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Mis à jour : il y a 43 min 24 sec

"Future of work" : l'avenir du travail ne demande qu'à être adopté !

mer, 12/08/2020 - 18:25

Nous avons atteint un stade technologique où le travail à distance n’est plus un processus lourd et laborieux ; il est désormais tout à fait possible de responsabiliser les télétravailleurs et de développer un sentiment d’appartenance à une communauté avec des employés répartis aux quatre coins du monde. Cependant, de nombreux actifs préfèrent ne pas télétravailler, d’autant plus après avoir œuvré pendant des mois depuis leur domicile en ne bénéficiant souvent pas des outils adéquats. Pour les employeurs, les bureaux peuvent maintenant se révéler coûteux, contraignants et peu pratiques.

Depuis la mi-mars 2020, les systèmes, les logiciels et même les organisations ont été soumis à des contraintes et ont parfois dû se réinventer - parfois pour la première fois - afin de permettre aux entreprises de rester compétitives. Cela leur a permis de se familiariser avec des méthodes de travail innovantes, qui ont rendu cette « nouvelle normalité » plus digeste. En outre, les organisations ont compris qu’elles doivent également soutenir davantage les télétravailleurs, afin de les accompagner et de leur offrir un climat agréable.

La communication est ainsi essentielle dans tout environnement de travail, et cette réalité demeure inchangée dans un paysage dispersé, où certains membres de l’équipe restent à domicile tandis que d’autres ne demandent qu’à retourner au bureau. En effet, le travail est un temps clé des actifs pour socialiser. Les logiciels de vidéoconférence, les applications de messagerie instantanée et les outils de présentation – qui ont fait des progrès considérables ces dernières années - favorisent ainsi la connexion entre les employés et renforcent l’esprit de communauté. Les discussions de groupe qui permettent, par exemple, de partager des émojis ou des gifs peuvent sembler inutiles ou accessoires à l’accomplissement du travail au premier abord ; mais sans elles, le travail à domicile peut engendrer un sentiment d’isolement qui nuira à terme à la productivité. 

Du côté des employeurs, les conférences virtuelles au cours desquelles les télétravailleurs peuvent poser des questions et contribuer à la vision et à la mission de l’entreprise sont essentielles. S’il existe un moyen de préserver l’anonymat des personnes afin qu’ils puissent poser les questions difficiles sans craindre de subir des représailles, c’est encore mieux. Il est de plus conseillé d’offrir aux employés davantage de possibilités de se rencontrer : en petits groupes propres à chaque service via des points quotidiens ou hebdomadaires, ou encore lors de réunions moins formelles telles que des « after works ».  Les organisations de toutes tailles devraient poursuivre leurs efforts pour trouver ce qui fonctionne le mieux pour leurs employés, car ces derniers ont besoin de discuter régulièrement et de se rencontrer virtuellement, contribuant au final au bien-être général de toute entreprise. La fréquence et le contenu de ces réunions virtuelles dépendront de la culture propre à chaque entreprise et des besoins de chaque service.

De nombreuses organisations utilisaient déjà des outils de productivité et de collaboration dans le cloud, mais beaucoup ont adopté récemment des logiciels additionnels pour répondre aux nouveaux besoins de leur main-d’œuvre à distance. Cependant, si le système d’exploitation de toute l’organisation est constitué d’applications disparates, ou si leur intégration n’est pas optimale, les utilisateurs auront des difficultés à migrer, ou à trouver et organiser les données de manière centralisée. Par exemple, cela peut affecter la capacité d’une équipe de vente à obtenir des informations sur les clients. En général, mieux une plateforme professionnelle est intégrée, moins il y aura de redondances et de confusions au niveau global.

En outre, les entreprises devraient tirer parti de la flexibilité que leur offre le travail à distance. Les employés pourraient notamment commencer leurs journées plus tôt en exploitant le temps de trajet gagné, ou établir un horaire de travail personnalisé en fonction de leurs besoins. Cette pratique devrait d’ailleurs être encouragée par les employeurs, car elle permet aux employés de travailler lorsqu’ils sont les plus productifs et simplifie leur journée. Le travail à distance permet également aux équipes de se répartir en petits groupes sur les plateformes de collaboration, ce qui facilite la communication et resserre les workflows. Dans un environnement de bureau, les employés sont en effet souvent sollicités de toutes parts ou situés dans un environnement bruyant, affectant potentiellement leur productivité.

Enfin, en embrassant le télétravail, les entreprises peuvent recruter des talents partout dans le monde, voire en attirer de meilleurs, même ceux habitant hors de leur zone d’activité. Avec les bons outils, ces experts à distance sont en effet capables d’aider une entreprise tout aussi efficacement que s’ils travaillaient dans ses bureaux.

Le BPM, véritable pierre angulaire de l'agilité logicielle

mer, 12/08/2020 - 18:21

Nombre d’entreprises n’ont d’autres choix que de revoir quasi-intégralement leur processus de fonctionnement en y intégrant le numérique. En effet, afin de gagner en productivité et en compétitivité, il est nécessaire pour les organisations d’automatiser leurs traitements des processus et des données. Ne serait-ce que pour éviter les erreurs de saisies ou tout simplement pour tirer le meilleur parti des données dont elles disposent.

Fort de cette vision autour de la notion de processus, le BPM (Business Process Management) part du principe que les entreprises sont gérées par des processus et qu'un processus efficace est plus que la somme de ses parties, c'est-à-dire que des tâches individuelles optimisées pour répondre aux objectifs d'une unité ou d'une organisation spécifique pourraient néanmoins aller à l'encontre de l'objectif du processus global de l'entreprise.

En quoi le BPM permet-il aux entreprises de préparer leur transformation numérique

Le BPM Institute, la plus grande communauté de professionnels du BPM au monde, définit le BPM comme la définition, l'amélioration et la gestion des processus d'entreprise de bout en bout afin d'atteindre trois résultats essentiels pour une entreprise axée sur la performance et sur le client. Selon l’organisme, le BPM doit offrir aux entreprises :

1)    la clarté de leur orientation stratégique,

2)   l'alignement de leurs ressources

3)   une discipline accrue dans leurs opérations quotidiennes.

L'un des objectifs du BPM est donc de soutenir les dirigeants d’entreprise dans leur recherche d'efficacité opérationnelle par la gestion des flux de travail et d'autres décisions tactiques, tout en rendant le processus global plus efficace pour réaliser son but.

En ce sens, le BPM, en modifiant le paradigme des entreprises, leur permet de poser les fondations pour une transformation numérique réussie.

Quels avantages à mettre en place une stratégie BPM dans son entreprise ?

Une stratégie BPM bien menée par une entreprise est un atout majeur pour :

●      accélérer son délai de mise sur le marché ;

●      améliorer ses coûts, sa productivité et sa qualité ;

●      optimiser son niveau de service et la satisfaction de ses clients ;

●      simplifier ses processus d'entreprise ;

●      gérer ses risques et respecter les réglementations en matière de conformité ;

●      introduire plus rapidement de nouvelles conceptions de processus ;

●      réduire ses coûts et augmenter ses recettes.

Bien évidemment, la mise en place d’une stratégie BPM passe par l’utilisation de logiciels dédiés.

Les BPM Software, l’environnement d’exploitation permettant une gestion des processus métier optimale pour une transformation numérique réussie

Les outils BPMS forment l'environnement d'exploitation qui permet d’automatiser les fonctionnalités du BPM. Ils aident les entreprises à mettre en œuvre leurs stratégies commerciales en coordonnant le changement et l'amélioration des processus commerciaux entre les différents services et même avec les partenaires externes. Ils permettent l'intégration entre les systèmes et les applications d'entreprise tels que le progiciel de gestion intégré (ERP) et la gestion de la relation client (CRM).

Ainsi, ces logiciels collectent des données et effectuent des analyses pour aider les entreprises à déterminer quelles parties du processus d'entreprise peuvent être automatisées et/ou modifiées. L'approche basée sur les données permet alors aux dirigeants d'entreprise de prendre des décisions relatives aux processus d'entreprise qui soutiennent les objectifs stratégiques. Déployés correctement, les BPMS améliorent également la productivité et le moral des employés en automatisant les tâches manuelles, en éliminant les goulets d'étranglement et en leur donnant une meilleure visibilité sur la manière dont leur travail s'inscrit dans un processus plus large.

Le rapport 2019 « Magic Quadrant » du Gartner Group estime que les BPMS sont tout à fait adaptés pour aider les entreprises à « gérer la réinvention des processus existants et la création de nouveaux processus d'entreprise pour soutenir à la fois les efforts d'optimisation numérique et de transformation numérique ; soutenir la reconception descendante et ascendante de [leurs] processus d'entreprise ; [et] améliorer les résultats commerciaux de tous les types de travail, et pas seulement les processus d'entreprise structurés et reproductibles. »

Du BPM à l’iBPM

Les fonctionnalités standards des suites BPMS comprennent un moteur de processus pour la modélisation des processus et des applications web ; la collecte et l’analyse des données pour permettre des changements de processus intelligents ; des outils de collaboration ; et le déploiement dans le cloud ou sur site.

Toutefois, les fonctionnalités des BPMS évoluent, car les fournisseurs s'efforcent de répondre au besoin de leurs clients d'automatiser rapidement des processus simples et complexes, d'apporter des modifications en temps réel et d'utiliser des technologies émergentes, telle que l'IA afin de s’octroyer un avantage concurrentiel.

Ainsi, les iBPMS – pour BPMS intelligents – se répandent-ils de plus en plus au sein des entreprises offrant à ces dernières une analyse plus poussée des données associées aux processus créés.

En plus d'être capables de gérer des processus commerciaux complexes et de longue durée et d'intégrer des technologies émergentes, les iBPMS sont également dotés de plateformes de développement LCNC (Low-code/no-code development) qui peuvent être utilisées par les développeurs professionnels et les utilisateurs finaux pour optimiser les processus métiers.

Ce qui présente un réel pas en avant dans l’appropriation, par l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise, du changement que constitue la transformation numérique, faisant ainsi le lit d’une transformation numérique réussie.

Des règles pour organiser le futur du BPM

Même si les derniers développements font du BPM un outil particulièrement adapté pour accompagner la transformation numérique des entreprises, aujourd’hui ces outils s’apparentent à des « boîtes noires » dans lesquelles les utilisateurs ne voient rien sans recourir à l’aide de développeurs.

Or justement, ce qui fait la force d’une entreprise est son savoir-faire, ses méthodes et ses processus. Il est donc nécessaire de pouvoir opérer un alignement stratégique entre le système informatique de l’entreprise et sa stratégie ; et que cela puisse se réaliser en temps réel. Mais lorsque l’on prend une décision d’ordre organisationnel il faut que le SI suive. Or si l’on doit faire appel à des professionnels dédiés pour déchiffrer les données du BPM, alors l’entreprise risque de voir ses process obsolètes par rapport à une situation marché qui évolue vite.

Afin d’aller plus loin dans la gestion des processus, il est alors essentiel d’utiliser une notation standardisée : le BPMN (Business Process Management notation), une sorte de BPM visuel qui va permettre de comprendre et de standardiser les processus métiers afin que tous parlent le même langage (opérationnels, direction, développeurs…). Basé sur cette architecture, l’entreprise n’a plus qu’à définir les nouveaux process, appuyer sur un bouton, et, en temps réel, le BPMS les implémente automatiquement.

Moteur de règles, le parfait complément au BPMN

On peut même aller plus loin en utilisant un moteur de règle intégré. En effet, l’OMG, organisme qui a défini la norme BPMN, a également défini une norme pour décrire les règles métiers, le BPMN décrivant principalement les processus. Avec cette modélisation, appelée DMN (Decision Model and Notation) l’utilisateur peut définir graphiquement les règles et décisions métiers.

Ainsi, l’intégration du BPMN et du DMN dans une même plateforme permet aux entreprises de centraliser l’ensemble de leur règles et processus au sein d’un même “Entrepôt de données”. C’est à cette condition que l’entreprise pourra disposer d’une réelle agilité logicielle, adaptable et accessible. Nul besoin de passer par un développeur, pour savoir quelle règle a été implémentée ni comment et quand la modifier. Grâce à cette approche, les entreprises se libèrent de la “boîte noire” qui contenait leurs règles et qui les freine dans l’alignement de leur SI avec leurs processus métiers et à la stratégie d’entreprise.

Soldes 2020 : les soldes d'été sont terminées. A quand les prochaines ?

mer, 12/08/2020 - 08:00
Sommaire

[Mise à jour du mercredi 12 août 2020 à 08h00] Clap de fin pour les soldes d'été 2020. La période de promotions a pris fin ce mardi 11 août dans tous les départements de France, y compris ceux qui bénéficient d'habitude de dérogations en raison de leur position géographique limitrophe (Alpes-Maritimes, Pyrénées Orientales et les deux départements de Corse). Les soldes d'été devaient en effet initialement se dérouler à compter du 24 juin, mais ont finalement démarré le 15 juillet dernier en raison de la crise du coronavirus, et la date de début des soldes a été repoussée uniformément sur tout le territoire. Seuls départements d'outre-mer font exception (plus de détails dans le tableau ci-dessous).

Quelles sont les dates des soldes d'été 2020 ?

Les soldes d'été auraient dû débuter le mercredi 24 juin 2020, d'après ce qui est prévu dans le Code de commerce. A savoir que les soldes d'été débutent le dernier mercredi du mois de juin, sauf lorsque celui-ci intervient après le 28 du mois. Dans cette configuration, la date de début des soldes d'été est alors décalée à l'avant-dernier mercredi de juin. C'était sans compter la crise sanitaire du coronavirus. La date des soldes d'été 2020 est donc exceptionnellement décalée et les prochaines soldes d'été débuteront le mercredi 15 juillet 2020, à 8 heures du matin, comme l'a annoncé Bruno Le Maire le mardi 2 juin 2020. Elles se terminent donc le mardi 11 août 2020, même dans les départements qui bénéficient habituellement de dates dérogatoires en raison de leur situation géographique limitrophe (Alpes-Maritimes, Pyrénées Orientales et les deux départements de Corse). Voici le calendrier des soldes d'été 2020.

