C'est ce qui a poussé Sigfox à lancer son offre de réseau privé en novembre 2019 pour fournir le nombre d'antennes adéquat, tandis que Wirepas développe son réseau mesh pour détecter plus de 1 500 objets connectés au m², et doubler cette capacité à l'avenir. "Ajouter à partir de 2023 une connectivité 5G en indoor pourrait apporter une réponse à la densité des objets", soulève Ouassim Driouchi chez BearingPoint. Les opérateurs télécoms mettent en effet en avant la 5G pour la massification de l'IoT.

Avec la loi mobilités, pas de décrets, pas de visibilité

ven, 14/02/2020 - 16:19

La Lom, c'est fini. Ou presque. Si la loi d'orientation des mobilités (Lom) a été adoptée en novembre, puis promulguée fin décembre, elle demeure parfois bien floue. Car le texte renvoie fréquemment à des décrets d'application et ordonnances ultérieurs pour préciser certaines de ses dispositions. Les trois quarts doivent être publiés dans les six mois suivant la promulgation de la loi, soit d'ici juin, le reste plus tard en 2020. A l'exception de quelques transpositions de règlements européens qui mettront davantage de temps à se matérialiser. Le JDN a fait le point avec le ministère chargé des Transports sur les dossiers qu'il reste à éclaircir.

Des exigences raisonnables pour les trottinettes

Le gouvernement a six mois pour formuler des recommandations sur le niveau d'exigence que les collectivités pourront attendre des entreprises lorsqu'elles organiseront des appels d'offres pour réguler des service de mobilités en free floating, ce qui pourrait être déterminant pour la rentabilité des opérateurs choisis. Une mesure qui devrait principalement concerner les trottinettes, plutôt que les vélos, les scooters ou l'autopartage.

Parmi ces exigences à préciser : le délai dans lequel des engins hors d'usage doivent être remisés, la finesse des données fournies par l'opérateur à la collectivité, ou encore les mesures que doivent prendre les opérateurs pour faire respecter les règles de circulation et de stationnement par leurs utilisateurs. Des discussions seront menées avec ces entreprises pour déterminer ce qu'elles considèrent comme acceptable sur ces différents volets. Les collectivités ne seront cependant pas obligées de suivre ces recommandations.

Mieux défrayer les covoiturages

Le covoiturage aussi attend des précisions cruciales. D'abord un décret qui rehaussera le barème kilométrique fiscal et les conditions dans lesquelles l'argent reçu par un conducteur est considéré comme un dédommagement, et non pas comme des revenus imposables. Ce qui doit rendre la pratique plus attractive pour les conducteurs, en particulier sur le covoiturage-courte distance. Car les plateformes de réservation rencontrent un problème d'offre : elles n'arrivent pas à servir des covoiturages à tous les passagers qui en cherchent, faute de recruter assez de conducteurs.

Autre mesure phare pour inciter au covoiturage, les voies réservées, dont l'utilité dépendra de la qualité des technologies de contrôle, qui peuvent être trompées par des fraudeurs souhaitant profiter de la voie covoiturage moins embouteillée aux heures de pointe. L'Etat souhaite lancer un marché d'innovation pour produire des matériels et technologies homologués, qui prendront plusieurs images sous différents angles pour détecter automatiquement les autosolistes se trouvant sur la voie. L'objectif est que tout soit prêt pour 2021. En attendant, là où des expérimentations sont déjà menées, il s'agira de vidéo-verbalisation classique via des caméras de surveillance scrutées par des agents.

Doter les chauffeurs VTC de représentants

Du côté des VTC, et d'ailleurs d'autres plateformes de mises en relation comme Deliveroo ou Uber Eats, la Lom s'est plutôt amenuisée que précisée. Le Conseil constitutionnel a partiellement censuré un article qui offrait la possibilité d'établir des chartes entre plateformes et auto-entrepreneurs travaillant pour leur compte. Le mesure retoquée, et dont se réjouissaient les plateformes VTC, les protégeait contre tout futur procès en requalification, entérinant leur modèle économique contournant le salariat. Le reste de la charte demeure, avec des éléments majeurs comme la permission pour les chauffeurs de refuser des courses sans être sanctionnés, et de connaître leur prix final à l'avance. A présent, le gouvernement a lancé une mission de concertation d'un an, qui doit aboutir à une ordonnance définissant la manière dont les chauffeurs seront représentés dans leurs négociations avec les plateformes, bien que des instances existent déjà.

Propulser les véhicules autonomes

L'un des textes les plus vagues est probablement celui concernant les véhicules autonomes. Il donne simplement les pleins pouvoirs au gouvernement pour légiférer par ordonnance pendant deux ans pour faciliter l'arrivée de véhicules autonomes commerciaux. Première étape d'ici le mois de mai : une ordonnance autorisera ce type d'opérations pour les navettes autonomes dans le cadre de réseaux de transport en commun, qui pourront être supervisées à distance, et plus avec un opérateur de sécurité à bord comme c'est aujourd'hui exigé dans toutes les expérimentations. Viendra ensuite une seconde ordonnance précisant les responsabilités de chacun en cas d'accident, puis un rapport, au plus tard un an après promulgation de loi proposant des solutions pour permettre l'émergence de services de véhicules autonomes privés. Ce rapport donnera lieu à une ou plusieurs nouvelles ordonnances. (Lire Véhicule autonome : en 2020, la France veut enlever les petites roues)

Qui touchera la manne du forfait mobilités durables ?

D'un montant de 400 euros par an, le forfait mobilités durables permet à l'employeur volontaire de défrayer les trajets de ses employés réalisés avec des modes de transport vertueux, en plus des indemnisations obligatoires pour les transports en commun ou les frais kilométriques en voiture. Le covoiturage ainsi que le vélo sont sûrs d'en faire partie, mais le gouvernement doit encore préciser par décret si d'autres services, comme l'autopartage ou les trottinettes en libre-service, y seront intégrés. Les modalités d'application pour les personnes disposant de plusieurs employeurs, ainsi que les dispositifs de contrôle, devront aussi être définis. Certains, comme la preuve de covoiturage, en sont déjà à des stades de développement avancés.

Ouverture plus ou moins grande de données

Transpositions de règlement européen, plusieurs ouvertures de données sont prévues par la Lom, mais pas encore actives. Une ordonnance qui sera présentée au conseil d'Etat en mai doit forcer les services de navigation comme Waze à fournir leurs précieuses données aux autorités et collectivités. Il faudra détailler quel niveau de finesse sera demandé dans les données GPS et à quelle fréquence elles devront être actualisées. Un travail devra aussi être fait avec la Cnil pour définir à quel point les données pourront être brutes sans attenter à la vie privée des utilisateurs. Enfin, les données de billettique de toutes sortes de services de transports privés et public devront être complètement ouvertes au plus tard en 2021, aussi bien pour des informations statiques que dynamiques.

Armis mise sur le SaaS pour digitaliser les catalogues des distributeurs

ven, 14/02/2020 - 15:45

La fin d'année 2019 a été chargée pour Armis, entre l'annonce d'un partenariat avec Intermarché, Bricomarché et Bricorama et l'obtention d'une certification des plus précieuses, le label Facebook Marketing Partner. La retail tech, qui avait levé 6 millions d'euros en 2018 pour financer le développement d'une plateforme SaaS, est arrivée à ses fins. Convaincre des distributeurs de réduire la distribution de leurs prospectus papiers en mettant plus de digital dans leur mix média, le tout de façon autonome. Pas évident alors que ceux qui travaillaient avec Armis lui déléguaient jusque-là toute ces tâches, dans une logique de managed services. Pour rappel, Armis leur permet de transformer leurs opérations commerciales type PLV ou encart dans un catalogue papier en campagnes publicitaires online multilocales, c'est-à-dire optimisées pour chacun de leurs magasins.

"Le business du Saas est nouveau pour le retail"

"Le business du Saas est nouveau pour le retail, il a fallu que nous donnions des gages de réassurance pour convaincre ces trois enseignes du groupement Les Mousquetaires de sauter le pas", confirme Dan Gomplewicz, cofondateur d'Armis. En l'occurrence, embaucher trois customer success managers chargés de former les équipes d'Intermarché, Bricomarché et Bricorama à la prise en main de la plateforme et les accompagner en cas de pépin via une hotline. Mais aussi trouver un juste équilibre entre la granularité d'informations dont ont besoin les équipes digitales et la simplicité d'utilisation que demandent celles qui sont issues de l'animation commerciale. "C'est tout un challenge que de proposer une interface permettant à des utilisateurs non spécialistes du digital d'activer des campagnes pub online", ajoute l'autre cofondateur, David Baranès.

S'il lui a fallu du temps et beaucoup d'énergie pour recruter ses premiers clients en mode SaaS, la retail tech aux 60 collaborateurs espère que cette nouvelle offre lui permettra de franchir un cap. "La digitalisation de l'animation commerciale est un énorme enjeu de transformation pour les directeurs généraux", observe David Baranès. Ces derniers ont conscience de l'importance pour un distributeur de gérer lui-même cette activité. "Notamment parce qu'il s'agit de traiter des données sensibles comme le prix de revient, la marge ou des informations clients", explique Dan Gomplewicz. Mais aussi parce que cette autonomie leur permet d'être bien plus agiles. Une enseigne peut désormais lancer une campagne publicitaire en deux ou trois jours. Il lui suffit d'uploader son flux catalogue et son flux magasins pour savoir ceux autour desquels les publicités seront diffusées. De quoi lui permettre, en vrac, d'activer des campagnes de grande ampleur à la volée, de configurer des campagnes locales sur mesure ou encore de suivre en temps réel les résultats obtenus. Ce qui implique d'éditer des rapports d'analyse complets sur les offres, les préférences consommateurs, les zones de chalandise.

"Nous allons nous connecter à Waze"

"Ce projet concrétise plus d'un an d'échanges avec nos clients pour co-construire la plateforme SaaS", assure Dan Gomplewicz. Concernant l'activation média, la technologie d'Armis s'appuie sur les API des plateformes digitales auxquelles elle est connectée. Dans le lot, Google Ads Search et Facebook bien sûr, mais aussi Instagram, Messenger et le DSP Xandr pour le display. "Bientôt Waze", promet David Baranès. La plateforme se charge, via une dizaine d'algorithmes adaptés aux besoins du client, d'optimiser la diffusion par magasin selon le budget disponible. La comparaison entre une cellule exposée et une cellule non exposée permettra, elle, de mesurer l'incrément généré (uplift).

Côté business model, du classique.  Des frais d'intégration et une licence annuelle qui dépend de l'utilisation (nombre de magasins concernés et de personnes touchées). La plateforme est déjà présente au Portugal, en Italie et en Espagne, par l'entremise de ses clients français. Elle le sera bientôt en Allemagne et ambitionne de recruter ses premiers clients étrangers en 2020. Elle espère y trouver une oreille aussi attentive que dans l'Hexagone. "Michel-Edouard Leclerc annonçait il y a 10 ans qu'il n'y aurait plus de papier en 2020. On voit qu'on n'en est pas encore là et que le papier ne disparaîtra pas de sitôt. Mais il y a une vraie complémentarité entre le digital et le papier", estime Dan Gomplewicz. Selon les données d'Armis, un contact utile touché via le digital est deux à trois fois moins cher qu'un contact papier.

La vidéo-surveillance entre (enfin) dans le cloud

ven, 14/02/2020 - 14:16

Dans le secteur de l'analyse et de la gestion vidéo, le déploiement et la maintenance deviennent certainement plus intelligents, libérant ainsi un énorme potentiel d'efficacité, de capacité et d'économies. Et le cloud en fait partie intégrante.

Les avantages du cloud pour la gestion de la vidéo avancée

De nombreuses organisations se tournent initialement vers le cloud pour leur hébergement et pour supprimer une maintenance coûteuse, mais il y a bien plus à considérer que le simple déplacement du VMS vers le cloud. Ce dernier apporte de nombreux avantages, notamment en matière de gestion vidéo. A commencer par les économies d'échelle, avec un coût total de possession plus faible grâce à des coûts d'investissement initiaux plus bas et une efficacité et une utilisation accrues. Le passage à une solution cloud ouvre également la voie à des analyses vidéo plus avancées ainsi qu'à une puissance informatique évolutive permettant d’exploiter l'IA et le machine learning à plus grande échelle.

Cependant, il convient de noter que, contrairement à d'autres secteurs où la majorité des infrastructures peuvent être basées sur le cloud, il y aura toujours un besoin d'équipements sur site tels que des caméras IP, des capteurs IoT et donc, des infrastructures associées.

Une transition en douceur vers le VSaaS

Jusqu'à présent, la charge de travail et les volumes de données imposés par les données vidéo étaient trop importants pour que les fournisseurs de cloud puissent y faire face de manière rentable. C'est pourquoi le secteur a été plus lent à adopter le cloud jusqu'à présent. Cette évolution est toujours en cours. 

Des systèmes vidéo très avancés impliquant des dispositifs autonomes ouverts et des solutions agrégées sont toujours en cours d'élaboration, alors que l'industrie explore la puissance et la dynamique des plateformes ouvertes. Cependant, tout comme d'autres innovations dans le secteur, comme le passage de l'analogique à l'IP, le passage au cloud entraînera des changements importants dans le mode de fonctionnement des entreprises.

À l'avenir, de nombreux matériels et plateformes différents seront réunis, la propriété intellectuelle et le cloud convergeront pendant un court moment. Il s'agira de dispositifs autonomes, de systèmes agrégés tels que les plateformes de gestion vidéo et les plateformes d'IA as a Service, de solutions automatisées et d'opérations augmentées prenant en compte la réalité virtuelle, les robots et les assistants intelligents.

Pour prévoir ce à quoi cela ressemblera en pratique, il faut comprendre les différents éléments et leur progression à ce jour. Alors que l'IoT s'accélère, d'autres technologies telles que la vidéosurveillance en tant que service (VSaaS) sont cependant encore relativement immatures.

Vers un environnement multi-plateformes constitué d'environnements cloud collaboratifs

Les solutions de sécurité vidéo d'aujourd'hui sont souvent composées des couches de solutions complexes composées de différents composants et systèmes intégrés par le biais de protocoles et d'API. Cela ne changera pas à mesure que nous entrons dans l'ère du cloud. Nous nous attendons plutôt à ce que les fournisseurs se spécialisent davantage, car de nombreux fournisseurs adopteront une stratégie de plate-forme conçue pour débloquer une valeur ajoutée pour l'utilisateur final.

Il n'est pas ambitieux de suggérer que les caméras seront équipées de leurs propres plateformes utilisées pour exécuter des applications à un degré beaucoup plus élevé que ce que nous connaissons aujourd'hui.  Sur cette base, nous nous attendons à voir un mouvement à long terme vers un environnement multi-plateformes constitué d'environnements cloud collaboratifs, dans lequel la mise à l'échelle et l'efficacité informatique sont obtenues grâce à l'élasticité et à la répartition de la charge de travail entre les différents environnements cloud.

Vidéo en mode IaaS, PaaS ou SaaS, chacun à son rythme pour aller vers le VSaaS

Pour l'instant, nous allons voir davantage d'organisations progresser dans leur utilisation du cloud en explorant des alternatives aux solutions de vidéosurveillance traditionnelles entièrement déployées dans leurs locaux. Les avantages et l'efficacité de ces solutions les inciteront à passer au cloud et à adopter des solutions IaaS, PaaS et, à terme, SaaS.

En fonction de chaque cas d'utilisation, certaines organisations peuvent trouver qu'un modèle PaaS, dans lequel elles ont un contrôle total sur l'application vidéo, convient le mieux à leur mode de fonctionnement. Les petites entreprises dispersées géographiquement, par exemple, pourraient être plus attirées par un modèle SaaS qui offre une facilité d'utilisation et la possibilité d'utiliser le même logiciel sur plusieurs sites. Cependant, il convient de noter que cela signifie normalement une perte de fonctionnalités avancées par voie de compromis. D'autres peuvent adopter une approche hybride consistant à relier une solution vidéo sur site à un service SaaS. Ce faisant, ils peuvent combiner les avantages d'une solution sur site riche en fonctionnalités avec l'agilité et la flexibilité d'une solution SaaS lors de la centralisation de leurs opérations de vidéosurveillance et de sécurité sur plusieurs sites dispersés. Au fur et à mesure que la technologie et les offres des fournisseurs arriveront à maturité, l'utilisation d'environnements multi-cloud deviendra courante.

Comme dans d'autres secteurs, l'adoption du cloud va modifier fondamentalement de nombreuses opérations. Il est essentiel de noter que les progrès du cloud dans le secteur de la vidéo ne rendront pas (encore) la solution IP sur site complètement redondante. Il y aura une période importante pendant laquelle les solutions se chevaucheront sous diverses formes de solutions convergentes et hybrides visant à protéger l'investissement fait dans la technologie de gestion vidéo sur site, tout en ajoutant des éléments de capacités de cloud. Même à plus long terme, lorsque des solutions collaboratives multi-clouds seront utilisées, des éléments de la technologie sur site resteront pour faciliter une répartition optimale des fonctions et de la charge.

Expérience, intelligence et durabilité : les trois piliers de l'entreprise en 2020

ven, 14/02/2020 - 11:43
Expérience client et expérience collaborateur vont de pair

Pendant les deux dernières décennies, les entreprises se sont exclusivement concentrées sur la sacro-sainte expérience client, en tentant de proposer des expériences intuitives, agréables et fluides. Mais depuis peu, les entreprises accordent une importance croissante à l’expérience collaborateur car elles prennent conscience que l’expérience de leurs propres salariés est tout aussi importante que celles de leurs clients. En effet, par ricochets, un employé satisfait est plus engagé, et l’engagement des équipes contribue fortement à la réussite globale de l’entreprise. Les collaborateurs engagés sont donc plus performants, assurant la croissance de l’entreprise, ce qui permet d’améliorer in fine l’expérience client.

L’expérience collaborateur repose sur de nombreux facteurs, de l’environnement de travail à la culture d’entreprise en passant par la cohésion d’équipe ou encore les outils et équipements fournis. À l’heure où la digitalisation progresse à un rythme effréné, l’expérience collaborateur est souvent synonyme d’expérience digitale. Mais contrairement aux technologies simples et intuitives que nous utilisons dans notre vie personnelle, les solutions IT d’entreprise sont souvent à la traîne.

Aujourd’hui, la référence en matière d’expérience utilisateur optimale n’est plus le PC de bureau, mais bien le smartphone, et c’est ce vers quoi doivent tendre les services informatiques proposés par les entreprises. Pour beaucoup d’entre elles, le défi à venir sera de reproduire la facilité d’utilisation caractéristique des outils tech grand public puis de l’intégrer à leur expérience collaborateur. Pour y parvenir, elles devront se montrer plus ouvertes aux approches de travail flexibles et individualisées comme le télétravail ou le travail à temps partiel. Pour permettre à leurs salariés et à leurs équipes de collaborer sur différents sites, continents et fuseaux horaires, elles devront également repenser leurs applications historiques encombrantes et s’équiper d’outils et d’applications de pointe, tel que les espaces de travail numériques intelligents et faciles à utiliser. Et une grande majorité des technologies sous-tendant cette nouvelle expérience collaborateur exploitent l’IA, la deuxième grande révolution pour le monde de l’entreprise.

L’IA pour aller plus loin dans les processus métiers 

Si l’intelligence artificielle existe depuis des dizaines d’années, elle est sur toutes les lèvres aujourd’hui... S’agit-il simplement d’un battage médiatique ? En réalité, ce sont les avancées récentes de l’IA qui la rendent si populaire, en particulier l’application des algorithmes de machine learning (ML) capables de résoudre des problèmes importants ou de générer des résultats que nous sommes incapables d’atteindre en tant qu’humains.

Côté consommateurs, l’IA se présente notamment sous forme d’assistants virtuels intégrés à nos smartphones ou à nos maisons connectées. Mais en entreprise, le potentiel de l’IA et du ML pourrait se traduire par une révolution dans une multitude de processus commerciaux et rendre possibles de nouvelles approches. En effet, l’IA et le ML s’intègreront à un nombre croissant de workflows décisionnels. Ils seront appliqués à toutes les activités, de l’amélioration des processus de production à la personnalisation de la relation client. En parallèle, ces technologies optimiseront également l’expérience des collaborateurs : dans les espaces de travail digitaux dotés de fonctionnalités intelligentes, les algorithmes de ML pourront automatiquement adapter les flux de tâches et d’informations fournis à chaque utilisateur, selon ses besoins et ses habitudes de travail. Grâce à l’analyse continue des actions et des préférences des travailleurs, l’environnement apprendra progressivement à mieux soutenir les utilisateurs dans leur travail de manière automatique. Cela permettra aux entreprises d’améliorer l’efficacité de leurs workflows métier et par conséquent la satisfaction de leurs équipes, un facteur crucial à l’heure où les organisations se livrent à une concurrence féroce pour recruter les meilleurs talents et les retenir.

Toutes ces améliorations se feront bien évidement en parallèle des préoccupations liées au changement climatique. Alors que les émissions de gaz à effet de serre atteignent des niveaux sans précédent, la nécessité d’initiatives vertueuses menées par les entreprises devient plus qu’urgente.

Le développement de la technologie peut être synonyme de développement durable 

Bonne nouvelle : partout dans le monde, les gouvernements, ONG, consommateurs et entreprises font fleurir des initiatives visant à limiter les effets du réchauffement climatique. Mais quand on sait que 20 entreprises sont responsables d’un tiers des émissions mondiales des gazs à effet de serre, il est évident que c’est bien à elles de montrer l’exemple et de présenter des projets de RSE solides à la hauteur du problème. De nombreuses options s’offrent à elles pour aider à respecter l’environnement. Elles peuvent par exemple mettre en place des politiques visant à récompenser leurs salariés pour leurs comportements écoresponsables ou faire en sorte de réduire leur consommation d’énergie et la quantité de déchets qu’elles génèrent au quotidien.

Parallèlement, et d’un point de vue technologique, elles peuvent se pencher sur leurs processus de production et leurs workflows pour trouver comment améliorer leur efficacité énergétique. Les innovations digitales peuvent les aider dans ces projets, car elles permettent aux collaborateurs de travailler partout, à toute heure et sur n’importe quel appareil. En d’autres termes, les salariés peuvent travailler chez eux pour éviter de prendre la voiture : en France, si les salariés ne travaillaient ne serait-ce que deux jours par semaine à domicile, cela induirait un gain direct de plus de 800 kg de CO2 par personne et par an. De plus, ils pourraient même travailler sur leurs propres appareils (BYOD), ce qui permettrait à l’entreprise d’acheter moins d’ordinateurs et d’appareils intelligents. Le résultat : moins de déchets électroniques à recycler. Le digital permet également d’accélérer les workflows, ce qui réduit la consommation d’énergie puisque les équipes font moins d’heures supplémentaires. De plus, beaucoup d’entreprises optent pour des environnements IT basés sur des clouds publics, et la plupart des leaders du marché proposent une excellente efficacité énergétique dans les datacenters qu’ils gèrent, bien au-delà des métriques que les entreprises de toutes tailles atteignent généralement.