Soldes d'été 2020 : la date des soldes par département Vous résidez dans le département  Numéro du département La date des soldes Ain 01 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Aisne 02 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Allier 03 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Alpes-de-Haute-Provence 04 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Alpes-Maritimes 06 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Ardèche 07 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Ardennes 08 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Ariège 09 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Aube 10 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Aude 11 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Aveyron 12 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Bas-Rhin 67 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Bouches-du-Rhône 13 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Calvados 14 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Cantal 15 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Charente 16 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Charente-Maritime 17 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Cher 18 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Corrèze 19 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Corse-du-Sud 2A Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Côte-d'Or 21 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Côtes-d'Armor 22 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Creuse 23 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Deux-Sèvres 79 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Dordogne 24 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Doubs 25 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Drôme 26 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Essonne 91 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Eure 27 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Eure-et-Loir 28 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Finistère 29 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Gard 30 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Gers 32 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Gironde 33 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Guadeloupe 971 Samedi 26 septembre au vendredi 23 octobre 2020 Guyane 973 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Haute-Corse 2B Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Haute-Garonne 31 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Haute-Loire 43 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Haute-Marne 52 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Hautes-Alpes 05 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Haute-Saône 70 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Haute-Savoie 74 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Hautes-Pyrénées 65 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Haute-Vienne 87 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Haut-Rhin 68 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Hauts-de-Seine 92 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Hérault 34 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Ille-et-Vilaine 35 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Indre 36 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Indre-et-Loire 37 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Isère 38 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Jura 39 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 La Réunion 974 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Landes 40 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Loire 42 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Loire-Atlantique 44 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Loiret 45 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Loir-et-Cher 41 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Lot 46 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Lot-et-Garonne 47 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Lozère 48 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Maine-et-Loire 49 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Manche 50 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Marne 51 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Martinique 972 Jeudi 1er octobre au mercredi 28 octobre 2020 Mayenne 53 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Mayotte 976 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Mayotte 976 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Meurthe-et-Moselle 54 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Meuse 55 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Morbihan 56 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Moselle 57 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Nièvre 58 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Nord 59 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Oise 60 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Orne 61 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Paris 75 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Pas-de-Calais 62 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Puy-de-Dôme 63 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Pyrénées-Atlantiques 64 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Pyrénées-Orientales 66 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Rhône 69 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Saint-Barthélémy 977 Samedi 10 octobre au vendredi 6 novembre 2020 Saint-Martin 978 Samedi 10 octobre au vendredi 6 novembre 2020 Saint-Pierre-et-Miquelon 975 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Saône-et-Loire 71 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Sarthe 72 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Savoie 73 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Seine-et-Marne 77 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Seine-Maritime 76 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Seine-Saint-Denis 93 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Somme 80 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Tarn 81 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Tarn-et-Garonne 82 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Territoire de Belfort 90 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Val-de-Marne 94 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Val-d'Oise 95 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Var 83 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Vaucluse 84 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Vendée 85 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Vienne 86 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Vosges 88 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Yonne 89 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 Yvelines 78 Mercredi 15 juillet au mardi 11 août 2020 OAS_AD('native_mtf'); Quelle est la date des soldes sur Internet ?

Les dates des soldes chez les acteurs du commerce en ligne sont alignées sur les dates des soldes nationales du commerce physique, quel que soit le lieu du siège de l'entreprise. Les soldes sur Amazon en France, par exemple, débutent le même jour que les soldes chez le commerçant de quartier.

Périodes de soldes : comment sont-elles fixées ?

La loi Pacte, votée en septembre 2018, prévoit des soldes plus concentrés dans le temps, passant de 6 semaines à 4 semaines par période de soldes. La réforme entre en vigueur pour les soldes d'hiver 2020. 

Autre changement : la période de "soldes flottants" a été supprimée en janvier 2015. Instaurée en 2009, cette pratique laissait aux commerçants une période de soldes de deux semaines organisée librement. Cette dernière n'aurait pas fait preuve de son efficacité économique et provoqué "une confusion supplémentaire pour les consommateurs", selon les rapporteurs de l'amendement supprimant le dispositif.

Les soldes répondent à trois caractéristiques, selon le ministère de l'Economie. Tout d'abord, ils sont accompagnés ou précédés de publicité. Ensuite, ils comportent une annonce de réduction de prix, qui peut aller jusqu'à la revente à perte, dans la limite du stock à écouler. Enfin, ils sont pratiqués durant une période fixe, comme prévu dans le code du commerce.

Les articles soldés doivent clairement afficher une réduction de prix

Pas question pour un commerçant de se réapprovisionner pendant ces opérations commerciales, contrairement aux promotions. Les marchands ne peuvent solder en effet que des articles payés et proposés depuis au moins un mois à la date de début de soldes.

Lors des soldes, les articles concernés doivent clairement afficher une réduction de prix. "Ces annonces pratiquées pendant les soldes ne doivent pas constituer une pratique commerciale déloyale au sens de l'article L.121-1 du Code de la consommation", explique la DGCCRF. Par exemple, les marchands ne doivent pas faire des allégations de nature à induire en erreur le consommateur sur le prix et sur son mode de calcul. 

L'annonce "ni repris ni échangé" ne dispense pas le vendeur d'échanger ou de rembourser l'article en cas de vice caché

Les articles achetés en soldes bénéficient des mêmes garanties que les autres articles. L'annonce "ni repris ni échangé" ne dispense donc pas le vendeur d'échanger ou de rembourser l'article en cas de vice caché, comme le rappelle l'article 1641 du Code civil. "Les limitations de garanties sur les soldes sont illégales", précise même la DGCCRF. En cas de vice caché, le vendeur est tenu de remplacer l'article ou de le rembourser. En cas de défaut de conformité identifié dans les deux ans après l'achat, le vendeur doit réparer, remplacer ou rembourser. Dans les autres cas, le commerçant n'est pas obligé de rembourser ou d'échanger le produit, sauf s'il en fait la publicité en magasin ou sur les tickets de caisse. 

Pour résumer,  la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes rappelle que :

  • Durant ces six semaines de soldes, les commerçants ne doivent pas réapprovisionner leurs étals de nouveaux produits soldés.
  • Gonfler artificiellement les rabais par une hausse des prix juste avant le lancement de l'événement est prohibé.
  • Le vendeur doit clairement indiquer le rabais sur l'étiquette et les articles soldés ou non. 
  • La mention "ni repris, ni échangé" est interdite par la loi.

En dehors des périodes de soldes, les commerçants peuvent proposer des opérations promotionnelles, mais n'ont pas le droit de pratiquer de vente à perte ni d'utiliser le terme "solde(s)".

Quant aux dates des soldes, pourquoi varient-elles selon les départements ? Parce que certains ont demandé des dérogations. L'hiver, les quatre départements lorrains souhaitent démarrer plus tôt pour ne pas se laisser distancer par le Luxembourg, tout proche, où les soldes commencent plus tôt qu'en France. Les départements et collectivités d'outre-mer se calent, eux, sur les saisons, qui ne sont pas les mêmes qu'en métropole. Quant à la Corse et aux Alpes-Maritimes, ils préfèrent, l'été, aligner les dates de leurs soldes sur les périodes de forte affluence touristique.

Pourquoi vous devriez vous pencher sur votre protection contre la fraude publicitaire pour faire des économies

mar, 11/08/2020 - 18:42
L'année 2020 ne s’est pas déroulée comme on aurait pu l’imaginer...

Quel que soit le secteur, elle n'a été rien de moins qu'un défi pour l’ensemble des acteurs de l'écosystème publicitaire. Les fournisseurs de services de publicité, les fournisseurs de services de diffusion et les éditeurs ont tous cherché des moyens non seulement de survivre dans cette nouvelle réalité, mais aussi de prospérer. 

Au début de la pandémie, avec les décrets instaurant le confinement et l’incitation au télétravail, un nombre important de personnes se sont retrouvées à la maison, ce qui a fait monter en flèche les impressions publicitaires. Cependant, les éditeurs et les plateformes technologiques de publicité n'ont pas vu leur flux de revenus augmenter. En fait, dans de nombreux cas, les dépenses publicitaires ont diminué malgré l'afflux d'impressions. Cela a eu un impact important sur l’activité des éditeurs et plateformes de publicité, les laissant réfléchir à la manière dont ils pourraient eux aussi être plus efficaces et performants dans leur gestion.

Les plateformes publicitaires élaborent des stratégies sur la manière dont elles doivent gérer cette situation alors qu'elles examinent leurs budgets et scrutent les dépenses qu'elles doivent effectuer. La protection contre la fraude est l'un de ces domaines, car il s'agit d'une nécessité à court et à long terme pour aider les plateformes et les éditeurs à naviguer dans notre réalité collective actuelle. En fait, c'est dans ce climat difficile qu'il est important de s'appuyer sur la lutte contre la fraude pour réduire les coûts et augmenter le retour sur investissement, améliorer les résultats commerciaux d’aujourd'hui et se préparer pour l'avenir.

Certes, l'ajout d'une protection contre la fraude a un coût mais présente des avantages non négligeables. En l'activant, vous vous protégerez contre les attaques sophistiquées de robots et vous protégerez également tous les efforts que vous avez déployés jusqu'à présent pour protéger votre inventaire ou votre plateforme. Par exemple, la réputation perçue des fournisseurs de contenu auprès des demandeurs reflète étroitement la qualité réelle de votre inventaire. Ils ne manqueront pas de vous faire remarquer si les attaques de robots et les fraudes publicitaires augmentent, ce qui pourrait vous coûter plus d'argent à long terme.

Vos futurs revenus et votre réputation ne sont pas les seuls à être menacés lorsque des robots s'installent dans vos inventaires. C'est une situation difficile à évoquer, mais le remboursement des impressions publicitaires contestées peut être long, embarrassant et coûteux pour toutes les parties concernées. Ce sont les éditeurs et les plateformes qui risquent de perdre le plus, car ils doivent rembourser les impressions sans espoir de récupérer l'inventaire perdu et sans perte de crédibilité. En renforçant votre plan de protection contre la fraude, vous éviterez ce genre de problèmes et, en retour, vous renforcerez votre réputation, fournirez des impressions vues par de vrais humains et gagnerez plus d'argent.

En tant qu'industrie, nous sommes de plus en plus intelligents et forts dans notre approche de la fraude car de plus en plus de secteurs industriels prennent au sérieux ces menaces envers la publicité numérique. Nous pouvons maximiser les investissements que nous avons déjà faits et que nous continuons à faire en travaillant ensemble et en construisant un écosystème collectivement protégé.

Nous pensons que la meilleure approche consiste à accroître vos défenses contre la fraude et à les renforcer. Le moment est venu de mettre en place de meilleurs processus et de prendre des décisions plus fermes. Fixez des seuils stricts pour les sources d'inventaire, surveillez-les de près chaque jour et maintenez toutes les sources d'inventaire aux normes les plus élevées. C'est en partageant notre expérience et nos connaissances que nous pourrons vous protéger contre les fraudeurs, améliorer vos résultats commerciaux et être encore plus forts lorsque la pandémie sera passée.

Des changements spectaculaires dans le secteur de la vente au détail et de la logistique ouvriront la voie à un nouvel avenir

mar, 11/08/2020 - 18:35

Alors qu'avant la pandémie nous étions 90% d'acheteurs physiques, la donne est en train de changer, avec près de 90% de personnes qui achètent désormais en ligne. La pandémie a entraîné des perturbations dans tous les secteurs de l'industrie, mais c'est dans le commerce de détail que l'impact est non seulement dramatique, mais aussi varié et extrême. Alors que les entreprises de biens de consommation connaissent une reprise phénoménale des ventes avec les clients qui achètent davantage et qui accumulent les produits alimentaires et ménagers, les détaillants de produits de mode, de vêtements et d'autres produits de luxe ne sont plus présents dans l'esprit des consommateurs. Le secteur de la logistique, en revanche, voit un changement très intéressant. Par exemple, les services postaux livrent plus de colis que de lettres depuis le début du confinement. Les compagnies de livraison de produits alimentaires et les blanchisseries exploitent leur infrastructure logistique pour livrer des produits alimentaires et de première nécessité.

La survie du plus fort

Quelle que soit la nature de l'impact, chaque commerce de détail fait de son mieux pour survivre en ces temps incertains en maximisant la résilience financière et commerciale à court terme. Les plans de continuité des activités, la sécurité des employés, le maintien de la trésorerie et l'aide à la population sont les domaines prioritaires.

Les magasins de détail offrent des remises importantes pour faire bouger leurs stocks. Les petites boutiques locales se sont vite mises au e-commerce. Les producteurs de denrées alimentaires, qu'ils soient producteurs de produits uniques ou fromagers, explorent des moyens de vendre directement aux consommateurs finaux. Les magasins de vente au détail ont simplifié leur assortiment de produits pour proposer des articles faciles à écouler, en particulier les produits essentiels, dans leurs rayons.  

Les entreprises innovent également pour répondre aux demandes actuelles. Brewdog, producteur écossais de bière artisanale, a commencé à produire des désinfectants pour les mains pour atténuer la pénurie sur le marché. De son côté, Dyson, plus connu pour ses aspirateurs de haute qualité, a décidé de fabriquer des ventilateurs pour aider à combler le déficit mondial. Toutes ces mesures ne sont que des réactions à court terme pour se maintenir à flot sur le marché. Avec leurs difficultés à rester pertinents, les chefs d'entreprise commencent à se demander ce que leur réservent les six prochains mois.

Quelles sont donc les décisions stratégiques à appliquer ou les actions à mettre en place pour progresser ? 

Saisir sa chance

Les changements liés à la pandémie vont peut-être rester, car de plus en plus de gens commencent à aimer l'idée d'avoir plus de temps libre pendant le confinement, comme passer plus de temps avec leur famille, éviter la circulation, trouver le temps de se distraire ou de se reposer dans une vie au rythme plus lent. Ils peuvent faire leurs courses en ligne, rester à la maison au lieu de manger au restaurant ou faire des achats via une application au lieu de se rendre au centre commercial. Il se peut que l'ancien ordre des choses ne revienne pas. 

Au cours des prochains mois, la plupart des acteurs du commerce de détail et de la logistique devront s'orienter vers de nouvelles stratégies qui leur permettront de prospérer dans la « nouvelle norme ». Pour beaucoup, cela veut dire avancer les projets de numérisation, voire effectuer une transformation numérique totale. Les entreprises de vente au détail vont également chercher des moyens de restructurer leurs activités, de développer de nouvelles capacités numériques et de réduire leurs dépenses d'investissement afin de les alléger et de les rendre flexibles, en choisissant d'investir dans des interventions qui créent de la valeur immédiatement ou à court terme, plutôt que de se concentrer sur des projets pluriannuels à grande échelle. 

Définir un nouvel avenir

Au-delà de six mois, les entreprises doivent définir leur avenir et envisager de nouveaux modèles commerciaux et trouver des modes de fonctionnement innovants et significatifs. Voici quelques changements importants que nous pouvons prévoir dans le secteur de la vente au détail et de la logistique, en fonction des enseignements tirés de la COVID-19. 

  • Une meilleure collaboration

À mesure que les entreprises explorent de nouveaux modèles commerciaux novateurs qui répondent aux besoins changeants des consommateurs, de nouvelles opportunités de collaboration apparaissent. Par exemple, les restaurants peuvent créer des partenariats avec des supermarchés pour proposer des kits à « cuisinier à la maison » aux clients qui veulent profiter des plats populaires de restaurants depuis le confort de leur maison. 

  • Réduire les risques en diversifiant la chaîne d'approvisionnement 

Si les chaînes d'approvisionnement restent internationales, elles vont sûrement se diversifier. Alors que les entreprises de vente au détail donnent traditionnellement la priorité aux fournisseurs qui offrent une qualité constante au prix le plus bas, elles doivent maintenant envisager des paramètres supplémentaires. La pandémie a mis en évidence les dangers d'une dépendance excessive à l'égard d'un seul fournisseur ou d'une seule zone géographique. Par conséquent, les entreprises s'intéressent de plus en plus à la création d'un marché qui leur permet d'exploiter davantage de sources et de minimiser les défaillances qu'elles sont susceptibles de rencontrer. 