Ces avancées technologiques sont si importantes qu’elles n’affectent pas que le monde de l’entreprise mais la société dans son ensemble. Il incombe aujourd’hui aux organisations de prendre leurs responsabilités et de développer des stratégies qui soutiennent non seulement leurs objectifs, mais aussi leurs salariés et l’environnement.

Management constitutionnel : la clé pour aller vers le self-management

ven, 14/02/2020 - 11:30

Enjeu central de cette transformation, l’organisation est au cœur de la question dès lors que l’entreprise décide de se lancer. D’ailleurs, pour beaucoup, le meilleur moyen de changer et de s’adapter serait, invariablement, de se réorganiser. Pourtant, une réorganisation se traduit le plus souvent par un simple changement de forme et non cette profonde mutation qui seule permet de vraiment tenir compte d’un monde qui change voire de l’anticiper, de faire du changement au quotidien une seconde nature de l’organisation, son ADN.

De la transformation à la "transmutation"

Le concept VUCA, inventé par des militaires américains pour essayer de traduire la difficulté de prendre des "décisions dans un environnement complexe et incertain", illustre à merveille le dilemme auquel la plupart des entreprises et leurs patrons se trouvent confrontés. Face aux risques et aux incertitudes qui sont leur quotidien, ces derniers se lancent dans la transformation de leur entreprise. Avec un objectif somme toute simple : garantir la pérennité et le développement de l’entreprise dont ils ont la responsabilité.

Malheureusement, face à l’importance et la complexité de l’enjeu, la transformation ne suffit pas. Car, telle que nous l’observons depuis des décennies, elle se construit invariablement sur une illusion. Celle d’une réorganisation de l’entreprise et des équipes qui change la forme mais ne répond pas aux questions de fond.

En soi, cette transformation cherche à apporter une réponse à un enjeu, à un problème identifié. Elle est une réponse conjoncturelle ou ponctuelle à une question qui, en réalité, est, elle, structurelle. L’enjeu est donc, non de transformer l’entreprise mais de la doter d’une organisation, d’une gouvernance capables d’incarner "nativement" le changement. En somme, dans un monde incertain comme celui que décrit le concept VUCA, l’idée est de changer d’échelle, de bâtir des organisations évolutives, dont le changement est l’ADN.

Pour ce faire, le dirigeant doit accepter de se réinventer, permettre à l’entreprise de se transformer, parfois, sans qu’il intervienne directement. Pour que chacun soit en capacité de transformer l’entreprise au fil de l’eau, embrasse et incarne le changement. Chaque collaborateur doit avoir le pouvoir d’agir, de "gouverner" toutes les limites, les tensions qu’il rencontre dans l’exercice de ses activités. C’est ce que permet l’holacratie. Surtout, tous participent au changement, mettent en œuvre une somme considérable de micro-restructurations au fil de l’eau. C’est ceux qui font et qui savent qui sont enfin ceux qui gouvernent leur travail. L’entreprise et son organisation se comportent alors comme un organisme vivant. De son côté, le dirigeant se concentre sur l’organisation et son fonctionnement. Il agit en véritable chef d’orchestre, donne vie à un système de rôles et de responsabilités distribués, conduit l’organisation vers une forme de "fractalisation" où tous fonctionnent de concert.

To be or not to ?

Bien sûr, la rupture est majeure et le changement d’échelle tout sauf un jeu d’enfant. Conscients que leur entreprise ne peut rester figée dans un modèle de fonctionnement, un modèle organisationnel incapables de répondre aux mutations de notre monde, et aux accélérations croissantes qui le traversent, beaucoup de patron tentent de se réinventer. Ils sont convaincus que pour rester dans la course, leur entreprise doit être en mesure de s’adapter, de "pivoter" ; de répondre aux aspirations d’autonomie, de responsabilité et de reconnaissance des collaborateurs. Pourtant, bien souvent, du moins dans une phase initiale, il reste difficile pour ces dirigeants d’accepter l’idée qu’il ne s’agit pas de réorganisation, de transformer leur organisation mais de la réinventer, de revoir l’exercice du pouvoir à sa racine.

Prenons l’exemple de ce dirigeant d’une entreprise d’import-export que j’accompagne depuis quelques mois. Dès le départ, il est convaincu qu’amener son entreprise au-delà de la transformation, à se transmuter est vital. Pourtant, difficile pour lui d’abandonner ses réflexes, ses repères et ses prérogatives. S’il a conscience de la nécessité d’une organisation "réinitialisée", il continue de se voir comme celui qui trace l’horizon, fixe les objectifs, celui qui réinvente l’entreprise mais dans le cadre de sa perception du besoin et du changement. Il se focalise sur le "to be" même s’il sait par expérience qu’il aura du mal à le mettre en œuvre auprès des équipes, au lieu de partir de la situation réelle et constatée, de laisser opérer l’holacratie, vecteur et moteur permanent de changement. De plus, comme le démontre Elliott Jaques dans ses travaux sur la structure requise, il est illusoire de penser que le patron est en capacité de définir seul, ce qui est ou doit être, le "to be". En somme, soucieux de concilier la nécessaire mutation de l’organisation et sa vision, il cherche à accommoder les deux. Ayant choisi l’holacratie, il éprouve une grande difficulté à accepter qu’il n’y aura pas de retour en arrière possible. Inconsciemment, il tente de faire rentrer" l’holacratie dans sa vision. Et malgré ses efforts pour créer les conditions pour accompagner le changement en embarquant les collaborateurs à coup de forum, d’intelligence collective, la solution se dérobe ; le "to be" reste illusoire et inaccessible.

La gouvernance constitutionnelle, clé de la méta-transformation

Plutôt que de persister avec une transformation de l’entreprise incapable de répondre aux challenges d’un monde en constante mutation, il est donc essentiel d’agir sur l’essence même de la gouvernance pour en faire un système évolutif. L’entreprise doit se muer en un organisme vivant, en un organisme en mouvement, en un organisme "mutant".

C’est ce que permet l’holacratie. Elle offre à chacun le cadre et les outils pour mettre en place les transformations qu’il juge nécessaire dans l’exercice de son travail. Désormais, la transformation est à la charge de chacun ; à partir de ses tensions, dans le cadre de ses rôles. Alors que le patron se concentre sur la méta-transformation de l’entreprise, chacun gouverne ses changements. Un gage d’efficacité et un gain de temps considérables pour l’organisation.

Un résultat rendu possible grâce à la mise en place d’une organisation et d’une gouvernance constitutionnelles. Bâtie sur une Constitution qui vient expliciter les règles qui régissent l’organisation et instaure une égalité de tous devant ces dernières, l’entreprise dispose des armes pour faire face aux mutations qui animent son environnement. Désormais, le gouvernance descend à tous les étages. Elle est distribuée, en fonction des talents et des aspirations, et donc démultipliée. Avec la gouvernance constitutionnelle, fini le traumatisme des restructurations incessantes ; fini le lien de subordination qui contraint chacun et, finalement, empêche l’entreprise de faire du changement une "seconde nature".

La gouvernance constitutionnelle permet enfin de concilier le management – les leaders de cercles en holacratie, ces rôles qui structurent et distribuent les responsabilités – et le self-management qui permet à chacun et à tous de gouverner tout ce qui limite l’exercice des rôles dont ils ont la responsabilité et sur lesquels ils ont pleine autorité. Les fondements d’une organisation vraiment évolutive et pérenne sont en place.

Elections municipales et vidéo-protection dans les villes : le faux débat qui éloigne de la ville intelligente

ven, 14/02/2020 - 11:16

Avec l'essor des objets connectés, de l'IA et de l'apprentissage automatique, l'analyse vidéo offre un large éventail de possibilités pour traiter, par exemple, les embouteillages, la gestion des déchets, l'abandon des animaux ou même la pollution ou les décharges non contrôlées - et ce, dans le respect du règlement général sur la protection des données (RGPD).

Dans le monde entier, de nombreuses villes utilisent des caméras vidéo en réseau pour le contrôle du trafic, la protection et d'autres applications de sécurité. Le potentiel de la vidéo aujourd'hui va bien au-delà des missions de surveillance pour aider à améliorer la gestion des villes connectées et la vie de leurs habitants. Les applications possibles sont en effet multiples : sécurité, énergie, santé, circulation, stationnement, gestion des déchets, transport, qualité de l'air, niveau de bruit ou encore intensité des rayons UV. Côté "affaires", la vidéo met son intelligence au service du commerce, des loisirs et du tourisme. Pour profiter de ces possibilités, les villes doivent (au-delà des caméras), s'équiper d'un VMS, un système d'analyse des données vidéo capable d'assurer la sécurité des personnes, que la pollution est contrôlée, que les systèmes de transport fonctionnent efficacement et que les catastrophes et les urgences ont un impact minimal sur le public. 

Gestion du trafic 

Le coût total cumulé des embouteillages atteindra 350 milliards d'euros en France d’ici 2030, et aucune grande ville n'est épargnée par ces encombrements quotidiens (Source INRIX). Cependant, des solutions existent pour améliorer la fluidité du trafic et éviter les embouteillages. Au-delà de l'effet positif sur la qualité de vie, ces solutions ont également un impact positif sur l'économie et la qualité de l'air ! De plus, il est possible d'identifier en temps réel les accidents ou les situations de circulation dangereuses, et d'en avertir immédiatement la police. 

De même, les données vidéo analysées permettent aux villes de faire les bons choix lorsqu'elles décident d'aménager des routes ou d'identifier de nouveaux besoins en matière d'offre de transports publics. La caméra devient alors un capteur de la ville.

Qualité de vie dans la ville 

Identifier et réduire le nombre d'incidents, pouvoir intervenir au bon endroit au bon moment, analyser avec précision les nuisances visuelles ou sonores, optimiser les coûts de la ville avec une connaissance précise des usages, ... sont autant de possibilités offertes par les solutions innovantes d'aujourd'hui. Ajoutez à cela la possibilité pour une ville d'analyser précisément la fréquentation de certains passages commerciaux par exemple : des données précises qui permettraient aux commerçants de savoir précisément quand ont lieu les passages les plus importants devant leurs vitrines. C'est à chacun de profiter de ces données pour offrir aux clients le meilleur service au meilleur moment. Une ville plus intelligente est aussi une ville plus engagée économiquement !

Gains environnementaux 

Selon l'OMS, la pollution de l'air est un risque sanitaire majeur dans une ville. Les zones urbaines abritent plus de la moitié de la population mondiale, émettent plus de 70 % des gaz à effet de serre et sont le moteur de la grande majorité de l'économie mondiale. Cette tendance devrait continuer à s'accentuer, selon un récent rapport des Nations Unies qui prévoit que deux personnes sur trois vivront dans des villes d'ici 2050. 

Avec les systèmes vidéo, il est enfin possible de placer l'homme au cœur de la ville intelligente, d'optimiser la gestion des ressources ou de protéger la biodiversité des villes. La vidéo et les applications connexes peuvent désormais aider les municipalités à atteindre leurs objectifs climatiques, comme l'utilisation d'une gestion intelligente de l'énergie et des déchets ou la réduction de la pollution et des embouteillages.

Protection des citoyens 

L'analyse vidéo peut améliorer la sécurité publique lorsque, par exemple, quelqu'un a bu un verre de trop ou si une personne est en danger de suicide. Les caméras vidéo d'une gare peuvent également filmer un piéton qui tombe soudainement sur la voie ferrée. 

Toutes ces informations peuvent être relayées à un VMS, qui alerte les équipes de sécurité via une alerte sonore ou visuelle affichée sur l'écran de son centre de contrôle. Elles peuvent ainsi réagir rapidement en cas d'incident, sans avoir à surveiller en permanence les images des caméras. Tout cela permet également à la ville de mieux gérer ses ressources limitées, car les fonctionnaires peuvent voir ce qui se passe en un coup d'œil et agir au bon endroit au bon moment.

Jeter les bases de la sécurité des données

Quand on parle de villes intelligentes, on entend souvent l'écho de technopolice, un mouvement initié par la Quadrature du Net, qui regroupe plusieurs associations françaises préoccupées par les éventuels abus basés sur les données collectées par les villes intelligentes. Et oui, il y a des dilemmes qui doivent être résolus. 

Comme tout ce qui en vaut la peine, la construction d'une ville sûre nécessite un travail préparatoire. En particulier en termes de gestion des données, de gouvernance et de sécurité. Les organisations publiques et privées doivent être réunies dans une infrastructure commune, capable d'accéder à un système de gestion des données partagé et sécurisé. Lorsque les bases seront en place, les avantages de l'analyse vidéo commenceront à s'accélérer. Aujourd'hui, l'utilisation de la vidéo se développe encore à un rythme très élevé en raison des progrès techniques et du couplage avec d'autres technologies. 

Une ville intelligente est une ville qui sait se structurer pour assurer un développement urbain, économique, social et environnemental durable, offrant à ses usagers une qualité de vie élevée, avec une gestion judicieuse des ressources naturelles. Pour cela, il faut que la ville écoute, soit connectée, analyse toutes ces données en temps réel et déclenche des actions intelligentes. La ville devient alors interactive, dotée d'une intelligence, capable de réagir.

Nombre d'internautes dans le monde

ven, 14/02/2020 - 10:54

D'après le Digital report 2020 réalisé par We Are Social et Hootsuite, plus de 4,54 milliards de personnes dans le monde avaient accès à Internet. Ils étaient 4,39 milliards en 2018, soit une augmentation de 3,4%. En 2008, on ne recensait que 1,57 milliard d'internautes. 

Année Nombre d'internautes dans le monde (en milliards)  2019 4,54 2018 4,39 2017 4,05 2016 3,70 2015 3,34 2014 3,08 2013 2,80 2012 2,50 2011 2,27 2010 1,97 2009 1,80 2008 1,57 2007 1,32 2006 1,09 2005 1,02 2004 0,82 2003 0,72 2002 0,59 2001 0,51 2000 0,36 1999 0,25 1998 0,15 1997 0,07 1996 0,04 1995 0,02

Ces chiffres proviennent des informations disponibles sur le site Internet World Stats et le rapport annuel de We are Social et Hootsuite. Vous pouvez retrouver tous les chiffres clés de l'Internet (nombre d'internautes en France, parts de marché des OS mobiles en France, nombre de tablettes vendues dans le monde...) sur le JDN.

2020 sonnera-t-elle la fin de la voiture individuelle ?

ven, 14/02/2020 - 10:50

631 km d’embouteillages le 9 décembre 2019. Un nouveau record pour l’Île-de-France. Dans ce contexte de mouvements sociaux, les actions ont principalement touché les transports en commun et ont impacté en profondeur les habitudes des Français : malgré un certain engouement pour la mobilité douce – trottinettes en free-floating, achats et locations de vélos, trajets en bus et tramways… -, le nombre d’embouteillages n’a cessé de grimper, entraînant une hausse drastique des émissions polluantes.

Une prise de conscience environnementale généralisée est aujourd’hui nécessaire pour répondre aux nouveaux enjeux de mobilité. Le gouvernement commence d’ailleurs à prendre cette problématique à bras le corps avec l’adoption de la loi mobilités le 24 décembre. En effet, de nouvelles lignes de conduites ont été définies avec notamment la sortie de la dépendance automobile et l’accélération de la croissance des nouvelles mobilités. Une nouvelle ère se dessine : celle du Mobility As a Service.

Le MaaS offre une nouvelle approche de la mobilité

Les offres de transport se sont multipliées ces dernières années et ne se limitent plus à la micro-mobilité urbaine. En effet, certains de ces nouveaux modes de transport, comme le covoiturage et le bus longue distance, s’adressent aussi aux zones rurales. Ce foisonnement a été permis par de nombreuses évolutions technologiques, commerciales et réglementaires, avec entre autres :

  • Les smartphones permettant la réservation instantanée ;
  • L’IoT et les outils de gestion de flotte ;
  • L’amélioration des rapports capacité/poids et capacité/coût des batteries ;
  • Les offres d’assurance par trajet facilitant l’autopartage ;
  • Les restrictions à la circulation automobile dans les métropoles.

Si la plupart des habitants des grandes métropoles bénéficient désormais de nombreux transports collectifs ou partagés, beaucoup d’usagers potentiels préfèrent encore se déplacer en voiture individuelle qui leur offre une flexibilité et un confort inégalés. L’enjeu est donc de créer un service unifié de mobilité afin d’améliorer l’ergonomie des transports collectifs. Pour cela, le Mobility As A Service, également appelé MaaS offre un service digital de transport porte-à-porte à la demande grâce à une application unique proposant les fonctionnalités suivantes :

  • L’agrégation des offres des différents modes de transport
  • La création d’offres tarifaires consolidées et un service de billettique 
  • Le calcul d’itinéraires multimodaux porte-à-porte
  • Un assistant de voyage 
Le Maas a un fort impact sur les modes de transport utilisés, en plus d’améliorer le confort

Cependant, le MaaS doit également influer sur les modes de transport utilisés, en incitant les citadins à renoncer à la voiture individuelle. Il est donc indispensable que les applications MaaS intègrent tous les modes de transport, y compris la voiture en tant que service (covoiturage, autopartage). Or, la voiture en tant que service apparaît souvent onéreuse par rapport à la voiture individuelle (d’une part à cause des coûts de transaction ; d’autre part car l’automobiliste-propriétaire ne perçoit que les coûts variables), ce qui peut constituer un obstacle.

Pour que le MaaS favorise l’évolution en cours vers des modes de transports plus propres, il est donc nécessaire de subventionner leur utilisation, de soutenir l’innovation et l’agrément d’opérateurs de transport ou encore de réduire les barrières à l’entrée et les coûts de transaction. Cette dernière forme d’action est cruciale pour le Maas, elle consiste notamment à :

  • Imposer aux opérateurs subventionnés ou agréés, de proposer leurs données temps réel en open data;
  • Donner accès au système billettique depuis les applications MaaS.

Citons le projet Comute à Toulouse qui s’appuie sur une plate-forme digitale pour supporter une gouvernance collaborative public-privée en évaluant les expérimentations visant à fluidifier la mobilité de la zone aéronautique. Les apps MaaS doivent aussi permettre de moduler le subventionnement selon le comportement en intégrant une fonction de billettique ou de preuve. Il est même possible d’aller plus loin, avec la mise en place d’un forfait de mobilité complet comme le propose l’application Whim à Helsinki.

Comment faire du MaaS notre réalité ?

Les technologies réduisant les coûts de transaction et améliorant la sécurité et la transparence des échanges sont cruciales pour concrétiser le MaaS. Ainsi, les API sont nécessaires pour agréger les plans de transport des différents opérateurs, comme le font par exemple l’assistant SNCF ou Citymapper. L’IoT est nécessaire pour développer la location 24h/24 et 7j/7, afin de permettre une flexibilité suffisante pour concurrencer la voiture particulière. Enfin, la blockchain peut servir à tracer les usages multi-transporteurs et à outiller un mécanisme de bonus / malus pour moduler les subventions accordées et récompenser les comportements écologiques.

Enfin, il faudrait peut-être intégrer au MaaS les acteurs de la "non-mobilité". En effet, la meilleure solution pour éviter l’heure de pointe ne serait-elle pas de télétravailler jusqu’à 10 heures ? En cas de trafic perturbé, ne pourrait-on pas compter sur une application qui nous orienterait vers un espace de coworking afin de nous connecter à temps à une visioconférence ? Et si WeWork, Skype et Oculus faisaient partie des solutions pour désengorger les transports publics des métropoles ?

L'assurance-vie est-elle toujours aussi attractive en 2020 ?

ven, 14/02/2020 - 09:53

L'assurance-vie serait-elle en train de perdre son statut de niche fiscale ? La rémunération des contrats fond d'année en année, au point de ne quasiment plus suivre l'inflation. Les règles changent, et si elle reste un moyen efficace de transmettre un capital à ses héritiers, de part son statut la faisant sortir de la succession, certaines règles sont à connaître impérativement. N'oublions pas qu'en plus de faire échapper à l'impôt les gains du contrat, les sommes investies avant les 70 ans révolus donnent droit à 152 500 euros d'abattement sans "droits à payer" pour chaque héritier.

Quels types d'héritiers peuvent ou doivent être bénéficiaires de votre contrat ?

De manière générale, plus vos héritiers sont éloignés généalogiquement de vous, plus la solution d'assurance-vie doit être privilégiée. Mais c'est aussi valable pour vos enfants, surtout s'il s'agit d'enfants uniques, au-delà d'un certain montant de patrimoine. L'assurance-vie permet, en effet, à chaque parent de transmettre, sans droits, à chaque enfant 152 500 euros en plus de l'abattement de 100 000 euros sur leur succession. Autre intérêt, "si le patrimoine immobilier des parents est important, les enfants qui en héritent peuvent avoir des difficultés à payer les droits de succession. L'assurance-vie leur offre rapidement des liquidités pour y faire face", rappelle Sébastien Coiffard, ingénieur patrimonial de la Bred Banque privée. Vous avez tout intérêt à multiplier les bénéficiaires et à éviter la clause désignant le seul conjoint qui échappe aux droits de succession comme au prélèvement sur l'assurance-vie (seuls les prélèvements sociaux sont dus).

Vous multipliez les abattements de 152 500 euros en désignant aussi vos enfants et petits-enfants. Et pour protéger au mieux votre conjoint, vous pouvez démembrer le capital (l'usufruit revenant au conjoint et la nue-propriété aux enfants) et/ou adopter une clause bénéficiaire à options qui laisse à l'époux plusieurs choix (recevoir 100% du capital, 75% ou 50%, le reste revenant aux enfants). Tous les assureurs n'acceptent pas ces options mais vous pouvez contourner un refus en déposant la clause chez un notaire.

Peut-on encore investir après 70 ans ?

Ni le fisc ni vos héritiers ne peuvent vous reprocher d'investir une part importante de votre patrimoine en assurance-vie après 70 ans. Seules les primes manifestement exagérées pourraient être réintégrées dans votre succession à leur demande. Or, les juges retiennent rarement l'excès à moins d'investir en sachant ses jours comptés.