  • Accepter la technologie, adopter l'automatisation

L'une des tendances les plus importantes résultant de la pandémie a été une poussée sans précédent en faveur de l'adoption de technologies dans des segments traditionnellement peu technologiques. Pour la première fois, la Fashion Week de Shanghai est passée au numérique, tout comme celle de Moscou. Les deux événements ont été jugés très réussis, avec un nombre record de spectateurs en ligne. Pour les détaillants en général, la création d'une expérience client numérique supérieure et différenciée va prendre de l'importance. Dans les magasins qui n'ont aucune présence en ligne, les transactions sans contact et les caisses libre-service deviendront la norme, plutôt que l'exception. Dans le secteur de la logistique, il est probable que nous constations une approche de plus en plus « automatisée » qui réduira considérablement la dépendance à l'égard des personnes, en particulier pour les tâches courantes et répétitives. 

  • Utiliser les données plus intelligemment 

Alors que la COVID-19 a créé des situations sans précédent, la plupart des détaillants ont été pris au dépourvu, car ils n'ont pas pu prévoir la situation et en tirer parti pour soutenir leurs activités. À l'avenir, nous allons probablement mettre davantage l'accent sur la collecte, l'étude et l'analyse des données afin de nous assurer que les données sont utilisées efficacement pour planifier les opérations et soutenir la prise de décision.

La pandémie actuelle sera, espérons-le, temporaire, mais son impact lui, va rester. Certains changements de comportement qui en résultent, qu'il s'agisse de l'utilisation accrue de désinfectants pour les mains ou de la tendance à la distanciation sociale, pourraient devenir des éléments culturels permanents. Le temps est venu pour les détaillants de s'adapter et de changer. 

L'Edge Computing, le fer de lance de la reprise économique des entreprises

mar, 11/08/2020 - 18:31

Parmi ces technologies, l’intelligence artificielle, le machine learning et l’Edge computing laissent entrevoir le champ des possibles pour les entreprises et gouvernements dans ce monde auquel nous n’étions pas préparés.

L’instantanéité, gage de performance  

L’Edge Computing devient peu à peu l’allié indispensable des entreprises, sa structure permettant d’apporter la puissance de traitement nécessaire à la périphérie du réseau pour donner vie à l’Internet des objets (IoT), véritable levier de croissance pour les entreprises. Grâce à ces technologies, et en migrant les données là où elles sont les plus nécessaires, les organisations peuvent réagir plus rapidement aux situations urgentes auxquelles elles font face. Elles améliorent notamment les temps de réponse et contribuent par exemple au traçage de contacts et aux efforts de distanciation sociale pour aider d’une part les entreprises à reprendre leur activité et d’autre part les individus à vivre et travailler le plus normalement possible.

Depuis plusieurs semaines maintenant, les magasins ont été autorisés à rouvrir leurs portes à condition de respecter des mesures strictes de distanciation sociale. Cependant, les endroits clos accueillant plus de public comme les centres commerciaux ont été plus compliqués à gérer, du fait du volume et les flux de circulation à traiter en temps réel. Cependant, grâce à des capteurs multifonctions suivant l’évolution du trafic, des applications Edge alimentées par de l’intelligence artificielle peuvent prédire à quels endroits le débit d’individus pourra se densifier. Les équipes chargées de réguler les flux et assurer la sécurité sanitaire auraient ainsi la possibilité de contrôler plus facilement le nombre d’individus présents et d‘adapter les accès.

La santé est un domaine où l’IA a aussi démontré sa puissance : adoptée dans les applications de suivi, de traçage et de test, elle fournit des informations précises et en temps réel. Ce type d'application aide par exemple à juguler les foyers d’infection au COVID plutôt que de paralyser tout un pays.

Un monde centré sur les applications

Cette évolution est d’autant plus importante que de plus en plus d’applications sont utilisées par les entreprises pour résoudre des situations nécessitant des prises de décisions rapides. Et pour cause : les données sont traitées au plus près de leur source, permettant ainsi de réduire les délais de réponse et d’économiser de la bande passante.

Pendant longtemps, l’IA a résidé dans les data centers qui disposaient d’une puissance de calcul suffisante pour traiter les tâches demandées. Le système fonctionne tant que l’immédiateté n’est pas essentielle dans l’équation. La problématique est qu’aujourd’hui, un nombre croissant d’applications exige une réaction immédiate ou quasi-immédiate aux informations fournies. Déplacer en périphérie cette information rassemblant une partie de l’application et y appliquer l’intelligence artificielle assure une prise de décision bien plus rapide.

Il faut néanmoins bien prendre conscience des risques de sécurité que cela implique. En traitant davantage de données en périphérie, l'empreinte numérique des entreprises s’étend. Le reste de l’application va souvent résider dans le Cloud ou dans un data center afin que les entreprises soient en mesure de veiller à leur sécurité et à leur conformité de manière centralisée. Afin de ne pas entraver l'expérience globale, les entreprises doivent pouvoir contrôler toutes les composantes de façon sécurisée et simplifiée.

L’Edge computing, incontournable dans la prise de décision

En capturant et traitant les données au plus près de leur source, les organisations se retrouvent en capacité d’offrir des niveaux d’innovation inégalés que ce soit dans la santé, le stockage, la logistique, le réseau ferroviaire et bien d’autres secteurs encore.

Mais le transfert de données comporte des risques de sécurité à chaque élément de l’infrastructure qui le supporte. C'est pourquoi l’Edge computing ne remplacera pas les applications basées sur le cloud. Les deux cohabiteront pour que les entreprises tirent le meilleur de leurs applications et données.

Considérer l’Edge comme une partie d’un tout implique pour les entreprises d’être capables d’effectuer les changements nécessaires, de sécuriser des applications comme il se doit et, grâce à l’IA, de bénéficier de l’intelligence requise pour prendre plus rapidement de meilleures décisions.

Fabrication additive, facteur clé de compétitivité dans le cadre de l'Industrie 4.0

mar, 11/08/2020 - 18:24

L’ère de la production de masse héritée du taylorisme est officiellement dépassée : notre modèle économique a évolué d’une configuration dans laquelle la demande excédait l’offre à un environnement dans lequel les industriels doivent redoubler d’efforts pour gagner ou conserver des parts de marché. De plus, les consommateurs privilégient désormais la qualité à la quantité ; ils désirent des produits sur mesure, qui ne répondent plus seulement à un besoin fonctionnel, mais aussi à des exigences esthétiques, de confort et de personnalisation.

La personnalisation de masse consiste à produire des biens et services satisfaisant les besoins personnalisés des consommateurs avec une efficacité approchant de la production de masse. Le but est d'accroître le niveau de personnalisation sans pour autant que cela corresponde à une hausse proportionnelle du coût de production. Ainsi, une marque peut proposer à ses clients l’opportunité de personnaliser un produit ou service afin de le rendre original, voire unique, dans la mesure des possibilités données par les structures de production. Chaque client peut donc se sentir valorisé, privilégié ; et en conséquence, se voir plus enclin à accorder sa fidélité à la marque.

Si la personnalisation de masse constitue une plus-value certaine, elle n’est pas toujours aisée à mettre en place. La première contrainte est généralement liée aux délais et coûts additionnels que peut occasionner la personnalisation d’un produit. Dans une chaîne de production traditionnelle, la personnalisation requiert généralement des pièces, connaissances ou ressources spécifiques qui entraînent des investissements supplémentaires. L’adoption de la fabrication additive, ou impression 3D, dans le cadre de l’industrie 4.0 permet de passer outre ces obstacles.

En effet, avec l’impression 3D, il est désormais possible de fabriquer des produits sur mesure en quelques heures à partir d’un scan ou d’un modèle digital, sans avoir à passer par des techniques de production industrielles coûteuses et chronophages tels que le moulage, l'usinage, etc.

Dans le domaine de l’industrie, l’impression 3D, qui était originellement utilisée dans la réalisation de prototypes en permettant de grandes économies de temps et d’argent, a trouvé bien d’autres applications, grâce à la démocratisation d’imprimantes 3D haute performance abordables, ainsi qu’au développement de nouvelles gammes de matériaux techniques. La technologie stéréolithographique (SLA), notamment, offre désormais la possibilité aux ingénieurs et industriels de modéliser et d’imprimer des pièces fonctionnelles en quelques heures et à moindre coût, avec des résines spécialement développées pour l’ingénierie, répondant à des contraintes pointues de rigidité, résistance, flexibilité, température, etc. Il est même possible de combiner ces imprimantes en un parc autonome, géré par un bras robotique et connecté dans le Cloud via des cellules de production automatisée.

Prenons l’exemple d’une entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de pièces de moteur pour voitures de course et pour l'aérospatial. Celle-ci doit réaliser pour chaque nouvelle pièce produite toute une série d’outils et d’accessoires sur mesure nécessitant d'être fabriqués spécialement pour la ligne de production, avec en conséquence, une hausse importante des contraintes de temps et de coûts. Afin de contrer ces difficultés, les ingénieurs se sont tournés vers l’impression SLA pour fabriquer ces accessoires sur mesure. Ils ont ainsi pu optimiser de façon significative leur processus de production. Pour certaines pièces, la fabrication additive leur a permis d’écourter le temps de fabrication de 3 semaines à moins d’une journée, réduisant ainsi les délais de 90%. Parallèlement, grâce au coût réduit de l’imprimante 3D et des matériaux, les coûts de production ont diminué de 80%.

Associée aux différents moteurs de l'industrie 4.0 – robotique, cobotique, réalité augmentée, intelligence artificielle, simulations numériques… - l'impression 3D devient un outil extrêmement puissant. Par exemple certaines cellules de production mêlent robotique, IoT et cloud pour opérer une batterie d'imprimantes 3D au sein de laquelle les imprimantes sont opérées par un bras robotique qui gère les plateformes de fabrication et déplace les pièces imprimées jusqu’à la station de lavage post-traitement.

Bien entendu, tout ceci implique que les entreprises doivent s’équiper, se former, et s’adapter. Même si cette transition peut parfois leur sembler complexe, particulièrement aux PME, elles ne doivent pas faire l’impasse, au risque de perdre leur compétitivité.

Comment la technologie peut aider les PME dans la "nouvelle normalité économique" post-Covid-19

mar, 11/08/2020 - 18:21
Comment la technologie peut-elle aider les entreprises à remobiliser les clients au lendemain de la pandémie de Covid‑19 ?

Les PME ont été fortement touchées par la pandémie de Covid‑19 au cours des derniers mois et nombreuses sont celles qui ont mis la clé sous la porte. Les magasins et cafés ont commencé à rouvrir, tandis que les consommateurs tentent de reprendre une vie normale. Les dirigeants de petites entreprises doivent saisir cette occasion pour attirer de nouveaux clients souhaitant effectuer leurs achats plus près de chez eux afin de s’épargner de longs trajets.

Les consommateurs découvrent maintenant que de nombreuses entreprises locales dont ils tenaient l’existence pour acquise avant le Covid, ont été contraintes de fermer ou sont sur le point de le faire. Ils chercheront donc à les soutenir de leur mieux. Pour tirer parti de cette bienveillance des consommateurs à leur égard et les fidéliser au mieux, les PME doivent leur offrir le meilleur environnement possible. La mise en place d’un réseau Wi‑Fi puissant et stable à destination des visiteurs est un élément clé de la création d’une expérience client réussie. Les meilleures expériences Wi‑Fi sont celles qui permettent de se connecter instantanément et de le rester sans le moindre problème.

Pour le consommateur lambda, les connexions Wi‑Fi représentent aujourd’hui davantage une nécessité absolue qu’une option. Cette nouvelle exigence doit faire partie des priorités de toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, car un mauvais service sans fil peut nuire à leurs résultats. Elles risquent non seulement de perdre des ventes et des clients, mais aussi de ne pas être en mesure de se développer.

Quel type de réseau Wi‑Fi les petites entreprises doivent-elles mettre en place ?

L’un des principaux problèmes auxquels sont confrontés les dirigeants de petites entreprises lors de l’actualisation de leur technologie, est qu’ils ne disposent tout simplement pas du temps ni du personnel nécessaires pour surveiller et résoudre en permanence les problèmes. Contrairement aux grandes entreprises, aucune équipe informatique n’est disponible sur place pour réparer ou mettre à niveau les solutions pendant que le reste du personnel gère l’activité. La meilleure solution réseau doit par conséquent reposer sur la simplicité. Est-elle facile à déployer ? Est-elle suffisamment fiable pour fonctionner sans que les dirigeants d’entreprise aient à la surveiller en permanence ?

Mais cette simplicité ne doit pas prendre le pas sur la sécurité. Lors du choix d’une infrastructure réseau, il ne faut jamais sacrifier l’un de ces aspects au profit de l’autre, au risque de rencontrer des problèmes encore plus importants par la suite, ce que les PME ne peuvent pas se permettre. Les cybercriminels considèrent souvent les petites entreprises comme des proies faciles en raison de leur manque de sécurité réseau. Une étude de la Fédération britannique des petites entreprises (FSB) indique qu’elles sont collectivement attaquées 10 000 fois par jour. Pour développer une entreprise, l’infrastructure réseau doit intégrer des fonctions de sécurité capables de la protéger contre les cyberattaques.

La plupart des PME sont dotées de réseaux domestiques traditionnels. Autrement dit, la meilleure façon pour les dirigeants d’assurer la sécurité est de surveiller l’utilisation du réseau en demandant aux invités de s’y connecter à l’aide d’un mot de passe. Les réseaux professionnels peuvent en revanche séparer le trafic métier de celui des visiteurs et ainsi donner la priorité aux applications stratégiques. Par exemple, une partie du réseau sera réservée aux tâches administratives les plus prioritaires, pendant qu’une autre sera consacrée à l’accès des invités, avec des limites d’utilisation équitables pour tous. L’environnement étant contrôlé par la solution elle-même, les dirigeants pourront se concentrer sur le cœur de métier : les clients. Mais pour de nombreux responsables de petites entreprises, qui dit solution professionnelle dit aussi coûts exorbitants. Compte tenu des moyens financiers limités dont les entreprises disposent en ces temps difficiles, tout type d’investissement financier doit être évalué en fonction des avantages qu’il offrira. Le prix du Wi‑Fi professionnel continue de baisser en faveur des nombreuses innovations réalisées dans ce domaine. Il faudra donc rechercher un système abordable, mais suffisamment performant pour protéger l’entreprise. Il s’agit d’une condition essentielle à la réussite et à la croissance économique.

La technologie peut-elle aider les petites entreprises à appliquer les mesures de distanciation sociale ?

Pour que les clients et les collaborateurs puissent respecter efficacement les règles de distanciation sociale, tout en profitant des équipements à disposition, il faut s’assurer que le réseau couvre l’ensemble du site. Le Wi‑Fi est indispensable aux employés, car la technologie fait partie intégrante des opérations quotidiennes de la plupart des organisations. Une connectivité fiable et rapide est nécessaire pour traiter les demandes des clients, qu’il s’agisse d’enregistrer des ventes, de répondre à des questions ou de prendre des rendez-vous. Malgré les distances physiques imposées, les clients voudront bénéficier d’un accès Wi‑Fi lorsqu’ils feront leurs courses, prendront leurs repas ou attendront leur tour. Selon la taille des locaux, certaines zones, appelées « zones mortes », peuvent souffrir d’une couverture Wi‑Fi limitée, voire inexistante. Quiconque tentera de se connecter au réseau dans ces zones échouera ou rencontrera des problèmes de connectivité. Les clients s’éloigneront certainement de ces zones mortes, risquant de rompre la distanciation sociale et iront peut-être même jusqu’à quitter l’établissement.