Quelques précautions s'imposent néanmoins pour faciliter la gestion de la transmission et des abattements de 152 500 euros et de 30 500 euros. Mieux vaut ouvrir un nouveau contrat pour verser des primes après 70 ans. "Si on mêle les primes, en cas de rachat, l'assureur prélèvera les sommes sur les deux compartiments fiscaux, à proportion de leur montant, rognant ainsi les avantages fiscaux acquis", explique Albert d'Anthoüard, directeur de clientèle privée de la fintech de gestion privée Nalo.

Si votre objectif est de transmettre un capital, abstenez-vous de faire fondre les gains correspondant aux primes versées après 70 ans, exonérés de droits de succession, en opérant des rachats. Gardez un contrat pour le capital à transmettre et ouvrez-en un autre pour investir l'épargne dans laquelle vous puiserez pour vos besoins.

Faut-il tenir compte de son régime matrimonial ?

Oui. Si vous êtes mariés sous le régime de la communauté, l'épargne placée par chacun en assurance-vie est commune. Au décès de l'un, la moitié de la valeur de rachat des contrats souscrits par le survivant fait partie de la succession. Les enfants ont donc des droits sur cette épargne. En revanche, le conjoint ne leur doit rien sur les contrats souscrits par l'époux décédé dont il est bénéficiaire (article L. 132-16 du code des assurances).

Cette réintégration de son épargne dans la succession de son époux peut constituer une très mauvaise surprise pour le conjoint survivant. Fiscalement, elle n'a plus d'incidence pour les enfants qui ne paient plus de droits de succession dessus (Bofip BOI-ENR-DTMG-10-10-20-20, § 380 et s.). Mais le problème demeure pour partager les biens du défunt entre l'époux et les enfants. Si vous souhaitez que le survivant conserve toute l'épargne investie en assurance-vie, vous pouvez modifier votre régime matrimonial, en prévoyant par exemple une clause de préciput qui attribue au survivant les assurances-vie non dénouées.

Actualisation pôle emploi : dernières heures pour se mettre en règle

ven, 14/02/2020 - 09:38
Sommaire

[Mise à jour du vendredi 14 février 2020 à 09h38] Ce n'est plus qu'une question d'heures. Les demandeurs d'emploi ont jusqu'au samedi 15 février, 23h59 dernier délai, pour procéder à leur actualisation mensuelle sur le site de Pôle Emploi. Il s'agit d'une démarche obligatoire qui permet de vérifier que les personnes en situation de chômage respectent toujours les conditions pour bénéficier des allocations. Techniquement, cette formalité peut s'accomplir en ligne, en passant par le compte sécurisé dont disposent les demandeurs sur le site de Pole Emploi (il faut alors se munir de son identifiant et de son mot de passe), mais aussi par téléphone, au 3949, ou via les bornes accessibles en agence Pole Emploi. A noter qu'il peut s'avérer nécessaire de renseigner le nombre d'heures travaillées et de fournir des justificatifs de revenus. Plus tôt l'actualisation est faite, plus vite les allocations afférentes sont versées. Un retard d'actualisation peut par ailleurs générer une radiation de Pole Emploi et la perte des allocations.

Les personnes qui ont perdu leur travail suite à une démission, un licenciement, une rupture conventionnelle ou une période d'essai non validée sont tenues s'inscrire à Pôle emploi. Il en est de même pour les celles qui entrent sur le marché du travail et qui recherchent un emploi.

Les demandeurs d'emploi ont droit à des allocations chômage. Mais pour les toucher, il est nécessaire d'actualiser chaque mois sa situation, y compris le premier mois de son inscription à Pole Emploi. Cette obligation est soulignée par l'article L5411.2 du Code du Travail : "Les demandeurs d'emploi renouvellent périodiquement leur inscription selon des modalités fixées par arrêté du ministre chargé de l'emploi et la catégorie dans laquelle ils ont été inscrits".

Qu'est-ce que l'actualisation Pôle Emploi ?

Lors de l'actualisation, vous devez déclarer les événements liés à votre situation sur le mois. Il peut notamment s'agir d'une reprise d'activité (CDD, mission d'intérim ou tout autre type de contrat de travail. Dans ce cas, vous devrez indiquer le nombre d'heures effectuées et le salaire brut touché). Le travail peut-être à temps partiel ou à temps complet. Vous devrez aussi fournir vos justificatifs de revenus (feuille de paie...). En effet, si vous touchez d'autres revenus, votre allocation chômage devra être recalculée. D'autres éléments affectant votre situation doivent aussi être déclarés :

  • Une formation 
  • Un congé maternité
  • Un arrêt travail
  • Un mariage ou d'un divorce
  • Un départ à la retraite
  • Une modification des coordonnées personnelles (téléphone, adresse...)
  • Ou une absence de domicile pour une durée supérieure à une semaine.

A la fin du processus, si vous êtes toujours à recherche d'un poste et que vous remplissez toujours les critères requis, Pôle Emploi vous confirmera votre maintient sur la liste des demandeurs d'emploi. Vous aurez alors 24 heures pour modifier votre déclaration.

Quand s'actualiser sur Pôle Emploi ?

La période d'actualisation s'ouvre à la fin du mois concerné et le paiement se fait à partir du début du mois suivant. La durée moyenne du délai entre la déclaration et le paiement est de 4 jours. Point important, Pôle emploi traite les dossiers en fonction de l'ordre d'arrivée. En d'autres termes, plus vous déclarez votre situation rapidement, plus vite vous recevrez les allocations.

Calendrier actualisation Pôle Emploi Mois concerné Date d'actualisation Paiement à partir du Décembre 2019 Du 28 décembre 2019 au 15 janvier 2020 3 janvier 2020 Janvier 2020 Du 28 janvier 2020 au 15 février 2020 3 février 2020 Février 2020 Du 26 février 2020 au 15 mars 2020 2 mars 2020 Mars 2020 Du 28 mars 2020 au 15 avril 2020 1er avril 2020 Avril 2020 Du 28 avril 2020 au 15 mai 2020 4 mai 2020 Mai 2020 Du 28 mai 2020 au 15 juin 2020 2 juin 2020 Juin 2020 Du 28 juin 2020 au 15 juillet 2020 1er juillet 2020 Juillet 2020 Du 28 juillet 2020 au 15 août 2020 3 août 2020 Août 2020 Du 28 août 2020 au 15 septembre 2020 1er septembre 2020 Septembre 2020 Du 28 septembre 2020 au 15 octobre 2020 1er octobre 2020 Octobre 2020 Du 28 octobre 2020 au 15 novembre 2020 2 novembre 2020 Novembre 2020 Du 28 novembre 2020 au 15 décembre 2020 1er décembre 2020 Décembre 2020 Du 28 décembre 2020 au 15 janvier 2021 4 janvier 2021 Quelle date limite pour l'actualisation Pôle Emploi

Pour les personnes en recherche d'emploi, il est très important de respecter les dates limites pour l'actualisation (indiquées ci-dessus) pour deux raisons :

  • L'actualisation permet de montrer à Pôle Emploi que vous êtes toujours à la recherche d'un travail
  • L'actualisation mensuelle est un acte incontournable pour obtenir les allocations chômage.
{"@context":"http:\/\/schema.org","@type":"VideoObject","name":"Les mots de l'Eco : le ch\u00f4mage","description":"D\u00e9couvrez les diff\u00e9rentes cat\u00e9gories de ch\u00f4meurs dans cette animation du JDN.","thumbnailUrl":"https:\/\/media.ccmbg.com\/tc\/4036597057\/412288\/1575996012","uploadDate":"2020-02-14T09:38:00+01:00","contentUrl":"https:\/\/media.ccmbg.com\/vc\/4036597057\/412288\/1575996012","duration":"PT1M15S"} Comment pointer sur le site de Pole Emploi ?

L'actualisation mensuelle s'effectue surtout sur Internet depuis son domicile via le site de Pôle emploi ou son mobile avec l'application Pôle Emploi. L'application permet d'envoyer facilement ses justificatifs. Pour accéder au formulaire d'actualisation en ligne, il est nécessaire de s'identifier via son compte personnel, qui est confidentiel et sécurisé. Pour y accéder, il faut donner :

  • Un identifiant : il s'agit de votre numéro de demandeur d'emploi qui est inscrit sur tous les courriers envoyés par Pôle Emploi.
  • Un mot de passe : Il prend la forme d'un code à 6 chiffres. Chaque demandeur d'emploi le reçoit lors de son inscription à Pôle emploi.

Par la suite, il suffit de remplir un formulaire qui est le même que celui qui est à remplir via le 3949 ou dans les centres Pôle Emploi. L'actualisation peut aussi se faire directement dans un centre Pôle Emploi. Les centres Pôle Emploi disposent d'une borne nommée borne Unidialog qui permet de s'actualiser. Des conseillers peuvent vous aider à effectuer la démarche. Du matériel informatique y est aussi à votre disposition pour scanner vos justificatifs.

Quand touche-t-on le chômage ?

L'actualisation permet le paiement de vos allocations chômage. Le montant de ces dernières pourra être recalculé en fonction des informations que vous avez fournies. Par exemple, si vous avez touchés des salaires. Une fois que vous vous êtes actualisé, vous êtes payé dès le début du mois suivant. Par exemple, si vous êtes encore éligible aux allocations chômages au mois de septembre, vous serez payés à partir du 1er octobre. Voici le calendrier des paiements :

Calendrier de paiement Pôle Emploi Mois concerné Paiement à partir du Décembre 2019 3 janvier 2020 Janvier 2020 3 février 2020 Février 2020 2 mars 2020 Mars 2020 1er avril 2020 Avril 2020 4 mai 2020 Mai 2020 2 juin 2020 Juin 2020 1er juillet 2020 Juillet 2020 3 août 2020 Août 2020 1er septembre 2020 Septembre 2020 1er octobre 2020 Octobre 2020 2 novembre 2020 Novembre 2020 1er décembre 2020 Décembre 2020 4 janvier 2021 Oubli d'actualisation Pôle Emploi

L'actualisation mensuelle est un acte incontournable pour recevoir les allocations chômage. Si vous oubliez d'effectuer la démarche, vous ne ferez plus partie de la liste des demandeurs d'emploi. Vos allocations ne seront donc plus versées. Si vous avez oublié de vous actualiser, vous êtes tenu de vous inscrire à Pôle emploi une nouvelle fois (en agence, sur internet ou en appelant le 3949).

Voir le dossier Ces aides auxquelles vous avez peut-être droit sans le savoir Numéro d'actualisation Pôle emploi

Pour vous actualiser, vous pouvez aussi passer par le téléphone en appelant le 3949 (appel non surtaxé). Vous aurez aussi besoin de votre identifiant. Ce numéro permet d'aussi de vous renseigner sur votre situation.

Actualisation Pôle Emploi : le cas de l'auto-entrepreneur

Un auto entrepreneur peut avoir droit aux allocations chômage si :

  • Il a déjà travaillé et à ce titre a droit aux allocations chômage.
  • S'il est enregistré comme demandeur d'emploi auprès de Pôle emploi.