Pour éviter les zones mortes, une solution : l’extension du réseau. Les PME doivent être libres d’ajouter des points d’accès en utilisant un réseau câblé ou maillé, la bonne pratique étant de trouver un juste équilibre entre ces deux topologies de manière à obtenir des performances et une couverture optimales. La technologie de maillage consiste à relier deux points d’accès par Wi‑Fi dès lors qu’une connexion câblée s’avère trop complexe. Elle aide les PME à connecter des zones extérieures et à les réaménager en vue d’augmenter la capacité d’accueil des clients. Ce procédé sera déterminant pour les petites structures. Il leur permettra de s’étendre dans le jardin, sur le trottoir ou dans la rue afin d’accroître leur capacité et donc leur chiffre d’affaires, tout en offrant un accès internet aux consommateurs. L’entreprise pourra en outre ajouter des points d’accès à mesure qu’elle se développe, et les gérer au moyen d’un simple smartphone ou d’un navigateur.

Autre élément auquel les dirigeants de petites entreprises, telles qu’une petite chaîne de cafés, doivent penser : la gestion de leur technologie sur plusieurs sites soumis à des règles de distanciation sociale. Si chaque site est doté d’un réseau différent, en cas de problème sur l’un d’eux, un technicien doit s’y rendre pour le résoudre. Cela augmente non seulement les risques de contamination, mais aussi de propagation du virus sur chacun des sites visités. En revanche, si l’infrastructure réseau couvre plusieurs sites, elle peut être surveillée et les problèmes réseau résolus à partir d’un même lieu à l’aide d’une application de gestion.

En cas d’investissement dans un réseau professionnel, il faut s’assurer de pouvoir administrer tous les points d’accès et commutateurs depuis n’importe quel lieu via une application, que ce soit sur un téléphone ou depuis un navigateur. En gérant l’ensemble des périphériques réseau par le biais d’une application, il est ainsi possible de surveiller l’installation et le trafic réseau mais également d’ajuster au besoin la configuration, même si l’équipement se trouve sur un autre site, ce qui évitera les déplacements pendant la pandémie. Par ailleurs, il faut rechercher une solution qui permette aux autres points d’accès de prendre la relève en cas de problème et qui alerte via une application de sorte que le Wi‑Fi continue à fonctionner efficacement sans que les clients et les collaborateurs ne soient pénalisés. Cela se traduira par une meilleure efficacité opérationnelle pour les entreprises. La gestion du réseau via un téléphone les aidera à se concentrer sur l’expérience des clients ou des employés et à favoriser les visites récurrentes.

Mobilité connectée : quand l'automobile passe à la vitesse supérieure

lun, 10/08/2020 - 17:11

Depuis plusieurs années, le secteur automobile est traversé par une succession de bouleversements impulsée par les nouvelles technologies : l’économie collaborative, les voitures électriques ou encore la voiture autonome.

L’évolution des préférences des consommateurs en matière de propriété et leur intérêt croissant pour la durabilité, amènent les entreprises à se réinventer face à des clients qui souhaitent consommer moins mais mieux. La responsabilité sociétale devient un des facteurs prépondérants pour les citoyens, de plus en plus soucieux de leur impact au sein de la société. La mobilité connectée permet de répondre à cette demande en offrant notamment une énergie propre, une sécurité accrue et une meilleure productivité.

Dans un contexte où la disruption devient un élément clé, de nouvelles sources de revenus comme la conduite connectée et bientôt autonome (AD) où les données disponibles sur des plates-formes mobiles constituent de véritables opportunités de croissance. Les voitures sont en effet, équipées de connexions cellulaires, de processeurs, de capteurs, de caméras et de microphones, générant des volumes de données importants. Pour l’industrie automobile, l’enjeu est de parvenir à monétiser ces données. Si ces nouveaux flux de revenus orientés sur les données sont estimés aujourd’hui à environ 2 milliards de dollars par an, Intel estime que le marché atteindra une valeur de 3,5 milliards de dollars d’ici dix ans. Pour McKinsey & Co, les données automobiles créeront une valeur de 750 milliards de dollars d’ici 2030 incluant les revenus générés par des services comme le ciblage publicitaire ou la vente d’informations anonymisées à des tiers à des fins d’analyse.

La mise en pratique de ces nouvelles ambitions implique une feuille de route technologique. Afin de tirer parti des avancées technologiques, les entreprises doivent unir leurs forces, créer des joint-ventures et ouvrir de nouvelles voies.

Plein phare sur les systèmes avancés d’aide à la conduite

Les constructeurs et fournisseurs automobiles redoublent d’efforts pour capitaliser sur cette nouvelle vision qui allie digitalisation et autonomie. Il est important d’avoir conscience que plusieurs facteurs tels que l’évolution des usages, l’explosion des données ou encore la demande sociétale, vont mettre à rude épreuve les modèles commerciaux établis. De nouveaux entrants tels que Walmart développe de nouvelles technologies et interfaces, sans omettre l’arrivée en puissance des GAFA sur le marché de la conduite autonome, mettant au point des prototypes nouvelle génération.

Il est donc essentiel d’investir considérablement dans la technologie et les nouveaux talents. Cependant, pour miser pleinement sur un avenir digital et entièrement autonome, il convient de mettre l’accent sur les systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS), qui constituent le fondement de cette révolution et ouvrent les voies vers de nouveaux échanges de données.

Compte tenu de l’importance accordée à ces systèmes, les fabricants OEM et leurs fournisseurs doivent commencer à s’adapter. En matière de conduite autonome, la technologie et les composants nécessaires à de véritables innovations seront les premiers facteurs de différenciation. Ces éléments permettront aux marques automobiles de se distinguer et représenteront l’une de leurs principales sources de revenus.

Les solutions d’aide à la conduite ont avant tout pour objectif « d’éliminer les causes d’accidents » ou « de minimiser les dommages ». Si aujourd’hui et depuis des décennies, le processus décisionnel repose uniquement sur le conducteur, ce ne sera plus le cas dans le cadre de la conduite autonome. De fait, des capteurs tels que des caméras et radars embarqués se substitueront au rôle du conducteur. Les capteurs détectent déjà des informations sur le monde extérieur, et pourront échanger avec d’autres voitures pour assurer la sécurité des deux véhicules. Concrètement, la précision de l’analyse des données en temps réel assurera la sécurité et la réussite de la conduite autonome. 

Les solutions de communication des véhicules sont d’ailleurs l’un des éléments clés des systèmes avancés d’aide à la conduite. À ce titre, elles joueront un rôle fondamental dans l’avènement de la conduite autonome, tout comme les réseaux 5G.

Cette innovation va s’accompagner de nouveaux défis. En effet, les transferts de données considérables entre les véhicules vont nécessiter des téléchargements ultra-rapides, que les progrès de l’edge computing devraient faciliter. Le Edge Computing permettra notamment d’apporter la puissance de calcul nécessaire au plus près de la source, l’agilité d’un monde piloté par le logiciel, ainsi que la sécurité nécessaire et indispensable à ces nouveaux modèles. Côté infrastructures, les plates-formes de communication sans latence, capables de faire face à l’abondance de données seront un des prérequis essentiels pour le fonctionnement des voitures autonomes.

La gestion des données, un aspect crucial

Aujourd’hui, les voitures connectées possèdent un accès à Internet et partagent des données avec des périphériques se trouvant à l’intérieur et à l’extérieur du véhicule. Au fur et à mesure que les données se multiplient, leur valeur augmente conjointement et devient essentielle à l’intégralité des acteurs de l’écosystème de la conduite autonome.

Si l’on considère qu’un véhicule automobile classique génère actuellement entre 15 et 100 points de données, le cabinet Frost & Sullivan estime que d’ici 2030, le secteur automobile dans son ensemble produira un zettaoctet (Zo) de données. Cela signifie que chaque véhicule automobile générera probablement 10 téraoctets (To) de données par jour, soit l’équivalent de 520 millions de messages WhatsApp.

L’avenir connecté et autonome repose sur la gestion des données, plus précisément, avec une infrastructure cloud agile et intégrée, fidèle aux principes de l’approche « software-defined » jusqu’au véhicule et capable de gérer des volumes de données qui augmentent rapidement. Lorsqu’elle est gérée et utilisée efficacement -en passant d’un mode « collecte » des données à un mode « connecté » aux données - cette explosion de données constitue un outil puissant, permettant aux constructeurs automobiles d’adapter et de générer de nouveaux revenus. Les constructeurs doivent maîtriser leurs stratégies de données, ce qui implique que les fabricants OEM passent de la collecte, du stockage et de la catégorisation des données générées par les véhicules à un modèle nouvelle génération, via une approche orientée plate-forme.

Afin de pallier les problèmes d’interopérabilité et de fragmentation des données, il est conseillé aux acteurs du secteur automobile de réduire l’utilisation de systèmes disparates.  À cet égard, les nouvelles technologies vont bientôt être en mesure de faciliter et d’accélérer la communication et l’échange de données entre les participants du réseau avec la capacité de prendre en charge, capturer, cataloguer, déplacer, stocker, sécuriser et indexer d’énormes volumes de données (structurées et non structurées), entre des sources mobiles et des ressources dans le cloud et/ou à la périphérie. Grâce à l’adaptation d’une approche orientée plate-forme, ces données vont ensuite pouvoir être partagées avec un réseau de partenaires, pour des analyses optimisées et une visibilité accrue. 

Différentes voies vers la conduite autonome

L’ascension vers une conduite autonome banalisée nécessite une familiarisation avec les technologies disruptives, des ensembles de données volumineux, des nouveaux modes de communications, des changements drastiques dans les processus commerciaux et une refonte de la stratégie impliquant la technologie.

Derrière chaque grande innovation technologique se trouve une main-d’œuvre solide, unifiée et qualifiée. Les organisations pourront miser sur la création d’un vivier de talents diversifiés et le perfectionnement de leurs collaborateurs. Parallèlement, pour réorienter les modèles économiques, il sera essentiel de mettre en œuvre une stratégie encourageant le changement, par le biais de logiciels et d’algorithmes de différenciation. 

Une chose est sûre : si nous voulons passer à la vitesse supérieure en matière de conduite autonome, tout dépendra du succès des OEM. Alors que les systèmes avancés d’aide à la conduite marquent une première étape vers de nouveaux modèles de revenus orientés données, l’industrie automobile va se retrouver confrontée à des volumes de données inédits qui constitueront une force, mais également une grande responsabilité.

Comment couper une vidéo ?

lun, 10/08/2020 - 17:09

Bien que vous filmiez une vidéo ou téléchargiez une vidéo à partir d’un site Web, vous trouvez probablement des parties inutiles sur la vidéo. Si vous comptez utiliser une partie de la vidéo et la partager avec vos amis, il vous faut couper la vidéo afin de supprimer des parties indésirables. Suivez maintenant ces méthodes pour le découpage d’une vidéo.

Méthode 1 : Utiliser Windows Movie Maker

1. Lancez Windows Movie Maker et ajoutez la vidéo cible. En tant que la fonctionnalité intégrée dans le système Windows, Windows Movie Maker offre un découpage de la vidéo gratuit.

  • Vous pouvez ainsi prévisualiser la vidéo modifiée dans la zone d’aperçu à gauche.
  • Pour Windows 10, on peut se servir de l’application Photos qui possède également la fonctionnalité de montage vidéo et de découpage de la vidéo.
  • Windows Movie Maker supporte seulement certains formats de vidéo, y compris MP4.

2. Sélectionnez le clip. Faites déplacer la ligne noire verticale vers le point de départ du clic que vous voulez supprimer. Et après, cliquez sur le bouton « Fractionner ». Et aussi, glissez la ligne vers le point de fin et cliquez encore une fois sur le bouton « Fractionner ».

  • Pour diviser la vidéo en plusieurs clips, il suffit de répéter cette étape.

3. Supprimez le clip. Sélectionnez le clip cible et cliquez avec le bouton droit. Ensuite, choisissez « Supprimer » dans le menu contextuel. La partie indésirable est alors enlevée.

4. Enregistrez la vidéo coupée. Une fois le découpage de la vidéo terminé, cliquez sur « Movie Maker » et puis sur « Enregistrer le film ». Et puis, sélectionnez un format de sortie pour la vidéo enregistrée.

Méthode 2 : Utiliser un logiciel tiers de montage vidéo

1. Téléchargez et installez Renee Video Editor Pro. Il s’agit d’un logiciel polyvalent de montage vidéo proposant des fonctionnalités pour couper une vidéo, fusionner des vidéos, ajouter des sous-titres/des filigranes/des effets/de la musique de fond/des transitions, etc. L’interface du programme est claire et intuitive. Lien de téléchargement : https://www.reneelab.fr/couper-une-video.html

2. Sélectionnez la fonctionnalité « Video Toolbox » après le lancement du programme.

3. Ajoutez la vidéo cible. Il suffit de cliquer sur le bouton « Ajouter un fichier » ou de faire le glisser-déplacer de la vidéo.

4. Coupez la vidéo. Cliquez alors sur la fonctionnalité « Couper ». Et puis, déplacez la glissière sur la ligne de temps et définissez le début et la fin de la vidéo.

5. Confirmez la modification avec le bouton « OK ». Il est aussi possible de taper l’heure précise dans le programme.

6. Modifiez la vidéo. En cas de besoin, vous pouvez personnaliser la vidéo avec les autres fonctionnalités de montage vidéo.

7. Lancez le découpage. Sélectionnez le format et l’emplacement pour la vidéo de sortie. Cliquez enfin sur le bouton « Lancer ».

Méthode 3 : Utiliser le site de découpage de la vidéo en ligne

1. Consultez le site online-video-cutter.com. C’est un site fournissant le découpage de la vidéo en ligne. On n’a pas besoin d’installer un programme sur l’ordinateur. Mais il faut bien choisir un site de montage vidéo. Certains contiennent des virus et des malwares.

2. Chargez la vidéo. Cliquez sur le bouton « Choisir un fichier » pour charger la vidéo sur le serveur du site.

3. Définissez le début et la fin de la vidéo. Vous pouvez déplacer la ligne de sélection ou taper le temps exact.

4. Exportez la vidéo coupée. Cliquez sur le bouton « Sauvegarder » et puis « Télécharger » pour enregistrer la vidéo coupée sur votre ordinateur.

9 alternatives au moteur de recherche Google

ven, 07/08/2020 - 17:43

C’est bien connu : l’expérience utilisateur très personnalisée du moteur de recherche Google se fait parfois au détriment du respect de la vie prisée de l’internaute. À un moment donné, cette forte personnalisation devient lassante lorsqu’on voit trop de contenu personnalisé et d’annonces très ciblées. Or, les préoccupations autour de la confidentialité et de la sécurité des données personnelles s’amplifient, et il est plus que jamais essentiel de réfléchir aux solutions alternatives contre les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Et comme toute grosse pointure du web, Google n’est pas le seul moteur de recherche sur Internet. Bien des alternatives ont tant à offrir, non seulement en matière de confidentialité mais aussi de fonctionnalités. Nous avons réuni dans ce top les 9 moteurs de recherches que vous pouvez utiliser si le respect de la vie privée vous tient à cœur.

1. Bing

Le moteur de recherche signé Microsoft se positionne en deuxième place en France (tous appareils confondus), avec 4,32% de parts, contre 91,29% pour Google. Bing mise avant tout sur des éléments visuels pour proposer différents outils aux utilisateurs pour une meilleure expérience de navigation. S’appuyant sur l’algorithme de Yahoo ! Search, Bing propose comme Google des publicités ciblées ainsi que plein d’autres fonctionnalités : traduction, conversion, vérification orthographique, score sportif, suivi des vols… Enfin, Bing propose également des applications mobiles sur Android et iOS, ce qui le positionne comme une alternative sérieuse à la firme de Mountain View.