S'il respecte ces deux conditions, il peut bénéficier des allocations chômage (dans la limite de ses droits) sous deux formes :

  • Le cumul des allocations chômage et de son activité d'auto entrepreneur : chaque mois l'auto entrepreneur s'actualise. Il touche ses droits auxquels l'administration soustrait ce que l'activité professionnelle a rapporté. Attention, les sommes ne peuvent pas dépasser l'ancien salaire du bénéficiaire. Lors de l'actualisation, il doit indiquer son chiffre d'affaires brut ainsi que le nombre d'heures travaillées. A la fin de l'actualisation, il ne faut pas oublier d'indiquer qu'il est toujours à la recherche d'un emploi. Attention, l'auto entrepreneur doit effectuer une démarche en plus pour toucher les allocations chômage. Il doit pour cela envoyer à son agence Pôle Emploi une copie de sa déclaration mensuelle de chiffre d'affaires à l'Urssaf. L'envoi peut se faire via une photo lisible du document.
  • Le système de l'Aide à la reprise ou création d'entreprise (Arce) : avec ce système, Pôle Emploi verse un capital qui peut servir à la création de l'entreprise. Le montant de l'Arce correspond à 45% des droits restants. La somme est versée en deux fois. Une fois lors de l' inscription à Pôle Emploi, une fois 6 mois plus tard. Pour recevoir les 55% des droits restants, l'auto entrepreneur doit s'actualiser chaque mois (comme le cas présenté ci-dessus).

Ces deux dispositifs ne peuvent être cumulés. Mais ils donnent droit à l'Accre, une exonération de charges sociales valable sur trois ans.

Actualisation Pôle Emploi : le cas de l'intermittent

Les allocations chômage des intermittents sont calculées sur la base du nombre d'heures travaillées au cours de périodes déterminées, en fonction du salaire de référence. Si l'intermittent n'a exercé aucune activité professionnelle pendant ce laps de temps précis, le nombre de jours indemnisables n'est autre que le nombre de jours du mois civil, soit entre 28 et 31 selon les mois. Les activités prises en compte peuvent être :

  • Salariées ou non (auto-entreprise, freelance, société...)
  • Conservées lors de l'ouverture de droit ou reprises après
  • Exercées en France ou dans l'EEE.

A noter qu'il est impératif de mentionner toutes les activités lors de l'actualisation Pôle Emploi. Il est possible de cumuler les revenus issus de droits d'auteurs et droits voisins ainsi que ceux des bourses d'artiste avec les allocations chômage. Ces revenus n'ont d'ailleurs pas à être déclarés. Les revenus salariaux accessoires versés par les sociétés de perception et de répartition des droits (SPRD) doivent, eux, figurer dans l'actualisation mensuelle.

Actualisation Pôle Emploi et heures travaillées

Lors de votre actualisation, si vous déclarez une activité, vous devez envoyer vos bulletins de salaire sur lesquelles vous devez inscrire votre nom et votre numéro d'identifiant. Vous devez aussi indiquer les sommes brutes touchées et le nombre d'heures travaillées. Pour l'envoi, vous pouvez envoyer une photo lisible des documents ou les scanner. Vous pouvez aussi vous rendre dans votre agence Pôle emploi. Cette démarche permet à l'administration de calculer le montant des allocations auxquelles vous avez droit.

Du check-in à l'attribution d'évaluations, 7 astuces pour développer son activité sur Airbnb

jeu, 13/02/2020 - 19:15
1.   Faciliter l'arrivée des voyageurs 

Le check-in est une étape capitale à laquelle il convient de faire bonne impression aux voyageurs, qui ne manqueront pas de vous juger sur ce critère à l'issue de leur séjour. Il est donc nécessaire d'investir pour s'assurer que l'arrivée des voyageurs se fasse avec une fluidité optimale, et à tout heure !

Pour surmonter ce problème, on peut tout simplement recourir à une boîte à clés sécurisée ou une serrure connectée. Cette solution vous libérera de certaines contraintes, à commencer par celle d'être sur place à l'arrivée des voyageurs. Un tel dispositif facilitera aussi le check-in pour ces derniers, car ils n'auront plus besoin de se plier à vos disponibilités. Au passage, cela épargnera à toutes les parties d'interminables échanges de messages pour accorder leurs violons. La dépense initiale pourra également être rapidement amortie : d'une part, 61% des millenials préfèrent louer un appartement équipé d'un dispositif d'accès électronique et d'autres part, 86% des millenials sont prêts à payer plus cher pour une maison qui est équipée d'une solution domotique et apprécieront un check-in direct dans la propriété.

Revers de la médaille, vous ne serez pas là pour les accueillir et établir avec eux une relation personnelle. Mais si vous prévoyez un mot d'accueil digne de ce nom, vos voyageurs se sentiront à l'aise dès leur arrivée. Sans compter que vous aurez tout le loisir de faire leur rencontre un peu plus tard. 

2.   Automatiser la communication avec les voyageurs

Bien que la communication avec les voyageurs soit, de toutes les étapes du parcours voyageur, celle qui requiert le plus de finesse, de subjectivité et de réactivité, il est tout à fait possible d'en automatiser une grande partie. Reste à savoir comment éviter de leur donner l'impression d'avoir affaire à un robot !

Pour ce faire, vous pouvez utiliser des services d'automatisation, qui vont personnaliser chaque message en y incluant des informations pertinentes pour le voyageur. Les hôtes rédigent des fragments de messages correspondant à divers événements comme le check-in ou le check-out, ou pour répondre aux questions fréquentes des voyageurs, après quoi ils se chargeront d'envoyer le message en temps opportun. Les solutions les plus modernes permettent ainsi d'adapter automatiquement chaque message en fonction de l'expérience du voyageur (par exemple selon qu'ils prennent un avion, viennent avec des enfants en bas âge, etc.).

3.   S'offrir les services d'une société de nettoyage

La plupart des hôtes présents sur Airbnb se chargent eux-mêmes de nettoyer leur logement. Or, ce qui apparaît comme un excellent moyen de réduire ses charges se transforme rapidement en casse-tête si l'on héberge des voyageurs en grand nombre ou à intervalles très réguliers.

Je vous conseille donc d'adopter une méthode qui a su faire ses preuves avec le temps. D'abord, je vous invite à négocier avec une société de nettoyage un tarif de base pour changer les draps et remettre le logement en état entre deux groupes de voyageurs. Ensuite, je vous encourage à lui verser une prime chaque fois qu'une note de propreté de 5 étoiles vous est attribuée.

J'ai aussi pris l'habitude de transmettre à la société de nettoyage qui s'occupe de mon logement toutes les remarques que mes invités formulent concernant sa propreté, qu'elles soient flatteuses ou négatives. Si l'entreprise a un intérêt direct à ce que vous obteniez de bonnes évaluations, elle prêtera davantage d'attention aux petits détails, auquel cas les réclamations et les tracas se feront de plus en plus rares. C'est donc une bonne astuce pour obtenir une très bonne note globale.

4.   Prenez le temps de rédiger des instructions détaillées

Partant du principe qu'ils seront toujours là pour aider leurs invités et répondre à leurs questions, les hôtes qui hébergent des voyageurs ponctuellement prennent rarement la peine d'élaborer un fascicule comprenant des instructions détaillées pour l'entrée dans les lieux, leurs coordonnées, les mots de passe du wifi, le règlement intérieur, un plan du quartier… Or, ce modus operandi ne fonctionne pas si l'on accueille régulièrement des voyageurs, et ne participent pas à construire une expérience fantastique pour le voyageur.

D'abord, nous savons d'expérience que ceux qui séjournent chez vous n'ont aucune envie de se plonger dans ce fascicule. Or, il faut que vos voyageurs le parcourent en diagonale, ou au moins qu'ils sachent où le trouver si jamais ils rencontraient un problème ou avaient des questions à poser.

1. Imprimez-en une version papier, faites-la plastifier et laissez-la dans un coin de la maison où elle ne pourra pas échapper à vos invités.

2. Prenez l'initiative d'en envoyer un exemplaire à vos voyageurs quelques jours avant leur arrivée. Plus l'envoi des instructions détaillées est proche dans le temps de l'arrivée des voyageurs, plus vous avez de chances qu'ils les lisent, au moment de la préparation de leur voyage.

5. Facilitez le départ des voyageurs

Pour les hôtes, la procédure de check-out revêt une importance capitale. Pour qu'elle se passe comme prévu à chaque fois (même si vous accueillez beaucoup de voyageurs), je vous invite à réfléchir aux problèmes potentiels comme les retards au check-out. Le retard pris par des voyageurs à l'heure de quitter les lieux peut donner lieu à toute une séquence d'événements indésirables qui peuvent parfois rejaillir sur les conditions de check-in des voyageurs suivants. Pour remédier à ce problème, un message automatique, communiqué la veille du départ pour rappeler l'heure du check-out et la marche à suivre est appréciée par tous.

6. Automatisez l'attribution des notes

L'évaluation des voyageurs est un processus relativement simple : il ne faut qu'une poignée de minutes pour laisser un avis à propos d'un voyageur, et cela ne requiert pas beaucoup d'efforts. Cependant, si l'on intensifie son activité de location, cela prend plus de temps (et d'énergie) qu'on ne pourrait imaginer.

Bonne nouvelle, il est possible d'automatiser aisément l'ensemble du processus d'évaluation. Un service intelligemment conçu vous permettra de créer toute une palette de commentaires  (en recourant à diverses options très pratiques de personnalisation des messages automatiques) qui tourneront d'une évaluation à l'autre. Avec les technologies actuelles, vous pouvez aussi programmer et prédéfinir le laps de temps entre le départ des voyageurs et la publication de l'évaluation sur la plateforme. 

Une automatisation bien conçue vous permettra également d'intervenir manuellement dans l'hypothèse, qui reste rare, où le séjour ne se serait pas déroulé comme prévu. Les systèmes les plus évolués permettent également de programmer la publication de ces commentaires au moment le plus opportun pour également éviter des représailles. 

7. Optimisez vos tarifs

Le facteur qui a le plus d'incidence sur le taux de réservation de votre logement et sa visibilité sur Airbnb, c'est évidemment son prix. S'aligner sur les tarifs de la concurrence, en tenant compte de la demande et des variations saisonnières peut être source de confusion, si ce n'est pire. Et il faut beaucoup de temps pour optimiser ses tarifs, a fortiori quand on gère plusieurs locations à la fois.

Heureusement, des petits prodiges du traitement des données ont élaboré des algorithmes sophistiqués qui passent à la moulinette tous les critères ayant une incidence sur les tarifs à pratiquer pour chacune de vos locations. Non contents d'épargner des heures de travail et une bonne dose de stress à ceux qui souhaitent pratiquer des tarifs compétitifs, ils promettent également aux hôtes une hausse de 10 à 40% de leur chiffre d'affaires sur la plateforme.

Pour finir… J'aimerais que ma vie soit aussi simple et prévisible que mon activité sur Airbnb, mais c'est loin d'être le cas ! Mais après avoir testé moi-même chaque astuce que je viens de décrire, je peux vous assurer qu'il vous fera gagner du temps et réaliser des économies, tout en vous aidant à accueillir encore plus de voyageurs.

Aussi, si vous souhaitez intensifier votre activité sur Airbnb tout en réduisant votre charge de travail, je ne peux que vous encourager à adopter certains — ou l'ensemble — des conseils ci-dessus. Je pense que vous serez agréablement surpris de leur efficacité.