2. Qwant

Lancé le 4 juillet 2013, Qwant est un moteur de recherche alternatif made in France. Et on peut dire qu’il tombe à pic à l’heure où le débat concernant les données sur Internet fait rage. Ce moteur de recherche français promet donc la confidentialité totale des données, en ne stockant aucune donnée personnelle de ses utilisateurs. L’interface est intuitive et conviviale en catégorisant les résultats selon des sections spécifiques : sur le web, les actualités, les réseaux sociaux, les nouveautés, le shopping, les images, les vidéos ou encore la musique.

Mais les innovations des ingénieurs français ne s’arrêtent pas là. Avec l’accord du ministère de l’Éducation nationale, Qwant se décline dans une version junior, testée dans des écoles. Adaptée aux enfants de 6 à 13 ans, cette mouture plus lite a pour but de protéger les âmes sensibles des contenus violents ou inappropriés qui circulent sur le net (propos violents, vidéos pornographiques, plateformes e-commerces, jeux d’argent et de hasard…). Outre le fait de mettre en avant un contenu plus adapté à leur âge, Qwant Junior permet en plus aux enfants de retrouver facilement leurs jeux éducatifs. En France, Qwant se positionne en cinquième place, occupant 0,78% des parts de marché.

3. DuckDuckGo

Si Bing conserve autant de données utilisateurs que Google, DuckDuckGo se vante comme le « moteur de recherche anti-tracking ». Comme Qwant, il ne collecte ainsi aucune donnée personnelle sur les internautes qui effectuent des recherches via son algorithme. Parmi les fonctionnalités-phares de ce moteur de recherche, citons les « Instant Answers » qui s’affichent directement dans les résultats à travers différents riches. En quelques clics, vous retrouverez alors vos films, musiques, recettes culinaires ou biographies.

Notons tout de même que DuckDuckGo stocke quelques cookies dans votre navigateur afin de vous permettre de personnaliser son interface à l’aide de thèmes. Même sans vous connecter au moteur, vous pourrez personnaliser totalement l’apparence du moteur de recherche en choisissant vos propres couleurs. Une personnalisation que DuckDuckGo sauvegarde dans votre ordinateur à l’aide des fameux cookies.

4. Ecosia

Pour un moteur de recherche qui existe depuis 2009, c’est surprenant que peu de gens connaissent encore Ecosia. Pourtant, il pourrait être un excellent choix parmi les moteurs alternatifs, pour la simple raison qu’Ecosia possède une interface propre et qu’elle ressemble un peu à Google.

Non seulement Ecosia propose toutes les fonctionnalités attendues d’un moteur digne de ce nom, mais il propose aussi un modèle assez rassurant : Ecosia plante des arbres à travers le monde grâce à l’argent qu’il gagne. De plus, cette entreprise solidaire allemande suit le même chemin que Qwant et DuckDuckGo : elle ne surveille pas votre activité Internet et ne vend pas vos données à des tiers.

Disponible en 7 langues différentes, Ecosia fournit des fonctionnalités aussi diverses que les suggestions automatiques, le safe search, les notifications… Notons toutefois que le moteur de recherche Ecosia est propulsé par Bing.

5. Yahoo ! Search

Yahoo ! existe bien avant Google, et une simple recherche vous fera savoir que ce vétéran des moteurs de recherche est toujours présent dans l’historique de navigation des Français (1,24% de parts de marché en France). Se positionnant en 3ème place dans l’Hexagone, ce moteur de recherche alternatif a, lui aussi, beaucoup à offrir.

En premier lieu, il s’agit d’un véritable portail web servant à la fois d’agrégateur de nouvelles, de service d’e-mail, de centre de shopping en ligne, de centre de jeux, d’annuaire de voyages et bien plus encore. Disponible dans 38 langues, Yahoo ! Search a été longtemps le moteur de recherche par défaut pour le navigateur Mozilla Firefox.

Enfin, depuis que Flickr a été intégré au moteur de recherche, Yahoo ! Search offre aujourd’hui de meilleurs résultats en termes d'images, tandis que les sections Yahoo Answers et Yahoo Finance apportent toute une panoplie d’informations sur plusieurs sujets.

6. Lilo

Tout comme Ecosia, Lilo est un moteur de recherche alternative tourné davantage vers les utilisateurs. En effet, la moitié de son chiffre d’affaires est reversée dans des projets sociaux, solidaires ou environnementaux. Lui aussi made in France, Lilo possède un modèle économique bien particulier : son utilisation se fait à travers des crédits versés sous forme de goutte d’eau. Ainsi, l’utilisateur peut, après sa recherche, reverser les gouttes d’eau qu’il a collectées au projet de son choix (la valeur d’une goutte d’eau tourne autour de 0,002 euros). Toutes les semaines, Lilo sélectionne un projet à financer grâce aux gouttes d’eau collectées par ses utilisateurs. Notons que la firme française a lancé en 2017 un navigateur pour Android et iOS, connu sous le nom de Lilo Browser.

7. Swisscows

Autrefois connu sous le nom de Hulbee, Swisscows arrive à la 6ème position mondiale dans le classement des moteurs de recherche. En misant sur la confidentialité, cette plateforme a rapidement séduit les parents qui veulent des résultats de recherche adaptés à leurs progénitures. Et pour cause, Swisscows se distingue par son filtre pour les contenus violents et pornographiques qui ne peut être désactivé.

En prime, cette alternative à Google ne stocke aucune donnée personnelle, aucune adresse IP, aucune requête de recherche ni aucun identifiant, ce qui en fait l'un des meilleurs moteurs de recherche alternatifs.

Autre atout : les serveurs de Swisscows sont situés en Suisse, un pays qui ne tolère aucune bavure sur le respect de la confidentialité. À noter toutefois que le moteur de recherche collabore avec Bing pour extraire des informations sémantiques et fournir ainsi des résultats de recherche plus intuitifs.

Swisscows possède son propre système publicitaire où les annonces sont ciblées uniquement en fonction de votre requête et non pas de votre emplacement. Enfin, autre avantage : il possède une grille de balises de suggestion basée sur les requêtes. Par exemple, en saisissant le terme « Windows 10 », vous obtiendrez des suggestions comme « ordinateur portable », « installation », « mise à jour », « fonctionnalités »…

8. Peekier

Peekier est, certes, un moteur de recherche peu rapide, mais il nous intéresse ici par sa façon de présenter les résultats : une prévisualisation sous forme de vignettes, qui offre un aperçu direct des sites à consulter. Et au-delà de cet aspect purement esthétique, Peekier permet une recherche anonyme qui ne collecte aucune donnée, donc pas de cookies, de géolocalisation ni d’informations sur la navigation. En revanche, les sites web que vous consulterez pourront toujours vous suivre, c’est pourquoi la fonction de prévisualisation sur Peekier est très utile : elle vous donne la possibilité de limiter le nombre de sites que vous consultez à l’aide d’un simple aperçu.

9. Yandex

Yandex est un moteur de recherche très populaire en Russie, avec environ 55 à 65% de part sur le marché de la recherche du pays. On l’utilise aussi largement dans l’Europe de l’est, ce qui lui vaut une place de choix en matière de moteurs de recherche dans le monde.

D’autre part, Yandex est probablement aussi l'un des plus gros concurrents de Google, car il fournit à peu près les mêmes services que la firme de Mountain View : applis mobiles, navigateur web, maps, traducteur, analyses, cloud, service de messagerie…

Côté esthétique, Yandex arbore un look soigné et sa page de résultats de recherche possède une mise en page similaire à celle de Google, mais en plus propre. Tout comme ce dernier, il vous permet de rechercher des images, des vidéos et des actualités. Mais gardez à l’esprit que les serveurs de Yandex sont situés à l’extérieur de la Russie, alors si la confidentialité vous tient à cœur, n’hésitez pas à opter pour un autre moteur de recherche alternatif.

L'utilisation du Qi Gong pour entretenir la mobilité des seniors pendant la crise du coronavirus

jeu, 06/08/2020 - 18:12
Qu’est-ce que le Qi Gong ?

Le Qi Gong est une gymnastique douce issue de la médecine traditionnelle chinoise. Il fait partie des exercices de santé taoïstes de la tradition médicale chinoise permettant d’entretenir la santé.

Le Qi Gong signifie étymologiquement “maîtrise de l’énergie”. Il consiste à entretenir l’énergie vitale ou “Qi”, présente dans chaque être humain.

En pratique les exercices de Qi Gong comprennent des exercices énergétiques, associant le travail du souffle, de la respiration, des gestes lents dans un but de synchronisation du corps et de l’esprit.

Le Qi Gong est une pratique dite “holistique”, c’est à dire qu’elle considère l’individu dans sa globalité. Ainsi le Qi Gong attache une grande importance à la fois à la santé corporelle, émotionnelle, mentale et spirituelle.

Histoire et origine du Qi Gong

Le Qi Gong a une histoire de plusieurs milliers d’années. Les premières traces écrites de cette pratique énergétique proviennent de soieries, retrouvées dans une tombe de la dynastie Han (206 av. J-C à 220 ap. J-C). La première forme de Qi Gong portait alors le nom de “Dao Yin”.

Ce art traditionnel consistait en un ensemble de mouvements pratiqués essentiellement assis, mêlant le travail du geste, de la respiration et de la visualisation. Par la suite de nombreuses formes de Qi Gong se sont développées prenant leur inspiration sur les mouvements d’animaux (le tigre, l’ours, le singe, la grue et le serpent). 

En Chine, les premiers établissement de santé utilisant le Qi Gong pour soigner certaines maladie ont été créés en 1952.

C’est à partir de la deuxième moitié du XX ème siècle que le Qi Gong s’est démocratisé en Occident notamment dans les hôpitaux, cliniques et maisons de retraite.

Bienfaits du Qi Gong pour les seniors

En Chine il existe un pratique thérapeutique voire médicale du Qi Gong, permettant au personnes âgées de maintenir la santé afin de vivre plus longtemps.

En effet, la pratique régulière du Qi Gong comporte de nombreux bénéfices pour la santé. Cette étude, montre que le Qi Gong constitue un outil complémentaire efficace dans le traitement de la dépression chez les adultes et personnes âgées. En effet, la pratique du Qi Gong nourrit le lien social agissant ainsi en prévention du sentiment d’isolement, de solitude ou d’abandon pouvant mener à la dépression.

Par ailleurs, cette autre étude a pu mettre en évidence que les exercices de Qi Gong favorisent la réduction du stress et de l’anxiété chez les adultes. En effet les mouvements lents, ainsi que le travail sur la respiration permettent au corps de se relaxer et d’évacuer les émotions négatives.

Le Qi Gong contribue à améliorer aussi la qualité de vie en générale et à stimuler le système immunitaire. Mais au delà des bénéfices directes sur la santé, la pratique de cet exercice énergétique chinois permet de redonner du sens à la vie. Elle offre à chacun un outil pour  prendre soin de son corps et de son esprit. D’après certaines sources, de nombreux sages et maîtres taoïstes pratiquent le Qi Gong comme une voie d’éveil spirituel.

Initiatives pour promouvoir la pratique du Qi Gong chez les seniors

De nombreuses Ephad ont pris l’initiative d’animer des ateliers de Qi Gong au sein de leur établissement. C’est le cas notamment de cet Ephad à Alès, qui s’est adaptée au plan bleu de restriction face au covid 19 en apprenant au pensionnaires des exercices de Qi Gong pour la santé. 

Les exercices de Qi Gong ont l’avantage de pouvoir être pratiqués par des personnes à mobilité réduite. Par le travail sur la coordination des gestes, le Qi Gong apporte de l’équilibre et de la confiance. Certains mouvements permettent notamment de diminuer le risque de chute chez des personnes âgées.

Dans certains centres, telle que l'Ehpad de Saint-Syprien, des cours de Qi Gong ont même été proposé au personnel soignant afin de l'aider à travailler dans un environnement souvent stressant.

Le Qi Gong est une activité ludique qui peut redonner le goût de la vie. Elle est pratiquée en Chine par des milliers de personnes âgées afin de les maintenir en bonne santé. Elle peut également s’associer à la pratique de la méditation afin d’améliorer la qualité de vie et renforcer le moral.

L'espace de travail collaboratif, un atout clé pour votre entreprise

jeu, 06/08/2020 - 18:04
L'espace de travail collaboratif, un atout clé pour votre entreprise

Les échanges entre les salariés sont des interactions précieuses pour l’entreprise puisqu’ils favorisent le partage de connaissance, la réflexion, la créativité et la productivité. Aménager un espace travail propice au partage d’idées se révèle donc être une stratégie intelligente pour la performance de votre entreprise. Aussi, l’espace de travail collaboratif peut être une méthode d’aménagement de l’espace judicieuse puisqu’elle favorise précisément la collaboration. Mais en quoi consiste exactement cet agencement dit « collaboratif » de l’espace de travail ? C’est ce que se propose d’élucider cet article !

Qu’est-ce qu’un espace de travail collaboratif ?

Comme son nom l’indique, l’espace de travail collaboratif cherche à encourager la collaboration au sein de l’entreprise. Dans un premier temps, il est alors important de bien comprendre le concept même de « collaboration » . Elle ne se résume pas simplement en l’interaction entre deux personnes, mais correspond en vérité à l’échange entre divers individus qui vise à la poursuite d’un objectif partagé. Dans le secteur professionnel, la collaboration correspond à la réflexion commune entre plusieurs collaborateurs qui s’orientent vers un objectif professionnel commun. Ainsi, l’objectif des espaces collaboratifs est de rapprocher les membres d’une équipe, quand bien même chacun occupe un rôle et un statut différent, les encourager à interagir ensemble et à s’associer dans la poursuite d’un but commun. Une étude publiée par l’Université de Stanford en 2014 montre notamment que les individus éprouvent plus de joie à travailler en lien avec d’autres individus, leur motivation est plus forte quand ils ne sont pas isolés et ils expriment plus d’intérêt et de plaisir à réaliser les tâches requises. Le sentiment d’appartenance à un groupe encourage aussi les individus à se dépasser : l’étude affirme que les membres d’un espace collaboratif s’attachent à réaliser leurs missions en prenant 64% plus de temps que leurs collègues solitaires et leur taux de réussite est souvent supérieur. Une étude similaire, publiée par l’I4CP, démontre aussi que les entreprises qui promeuvent un espace de travail collaboratif sont généralement jusqu’à cinq fois plus performantes que les autres.

L’aménagement collaboratif se distingue ainsi de l’aménagement classique de l’espace professionnel que l’on retrouve fréquemment dans les entreprises. Ce dernier se présente généralement sous la forme d’un environnement cloisonné composé de bureaux individuels et fermés ; il a malheureusement la fâcheuse tendance à isoler les salariés les uns des autres et, puisqu’il propose peu d’espaces communs, ne favorise pas particulièrement l’échange. Pour autant, cet agencement présente aussi de nombreuses vertus et il ne s’agit pas ici de le réfuter dans son entièreté mais seulement d’en relever les défauts. 

Si l’espace de travail collaboratif conteste donc l’aménagement trop cloisonné des bureaux classiques, il ne faut pas pour autant le confondre avec l’open-space. En effet, bien que ces deux systèmes d’agencement se rejoignent en de nombreux points, notamment dans leur accent mis sur la collaboration, le premier préconise toutefois plus de possibilités d’isolement et d’intimité que le second. Effectivement, bien que l’open-space permette de créer un espace de travail collectif qui favorise le dialogue et l’échange d’idées entre les collaborateurs, il souffre néanmoins d’inconvénients particulièrement nocifs pour le bien-être de l’employé. En effet, selon une étude menée par deux professeurs de Harvard, l'open-space peut générer du stress chez le salarié, empiéter sur son intimité et, surtout, diminuer la concentration.

Partant d’un tel constat, on peut alors se poser la question suivante : comment trouver le bon équilibre entre open-space et espace de bureau traditionnel ? C’est précisément ce que la l’aménagement collaboratif de l’espace collaboratif tente d’élucider. De fait, un espace de travail collaboratif revendique une bonne balance entre le « je » et le « nous », autrement dit entre le besoin d’intimité et le besoin de partage propre à chacun.

Les trois concepts fondateurs d’un bon espace collaboratif :

Pour résumer l’espace de travail collaboratif, on peut en retenir trois principes fondamentaux :

•   Une diversité des espaces de travail
Il est particulièrement judicieux d’offrir plusieurs types d’espaces à vos salariés tels que des salles de réunion à taille variée auxquelles ils peuvent accéder à la fois de manière spontanée ou organisée, des espaces de détente, des espaces de réunion informels dispersés dans l’entreprise, des pièces de repos, des espaces déjeuner, ou bien encore des des « phone box » ou des salles de brainstorming. Offrir l’accès aux salariés à divers lieux permet de s’adapter à la personnalité de chacun et respecter leur individualité. Cela est particulièrement bénéfique car le but de la collaboration n’est justement pas l’assimilation et la pensée unique mais le partage d’idées et le mérite de la collaboration réside précisément dans l’échange de plusieurs avis divers.

•   Un espace qui respecte l’intimité de chacun
Protéger le salarié des distractions ou interruptions éventuelles et leur offrir l’opportunité d’être seul est aussi très apprécié par les salariés. Idéalement, cela requiert des agencements adaptés tels que des endroits calmes à disposition, comme des pièces silencieuses que les salariés auront par exemple la possibilité de réserver. Il est aussi judicieux de penser l’espace de sorte à ce qu’il respecte les frontières physiques de chacun. En effet, forcer la proximité peut s’avérer contre-productif pour l’entreprise et ses salariés. Le design idéal d’un espace de travail collaboratif offre donc un espace suffisant à chaque collaborateur pour s’épanouir en toute indépendance tout en restant en contact avec ses collègues.

•   Des outils de travail qui favorisent l’échange et la mobilité
Pour favoriser la mobilité à travers l’espace de travail et encourager l’esprit de collaboration, fournir aux salariés des outils de travail légers et facilement transportables qui s’adaptent à leur mobilité peut s’avérer utile. De plus, il est conseillé de s’équiper d’outils digitaux connectés qui favorisent la coopération entre collaborateurs. Il existe aujourd’hui de nombreuses interfaces professionnelles coopératives qui permettent de garder les collaborateurs engagés. Fournir vos collaborateurs de logiciels performants leur permettra un gain de temps considérable car cela facilitera l’échange de données et de data, de tâches et de calendriers d’équipe.

La collaboration au bureau : un atout clé pour le confort des salariés

L’aménagement des espaces collaboratifs est très populaire auprès des salariés. Ceux-ci reprochent en effet souvent le manque de convivialité des aménagements  trop cloisonnés. Néanmoins ils reprochent aussi aux open-space de nuire à leur productivité et d'empiéter sur leur intimité. L’espace de travail collaboratif se propose alors comme l’équilibre idéal entre ces deux pôles. Plus globalement, la demande des salariés d’un espace de travail flexible est aujourd’hui grandissante. Créer un environnement flexible c’est offrir la possibilité au salarié de choisir son environnement de travail selon son envie du moment, son humeur, et ses tâches éventuelles.

L'humain est indéniablement impacté par son environnement, penser l’espace c’est donc aussi penser l’individu, son rapport au monde et aux autres.  C’est pour cela que l’aménagement de l’espace professionnel est une démarche pratique qui mérite de faire l’objet d’une réflexion attentive de la part des ressources humaines. De nos jours, de nouveaux modes d’agencement de l’espace de travail viennent insuffler un vent nouveau sur le mode d’agencement classique et il est important d’être à l’écoute des besoins et envies actuels des salariés. Aussi, l’aménagement dit « collaboratif » peut être une solution qui plaira à la fois aux salariés et aux entreprises !

Ransomware : comment LoveBug a radicalement changé le paysage des cyber menaces

jeu, 06/08/2020 - 18:02

LoveBug était initialement un simple malware. Pourtant, il a changé le monde de la cyber-sécurité dès son apparition.  Initialement prévu pour récolter simplement les mots de passe de quelques fournisseurs d'accès Internet locaux, il s'est répandu dans le monde entier, infectant plus de 45 millions d'appareils et devenant le premier malware à avoir réellement « déconnecté » les entreprises. Et pas le dernier. LoveBug a révolutionné la conception des logiciels malveillants, ouvrant la voie au fléau que nous combattons aujourd’hui : le ransomware.

L’héritage d’une menace sous-estimée

Une dizaine d’années avant que quiconque n'ait entendu parler de LoveBug, l'industrie informatique a été témoin du premier cas réel de ransomware, sous la forme du cheval de Troie appelé SIDA. Ce dernier s'est propagé par le biais de disquettes - échangées initialement dans un but de partage de connaissances entre des chercheurs travaillant sur le VIH – qui, une fois infectées, cryptaient les noms de fichiers.  Le potentiel du cheval de Troie SIDA était cependant limité, notamment de par son mode de transmission - les victimes devaient recevoir et installer le fichier par disquette puis devaient payer par chèque. Même si cette histoire fut notable, peu de gens ont compris l’ampleur de la menace et l’importance de la protection vis-à-vis de ce type d’attaques.

Pourtant, c'est ainsi qu’a commencé le jeu du chat et de la souris, le secteur de la protection des données essayant toujours de garder une longueur d'avance sur les hackers, sans y parvenir pleinement. Au final, le passage d’un ciblage restreint, via l’utilisation de certains logiciels malveillants, à une destruction massive (via notamment la demande de rançon), initiée par LoveBug a changé la donne : 45 millions d'appareils ont été compromis par jour et autant de rançons auraient pu être payées.

Les professionnels de la cyber-sécurité ont réagi à de nombreuses reprises, dès lors qu’une nouvelle menace faisait son apparition. A chaque fois, l’objectif a été de contrer la menace mais aussi d’apporter des solutions et de l’aide aux victimes pour leur éviter de payer les rançons. A mesure que les pirates ont inventés de nouveaux procédés et de nouvelles stratégies, de nouvelles défenses ont été érigées. GPCoder, Archivevus, CryptoLocker, CryptoDefense, la liste des ransomwares est longue. Mais un des ransomwares ayant marqué la décennie, WannaCry, fait état de l’ampleur de la menace : ce ransomware a été capable d’infecter 230 000 appareils, dans plus de 150 pays, en demandant des rançons dans 20 langues différentes et en recevant des paiements en crypto monnaie. WannaCry a causé, selon les estimations, près de 4 milliards de dollars de perte.

Qu'avons-nous appris ?

Les ransomwares sont devenus plus sophistiqués et plus répandus au cours des dernières années, de par l’évolution du business model des rançonneurs. Aujourd'hui, les cibles sont moins souvent des particuliers que des entreprises, notamment en raison du potentiel financier qu’elles représentent. Selon le rapport international The State of Cloud Security 2020 rédigé par Sophos, près de trois quarts (70 %) des entreprises ont subi un incident de sécurité dans le Cloud public l’an passé dont 50% par ransomware (50%).

Côté rançon, l’étude Veritas Technologies donne la tendance : selon les consommateurs, les entreprises devraient en moyenne accepter de payer 1167$ de rançon par personne, lors d’une attaque par ransomware, afin de récupérer les données personnelles. De plus, le coût moyen de la rançon atteindrait les 110 000$ selon Coveware, coût ne représentant qu'une petite fraction de l'impact des attaques. Travelex aurait versé 2,3 millions de dollars pour tenter de se remettre d'une attaque survenue en janvier. Autre exemple, l’attaque subie par Norsk Hydro leur aurait coûter environ 75 millions de dollars, cela inclut les conséquences financières des temps d'arrêt, de la perte d'activité et de la production réduite.

Pour faire face à cette menace, les stratégies de protection des données évoluent vers une approche plus sophistiquée incluant désormais 4 étapes indispensables : protéger, détecter, répondre et récupérer.

  •  Protéger :  La formation des utilisateurs et le déploiement de logiciels de protection sont essentiels, mais disposer d'une copie de sauvegarde des données de l'entreprise complète, stockée hors site et protégée l’est encore plus.
     
  •  Détecter : Plus vite l’entreprise répond à une attaque par ransomware, plus facile il est pour elle de s’en remettre. La détection des intrusions, des logiciels malveillants et des anomalies de fichiers participe à la sécurité d'une entreprise.
     
  •  Répondre : Une fois l’attaque détectée, l’entreprise est rapidement capable de prendre les mesures nécessaires (arrêt des activités des systèmes critiques par exemple) pour prévenir toute nouvelle infection. Identifier les données touchées et le moment précis de l’attaque permet de mieux y répondre.
     
  •  Récupérer : Les entreprises doivent être capables de récupérer rapidement l’accès au serveur et d’assurer la restauration des sauvegardes en un minimum de temps, afin d’éviter des temps d’arrêts délétères aux performances commerciales.
Et après ?

Les hackers continueront à concentrer la majorité de leurs attaques sur les organisations critiques appartenant au gouvernement ou au secteur public ainsi qu’à la finance ou encore à la santé, qui évoluent toutes sur des secteurs où la dépendance aux données critiques est intrinsèquement forte. Pour garder une longueur d'avance, ces organisations doivent améliorer la visibilité sur leurs données et automatiser davantage leurs sauvegardes.

Comme cela a déjà été le cas ces dernières années, les attaques continueront à se diversifier. Les hackers menacent de plus en plus les entreprises d’exfiltrer les données pour ensuite les diffuser largement sur internet, pensant que cela les motivera à payer les rançons. Afin de réagir, il est essentiel de disposer de copies de sauvegarde des données mais aussi d’identifier rapidement les données compromises ou volées afin d’en comprendre la nature et la valeur.

Enfin, l'ingénierie sociale et l'hameçonnage sont encore les fers de lance d’une attaque réussie. Le malware LoveBug a d’ailleurs connu son succès foudroyant en s’appuyant sur ces deux méthodes. Si les gens avaient été moins enclins à ouvrir un courrier électronique ayant pour objet "Je t'aime", la propagation du logiciel malveillant aurait été beaucoup plus limitée.  C’est pourquoi il faut former les collaborateurs afin qu’ils restent vigilants, tout en misant sur une meilleure protection et sauvegarde des données pour pouvoir réagir vite en cas de contamination.

Que ce soit du côté des hackers ou bien celui des entreprises, tout est amené à évoluer. L’histoire du ransomware ne s’arrête pas là, il est devenu en 20 ans la menace la plus crainte par les entreprises mais de nouvelles attaques seront sans nul doute créées. Il faudra donc de nouveaux systèmes de défenses pour venir les contrer. Une chose est sûre : il n'a jamais été aussi important de disposer de copies de sauvegarde des données.

Le storytelling : la clef pour un leadership du futur

jeu, 06/08/2020 - 18:00

Les histoires façonnent nos vies et par extension nos rapports interpersonnels. Les schémas narratifs font partie intégrante de notre développement d’êtres humains. Comprendre comment ces histoires nous inspirent, en tant que personne, est la clef pour s’en servir, en tant que dirigeant, pour inspirer de la même manière nos collaborateurs et les inclure dans un projet d’entreprise commun.

Transmettre les émotions par des histoires

Les histoires ont un impact important sur l’apprentissage et la rétention d’informations. Inclure un scénario dans un processus d’apprentissage active les parties sensorielles du cerveau, et certaines études neurologiques ont même montré que le cerveau humain pouvait traiter de la même manière une histoire entendue et une expérience réelle vécue. Gerald Edelman, un neuro-scientifique, a même démontré que les chemins des émotions et des faits étaient intrinsèquement liés dans les réseaux de neurones ; par conséquent la capacité à construire et à suivre des histoires fait pleinement partie de notre intelligence humaine. Elle favorise notre apprentissage et nous engage personnellement.

Si le pouvoir qu’ont les scénarios d’engager des individus dans un tout collectif est si grand, pourquoi ne pas s’en servir en entreprise pour fonder des techniques de leadership qui engagent les collaborateurs ?

Manager ses collaborateurs par le storytelling

Les sciences comportementales, et notamment les travaux d’Albert Bandura, professeur émérite de la prestigieuse université de Stanford, insistent sur l’importance de l’apprentissage par analogie, et de l’interdépendance entre notre réponse émotionnelle et notre environnement. L’apprentissage par analogie, qui nous permet de modeler notre comportement sur celui d’autrui, servira de boussole interne à nos actions – et réactions – futures. Il est donc essentiel pour un dirigeant, ou dirigeant en devenir qui se forme pour occuper un nouveau poste à responsabilité, de tirer profit de cette connaissance. D’abord, pour représenter lui-même le modèle qui motivera ses collaborateurs. Ensuite, pour se doter d’outils de storytelling capables de créer de l’engagement.

Le storytelling, c’est-à-dire la capacité à construire une histoire à partir d’une trame narrative, peut constituer une approche indirecte du management, qui au lieu de créer de la pression de personne à personne sur les collaborateurs, les engage dans un projet par le biais d’une histoire, et constitue donc une forme plus subtile de manager.

Créer la confiance grâce aux scénarios

Construire son management sur des scénarios permet en premier lieu aux collaborateurs de se sentir en confiance, en mettant de la distance par le miroir de l’histoire. Ils peuvent donc prendre des décisions et des initiatives de façon plus libre, ce qui favorise l’innovation. Ce miroir leur donne la liberté d’apporter des connaissances personnelles hors du cadre de l’entreprise, qui peuvent se révéler précieuses à la résolution de problèmes.

Ce cadre bienveillant donne également aux collaborateurs le sentiment de pouvoir échouer, et les encourage donc à prendre des risques qui les sortent de leur zone de confort. Pour un manager, apprendre à user de scénarios implique de comprendre comment les appliquer à des collaborateurs qu’il a l’habitude de fréquenter, en fonction de leurs personnalités et de leurs expériences de travail passées.

Un outil d’apprentissage collectif qui crée de l’engagement

Véritable « soft skill », cette capacité à créer de l’engagement permet de générer des réponses et donc de potentielles pistes de solutions chez ses collaborateurs. Mais au-delà de l’innovation potentielle, le recours à une histoire permet également à un manager d’expliquer un concept de façon plus simple. C’est donc un important outil d’apprentissage pour les collaborateurs, à la fois à travers l’expérience de leur manager mais aussi leurs expériences individuelles : en générant de l’engagement, le scénario permet ainsi un véritable échange collaboratif qui peut être précieux dans des entreprises où les pôles sont encore trop séparés.