CES 2020, toujours plus d'innovations pour dessiner notre futur

jeu, 13/02/2020 - 19:03
L’intelligence artificielle vers un véritable décollage

Souvent abordée par le passé comme un concept en devenir, l’IA a cette année occupé le devant de la scène à l’occasion du CES. En effet, désormais « accessible » pour les startups (qui peuvent s’appuyer sur les infrastructures des GAFA pour bénéficier de puissances de calcul importantes), l’intelligence artificielle devient concrète et bénéficie du socle technologique et des cas d’usages pratiques pour enfin émerger à grande échelle. Sur ce point, on saluera notamment l’innovation portée par les startups françaises qui ont une nouvelle fois démontré leur capacité à innover et à proposer des applications attendues par le marché. Parmi elles, nous pouvons par exemple citer XXII group qui combine IA et réalité virtuelle.

L’iOt, plus qu’un concept, une réalité à tous les étages

Incontestablement, l’iOt va poursuivre sa croissance ces prochains mois, notamment avec l’arrivée et la généralisation prochaine de la 5G qui va permettre de faire émerger de nouveaux usages à grande échelle. Ainsi, que ce soit à l’échelle domestique, dans nos véhicules ou en ville, l’iOt a été largement évoquée à l’occasion de cette édition du CES. Une startup française y a notamment présenté son système d'exploitation basse consommation pour l'iOt qui équiperait déjà plus de 37 millions d'appareils. Fort de la multiplication des capteurs qui investissent notre quotidien (professionnel et personnel), nous devrions donc voir cette tendance s’accélérer pour devenir véritablement incontournable ces prochaines années.

Des écrans toujours plus innovants

Cette nouvelle édition aura aussi été marquée par la présentation d’écrans toujours plus innovants dans l’ensemble des domaines d’application. Ainsi, au-delà des nombreux téléviseurs et solutions de projection proposées, des pépites technologiques à l’image de l’écran pliable de LG et du PC à écran pliable Horseshoe Bend d'Intel ont marqué les visiteurs et mis en avant des innovations majeures qui seront prochainement utilisées à grande échelle. L’expérience utilisateur est ici largement mise en avant.

Toujours plus d’ébullition au sein de la délégation française

Cette édition aura enfin été l’occasion de croiser toujours plus de porteurs de projets et de startups (près de 300), ce qui démontre que la culture de l’innovation est plus que jamais inscrite dans l’ADN des Français. Si tous les projets présentés ne deviendront pas des licornes, nous pouvons être certain que la France va continuer d’occuper une place centrale sur l’échiquier mondial de l’innovation. On notera également que cette année, la qualité des innovations présentées démontre que la France a gagné en maturité et que nombre d’initiatives sont désormais prêtes à franchir le cap du déploiement industriel.

Nous pourrions également citer de très nombreuses autres initiatives dans les domaines de la santé, du travail collaboratif, du retail, etc. Le CES a en effet cette vertu de ne pas se focaliser sur un seul pan de l’innovation, mais sur toutes ses composantes. Une chose est sûre : toutes ces innovations ont pour point commun de mobiliser des ressources importantes pour faire naitre des produits et services qui vont profondément faire évoluer nos usages. Il est donc fondamental d’entretenir cette dynamique et d’investir massivement pour permettre à l’innovation de se développer en continu. C’est à cette condition qu’elle produira des effets bénéfiques pour tous.

Vacances scolaires 2020 : bientôt le début des vacances dans la zone B

jeu, 13/02/2020 - 17:23

[Mise à jour du lundi 6 janvier 2020 à 17h01] Les vacances de février débuteront dans quelques jours pour les établissements de la zone B, qui regroupe les académies d'Aix-Marseille, Amiens, Caen, Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice, Orléans-Tours, Reims, Rennes, Rouen et Strasbourg. Officiellement, elles démarrent ce samedi 15 février. En réalité, les élèves qui n'ont pas de cours le samedi seront en vacances dès ce vendredi 14 février au soir. Les établissements de la zone C, qui couvre, elle, les académies de Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse et Versailles, entameront quant à eux leur seconde semaine de vacances. Seuls les élèves de la zone A (Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon et Poitiers) devront encore patienter un peu pour profiter des vacances de février.

Sommaire Quelle zone pour les vacances scolaires ?

La date des vacances scolaires dépend de la zone dans laquelle se situe l'établissement. Pour ce qui est des vacances scolaires, la France est divisée en trois zones : les zones A, B et C. Dans le détail : 

  • Zone A, dont relèvent les académies de Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon, Poitiers
  • Zone B, dont relèvent les académies d'Aix-Marseille, Amiens, Caen, Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice, Orléans-Tours, Reims, Rennes, Rouen, Strasbourg
  • Zone C, dont relèvent les académies de Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse, Versailles.

Pour savoir de quelle académie vous dépendez, vous pouvez vous rendre sur le site du ministère de l'Education nationale.

Quand commencent les vacances de février 2020 ?

Contrairement aux vacances de Noël, identiques pour tous quelle que soit la zone visée (zone A, zone B ou zone C) et quel que soit l'établissement concerné (école, collège ou lycée), les vacances d'hiver 2020, aussi appelées vacances de février, dépendent de la zone dont relève l'académie. Les vacances de février commencent le samedi 8 février 2020 dans la première zone à être en vacances et se terminent par la reprise le lundi 9 mars 2020 dans la dernière zone à partir. Dans le détail, le calendrier officiel des vacances de février 2020 est le suivant :

  • Du samedi 8 février au lundi 24 février 2020 pour la zone C (Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse, Versailles)
  • Du samedi 15 février au lundi 2 mars 2020 pour la zone B (Aix-Marseille, Amiens, Caen, Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice, Orléans-Tours, Reims, Rennes, Rouen, Strasbourg)
  • Du samedi 22 février au lundi 9 mars 2020 pour la zone A (Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon, Poitiers)
Quelles sont les dates des vacances scolaires 2019-2020 ?

Voici ci-dessous le calendrier officiel des vacances scolaires par zone pour l'année scolaire 2019-2020.

  Zone A Zone B Zone C Vacances de la Toussaint Du samedi 19 octobre au lundi 4 novembre 2019 Vacances de Noël Du samedi 21 décembre 2019 au lundi 6 janvier 2020 Vacances d'hiver Du samedi 22 février au lundi 9 mars 2020 Du samedi 15 février au lundi 2 mars 2020 Du samedi 8 février au lundi 24 février 2020 Vacances de printemps Du samedi 18 avril au lundi 4 mai 2020 Du samedi 11 avril au lundi 27 avril 2020 Du samedi 4 avril au lundi 20 avril 2020 Vacances d'été Samedi 4 juillet 2020

A noter également le pont de l'Ascension, qui est un jour férié, qui, quelle que soit la zone concernée, aura lieu du mercredi 20 au lundi 25 mai 2020.

Quelles sont les dates des vacances scolaires 2020-2021 ?

Voici ci-dessous le calendrier officiel des vacances scolaires par zone pour l'année scolaire 2020-2021.

  Zone A Zone B Zone C Vacances de la Toussaint Du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2020 Vacances de Noël Du samedi 19 décembre 2019 au lundi 4 janvier 2021 Vacances d'hiver Du samedi 6 février au lundi 22 février 2021 Du samedi 20 février au lundi 8 mars 2021 Du samedi 13 février au lundi 1er mars 2021 Vacances de printemps Du samedi 10 avril au lundi 26 avril 2021 Du samedi 24 avril au lundi 10 mai 2021 Du samedi 17 avril au lundi 3 mai 2021 Vacances d'été Mardi 6 juillet 2021 Vacances scolaires zone A

La zone A correspond aux académies de Besançon, Dijon, Grenoble, Lyon, Clermont-Ferrand, Limoges, Poitiers et Bordeaux. Voici le calendrier des vacances pour l'année scolaire 2019-2020. Vous êtes concerné si vous êtes habitant de Belfort, Nevers, Chambéry, Annecy, Valence, Saint-Etienne, Agen, Pau, Niort, Angoulême ou La Rochelle. Voici les dates des vacances scolaires de la zone A pour l'année scolaire 2019-2020.

  Date des vacances scolaires dans la zone A Vacances de la Toussaint Du samedi 19 octobre au lundi 4 novembre 2019 Vacances de Noël Du samedi 21 décembre 2019 au lundi 6 janvier 2020 Vacances d'hiver Du samedi 22 février au lundi 9 mars 2020 Vacances de printemps Du samedi 18 avril au lundi 4 mai 2020 Vacances d'été Samedi 4 juillet 2020 Congés 2020 : comment en avoir un maximum en posant le minimum de jours Voir le dossier Vacances scolaires zone B

La zone B englobe les académies suivantes : Strasbourg, Nancy-Metz, Reims, Lille, Amiens, Rouen, Caen, Rennes, Nantes, Orléans-Tours, Nice et Aix-Marseille. Vous êtes concernés si vous habitez dans l'Oise, l'Aisne ou à Lens, Charleville-Mézieres, Brest, Alençon, Evreux, Mulhouse, Toulon ou Cannes. Voici le calendrier des vacances scolaires dans la zone B pour l'année 2019-2020.

  Date des vacances scolaires dans la zone B Vacances de la Toussaint Du samedi 19 octobre au lundi 4 novembre 2019 Vacances de Noël Du samedi 21 décembre 2019 au lundi 6 janvier 2020 Vacances d'hiver Du samedi 15 février au lundi 2 mars 2020 Vacances de printemps Du samedi 11 avril au lundi 27 avril 2020 Vacances d'été Samedi 4 juillet 2020 Vacances scolaires Paris (zone C)

La zone C correspond aux académies de Paris, Versailles, Créteil, Toulouse et Montpellier. Vous êtes donc concernés si vous vivez à Paris, Nanterre, Saint-Denis, Créteil, Evry, Cergy, Versailles, Castres, Rodez, Perpignan ou Carcassonne. Ci-dessous le calendrier des vacances scolaires dans la zone C pour l'année scolaire 2019-2020.

  Zone C Vacances de la Toussaint Du samedi 19 octobre au lundi 4 novembre 2019 Vacances de Noël Du samedi 21 décembre 2019 au lundi 6 janvier 2020 Vacances d'hiver Du samedi 8 février au lundi 24 février 2020 Vacances de printemps Du samedi 4 avril au lundi 20 avril 2020 Vacances d'été Samedi 4 juillet 2020

Maif Avenir : 175 millions d'euros investis, 40 millions d'euros cédés

mer, 12/02/2020 - 19:19

Pour une grande entreprise, investir dans une start-up n'est plus inhabituel. Mais en 2015, ça l'était encore. A l'époque, la Maif, via son fonds dédié aux start-up Maif Avenir, était l'un des rares gros corporates français à s'être doté de son propre véhicule d'investissement. Cinq ans plus tard, où en est l'assureur français ? 175 millions d'euros ont été investis dans des jeunes pousses, sur un total de 250 millions d'euros (125 millions d'euros à la création + 125 millions d'euros en juillet 2017). Au total, 34 sociétés ont reçu des fonds de Maif Avenir, avec un focus sur l'économie collaborative. "Notre choix de départ a été de soutenir des entreprises avec qui on a noué des partenariats opérationnels, c'est-à-dire des sites d'échange de maisons, de voitures, de camping-car. Des plateformes qui avaient un volet assurantiel ou de prescription", justifie Milène Gréhan, responsable du fonds Maif Avenir.

L'assureur a effectivement financé des plateformes en tout genre, allant de Yescapa (location de camping-cars entre particuliers) à Samboat.fr (location de bateaux entre particuliers) en passant par MesDépanneurs.fr (plateforme de mise en relation avec des professionnels). Certains comme Dreem (bandeau pour le sommeil) ou Sea Bubbles (taxi volant) sont très éloignés de la thèse d'investissement initiale mais évoluent dans des secteurs qui intéressent l'assureur, à savoir la mobilité et le bien-être. Pour s'y retrouver dans cette jungle d'investissements, le JDN a réalisé une infographie.

Alors que certains investissements ont donné lieu à de beaux exits (TravelCar revendu à PSA, MesDépanneurs.fr revendu à Engie…), d'autres n'ont pas connu le succès escompté. Les deux assurtech Valoo (assurance à la demande) et Inspeer (assurance collaborative) ont toutes deux cessé leurs activités en 2019. "Comme beaucoup de start-up, Valoo est passée d'un modèle BtoC à BtotB et a beaucoup fait évolué son offre en commençant par de l'inventaire de biens, puis du pricing de biens et enfin de l'assurance à la demande. Les clients ont été un peu perdus", regrette Milène Gréhan. La plateforme de services entre voisins Stootie a été placée en redressement judiciaire en octobre 2018 avant d'être finalement reprise par Cdiscount. Les pertes liées à ces échecs ne sont pas communiquées par Maif Avenir qui assure en revanche avoir généré 40 millions d'euros de cessions.

Depuis deux ans, la Maif a ralenti le nombre de financements, car cette boulimie devenait difficile à gérer. "Nous avions investi dans une bonne vingtaine de start-up, c'est beaucoup sachant qu'on est au board de chacune d'entre elles. Nous avons donc décidé de concentrer nos efforts sur la gestion du portefeuille et gérer les refinancements", raconte la dirigeante, qui précise que le ticket moyen de refinancement s'élève à 6-7 millions d'euros en moyens (contre 3-4 millions pour un primo investissement). La thèse d'investissement a aussi évolué. "Comme la Maif va devenir une entreprise à mission, Maif Avenir s'est doté d'une raison d'être. Nous souhaitons affirmer notre rôle social et environnemental et investir dans des entreprises qui s'engagent sur ces thématiques", indique Milène Gréhan.

Trois thématiques sont désormais privilégiées. La première, baptisée "améliorer la vie des personnes", inclut des start-up issues des RH, la mobilité, la fintech et l'habitat. Ensuite, les start-up BtoB seront très regardées, en particuliers celles qui permettent de "renforcer les organisations, les rendre moins dépendantes des Gafa", précise Milène Gréhan. Enfin, les modèles alternatifs qui comprennent la lutte contre le gaspillage, l'économie circulaire ou encore la gestion des déchets. Maif Avenir vise entre 4 et 6 dossiers pour 2020, avec des tickets allant de 500 000 à 5 millions d'euros pour une enveloppe totale de 110 millions d'euros.

L'iPad a 10 ans... et plus toutes ses ventes

mer, 12/02/2020 - 18:32

Si l'on en croit IDC, 37,6 millions de tablettes ont été vendues dans le monde au troisième trimestre 2019, dont 11,8 millions d'iPad, plaçant Apple en tête des ventes devant Amazon (5,5 millions) et Samsung (4,6 millions).  Une chiffre impressionnant qui cache une douloureuse réalité pour Apple : en termes de chiffre d'affaires, les plus belles années de l'iPad sont derrière lui, précisément entre fin 2011 et début 2014. Une réalité qui saute aux yeux sur cette infographie de notre partenaire Statista reprenant le chiffre d'affaires trimestriel de la marque à la pomme issu des ventes de sa tablette.

Statista édite un portail d'études et de statistiques provenant de plus de 18 000 sources.

Les écoles de commerce sont-elles légitimes à enseigner l'Intelligence Artificielle ?

mer, 12/02/2020 - 15:11

De SKEMA à l’EM Lyon, de l’ESSEC à l’EMLV, de plus en plus d’écoles de commerce françaises ouvrent des spécialités et des laboratoires d’Intelligence Artificielle (IA), à l’image de leurs homologues à l’international, et notamment aux États-Unis et au Canada. Dès lors, on pourrait questionner leur légitimité. Pourtant, alors que la transformation digitale connait une accélération inédite, la question serait plutôt de savoir quand l’ensemble des business schools comprendront enfin que la recherche et l’enseignement de cette matière leur est désormais indispensable. Car, autrement dit : pourquoi ne seraient-elles pas légitimes à le faire, alors que le monde de l’entreprise est le premier concerné par l’IA ?

Dans la tech, l’algorithme n’est pas la seule clé du succès. Derrière, et en amont de l’innovation technologique, il y a un modèle économique. Les banques, les assurances, le e-commerce : tous, absolument tous, se baseront sur l’IA, si ce n’est déjà pas le cas. Dans ces entreprises, ingénieurs et commerciaux ne travaillent pas – ou ne sont pas censés travailler – sur des planètes différentes. C’est le développement d’algorithmes pertinents avec le marché qui va déterminer la réussite d’un projet commercial. Or, pour cela, les managers commerciaux ont besoin de comprendre comment fonctionne l’IA, afin d’adapter leurs demandes et de communiquer de la façon la plus efficace possible avec les développeurs du produit. En clair, les entreprises ont besoin de savoir quel type de problème l’intelligence artificielle est capable de résoudre.

C’est ce qu’ont compris les plus grandes Business Schools au monde, en décidant d’adapter leur enseignement. Ainsi, à Harvard, les étudiants en MBA sont désormais formés aux bases de l’IA. Dans un article du Mba.com, le professeur en administration des entreprises David B. Yoffie souligne : "Si vous voulez entrer dans le domaine des voitures autonomes, vous devez comprendre ce que le Machine Learning et les différentes IA sont capables de faire".  Mais attention : les écoles de commerce ne sont pas là pour former des ingénieurs bis, ou au rabais. "Il est important que les étudiants apprennent à manager efficacement les ingénieurs, précise le professeur, et non pas qu’ils se substituent à eux".

Les entreprises sont les véritables laboratoires des écoles de commerce. Alors pourquoi a-t-on l’impression que les écoles de commerce françaises sont à la traîne dans le secteur de l’IA ? Peut-être, tout simplement, car elles se perçoivent comme illégitimes dans ce domaine, en se comparant aux écoles d’ingénieurs. Pourtant, si la matière de base est la même, il s’agit bien de formations complètement différentes. C’est donc les approches qui divergent, tout en complémentarité, comme les deux faces d’une pièce : elles sont à la fois dos à dos et inséparables. Selon une récente étude de l’OPIEEC (Observatoire Paritaire des Métiers de l’Informatique, de l’Ingénierie, des Études et du Conseil), les entreprises gagneront en productivité grâce à l’IA si et seulement si le modèle organisationnel est reconsidéré. La technologie et le management devront être abordés avec le bon équilibre afin de tirer le plus de bénéfice de l’IA.

Pour autant, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, autant pour les entreprises que pour les écoles de commerce. Ainsi, selon une enquête du MIT Sloan Management Review et du Boston Consulting Group publiée en octobre 2019, les entreprises considèrent l’IA comme une "chose technologique", semblable à un produit, plutôt qu'à un modèle économique, et donc ne parviennent pas à en obtenir des résultats financiers. Autrement dit, les entreprises ne voient toujours pas comment celle-ci pouvait être utile à leur business. Pire encore, une start-up européenne sur cinq spécialisée dans l’IA n’utilise aucun moteur d’IA dans ses produits, selon un rapport publié par la société d’investissement londonienne MMC Ventures. Ces entreprises font appel uniquement au Machine Learning (l’apprentissage automatique), alors que les possibilités de l’IA sont bien plus vastes. En effet, si le Machine Learning permet les machines d’apprendre de nouvelles choses grâce aux data, l’IA serait la prise de décision autonome faite par les machines.

Ces entreprises qui revendiquent l’usage de l’IA ont peut-être également recours au Big Data, soit le traitement d’une quantité massive de données pour en tirer des conclusions sur le passé mais aussi sur le futur des entreprises. Le Big Data est une facette de l’IA, où l’humain entre pleinement en jeu, puisque c’est lui qui prend la décision finale, sur la base de l’analyse systématique d’une énorme quantité de données. Là encore, c’est un enjeu crucial pour les entreprises.

Par conséquent, l’humain compte encore dans l’équation – et c’est là où les écoles de commerces ont une belle opportunité à saisir. L'IA, le Machine Learning et d’autres technologies émergentes, sont essentiels pour aider les entreprises à avoir une vue plus globale de toutes leurs données, en leur fournissant un moyen d'établir des connexions entre des ensembles de données clés.

Pensez-y de cette façon : dans quelle mesure feriez-vous confiance à un cartographe qui a terminé ses études de cartographe/topographe sans comprendre comment les outils informatiques du type SIG (Systèmes d’Information Géographique) assistent dans la traduction des activités humaines en cartes, histogrammes, images et schémas divers ? De même, une personne qui termine ses études de commerce se doit de comprendre comment les systèmes d’information, les technologies d’information et les datas plus spécifiquement, assistent les managers pour une meilleure prise de décision.

Par conséquent, sans vouloir former les étudiants d’écoles de commerce aux sciences de l’ingénieur, ces écoles doivent les préparer aux défis digitaux auxquels ils seront confrontés. Cela pourrait signifier que, par exemple, dans les cours de finances et de comptabilité, les étudiants apprennent également à réimaginer leur métier en imaginant et en créant des modèles d’apprentissage automatique que les ingénieurs savent très bien concrétiser par la suite. Cela permettra aux futurs managers comptables et analystes financiers de se concentrer davantage sur ce qu’ils doivent faire en premier lieu en se focalisant sur le cœur de leur activité : la prise de décision.   

L’objectif des spécialisations en IA aux seins des écoles de commerces doit être clair. Certes, de nombreuses écoles proposent déjà une approche de l’IA. Mais celle-ci est à réinventer, et il est primordial que cet enseignement se consolide. En se basant sur des cursus de management des systèmes d’information standards, voici une liste non-exhaustive de conseils qui feront la différence en termes de spécialisation en Intelligence Artificielle :

  1.     Les cursus doivent se focaliser sur la découverte des capacités et des applications actuelles de l'IA - et son potentiel futur dans un métier précis selon la spécialité de base des étudiants, par exemple, la finance ou bien les RH. Cela pourra être fait à travers des mises en situations professionnelles et des études de cas. Autre point : enseigner aux étudiants l’organisation et la gestion des projets en IA. Quid des méthodes de gestion de projets traditionnelles ? Faut-il les réinventer ? Et comment ?
  2.     Ensuite, il s’agit de faire comprendre le juste nécessaire des fondements techniques de l'IA pour communiquer efficacement avec les équipes techniques et les collègues (acquérir des notions d’informatique - Python, Anaconda, Jupyterlab, etc.) et s’initier aux sciences des données ainsi que d’apprendre à mettre en œuvre des solutions basées sur l’IA/
  3.     Enfin, il faut apprendre aux étudiants à anticiper et gérer les "pièges" et les défis associés à ces nouvelles technologies, notamment sociaux comme la résistance au changement. En outre, alors que le champ des possibles apparaît de plus en plus large, l’approche de l’IA va devoir s’accompagner de toujours plus d’éthique. La satisfaction du marché ou de l’industrie ne peut être le seul objectif, surtout si cela remet en cause des fondements humains, ou tout simplement les postes de milliers voire de millions de salariés. C’est une donnée que les écoles de commerce auront inévitablement à intégrer dans leur enseignement.

Pages