Le storytelling est un puissant outil, largement utilisé par les entreprises dans leur communication externe. Mais elles gagneraient aussi à s’en servir en interne, et surtout à en doter leurs dirigeants. C’est à la fois un excellent moyen d’engager l’ensemble des équipes dans un projet global et de faciliter les échanges, feed-backs et critiques constructives qui permettront d’enrichir le projet d’entreprise et de délivrer la meilleure offre ou le meilleur service à ses clients.

Pourquoi avoir un blog en complément d'une boutique en ligne ?

jeu, 06/08/2020 - 17:57

Ça y est ! Votre site e-commerce est enfin en ligne ! Vous avez peaufiné les derniers réglages de votre boutique, parcouru tous les thèmes et choisi celui qui vous ressemble. Vous apprêtez à recevoir les premières commandes de vos clients, la logistique et le service après-vente étant prêts à traiter les retours et réclamations. Tout semble donc parfait, à l’exception du trafic de votre site qui laisse à désirer : personne ne vient sur votre site, et vous vous demandez pourquoi très peu d’internautes le visitent, c'est ici que le blog intervient.

Compléter son e-commerce avec un blog : quelques chiffres à connaître

Vous vous demandez sûrement pourquoi créer un blog en complément de votre boutique en ligne. Alors, la réponse, c’est non pas parce que tout le monde en crée, mais surtout c’est parce qu’un blog bien fourni contribuera au développement de votre e-commerce en générant du trafic. Alors n’hésitez pas, après avoir lancé votre boutique et choisi votre thème shopify, commencez à générer du contenu éditorial sur votre blog.

Si à l’origine, les blogs ont été créés dans le but de publier des articles personnels (le terme « blog » vient de la contraction des mots « web » et « log »), ils ont rapidement fait leur preuve dans le développement d’une activité en ligne. En effet, les PME qui tiennent un blog ont vu leur nombre de prospects augmenter de plus de 126%. À ce chiffre s’ajoutent d’autres statistiques qui prouvent l’efficacité du blogging dans la génération de leads :

·        les marketeurs B2B ayant recours aux blogs génère 67% plus de leads ;

·        les sites avec des blogs ont 434% plus de pages indexées et 97% plus de liens indexés sur Google.

Enfin, notons qu’aux États-Unis où l’usage du blogging est très répandu, 81% des internautes consultent des conseils et informations sur des blogs avant d’acheter des produits sur Internet.

Utiliser un blog pour bien positionner son site e-commerce

Le référencement naturel (ou SEO, Search Engine Optimization) est sans conteste la clé de voûte de tout business sur Internet. Incontournable pour le trafic, cette technique a pour but de positionner votre site dans les premiers résultats des moteurs de recherche. Et si vous avez déjà consulté des informations à ce sujet, vous savez sans doute que l’une des méthodes pour bien se positionner sur Google, c’est avant tout de proposer aux internautes du contenu pertinent et à forte valeur ajoutée.

En effet, au-delà des critères de mots-clés, l’algorithme de Google privilégie les contenus qui permettent aux internautes de trouver facilement une réponse à leur question. Ainsi, plus votre contenu est pertinent, riche et structuré, plus votre site attirera de nombreux visiteurs.

Or, le problème avec les boutiques en ligne, c’est qu’elles ne sont tout simplement pas propices à la création de contenus riches, informatifs et variés. Bien entendu, sur les produits que vous vendez, un maximum d’informations utiles et de conseils d’utilisations sont toujours essentiels. Mais il n’est pas évident de développer une thématique trop large sur une boutique en ligne, car vous risqueriez de détourner l’attention du visiteur à la recherche d’un produit adapté à ses besoins.

Et c’est là qu’intervient le blog : cet outil s’adresse aux internautes qui sont en recherche de conseils, de tendance ou d’inspiration. D’ailleurs, il n’est pas rare qu’un internaute ne réalise pas vraiment son besoin avant de tomber sur un article consacré à sa problématique.

Une fois que vous publiez un article sur votre blog, son contenu est automatiquement parcouru de long et de large par les robots des moteurs de recherche. Ainsi, votre blog est référencé sur un ensemble de mots-clés axés autour de la thématique que vous avez abordée. Et au-delà de ce critère de mots-clés, l’article de votre blog doit faire en sorte de répondre aux besoins et interrogations de vos potentiels clients. Et pour ceux qui hésitent à rédiger eux-mêmes les articles de leur blog, sachez que vous pouvez très bien engager des rédacteurs web pour prendre en main la rédaction du contenu.

Utiliser un blog pour développer des partenariats

Le blogging est également un outil très efficace pour nouer des partenariats avec la communauté de bloggeurs. L’idée consiste à contacter des entrepreneurs extérieurs qui bénéficient d’une forte notoriété dans un domaine que vous maîtrisez. Vous pouvez alors proposer à ces bloggeurs d’écrire un ou plusieurs articles sur un sujet que vous choisirez ensemble, et dont le contenu mentionnera votre boutique ou votre expertise.

En vous y prenant correctement, vous améliorerez significativement votre notoriété grâce à cette publication, laquelle d’ailleurs vous amènera aussi du trafic qualifié vers votre boutique. Cependant, faites attention à ne pas utiliser cette technique comme un outil de pure promotion. Elle doit servir avant tout à publier un contenu riche et utile pour l’audience de votre partenaire et celle de votre site.

Utiliser un blog pour accompagner le visiteur dans son parcours d’achat

Là, nous entrons dans une problématiquement purement mercantile. En effet, à l’heure où les marques ne peuvent plus se contenter de promouvoir leurs produits, le marketing digital doit prendre en compte les besoins de tous les internautes. Et pour cause, il faut savoir que tous les internautes n’en sont pas au même stade dans leur parcours d’achat.

D’un autre côté, il y a les visiteurs qui réalisent qu’ils ont un besoin ou un problème, mais qui n’arrivent pas encore à définir celui-ci de manière précise. On parle alors de la prise de conscience : par exemple, Julien veut partir dans un pays du Nord en plein hiver. Il va donc se renseigner sur ce que cela implique : choisir la destination, connaître le temps qu’il fait, trouver des vêtements adaptés…

Ensuite, d’autres internautes en sont au stade où ils sont capables de décrire leur besoin précis et de chercher toutes les solutions disponibles pour y répondre. Par exemple, Julien a déjà choisi le Canada et qu’il y fait très froid en hiver. Dès lors, il décide de chercher des paires de chaussures adaptées à l’hiver en prenant en compte les matières à privilégier.

Enfin, au stade de la prise de décision, Julien réalise qu’il lui faut des chaussures et vêtements chauds et étanches. Il va donc trouver les marques qui proposent ce type de chaussures et vêtements et commencer à comparer les prix et les niveaux de qualité.

En comparant ces différents stades dans le parcours d’achat de vos visiteurs, vous verrez que seul un site riche en contenu peut répondre aux besoins des internautes. Alors, votre objectif est d’enrichir votre blog à l’aide de contenus adaptés à chaque étape de ce parcours client. Et peut-être qu’après avoir parcouru un article de votre blog, le visiteur sera satisfait du contenu et sera redirigé vers votre boutique en ligne.

Utiliser un blog pour humaniser son activité en ligne

Bien souvent, en évoluant dans le e-commerce et la vente en ligne, bien d’entrepreneurs se cachent derrière leur site et derrière des outils parfois très opaques et très techniques. Et au même titre que les réseaux sociaux, le blog professionnel vous permet d’humaniser votre entreprise, de montrer que votre site n’est pas seulement un arsenal de technologies informatiques.

À travers un blog, vous pouvez vous présenter vous-même et raconter votre propre histoire d’entrepreneur. Vous avez même le choix de vous identifier en tant qu’auteur de vos articles, et c’est toujours utile pour donner plus confiance à vos visiteurs.

À l’aide d’un blog, vous pouvez même donner la parole à vos visiteurs, notamment à l’aide des commentaires ou des articles invités, permettant à vos clients de témoigner de leur expérience. Ainsi, vous donnez l’occasion à vos clients de s’exprimer. Une manière de les faire sentir privilégiés.

Utiliser un blog pour mieux comprendre les besoins du client

Tous les experts du e-commerce vous diront qu’il est essentiel d’identifier les besoins des clients. Eh oui, mais avouons que ce n’est toujours évident : pouvez-vous vous assurer que les produits que vous vendez sont bien adaptés aux attentes de vos clients ?

Or, à l’aide d’un blog, vous pouvez créer une petite communauté autour de votre thématique et laisser les internautes s’exprimer sur leurs besoins et leurs attentes. Comme nous l’avons mentionné plus haut, il est tout à fait possible d’inviter le visiteur à donner son avis ou à partager son expérience à la fin d’un article. Non seulement, cette technique contribue à créer de la proximité entre votre boutique et votre client, mais elle vous donne aussi toute une panoplie d’informations sur les attentes de votre client.

Certes, ce procédé demande d’investir du temps et des ressources pour que tout fonctionne correctement. Mais au final, en entretenant régulièrement le dialogue avec votre communauté, vos efforts seront forcément récompensés.

L'intelligence artificielle impulse une forte dynamique pour les petites et moyennes entreprises

jeu, 06/08/2020 - 17:54

Pour certains, l'IA "cognitive" revêt une forme humaine. Une perception assez caricaturale qui fait écho au sein de certaines organisations. Pour optimiser la transformation digitale des entreprises, démystifier l’IA est un prérequis essentiel. 

Les moyennes entreprises veulent intégrer l’IA et sont d’ailleurs les plus susceptibles de récolter les bénéfices des entreprises pionnières, généralement des sociétés de logiciels basés sur l'IA qui traitent des problèmes d’entreprises. Selon une étude sollicitée par Dell Technologies & Intel, [1] les sociétés qui ont investi dans l’AI ont en moyenne améliorées de 18% les dépenses de leurs clients.

Pourtant, selon une enquête de la société d’investissement londonienne MMC Ventures, 40% des jeunes entreprises européennes considérées comme des entreprises d'IA n’utilisent pas cette technologie de manière significative. Ainsi, pour les petites et moyennes entreprises où les investissements peuvent être déterminants, comprendre l'IA dans son intégralité est crucial pour en tirer pleinement profit.

L’intérêt et le désir d’innovation des entreprises avec la mise en place de nouvelles applications embarquant de l’IA sont indéniables. L’intelligence artificielle est un marché très prometteur avec une valeur mondiale qui devrait atteindre 89,9 milliards d’euros d’ici 2025 contre 4,06 milliards en 2016. Le nombre d’entreprises ayant adopté des technologies basées sur l’IA a augmenté de 270 % entre 2015 et 2019. Cependant, l’expression « le déploiement des technologies basées sur l’IA » est encore trop généraliste et peut signifier plusieurs choses. Pour saisir l’ampleur réelle de ce phénomène, il faut revenir à l’essentiel.

Les bases de l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle analyse et répond à une logique algorithmique et s’inspire de l’intelligence naturelle. Elle recouvre une série de missions qui pourrait nécessiter de l’intelligence naturelle comme la résolution de problèmes, la traduction, la reconnaissance vocale et la perception visuelle. Nous pouvons d’ores et déjà constater l’impact majeur de l’IA dans tous les secteurs, qu'il s'agisse de trouver un nouvel antibiotique, de fournir des informations commerciales ou intégrer dans les smartphones et assistants vocaux comme outil du quotidien. Contrairement aux croyances populaires issues des classiques de science-fiction, l’IA n’apparaît pas sous forme humaine et est loin d’atteindre le niveau de complexité nécessaire pour surpasser l’intelligence humaine.

Aux prémices de l’IA, il y a la Data Science avec un degré élevé d’interactions entre les humains et les programmes. Ensuite, l’IA peut être divisée en deux catégories. La première catégorie est la plus reconnaissable : « l’intelligence générale artificielle » qui correspond à l’intelligence hypothétique d’une machine ayant la capacité de comprendre ou d’apprendre toute tâche intellectuelle pouvant être accomplie par un être humain. La deuxième catégorie est « l’intelligence artificielle étroite » qui fait référence à des aspects spécifiques de l’intelligence et de la perception humaine, telle que la reconnaissance des visages ou des voix. Aujourd’hui, l’IA est majoritairement utilisée sous deux types de fonctionnement : le Machine Learning basé sur des jeux de données bornés de quelques 10 à 100 de TB structurés / semi-structurés et le Deep Learning qui ne cesse d’apprendre en pénétrant dans un PB de données non structurées.

L’analogie entre le Deep Learning et le cerveau humain est très fréquente. Un nombre conséquent de données en entrée de réseaux neuronaux profonds est nécessaire pour produire la sortie souhaitée. Le Data Scientist définit les caractéristiques et l’importance des fonctionnalités pour former l’algorithme, puis il l’entraîne efficacement.

Accompagner les entreprises dans leur parcours d’intégration

Aujourd’hui, ces technologies se retrouvent partout avec la croissance de l’automatisation, de la publicité ciblée aux appareils domestiques intelligents. Le Deep Learning redéfinit positivement l’avenir du secteur de la santé lorsque le Machine Learning est extrêmement utile dans l’analyse de données. Pour les petites et moyennes entreprises, il est plus susceptible de voir le Machine Learning utilisé pour des démarches telles que l’analyse de documents, la détection de fraudes, les activités marketing ou l'optimisation des ventes.

Quelle soit descriptive, prédictive, prescriptive ou cognitive, le point commun entre toutes les formes d’IA est le besoin insatiable de puissance de calcul. L’analyse de données peut nécessiter plusieurs centaines de cœurs, des accélérateurs (GPU ou FPGA) sans oublier le fait que toutes ces données assises sur les disques doivent atteindre rapidement tous ces processeurs.

Face à la croissance exponentielle des données, il existe une réelle opportunité en matière de collecte d’informations pour accompagner l’innovation et la création de nouveaux produits et services. Néanmoins, il n'existe pas de solution unique puisque toutes les données ne nécessitent pas le même traitement, il est important de garder à l’esprit que la qualité de l’IA dépend des données qui l’alimentent. La première étape pour les entreprises est de faire le tri dans leurs données et s’assurer de leur conformité avec les différents règlements tels que le RGPD, puis se familiariser avec les outils d'IA dont elles disposent.

Au-delà des principes de base, pour réussir sa mise en œuvre, l’intelligence artificielle requiert d’un environnement propice. Tout comme les humains, l’IA est une technologie qui a besoin de temps pour apprendre et apprendre de ses erreurs. La clé de son succès dépendra donc de la confiance des organisations en cette nouvelle technologie. Il est essentiel d’accorder du temps à ces apprentissages jusqu'à ce que les résultats souhaités soient atteints et que l'application soit déployée. Les entreprises ont également besoin de personnes capables de guider le développement de l’IA car souvent, la problématique majeure réside dans le fait que les métiers et l’IT ne sont pas alignées sur une stratégie data-driven et n’ont pas une vision claire des attentes des projets d’IA.

Afin de faciliter la conception de projet d’IA, des Frameworks pour le Machine Learning sont développés par différentes sociétés. De plus, dans l’optique de simplifier l’accès à l’IA, les serveurs de calcul hautes performances intègrent des middlewares de gestion, de partage et d’optimisation des ressources de calcul notamment GPU. Enfin, pour offrir une approche bien structurée et flexible des projets d’IA, des architectures de référence ont été conçues autour des uses cases. Les organisations pourront saisir l’importance de l’IA et s’interroger sur sa nécessité opérationnelle tout en réduisant les risques commerciaux.

Il n'y a plus l'ombre d'un doute sur l'IA et sa capacité à dynamiser les petites et grandes entreprises. Cependant, maîtriser cette technologie complexe n'est pas toujours chose facile, quel que soit la taille de l’entreprise. La mise en œuvre de stratégies d'IA est un processus de collaboration.

À l’ère de l’innovation technologique, le moment est venu de commencer à exploiter le potentiel de l’IA, dont le développement se verra certainement dynamisé par l’avènement du Quantum Computing et la croissance de l’IoT, IIoT et des Smart Cities.

[1] ESG Research Insight Paper commissioned by Dell EMC and Intel, “Three Transformational Compute Technologies Verified to Accelerate AI and Business Value”, November 2019.  Based on a survey of 750 global IT decision makers. 

Les entreprises encore trop vulnérables face aux cybermenaces

jeu, 06/08/2020 - 17:51

Quels sont les défis que les entreprises doivent relever pour mettre en place des défenses efficaces contre les cyber-menaces ? Quelles sont les solutions dont elles disposent pour surmonter ces défis ?

L’activité cybercriminelle plus active que jamais

L’un des constats les plus marquants sur cette dernière année est la recrudescence des cyberattaques à l’encontre des entreprises. Les cybercriminels ne cessent de redoubler d’efforts pour compromettre leurs données. Comme le démontre le dernier rapport annuel du CyberEdge Group, en 2019, 81% des entreprises ont été victime d’au moins une cyberattaque réussie, un nombre record. Autre chiffre marquant : 35% ont subies plus de 6 cyberattaques réussies au cours de l'année écoulée. 69 % des entreprises s'attendent également à être attaquées cette année. Les entreprises françaises ne sont pas épargnées, car toujours selon l’étude, 81% d’entre elles déclarent avoir été victimes d’une attaque réussie sur les 12 derniers mois.

La pluralité et la diversité des menaces est une des inquiétudes majeures des équipes IT. En effet, elles doivent faire face à un large éventail de cybermenaces causées par des programmes malveillants, des tentatives d'hameçonnage, des ransomware, des prises de contrôle de compte et des attaques par déni de service. Les ransomwares deviennent pour les entreprises une des craintes les plus importantes en termes de menaces. En effet, la part d’entreprises ayant été confrontées à un ransomware est passée de 55% à 62,4% entre 2017 et 2019. En parallèle, la proportion d’entreprises ayant payé les rançons a significativement augmenté, passant de 38,7% à 58% sur la même période. Parmi celles-ci, 70% ont pu récupérer leurs données après avoir effectué le paiement de la rançon.   Ces dernières années de nombreux ransomwares tels que WannaCry, NotPetya ou encore BadRabbbit ont touché le monde entier et ont eu une ampleur sans précédent. C’est pour cette raison que de nombreux cybercriminels ont décidé d’intensifier leurs attaques via la technique des ransomwares. Cela a conduit à la mise en place d’un cercle vicieux : les entreprises ayant payé les rançons récupèrent leurs données, ce qui incitent celles victimes de rançons à faire de même et donc à encourager les cybercriminels à poursuivre leurs attaques.

Un système de défense efficace difficile à mettre en place

Pour faire face à ces attaques malveillantes qui font de plus en plus de dégâts, les entreprises doivent être équipées de défenses solides. Et c’est un véritable challenge. Premier défi : elles doivent collecter et analyser d'énormes quantités de données de sécurité disséminées dans l'ensemble de leurs organisations. L’équipe IT doit aussi composer avec l’automatisation insuffisante de la détection et de la réponse aux menaces, se confronter à un manque d'informations et à une mauvaise intégration des solutions de sécurité. Par ailleurs, au fil des années les services IT ont ajouté de nombreuses couches d'outils qui ont abouti à une architecture de sécurité ad hoc. Malgré la contribution de ces différentes couches à l'afflux des données de sécurité, elles présentent des inconvénients. Notamment un accès peu fiable au trafic réseau, une prise en charge inadéquate des tests des nouveaux outils de sécurité ou encore l’incapacité d'inspecter efficacement le trafic crypté. Elles entrainent également une augmentation des coûts et de la complexité des piles d'outils de sécurité et détectent des fausses alertes et faux positifs fréquemment. Ces problèmes entravent la mise en place de protections efficaces.

Toujours selon l’étude CyberEdge, aujourd’hui, 56 % des entreprises disposent de la technologie de décryptage SSL/TLS, mais seulement 35 % du trafic SSL/TLS est décrypté pour inspection. En faisant cela, les entreprises laissent un angle mort trop important et s’exposent aux programmes malveillants et des messages de commande et de contrôle dissimulés dans du trafic Web crypté.

Néanmoins, au-delà de ces difficultés techniques, il existe un autre frein à la mise en place d’un programme de défense solide : le personnel. En effet, les entreprises sont aujourd’hui soumises au manque de personnel qualifié et à une pénurie de compétences en sécurité informatique. D’autre part le manque de sensibilisation des employés à la sécurité joue également un rôle important.

Mieux se préparer pour les années à venir

Certaines entreprises ont tout de même connu des améliorations, notamment dans le développement et le test des applications, la gestion des identités et des accès (IAM), ainsi que la réduction de la surface d'attaque par la gestion des patchs correctifs et les tests de pénétration. Cependant les défis à relever pour les prochaines années sont de taille. Pour y faire face, elles doivent se doter de solutions qui offrent une visibilité constante tout en minimisant la distribution et le traitement redondants des données sources et des événements de sécurité qui en résultent. L’objectif est d’optimiser le trafic en faisant parvenir, de manière intelligente et structurée, l’ensemble des informations en provenance d'environnements hétérogènes (physiques, virtuels et cloud) aux outils et aux équipes en charge de la sécurité sans les submerger. Elles devront également centraliser et se délester des processus nécessitant énormément de ressources, comme c’est le cas du déchiffrement. Dans un second temps, il faudra accélérer le déploiement et l'intégration de nouveaux outils de sécurité. Pour finir, afin d’améliorer l’efficacité opérationnelle, les entreprises devront adopter l'orchestration et l'automatisation.

Les entreprises prennent davantage conscience de leur manque de préparation et veulent lutter pour résister aux cybermenaces qui seront de plus en plus fréquentes et virulentes. Elles doivent anticiper et mettre tout en œuvre pour garantir une politique de sécurité intelligente et efficace.

La formation de collaborateurs permettra aux entreprises d'adopter un modèle data-driven

jeu, 06/08/2020 - 17:49

Maîtriser la donnée permet d'obtenir de meilleurs résultats, de prendre de meilleures décisions, de devenir de meilleurs analystes et donc de gagner la confiance de leurs managers. Toutefois, dans la mise en place de leur stratégie data, les entreprises ne réussissent que très peu à donner aux employés les dispositions nécessaires afin de travailler en toute confiance avec ces données. En effet, de nombreuses organisations se sont contentées de mettre des outils d’analyse des données entre les mains de leurs collaborateurs en espérant que le succès soit immédiatement au rendez-vous. L’humain étant relégué au second plan, la compréhension des collaborateurs concernant le potentiel des données en a été altéré ; ils n’ont pas pris pleinement conscience de la part qu’elles peuvent jouer pour les aider dans leur travail, impactant leur envie d’utiliser ces données au quotidien.

Le manque de compétences en matière de données : un frein à la productivité en entreprise

L’évolution de la quantité de données ainsi que de leurs variétés pose de réelles difficultés aux employés. Ces derniers se sentent parfois frustrés voire dépassés lorsqu'il s’agit de travailler à partir de cette quantité de données, ce qui peut avoir un impact négatif. Ces appréhensions conduisent parfois les employés à recourir à des méthodes leur permettant d’accomplir la tâche sans avoir à recourir à leur utilisation. Là encore, la culture de la donnée est à développer en offrant aux employés les ressources nécessaires à la bonne appréhension de celles-ci.

L’évolution des pratiques technologiques augmente les tensions en entreprise

Le rôle croissant de la technologie dans l'entreprise a transformé de manière radicale de nombreuses pratiques de travail, qu’il s’agisse de la façon de communiquer, de la relation avec les clients, de mesurer le succès ou encore de prendre des décisions. Toutefois la rapidité de ces évolutions et l'attente des utilisateurs, qui ont dû adopter rapidement ces nouvelles méthodes de travail, donnent parfois l’impression aux collaborateurs d’être dépassés. Cette sensation se traduit par l’apparition de risques psycho-sociaux tels que le sentiment d'être improductif, frustré ou stressé. Ce constat est encore plus alarmant dès qu’il s’agit d'utiliser régulièrement des données.

Il est alors obligatoire d’éviter que la démocratisation de l'utilisation des données dans l'entreprise se fasse au détriment du bien-être des salariés. Au contraire, l'utilisation des données et l'habilitation des employés doivent évoluer simultanément. Ceux qui ont la curiosité, la confiance et les capacités nécessaires pour travailler avec des données n'apportent pas seulement une plus grande valeur à l'entreprise, mais ils se sentent également plus légitimes dans leurs décisions et sont, à leur tour, plus respectés par leurs supérieurs. Cette culture positive des données est accessible avec un investissement humain et des outils appropriés et devrait être encouragée par toutes les entreprises.

Face à cette nouvelle donne, les employeurs ne savent pas toujours comment accompagner leurs collaborateurs pour développer les compétences nécessaires à l'adoption des nouvelles technologies, accentuant le stress au sein de des organisations. Cependant le mouvement approche : la valeur ajoutée par une bonne exploitation des données a été prouvée et motive ainsi les entreprises à s’investir afin de donner les moyens aux employés. Les chefs d'entreprise doivent en faire une réalité dans leur propre organisation. Il faut que les données puissent être désormais maîtrisées rapidement et facilement par la quasi-totalité du personnel. Et cela doit se faire par le développement des compétences data des collaborateurs.

L'apprentissage en continu, un mode de vie à l'ère numérique

jeu, 06/08/2020 - 17:35

Aujourd'hui, la pandémie représente une double menace pour les vies et les moyens de subsistance, augmentant la pression sur les États, les industries et les travailleurs. L'Organisation internationale du travail avertit que 436 millions d'entreprises sont confrontées à des risques élevés de graves perturbations mettant en jeu les moyens de subsistance de 1,6 milliard de travailleurs de l'économie informelle, soit près de la moitié de la main-d'œuvre mondiale. La pandémie obligera les entreprises à réduire leur dépendance à l'égard des personnes pour les emplois peu qualifiés qui peuvent être automatisés, ce qui réduira les risques et les coûts.

Des compétences basées sur un modèle d'éducation obsolète

Dans une enquête mondiale de PwC menée fin 2019, 74% des PDG sont préoccupés par la disponibilité des compétences liées à l'ère numérique – à savoir la créativité, la résolution de problèmes et la compréhension de la manière dont la technologie numérique peut être utilisée. Cela n'est pas surprenant. Le problème réside dans le fait que notre système éducatif actuel est ancré dans le modèle de la révolution industrielle, alors qu'un ensemble relativement fixe de compétences et de connaissances était nécessaire. L'accent mis sur la mémorisation et la normalisation - des compétences qui seront facilement et efficacement remplacées par une intelligence artificielle et augmentée - est insuffisant pour l'ère de l'innovation.

Les emplois d’aujourd’hui et de demain exigeront un mélange d'intelligence, d'émotion, de résilience et de capacité à travailler avec des machines. Les nouvelles technologies telles que l'intelligence artificielle, la robotique, l'internet des objets, ou encore la biotechnologie et l'informatique quantique créent de nouveaux types d'emplois. L'Institut pour l'avenir prédit que 85% des emplois que les travailleurs occuperont en 2030 n'ont même pas encore été inventés.

Toutes les grandes entreprises et tous les écosystèmes gouvernementaux réfléchissent à ce qui sera peut-être le plus grand défi de la décennie à venir en matière de main-d'œuvre : faire correspondre les emplois aux compétences. Ajoutez à cela la maturation attendue de la gig economy, qui apportera variabilité et agilité à notre main-d'œuvre. Tout cela signifie que ce que nous apprenons, la façon dont nous le faisons et le rôle de l'instructeur vont tous changer.

Comme les tâches répétitives sur le lieu de travail seront automatisées grâce à des machines et à l'IA, les humains devront effectuer des tâches cognitives d'ordre supérieur, non répétitives, en utilisant des machines numériques qui amplifient leurs propres capacités. À mesure que les machines apprendront à résoudre des problèmes, les emplois humains évolueront vers la tâche créative consistant à trouver les problèmes urgents des entreprises et de la société, puis à trouver des moyens d'appliquer les machines et la technologie pour résoudre ce problème. Pour réussir dans ce nouveau paradigme, les travailleurs devront nourrir leur curiosité et apprendre à résoudre des problèmes.

Des étudiants et des travailleurs pour la vie

À l'avenir, les humains devront faire ce pour quoi ils sont les seuls à être équipés : utiliser leur empathie et leur quotient émotionnel pour utiliser la technologie de manière significative pour les entreprises afin d'améliorer notre vie. Cela nécessitera une approche anti-disciplinaire de l'apprentissage, où il n'y a pas une seule discipline à maîtriser, mais plutôt un continuum d'apprentissage, de désapprentissage et de réapprentissage. Cette approche est déjà adoptée par des industries utilisant des technologies diverses. Les entreprises devront également se doter d'une main-d'œuvre beaucoup plus diversifiée, issue des arts libéraux, du design, des sciences humaines, de l'anthropologie et de disciplines de presque toutes sortes, en plus des technologues purs.

Pour prospérer dans la quatrième révolution industrielle, l'homme devra opérer un changement fondamental, passant d'un apprentissage linéaire à un apprentissage tout au long de la vie. Ce changement sera aussi important que la mécanisation des générations précédentes de l'agriculture et de l'industrie manufacturière, sinon plus. Les gens devront apprendre à apprendre, à désapprendre et à réapprendre. Pourtant, l'apprentissage des adultes est difficile. L'échec est plus compliqué à accepter, mais il fait partie du processus de désapprentissage. Ainsi, pour tout individu, le fait de s'imprégner d'une culture d'apprentissage pendant toute une vie est un grand changement.

Cet attribut sera le plus apprécié à l'ère numérique, car il aidera les travailleurs à rester pertinents et à orienter leur propre carrière - qu'il s'agisse de vendeurs expérimentant les principes du génie logiciel ou de programmeurs améliorant leurs talents en matière d'expérience utilisateur et de conception d'interfaces humaines. En acquérant de nouvelles expériences et connaissances, les travailleurs peuvent améliorer leur carrière pour couvrir un réseau plus large et les aider à se développer latéralement au sein de leur organisation. L'apprentissage en ligne et à tout moment peut offrir aux employés une possibilité efficace et accessible de développer des compétences dans de nouveaux domaines et fonctions.

La pandémie COVID-19 devrait marquer un tournant dans la manière dont les gens travaillent, en transformant leur approche de la flexibilité et de la mobilité au travail. De même, de nombreuses organisations adopteront des modèles alternatifs de prestation de services et de construction de l'emploi. Quoi qu'il advienne de l'autre côté de cette crise, les employeurs et les employés seront plus proches du modèle de travail de l'avenir, qui sera fondé sur l'apprentissage tout au long de la vie. 

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